À la Saint-Valentin, faisons-nous du bien ! Premier épisode

Fin janvier, nous avons croisé notre voisin qui attendait l’ascenseur, son courrier à la main. Nous avons fait semblant d’être surpris de le trouver ici à cette heure tardive et dans une tenue négligée.

– RTT ?

– Non. Retraité !

Évidemment, tout ceci n’était que mise en scène, à l’attention des deux commères de la tour que nous savions trouver ici à cet instant précis. Notre voisin a discouru un peu, s’étonnant et se plaignant de l’ennui auquel il ne s’attendait pas. Mon mari l’a rassuré.

– Vous verrez, avant même de vous en apercevoir, vous aurez apprivoisé tout ce temps libre qui s’offre à vous et vous apprécierez vivre sur un rythme plus lent. Et puis, vous pourrez enfin vous adonner à vos passions ! Parce que vous avez au moins une passion, n’est-ce pas ?

– Vous parlez ! Mon seul loisir était le club d’échecs à mon travail… même si c’était une véritable passion, maintenant que je suis à la casse…

– Les échecs ?! Figurez-vous que je suis à la recherche d’un partenaire depuis des années ! Tu entends ça, ma chérie ?

J’ai pris une mine de circonstance pour m’adresser aux commères.

– Les échecs… ah, la, la… mon mari et les échecs…! Il a bien essayé de m’apprendre, mais… il parait que je n’étais pas une bonne élève…

Les deux commères ont opiné du chef, tandis que mon époux et notre voisin poursuivaient leur conversation sans me prêter la moindre attention. Notre mise en scène a fonctionné, si l’une d’elles le croise sur notre palier, ou si un autre voisin s’en étonne, elle ne manquera pas de leur fournir l’explication, il sonne chez nous pour faire quelques parties avec mon mari et ainsi « apprivoiser le temps libre que lui offre sa retraite ».

Ce matin, à peine mon époux avait ouvert la porte à notre voisin, à peine celui-ci avait franchi le seuil du salon que je me suis précipitée vers lui. Je me suis agenouillée et je lui ai baissé son pantalon d’un geste ferme. Depuis qu’il est à la retraite, il ne porte plus ni slip, ni caleçon et met rarement des jeans, leur préférant les pantalons de jogging. Son pantalon baissé, je caresse, embrasse ses grosses couilles de taureau.

– Oh, mes chéries, mes adorées, vous êtes là, toujours aussi sexy ! Oh, vous m’avez tellement manqué ! Oh, si vous saviez comme je vous aime et comme j’avais peur de ne pas pouvoir vous le montrer aujourd’hui… ! Oh, laissez-moi vous câliner encore !

– Euh… j’ai raté un épisode ?

– Non, non, rassurez-vous, je ne la tiens plus depuis ce matin…

Je délaisse un instant mes chéries, mes adorées pour lécher, sucer la bite dressée de notre voisin. Enfin, je relève la tête.

– C’est que nous sommes le 14 février… la Saint-Valentin !

– Ma tendre voisine, vous me voyez contrit, je n’y ai pas pensé, sinon je serais venu avec un énorme bouquet de roses… Je vais de ce pas chez le fleuriste le plus proche pour vous en offrir un à la hauteur…

– N’en faites rien, sémillant voisin, votre présence suffit à me combler ! Surtout si vous m’offrez un de vos merveilleux baisers…

Notre voisin prend ma main, m’aide à me relever. Nous ne nous lasserons jamais de nos baisers, nos langues aiment se chercher, se taquiner, s’enrouler pour danser un tango sensuel. Le second baiser, nous l’offrons à la vue de mon époux, parce que nous aimons l’excitation que cette exhibition nous procure à tous trois.