Allez hop, tout l’monde à la campagne ! – Quatrième épisode

Le grand jour est arrivé et avec lui, le grand lit que nous avons trouvé au hasard d’une vente aux enchères, à un prix dérisoire du fait, justement, de sa taille hors normes. Le plus difficile a été de le transporter jusqu’à la maison, de le monter à l’étage et de le faire entrer dans la chambre. Les escaliers sont trop étroits, la porte de la chambre aussi, il est donc passé, non sans difficulté, par la fenêtre, mais quelle rigolade !

Enfin, on a rigolé une fois le lit installé, les fenêtres et les volets remontés, parce que, pour tout dire, je n’en menais pas large quand il pendouillait au bout de ses cordes, se balançant dangereusement à trois mètres du sol au-dessus de mon époux. Nous avons pu acheter le linge de lit pour une bouchée de pain, bref une bonne affaire.

Le lit fait, nous nous sommes jetés dessus comme trois gamins. Je suis allongée entre mon mari et notre conjoint qui se demandent comment aménager la chambre. Les yeux rivés au plafond, je compte sur mes doigts, notre conjoint le remarque

– Qu’est-ce que tu fais ?

– Je me demandais… 3 fois 23, ça fait ?

– 69

– C’est bien ce qu’il me semblait !

Je plonge sous la couette qu’ils rabattent en riant. Cet hiver, j’ai découvert le plaisir d’avoir la tête sous les couvertures pendant l’amour. Le manque d’oxygène, la suffocation augmentent mes sensations et me garantissent des orgasmes plus puissants. Lequel des deux vais-je sucer en premier ? Par réflexe conjugal, ma bouche trouve le sexe de mon mari. Mes cuisses s’ouvrent sous les caresses délicates de ces deux hommes.

– Admirez cette merveille, je ne me lasse pas de la découvrir encore et encore !

– À qui le dites-vous ! Je ne veux pas flagorner, mais elle est encore plus belle depuis la Saint-Sylvestre !

– Il va falloir songer à aller brûler un cierge à Saint-Covid, si je comprends bien…

– Oh ! Que venez-vous de faire ? Recommencez, s’il vous plaît…

– Ça ?

– Oh oui ! J’adore comment mon épouse me suce quand vous la touchez comme ça.

– Ah bon ? Vraiment ?

Je délaisse le sexe de mon mari et me retourne pour sucer celui de notre conjoint. Je me régale de son odeur, de son goût, de sa texture sous ma langue. Je m’enivre de ses mots, des compliments qu’il me destine en s’adressant à mon époux.

– Et maintenant… notez la différence…

Mon mari écarte mes grandes lèvres et commence à me sucer, à me lécher comme il sait si bien le faire.

– Ouah ! Vous avez raison ! N’arrêtez pas !

Ivre de mes sensations, il me faut une bonne poignée de minutes avant de réaliser que j’offre au sexe de notre conjoint les mêmes baisers, les mêmes succions, les mêmes coups de langue gourmands que mon mari offre au mien. Emporté dans ce tourbillon, le temps s’évapore.

Je ne sais pas combien de minutes se sont écoulées, quand un signal d’alarme retentit dans mon crâne. Pointillés, ma vieille, pointillés !M’arracher à ce plaisir réclame un effort surhumain, suffocante, à la limite de l’évanouissement, je n’en ai pas la force. Les reproches indulgents de notre conjoint me parviennent, étouffés par la couette qui me recouvre encore du nombril à la pointe des cheveux. « Les pointillés, mon ange… les pointi… rhâââ… ! » Le délicieux jet de son plaisir inonde alors ma bouche, je m’en délecte avant de me tourner vers mon époux.

J’entends leurs conciliabules, mon mari demande à notre conjoint d’attendre un peu « avant de bouffer la chatte de notre petite femme ». Je sursaute quand des doigts écartent mes lèvres.

– Je ne me lasserai jamais de ce spectacle, mon ange !

Notre conjoint sait à quel point son regard me transporte, il sait aussi le pouvoir de ses mots sur moi. Je me concentre à nouveau sur la pipe que je taille à mon époux, en essayant de ne pas écouter leur dialogue.

– Pensez-vous que vous pourriez rendre cette beauté en dessin ? Je l’accrocherais en face du lit, comme ça, ce serait la première chose qu’on verrait en se réveillant, la dernière avant de nous endormir…

– Tu nous prépares des nuits… hmmm, ma chérie ! Des nuits agitées !

– Et vous pourriez rendre l’éclat de sa chatte trempée de désir ?

– Trempée à quel point ?

– Attendez, je vais vous montrer…

– Qu’est-ce que tu me suces bien, ma chérie, quand notre ami te touche… !

Je sens les doigts de notre conjoint me caresser comme si c’était la première fois et, aussi paradoxal que cela puisse paraître, comme s’il m’avait toujours caressée. Il a joui depuis trop peu de temps pour pouvoir bander, pourtant, je sais qu’il est excité. Le ton de sa voix ne ment pas. Dans ma bouche, le sexe de mon mari durcit, les veines qui le parcourent sont gonflées à l’extrême. Leur conversation se poursuit, mais je suis tellement prise dans cette double vague de plaisir, celui que je prends à sucer mon époux et celui que m’offrent les caresses de notre conjoint, que je n’en entends que des bribes.

– Vous voyez quand elle brille comme ça…

– Montrez-moi vos doigts quand vous les sortez de sa chatte… vous voyez… ils brillent plus…

– Je sais comment faire pour la rendre étincelante, cette belle et bonne chatte !

Il me pénètre de son index, fait quelques va-et-vient, le ressort, une ou deux caresses sur mon clitoris, il me pénètre de son index et de son majeur et recommence son manège, puis avec l’index, le majeur et l’annulaire. Je sais qu’il ne tentera pas plus, parce qu’il connaît ma crainte du fist, il sait que l’idée me tente de plus en plus, mais que je ne suis pas prête à m’y laisser aller. C’est un de nos sujets récurrents lors de nos séances de dirty talk.

Je sens la pression de la main de mon époux sur mon crâne, j’entends son grognement de plaisir. « Oh oui… comme ça… juste… juste comme ça, ma chérie ! ». Au même instant, sans cesser les mouvements de ses doigts dans ma chatte, notre conjoint excite mon clitoris du bout de sa langue. Mon cri de plaisir ondule sur la verge de mon mari adoré.

Comment se fait-il que cet homme capable de me projeter aussi loin dans le plaisir, avec ses mots, avec ses doigts, avec sa bouche, avec sa délicieuse pine soit resté célibataire, solitaire pendant toutes ces années ? Cette pensée m’obsède, ce n’est pas la première fois qu’elle s’invite dans mon cerveau.

– Ne cessez pas, cher ami, ne cessez pas… oh… ooh, ma chérie… jamais… jamais tu ne m’avais… oh ma chérie !

Je sens l’air frais sur ma poitrine. Mon époux a soulevé la couette pour me regarder le sucer, je l’entends déglutir. Notre conjoint me lèche, tète mon clitoris, ses doigts semblent vouloir s’écarter dans mon vagin. J’entends leurs va-et-vient mouillés, ce qui accroît mon avidité, si cela était possible. Mon mari l’encourage encore, il veut voir comment je le suce exactement quand je me fais bouffer la chatte par une tierce personne. Hélas pour lui, il n’en aura pas l’occasion, il jouit dans ma bouche. Ses mains ont lâché la couette qui me recouvre à nouveau.

Il demande à son complice de continuer le temps d’aller chercher son appareil-photo. L’envie de sentir le goût de la pine de notre conjoint alors que ma langue est encore imbibée des saveurs du sperme de mon époux se transforme en besoin vital.

Ma bouche sur le sexe mou de notre conjoint, je me grise du parfum de son pubis. La chaleur de nos corps exaltés sous la couette, l’oxygène raréfié, je hume, je cherche l’odeur de ce moment comme une truie en quête de quelque truffe enfouie entre les racines d’un chêne majestueux.

Il interrompt ses caresses, son cunni, soulève la couette à son tour.

– Je suis tout mou, mon ange, je suis tout mou !

Sans décoller ma bouche, je lui réponds que je m’en fous et d’un geste de la main, lui ordonne de reprendre là où il s’est arrêté. Il obtempère en soupirant dans un sourire « Mon ange… ! » La couette se rabat.

Ma langue a rejoint mes doigts sur son scrotum quand les jambes de mon mari adoré se glissent sous la couette. Notre conjoint ôte des doigts de mon vagin, décolle sa bouche de mes lèvres, sa langue se fait plus légère sur mon clitoris avant de le laisser orphelin.

Une première photo semble les satisfaire. Sans soulever la couette, je dirige une des mains de notre conjoint vers mon entrecuisse, je donne une petite tape sèche sur la cuisse de mon époux. Je ne sais par quel miracle, ils comprennent ce que j’attends d’eux. Ils écartent, chacun de leur côté, mes grandes lèvres, ma vulve se livre alors à leur regard en toute impudeur. Le plaisir me submerge, le sexe de notre conjoint dans ma bouche, je le tète avec avidité, comme si ma vie en dépendait. Il me semble qu’à cet instant, en effet, elle en dépend. La semi-érection que je fais naître ainsi libère mon orgasme qui n’attendait que ça pour exploser.

L’enthousiasme de leurs exclamations m’informe que le résultat a dépassé leurs attentes, alors, je reprends place entre eux. J’embrasse mon mari, puis notre conjoint dans un plus long baiser avant de consentir à regarder les clichés. Oui, je veux bien que mon époux dessine ma « chatte étincelante de se voir ainsi offerte à tous les regards », que notre conjoint encadre cette œuvre avant de l’accrocher face au lit.

Allez hop, tout l’monde à la campagne ! – Deuxième épisode

– Vous n’êtes pas obligés de renoncer à vos parties d’échecs à cause de moi !

– C’est que tu as su donner au Trivial Poursuit un éclairage surprenant, qui nous motive… tout particulièrement… ma chère !

– Je pensais qu’on avait décidé que lorsque la lubricité teintait nos propos, on passait au vouvoiement. La règle aurait-elle été modifiée sans que j’en aie été avisée ?

– Veuillez me pardonner, très chère, mais puisque je ne suis plus votre cher voisin… je pensais que…

– Comment ça ? À quel moment ai-je dit que vous ne l’étiez plus ?

– À partir du moment, où tu l’as appelé « notre conjoint », ma chérie !

Il a fallu que mon époux me fasse la remarque pour que je réalise… mon cœur s’est mis à battre plus fort dans ma poitrine. Je cherche quelque chose d’amusant à répondre, mais ma cervelle est vide. Quand les mots me reviennent, nous les prononçons tous les trois en même temps.

– Il faut dire qu’ici, on est plus conjoints que voisins.

Le plateau installé, chacun choisit son pion. Je choisis le rose « parce que je suis une fille » ce qui me vaut leurs remarques sarcastiques « Ouais, ouais, c’est ça… “parce que je suis une fille”… ouais, ouais, on y croit ! ». Notre conjoint « le rose étant pris », choisit le marron. Mon époux opte pour le bleu « parce que je suis un garçon » se justifie-t-il en minaudant pour me singer. Je les laisse à leurs ricanements en levant les yeux au ciel.

Le temps pour chaque gratification est fixé à six minutes. La partie débute. Les dieux des jeux de hasard, à coup sûr irrités par l’attitude de mon mari et de notre conjoint, ont décidé de nous taquiner, puisque nous faisons chacun presque deux tours de plateau avant que mon époux ne gagne son premier camembert.

– Vert ! Ça tombe bien, le vert !

– Pourriez-vous me dire quelle couleur ne tomberait pas bien ?

– J’me comprends… mettez plutôt le chronomètre en route, pendant que mon épouse procède…

Il se lève afin que notre conjoint profite du spectacle. J’aime sa remarque en forme de compliment.

– Ouah, ma chérie ! Pour procéder, on peut dire que tu procèdes !

Sagement assise sur ma chaise, je m’applique à sucer mon époux adoré comme il aime tant que je le fasse, tout en garantissant un spectacle émoustillant à notre conjoint. Lors de nos premières parties de Trivial Poursuit version adulte, je m’étais montrée trop enthousiaste, ces messieurs également et, si je puis me permettre cette formule par les temps qui courent, le combat cessa faute de combattants. Nous avons adopté certaines stratégies pour calmer nos ardeurs et dans un de ces moments de grâce, j’ai inventé le concept de pipe en pointillés, qui, à chaque fois, me vaut leurs compliments.

À trois reprises, je tombe à côté du camembert rose, ce qui me fait râler, mais les amuse beaucoup. Un autre tour sans aucun de nous ne tombe sur un camembert. Mon mari tombe sur le camembert rose, il ricane, se moque tellement de moi et se réjouit tout en se frottant les mains que j’éclate de rire quand il donne une mauvaise réponse. « Dommage… ! »

Notre voisin gagne son premier camembert.Nous nous dirigeons donc vers le gros fauteuil avachi que nous avons récupéré devant la déchetterie et qui, d’emblée, nous a semblé parfait pour la levrette ou toute autre position nécessitant de se mettre à genoux. Dépoussiéré et recouvert d’un drap en guise de plaid, il nous a, dès sa première utilisation, offert maints plaisirs partagés.

Le chronomètre est déjà enclenché, mais notre conjoint prend le temps de m’embrasser, sa langue caresse la mienne et je pense à celles qu’elle prodigue à mon clitoris. J’ai l’impression que mon sexe dégouline tellement que nous aurons sous peu les pieds trempés. Et ses mains sur mes seins… ooh… !

Bien vite, je me retrouve à genoux sur le fauteuil. Notre conjoint me pénètre, il a ce petit bruit de gorge super excitant au moment où son gland entre dans mon vagin.

– Je suis honoré que vous m’offriez l’exclusivité des pelles de votre charmante épouse, mais je vous le répète, vous vous privez du plaisir qu’elles offrent à ma langue… Imaginez-vous, c’est comme si ma langue était ma grosse pine et que votre si désirable épouse la léchait comme elle sait si bien le faire…

Nous parlons beaucoup pendant les gratifications, c’est une autre des stratégies que nous avons mises en œuvre pour arriver au bout de la partie. Je me cambre, j’ondule pour sentir les caresses de ses grosses couilles sur mes cuisses.

– Encore un peu de patience, mon ange, tout vient à point à qui sait attendre ! Il reste combien de temps, cher ami ?

– Un peu moins d’une minute

– Alors, puisque vous me semblez l’un et l’autre impatients, il est grand temps de sonner le tocsin !

Son accélération brutale, le contact répété de ses couilles sur ma peau, les exclamations de joie de mon mari, spectateur attentif, me propulsent au cœur même du plaisir. Je jouis sans retenue, m’enivrant même de la puissance de mes cris.

Nous reprenons nos places autour de la table de jeu. Notre conjoint lance le dé et fait un 2.

– Je sens que je suis en veine aujourd’hui !

Il relance le dé et fait un 5. Il me sourit, appuyant son sourire d’un clin d’œil à l’énoncé de la question, à laquelle il apporte la bonne réponse. Nous nous redirigeons vers le fauteuil, il n’oublie ni la capote, ni le lubrifiant. Notre conjoint prend tout son temps pour lubrifier et assouplir mon cul. Il le fait avec tant de délicatesse que je pourrais déjà jouir de ses doigts. Il s’en explique.

– Je prends tout mon temps pour faire retomber un peu la pression, je m’en voudrais de jouir trop tôt et devoir ainsi quitter la partie.

Presque trois minutes se sont écoulées quand il enfile enfin la capote. Je frémis d’aise en sentant son gland appuyer sur mon anus, qui l’accueille avec bonheur.

– Je ne me lasserai jamais du spectacle que vous m’offrez, cher ami, vous enculez mon épouse avec tant de poésie…

– Vraiment ?

– Vraiment. Dis-le-lui, ma chérie, il semble ne pas me croire.

– Recommencez, je voudrais être… certaine… ooh… d’avoir saisi… hmm… toute l’ampleur de votre… ooohh… de votre poésie…

Je sens ses mains agripper mes hanches, le poète va et vient avec une aisance et une vigueur incroyables. Son souffle est court, quant à moi, je ne peux retenir mes grognements de plaisir. Le temps est écoulé. Nous regagnons nos places. Je retiens notre conjoint par le bras. Il se retourne, me sourit. Nous nous embrassons. Notre baiser a la saveur d’une déclaration d’amour.

Sa chance le quitte, il se trompe après deux bonnes réponses. Quand arrive mon tour, je réponds correctement à plusieurs questions avant de tomber sur un camembert. Mon mari ironise. « Elle est partie pour perdre à chaque fois qu’un camembert sera en jeu ! » Je suis d’autant plus fière de le remporter.

Une de nos stratégies consiste à offrir les gratifications impliquant la position du missionnaire dans le lit, à l’étage. Selon l’état de fébrilité de ces messieurs, nous enclenchons le chronomètre avant d’emprunter l’escalier ou une fois arrivés dans la chambre. Je choisis la première option.

– Qui fera quoi ?

– Moi, je suce et je me fais prendre en missionnaire !

– Arrête avec tes conneries, lequel de nous deux suceras-tu ?

Je m’allonge sur le lit, écarte mes cuisses et fais signe à mon époux de s’approcher près de ma bouche. Notre conjoint me regarde faire avant de me pénétrer.

– Mais, ma parole, on dirait bien que vous prenez du plaisir à cette partie, mon ange !

– Qu’est-ce qui… hmm… vous permet de l’affirmer, cher… hmm… cher ami ?

– Sa jolie petite chatte accueille ma grosse pine avec au moins… hmm… autant de chaleur que son… ooh… que son cul… hmm… tantôt… C’est comme si…

– Ooh, que c’est bon !

J’ai interrompu ma fellation le temps de m’exclamer, quand je la reprends, leur conversation fait de même.

– Vous disiez ?

– C’est comme… ooh… comme si ma pine plongeait… dans un bon bain chaud…

Il se retire, nous désigne sa queue. J’aime la sensualité de sa voix quand il évoque ma mouille qui fait étinceler ma grosse pine de mille feux. Il me pénètre à nouveau.

– Si vous saviez avec quelle aisance ma grosse pine se glisse dans ce divin fourreau… !

– À ce point ?! Laissez-moi constater de visu…

Tandis que notre conjoint réitère sa démonstration, mon mari se penche pour avoir un meilleur point de vue, tout en écartant mes grandes lèvres de ses doigts. Il m’adresse un clin d’œil complice et « par inadvertance » son pouce effleure mon clitoris bandé. Je jouis, mes grognements étouffés par le sexe de mon époux adoré fiché au fond de ma bouche.

Le temps imparti est écoulé. Je reprends doucement mes esprits et les rejoins, pantelante, autour de la table. Leur complicité les éclabousse, les embellissant l’un l’autre. Je perds vite la main. Mon mari arrive sur un camembert. Cette fois, il répond correctement. Le chronomètre enclenché, nous remontons dans la chambre. Leur rôle sont inversés.

– Tu resplendis de bonheur, ma chérie… que tu es belle !

– Je ne me suis jamais sentie aussi heureuse, en plus, les dieux du jeu sont de mon côté… j’adore cet enchaînement de configurations !

– Moi aussi… Oh, mais vous aviez raison, cher ami… ce divin fourreau… mais… vous renoncez à la bouche de mon épouse ?!

– Je crains de… mon ange… par pitié, promettez-moi de larges pointillés.

– Approchez-vous encore… je crois que j’ai la solution…

Notre conjoint s’approche. Mon époux se retire, il attend de voir quelle est donc la solution que j’ai trouvée. Au lieu de lécher son gland, je donne des coups de langue sur ses bourses. Ses cuisses tremblent, ce qui attise mon ardeur. Mon mari adoré me pénètre, sans doute plus vite qu’il ne l’aurait souhaité.

– Oh ma chérie ! Oh ma chérie !

Mon bassin ondule, j’ouvre davantage ma bouche pour gober les couilles de notre conjoint, il n’a pas tort quand il dit qu’elles sont plus grosses que la normale, l’exercice est donc un peu plus compliqué, mais j’y prends un plaisir fou. Son cri de plaisir résonne comme la plainte d’un loup, longue, modulée. Il parvient enfin à articuler « Pointillés, mon ange, pointillés ! » Je délaisse alors ses bourses pour lécher la hampe de sa verge. Ma langue, un peu râpeuse au début est très humide quand elle arrive au gland. Je dirige sa grosse pine dans ma bouche, juste pour le plaisir de l’entendre psalmodier « Mon ange ». Mon époux adoré s’extasie de ce moment de grâce quand retentit la sonnerie signalant la fin du temps imparti. C’était moins une ! est la remarque que nous nous faisons tous.

Nous nous reposons quelques instants avant de redescendre et de nous asseoir autour de la table. Troublé, mon mari donne le dé à notre conjoint avant de s’apercevoir de son erreur, mais il est trop tard pour revenir en arrière. Entre ses bonnes réponses à des questions assez faciles et les cases lui permettant de relancer le dé, le voici arrivé sur un nouveau camembert.

– Je suis en veine, aujourd’hui, la victoire me tend les bras !

– La partie est loin d’être finie, mon sémillant poète, elle est loin d’être finie ! Mon chéri, j’espère que la question que tu lui poseras sera assez difficile pour…

Avec la bonne réponse qu’il donne, nous apprenons donc que notre conjoint, outre les films pornos des années 70 voue une passion au football. Nous plaisantons sur les marches d’escalier qui nous vaudront des cuisses bien musclées.

Allongée sur le lit, les cuisses serrées pour convenir aux desiderata de notre conjoint, je ferme les yeux tandis qu’il caresse mon corps, mon ventre, mes seins, mon ventre, mes seins, mon ventre, je le sens se pencher vers moi. Ma bouche s’ouvre avant même que ses lèvres aient atteint les miennes. Que cet homme embrasse bien ! Il me faut entendre la remarque de mon mari « Vos baisers sont le sésame ouvre-toi des cuisses de mon épouse ! » pour réaliser que, en effet, elles sont désormais largement ouvertes. Notre conjoint me demande d’ouvrir les yeux avant de me pénétrer.

– Ce que j’aime dans la position du missionnaire, c’est qu’elle me rappelle la première fois où nous avons couché ensemble, quand on devait baiser, mais qu’on a fait l’amour… vous en souvenez-vous, mon ange ? Et vous, cher ami ?

– Je me souviens du profond bonheur que j’ai ressenti en vous voyant tous les deux… Et une certaine crainte…

– Une certaine crainte ?!

– Maintenant qu’on vous avait trouvé, que nous étions enfin réunis, je craignais que ce ne soit que pour une fois…

– Si vous saviez comme je craignais la même chose ! Et vous, mon ange ?

– Je me souviens de ça…

J’écarte mes grandes lèvres, mon époux s’installe alors dans mon dos et m’aide à me tenir à demi assise. Je regarde la grosse verge de notre conjoint aller et venir, elle brille de mille feux, en effet.

– Et…

– Et ?

– Et de réaliser… hmm… c’est bon… de réaliser… Encore ! De réaliser que j’étais heureuse… ooh… de…

La sonnerie retentit. Notre conjoint se retire et il me manque déjà. Je me relève, mais ils veulent savoir ce qui me rendait heureuse.

– J’étais heureuse qu’on vous ait enfin trouvé, la partie manquante à notre couple. Vous étiez la personne dont nous avions rêvé toutes ces années, cette personne idéale qu’on concevait imaginaire, puisque la perfection n’est pas de ce monde. J’ai su tout de suite, quand vous me caressiez, que vous étiez l’autre moitié de mon prince charmant. Bon, maintenant que c’est dit, on peut reprendre la partie ?

Nous rions. Oui, j’aime le sexe que nous pratiquons ensemble et non, je ne perds pas le nord. Le dé dans le creux de sa main, notre conjoint a stoppé son geste.

– Maintenant que vous êtes passée aux aveux, pourriez-vous me le dire ? Je voudrais tellement entendre ces mots…

– Vous le dire ?!

– « Je vous aime » je voudrais vous entendre prononcer ces mots, mon ange…

– Je préfère dire « Je t’aime » parce que je t’aime et que ce n’est pas par jeu. Reprenons le vouvoiement, si vous le voulez bien, la partie est loin de vous être acquise.

De bonnes réponses en coups de chance, notre conjoint obtient son quatrième camembert. Il se lève et invite mon mari à nous rejoindre pour assister au spectacle.

– En pointillés, mon ange, en pointillés !

Je décide d’alterner les coups de langue, les baisers, les succions, sur sa queue gonflée de désir et sur ses couilles qui paraissent toujours plus lourdes quand il bande si fort. Je me demande si je serais capable un jour de l’exciter tellement que je parviendrais à le faire éjaculer rien qu’en lui tétant les couilles. Prudente, je décide de ne pas leur faire part de cette interrogation.

– J’adore le goût de votre pine pendant l’amour ! C’est dommage que tu sois hétéro, mon chéri, parce que je suis sûre que, fine bouche comme tu l’es, tu apprécierais toutes les saveurs de cette magnifique bite, sans doute mieux que moi !

Je délaisse son sexe pour ses bourses.

– Et je ne parle même pas du plaisir que tu ressentirais en dégustant ses délicieuses couilles, dodues à souhait. Comment avez-vous pu concevoir un tel complexe alors que vous détenez ce trésor de perfection ?!

Notre conjoint recule d’un pas, m’invite à me relever en me prenant la main. Une fois debout, me tenant toujours la main, il me fait tourner sur moi-même comme on danse.

– Je vous retourne le compliment, mon ange ! Cacher votre corps à ma vue alors qu’il est si bandant !

– Il a raison, ma chérie, tes complexes étaient sans fondement !

– Cher ami, vous faites bien de l’ouvrir, parce que si je devais avoir envie de coucher avec un homme, sachez que votre ventre rebondi ne me rebuterait pas !

L’alarme retentit. Comme je l’écrivais plus haut, cette stratégie bavarde est très efficace. Nous reprenons place autour de la table. Notre conjoint me tend le dé « pour que ma victoire ne soit pas entachée par l’erreur commise plus tôt par votre époux ». Je tente le tout pour le tout avec cette traversée en diagonale, si le sort me faisait tomber dès le deuxième lancé de dé sur la case centrale, je devrais répondre aux six questions de la carte. Les dieux des jeux sont avec moi. Je réponds facilement à la question et obtiens enfin mon deuxième camembert. Le chronomètre enclenché, je me lève, me dirige vers le fauteuil, mon époux et notre conjoint sur mes pas. Mon mari tend la main. Je l’ignore.

– Je préfère que ce soit notre conjoint, si tu permets !

– Tu as la rancune tenace, ma chérie, je me suis moqué de ton « parce que je suis une fille » et tu me le fais payer cher !

– Tu me prêtes des intentions que je n’ai pas, chéri ! Il se trouve qu’avec tout ce que nous nous sommes dit depuis le début de la partie, l’ambiance est nimbée de romantisme et qui dit romantisme, dit poésie… et lequel de vous deux est le poète de la sodomie ?

Notre conjoint enfile le préservatif, et, taquin, demande à mon mari d’un air innocent, s’il souhaite l’enduire de lubrifiant. Devant son air ahuri, j’éclate de rire suivie de peu par notre poète anal. Mon époux adoré, grommelle « c’est une blague à la con » en haussant les épaules avant de rire à son tour. Je me penche au-dessus du large accoudoir du fauteuil. Il écarte mes fesses comme on ouvre un fruit bien mûr.

– Oh, mon ange ! (Puis, s’adressant à mon mari) Elle me semble prête à accueillir ma grosse pine gonflée de désir dans son joli petit cul, qu’en pensez-vous ?

– Je partage votre avis, cher ami !

Notre conjoint me pénètre lentement, parce que tout poète qu’il soit, il sait également me faire enrager quand bon lui semble. J’essaie d’imprimer la cadence, sans grand succès. Une petite claque sèche sur ma fesse ponctue son faux reproche.

– Un poète encule délicatement, très chère et vous semblez vouloir…

– Que vous m’enculiez en alexandrins, tout simplement ! Et vous me torturez en ne m’offrant pas même un octosyllabe !

Ma remarque les fait rire, mais elle a le mérite de la clarté. Notre conjoint se déchaîne, pas tant dans le rythme qu’il imprime que dans l’amplitude de ses va-et-vient. Ses grosses couilles bringuebalent sur mes cuisses, comme les cloches carillonnent. Je crie des mots d’amour teintés de grossièreté. Je suis à chaque fois surprise de la sensation d’être dilatée à la limite de l’explosion. Je jouis encore plus fort quand en surimpression me reviennent les images de ce voisin peu loquace que je croisais de temps à autre dans le hall de l’immeuble, de l’indifférence que je ressentais à son égard, de nos salutations polies, cet inconnu presque anonyme m’encule comme si nous avions fait cela toute notre vie et j’en suis tellement heureuse ! Je ne sais pas si j’aurai un jour le courage de le leur dire. Il se retire brusquement.

– Attendons un peu, votre plaisir, que vous ne retenez pas, risque de faire exploser le mien.

– C’est tout le charme de votre art, fringant poète !

Je plaisante, mais je suis pantelante, mon cœur semble vouloir s’envoler loin de ma poitrine et me le fait savoir en cognant trop fort dans ma cage thoracique. Je m’assieds sur le fauteuil, le sourire radieux de mon époux est un cadeau supplémentaire. Un peu apaisés, nous nous apprêtons à reprendre là où nous nous étions arrêtés quand l’alarme nous indique que le temps imparti est malheureusement déjà écoulé.

Allez hop, tout l’monde à la campagne ! – Premier épisode

Depuis plusieurs semaines, nous avons investi la maison de campagne dont notre voisin a hérité au décès de sa mère. Elle est à l’écart, à mi-chemin entre deux petits bourgs, c’est une ancienne maison de garde-barrière d’une ligne ferroviaire depuis longtemps désaffectée. Ses parents l’avaient acquise quand il n’était encore qu’un enfant.

En la découvrant, mon mari et moi en sommes tombés sous le charme, ce qui nous a valu les sarcasmes de notre voisin « Ah, on reconnaît bien là les bobos parigots ! » Il est vrai que, y ayant grandi, il a pu en subir toutes les contraintes, tous les inconforts. Le chauffage au poêle à charbon, les bouteilles de gaz pour la cuisine et le chauffe-eau puisque le gaz de ville ne vient pas jusque-là. En nous faisant découvrir la cuisine, il nous a fait remarquer l’absence de congélateur. À la place, de larges étagères, masquées par un rideau, remplies de bocaux, vides pour la plupart.

La chambre n’est pas chauffée, à vrai dire, nous y dormons tellement à l’étroit dans le lit que nous n’en sommes pas incommodés outre mesure. Je dois préciser que dans les années 80, notre voisin SuperBricoleur avait entrepris d’isoler la maison de ses parents. Projet qu’il avait mené à bien et de main de maître.

Assise à la table de la cuisine, je rêvasse en les regardant par la fenêtre, faire les idiots dans le petit jardin qui jouxte l’ancienne voie ferrée. Nous comptons refaire un potager, alors ils retournent la terre à la pelle-bêche. Notre voisin s’y prend nettement mieux que mon époux.

Ils viennent de remarquer que je les observe. Je n’entends pas ce qu’ils se disent, mais ça les amuse bien. Notre voisin a converti mon cher époux au port du jogging, quant à moi, j’ai bien tenté d’y résister, mais la fraîcheur aidant, l’inconfort de la maison ont fini de me convaincre d’en porter un.

Je comprends la raison de leur amusement quand ils me rejoignent et que notre voisin se saisit de deux tasses.

– C’est censé être une punition… !

Pour la justifier, il pose les deux tasses sur la paillasse de l’évier et retire son pantalon.

– J’ai bien envie de me faire faire une réduction testiculaire, comme certaines femmes se font faire une réduction mammaire… Non, mais regardez-moi ça !

– Je vous interdis de dire le moindre mal de vos magnifiques attributs !

– Magnifiques ?! Ces grosses couilles pendantes ?!

– Monsieur ! Il est temps que vous tiriez enfin toutes les leçons de la sanction que je me vois contrainte de vous infliger !

Je m’allonge sur la table de la cuisine, notre voisin s’accroupit au-dessus de mon visage, mon époux lui tend les deux tasses qu’il devra tenir tout au long de la sanction, ainsi il lui sera impossible de se masturber, de me toucher et devra donc se concentrer sur les sensations que lui procureront ses magnifiques couilles. Mon mari me retire alors le pantalon de jogging que je portais à même la peau.

En écrivant ces mots, je prends conscience du côté relatif de la « sanction » et je souris d’aise d’être capable d’autant de mauvaise foi.

Une fois notre voisin en position, je commence par lui taquiner les bourses du bout de mes doigts. J’aime sentir l’excitation envahir peu à peu mon corps. Ensuite, j’alterne entre des baisers légers et des coups de langue plus ou moins audacieux. Notre voisin bande déjà très fort.

Petit à petit, depuis la Saint-Valentin, j’ai appris à jouir pleinement de mon impudeur. Les frissons d’excitation qui font vibrer mon corps, qui font bouillir mon sang, sont toujours aussi puissants, mais le sentiment de honte tapis en arrière-fond de mes pensées, qui me faisait rougir a désormais totalement disparu.

J’ouvre outrageusement mes cuisses, je soulève un peu mon bassin, de mes doigts, j’écarte les grandes lèvres de ma vulve et invite notre voisin à constater l’effet que produisent ses grosses et belles couilles sur ma chatte.

Aujourd’hui, prise par une inspiration soudaine, je décrète que le « Oui » répondant à ma question « Admettez-vous enfin que ce sont vos belles couilles qui m’excitent autant ? » était teinté d’ironie.

– Mon chéri, je pense que notre conjoint se moque un peu de moi et je me demande même si son obsession à blâmer ses attributs ne serait pas le prétexte pour se rincer l’œil.

– Le crois-tu roué à ce point ?

– Il me semble bien… aussi, je te demanderais de bander ses yeux afin qu’il puisse se concentrer sur ce qu’il ressentira et pas sur ce qu’il verra.

Mon époux adoré s’exécute. Je lui demande alors de me faire l’amour. J’adore quand on le fait dans cette position, parce que ma bouche devient gourmande. J’aime entendre les mots teintés de grognements de notre voisin quand je lui gobe les bourses. J’aime que mon mari le rabroue « Vous êtes puni, cher ami, depuis quand commente-t-on une punition en cours ?! » J’aime le clin d’œil qu’il m’adresse. « Écoutez plutôt comme ma queue fait miauler sa chatte ! » Ses va-et-vient sont à la fois plus amples et plus vigoureux.

– L’entendez-vous miauler ?

– Oui !

– Apprenez que plus vos couilles offrent du plaisir à la bouche de mon épouse, plus sa chatte devient bouillante, trempée… « accueillante » comme vous vous plaisez à la qualifier.

– Ooh…!

– Oui, ma chérie ?

Je dégage ma tête et demande à mon époux de me baiser encore plus fort.

– Je veux que notre conjoint entende tout mon être jouir, qu’il en ait parfaitement conscience.

Pris dans ce lâcher-prise sensuel, mon mari jouit plus tôt que prévu, mais ses doigts m’offrent un orgasme d’une puissance exceptionnelle. Je demande à notre voisin de me permettre de me relever. Mon époux, assis sur une chaise, sourit, amusé, attendri par la scène qui s’offre à lui.

Je retire le bandeau qui masque la vue à notre voisin, je me rhabille sans prêter la moindre attention à sa « grosse pine » qui semble être au bord de l’explosion, d’abord sourde à ses jérémiades, je décide de le laisser ainsi, pantelant de désir afin que cette punition lui serve de leçon.