Bonus à mes derniers feuilletons

Il m’arrive de glisser, ici ou là, des liens plus ou moins invisibles vers des chansons, des vidéos ou des extraits de vidéos dans certains de mes textes.

Voici donc la playlist des feuilletons racontant les aventures de mes trois derniers personnages. En relisant les épisodes en question, il vous suffira de cliquer sur les images ou les phrases indiquées pour écouter et/ou voir les chansons, les vidéos.

À la Saint-Sylvestre, tombons la veste !

Épisode « En guise de conclusion »

« Le lit d’Hélène » l’Affaire Louis Trio (album : « Mobilis in mobile »)

« Rien de mieux à faire » Hubert Mounier (album : « La maison de pain d’épice »)

À la Saint-Valentin, faisons-nous du bien !

Quatrième épisode

En cliquant sur la phrase en rouge, vous pourrez écouter « Le menuet des Follets » tiré de La damnation de Faust d’Hector Berlioz.

Épisode « En guise de conclusion »

« L’amour est dans l’air » Hubert Mounier (album : «Voyager léger »)

Allez hop, tout l’ monde à la campagne !

Sur la page d’accueil, en cliquant sur le puzzle en vrac, vous atterrirez (atterrés) vers un court extrait d’une vidéo YouTube (je vous laisse la surprise de la découverte).

Troisième épisode

La phrase « Et qué s’appellerio remontada ! » est une référence à une publicité pour Quézac, une eau en bouteille, en cliquant sur cette réplique, vous pourrez lire la fiche Wikipédia consacrée à cette marque.

La phrase « C’est pas l’tout de s’grouiller, faut prendre un bon départ, comme disait la tortue au lièvre, l’air peinard… » est le début de la version en argot de la fable « Le lièvre et la tortue » écrite par Boby Forest et dite par Yves Deniaud. En cliquant sur cette phrase, vous pourrez l’écouter dans son intégralité.

Il m’est venu aux oreilles qu’un certain lecteur, qu’une certaine lectrice, bien que faisant partie de mes amis les plus proches, n’apprécieraient pas le football et de ce fait, n’auraient pas saisi le sens de la réplique Si tel était le cas, vous devriez crier « Hou ! Ha ! Hou ! Ha ! » ma bonté légendaire m’incite à leur pardonner ce grave défaut. Peut-être ne sont-ils pas seuls à le partager, en voici donc l’explication. « Ooh ah, ooh ah, Cantona ! », est le chant que les supporters de Manchester United chantaient pour célébrer un des meilleurs joueurs de foot que la Terre a engendrés. En cliquant sur la réplique vous pourrez en entendre un extrait (lien YouTube). Qu’est-ce qui a fait de ce joueur une légende ? Pour en avoir une idée, vous pouvez cliquer ici (lien YouTube). Par ailleurs, et j’en finirai là avec cette digression, je ne saurais que trop vous conseiller l’excellent film de Ken Loach « Looking for Éric ».

Neuvième et dernier épisode

La phrase en rouge vous envoie (encore sur YouTube), à l’extrait de la chanson en question.

« Femme » interprétée par Nicole Croisille (lien YouTube)

« Un coin de paradis » Hubert Mounier (album : «La maison de pain d’épice »)

Back to the city again !

Sur la page d’accueil, le lien vous redirigera vers l’extrait de la chanson qui m’a inspiré le titre de ce feuilleton (YouTube).

Sixième épisode

Les mots en rouge « Monsieur Plus » vous renverront vers la vidéo de la publicité pour les biscuits Bahlsen (site Culturepub.fr).

Dixième épisode

« La peinture à l’huile » Boby Lapointe

Douzième et ultime épisode

« Quand arrive l’été (Surfin’ USA) » Au bonheur des dames (album « Coucou maman ! »)

« De l’amour, de l’art ou du cochon » Hubert-Félix Thiéfaine (album « De l’amour, de l’art ou du cochon »)

À la Saint-Valentin, faisons-nous du bien ! En guise de conclusion

Je me réveille comme monte la marée, j’émerge un peu, puis je replonge dans un demi-sommeil avant d’émerger un peu plus et de replonger un peu moins. Je suis dans les bras de notre voisin. Les aléas du sommeil ont eu pour conséquence de nous voir tous trois allongés sur le même flanc.

Entre deux plongées dans le sommeil, ma main caresse paresseusement le corps de mon époux. Je ne saurais dire combien de fois j’ai émergé avant de réaliser que je le caresse comme me caresse notre voisin. Quand il émerge ou quand il plonge, son visage bouge un peu et sa barbe naissante irrite la peau de mon épaule. Seules nos respirations apaisées se font entendre.

Bandes-tu, fringant voisin ? Pour connaître la réponse à cette interrogation muette, j’ondule jusqu’à plaquer mes fesses, mes reins contre son corps. Sa main se fait plus ferme et me maintient dans cette position, ainsi nous ondulons de concert. J’ai le temps de sentir son sexe se muer en « grosse pine bien dure » avant de plonger dans un sommeil si léger que je parviens à diriger mes rêves.

Notre voisin devient multiple. Il est centaure à la bite gigantesque faisant passer celle de Priape pour le zizi d’un nouveau-né. Je suis bergère dangereusement penchée au-dessus du vide. Le centaure arrive au triple galop et m’embroche juste à temps pour m’éviter une chute fatale.

Je suis lavandière au lavoir, les autres femmes se sont dispersées en poussant des cris d’effroi à l’arrivée du centaure. Il me prend d’un seul coup. Nos regards se croisent dans les reflets de l’eau. Il y lit ma supplique « Plus fort ! Plus fort ! » ses énormes couilles rebondissent de mes fesses à la plante de mes pieds. Soudain, l’homme se sépare du taureau et tandis que celui-ci va et vient dans mon vagin, l’homme aussi petit que le taureau est grand, se glisse entre mes cuisses pour sucer, lécher, téter mon clitoris.

J’émerge de ce rêve en regrettant que c’en soit un. Mon époux se tourne vers moi, sans doute réveillé par mes ondulations, il regarde la main de notre voisin caresser mes seins et l’autre se perdre entre mon ventre et mon entrecuisse. À sa demande, je me retourne vers celui qui n’a pas encore émergé de sa dernière plongée dans le sommeil. Sa bouche est si tentante… je la caresse du bout de mon index. Je me redresse un peu pour frotter ma joue contre la sienne rugueuse. Je ferme les yeux pour me délecter de ce plaisir. Quand je les rouvre, c’est pour les faire glisser le long de son corps. Hélas, l’objet de ma curiosité est recouvert par le drap.

Notre voisin émerge enfin. Il me regarde, puis regarde mon mari, qui répond à son interrogation muette en désignant le drap. Dans un geste théâtral, et avec un joli sourire, notre voisin se dévoile tout à fait. Je sens chaque cellule de mon corps se gonfler de désir. Que le corps de cet homme m’excite !

– Bien dormi ?

– Oui, mais le réveil est un peu moins… Non ! Ne te méprends pas ! On peut parler sérieusement dans le lit ou préférez-vous qu’on aille dans le salon ?

Je redoute ce qu’il va nous dire, même sa caresse sur ma joue peine à me rassurer.

– On s’était mis d’accord sur un plan à trois. Du sexe décomplexé, autant que faire se peut, du rire et encore un peu de sexe dans le cadre d’une relation amicale de bon voisinage. Nous étions bien d’accord sur les termes de ce contrat, mais…

Il regarde sa main glisser le long de ma hanche.

– Mais… comment dire ? Depuis cette nuit, je ne peux plus me voiler la face. Je suis tombé amoureux de vous, de nous. Je ne te désire pas, mais je ne suis jamais plus heureux que lorsque je te regarde baiser ta femme et quand tu me regardes la baiser. Pardon… je mens encore… ça fait déjà bien longtemps que je ne la baise plus, mais que je lui fais l’amour, que nous faisons l’amour. Par ricochet, quand vous faites l’amour devant moi, nous faisons l’amour ensemble… Vous comprenez ce que je veux dire ? Je ne veux pas vous obliger à modifier les termes de notre accord, mais je ne veux pas faire semblant de ne pas être amoureux.

– Je comprends, mais avant de prendre la moindre décision, si nous mangions un peu ? Je réfléchis moins bien le ventre vide. Et toi, ma chérie, qu’en penses-tu ?

– Je réfléchirai mieux après un baiser… je voudrais me blottir encore une fois entre vos bras…

Après un long câlin, nous voici dans le salon. Le café a refroidi dans nos bols. Notre voisin nous raconte combien ses nuits passées dans son appartement lui sont devenues pénibles, combien il attend le matin et le prétexte des parties d’échecs, pour passer du temps avec nous. Même quand nous ne baisons pas. Il nous dit tout cela du bout des lèvres, parce que cette confession lui est pénible, parce qu’il n’a pas l’habitude de montrer ses failles, ses faiblesses.

Il arrive que des évidences aient besoin qu’on les pointe du doigt pour éclater au grand jour. Le fameux « bon sang, mais c’est bien sûr ! ». Nous réalisons que nous sommes un peu plus heureux quand notre voisin est avec nous, que nous respirons mieux. Soulagés, nous décidons de voir où cette nouvelle direction nous mènera et nous reprenons la conversation là où nous l’avions laissée hier.

– Et alors, finalement, ce dessin ça donne quoi ?

Mon mari le tend à notre voisin, qui siffle d’admiration. Je les fais rire en leur expliquant que je nous vois nous trois dans le froissement du drap comme trois petites barques se dirigeant vers l’énorme vague du plaisir qui nous submergera. Ils peuvent bien ricaner, je les vois nettement. Je m’entête.

– Mais si ! Regardez… là… là… et là !

– Et ici, ce serait donc la vague de plaisir ?

– Oui !

– Mais c’est qu’elle a raison, ta petite femme !

– Quand tu auras compris que j’ai toujours raison, on perdra moins de temps dans de vaines discussions, mais bon… rassure-toi, mon mari ne l’admet toujours pas !

Mon époux sourd à ma remarque désobligeante, sourit. Il est heureux, le reste ne lui importe pas. Notre voisin se demande s’il doit passer par chez lui ce matin ou si ce ne sera pas nécessaire. Tout dépendra de ce que nous avons prévu au programme du jour.

Je marmonne un truc du genre « Pff… pour le savoir il me faut consulter mon agenda qui est très rempli ». Je les quitte le temps d’aller vérifier mon emploi du temps, je tourne les pages du vieil éphéméride posé sur le buffet, à côté du téléphone fixe. Je ne peux retenir une exclamation joyeuse et surprise, entre juron et éclat de rire. J’arrache le feuillet et le leur tends.

– Personnellement, j’aurais bien ma petite idée…!

– Cher ami, il est des signes adressés par les dieux qu’il ne faut jamais ignorer !

– Approchez, charmante hôtesse et reprenons le vouvoiement sur le champ !

À la Saint-Valentin, faisons-nous du bien ! Quatrième épisode

Dès notre première conversation, le 31 décembre dernier, nous nous sommes tutoyés. Le fait que nous ayons à peu près le même âge y est pour beaucoup. Avec la même évidence, et sans nous nous être concertés à ce propos, nous nous vouvoyons pour et pendant le sexe. Ce vouvoiement agit comme un piment sur notre excitation, sur le plaisir que nous prenons ensemble.

Nous venons de passer à table, mon mari pose son téléphone.

– Plus je regarde cette photo, plus j’ai des envies de dessin. Je vais passer une bonne partie de la soirée à dessiner dans la petite chambre. Ça ne te pose aucun problème si nous te proposons de passer la nuit dans notre chambre, avec nous ?

– Parce que je dors ici ?! Quelle excellente nouvelle !

– Pour la Saint-Valentin, quel meilleur cadeau pourrais-je offrir à ma chérie ?

– Vraiment ?! Vous m’en voyez flatté, mais… je n’ai pas de vêtement de rechange.

– Qu’il est con quand il s’y met !

– Un aussi vilain mot dans une si jolie bouche… quel dommage !

– Ton planning de jeune retraité est chargé ou tu as du temps devant toi ?

– Attends que je le consulte mentalement… Le 26, j’invite ma fille au restaurant… c’est tout, pourquoi ?

– Ça me laisse tout le temps, alors…

– Ce sont les suites du COVID, du premier confinement. Il a cru devenir fou, il tournait en rond comme un lion dans sa cage. Alors, il a repris le dessin… Tu verras, il a vraiment un bon coup de crayon, il l’a toujours eu, mais pendant le confinement, il a appris des tas de techniques et il s’amuse à décliner certaines images, photos ou dessins pour choisir la version qui lui convient le mieux. Le dessin a sauvé notre couple, tu sais…

– Rigole pas, elle n’a pas tout à fait tort ! Et toi, comment t’es-tu occupé pendant cette période ?

– Je n’ai pas été confiné, parce que, tel que vous me voyez, vous avez devant vous un travailleur essentiel à la bonne marche du pays !

Notre voisin a dit ces mots en surjouant la fanfaronnade.

– D’où ta médaille grand or du Travail…

– D’où ma médaille grand or d’Honneur du Travail !

J’aime son sourire malicieux et enfantin quand il apporte cette précision.

Quelques heures ont passé quand mon époux nous rejoint dans la chambre, il est étonné de nous trouver en pleine discussion, sagement allongés dans le lit conjugal. Il n’est pas si tard que ça et ne nous trouvant pas installés devant une vidéo, il pensait débouler au beau milieu d’une partie de jambes en l’air.

– On a préféré t’attendre, en parlant et en flirtant un peu…

– Votre charmante épouse m’a quand même fait découvrir un plaisir inattendu !

Notre voisin lui explique comment il a été ravi que je caresse son corps, son visage sans chercher à le faire bander, combien cette sensation lui avait été agréable et combien il se sentait un peu plus beau, un peu plus désirable désormais. Mon époux adoré lui a répondu que nous nous offrons souvent ces moments où le corps n’est pas un enjeu sexuel.

– Vous voyez, je ne vous mentais pas quand je vous le disais !

– En vous attendant, nous avons aussi réalisé que vous n’avez pas eu de cadeau de Saint-Valentin, contrairement à moi et à votre chère épouse et nous nous demandions ce qui vous ferait plaisir.

Mon époux s’est allongé dans mon dos, il a allumé sa lampe de chevet et a demandé à notre voisin d’allumer la mienne, il a rabattu les draps. Notre voisin ne bande pas, ce qui arrange bien les affaires de mon mari adoré.

– Ma chérie, je voudrais que tu roules une pelle à notre ami et voir comme la magie de ta langue… de vos langues, le fait bander.

J’aime le ton un peu grinçant de sa voix quand il me dit ces mots. Je sens son sexe durcir contre mes reins. La salive afflue dans ma bouche, le remarquant, à peine mes lèvres se sont posées sur les siennes, à peine sa langue a franchi la barrière de mes dents que notre voisin se met à bander. Nous poursuivons néanmoins ce baiser. Je frissonne de plaisir à l’idée que mon mari bande si dur en nous regardant.

– Maintenant, ma chérie, n’arrête pas ton baiser… continue… voilà… je voudrais que tu branles notre ami… Tss tss ! Pas de cette façon, allons voyons ! Non, non ! Pas de ça entre nous ! Nous sommes entre gens de bonne société… Je veux que tu le branles à la manière du Duc de Wellington !

Notre voisin, surpris, ne peut retenir sa question.

– Qu’elle me branle comment ?!

– Il a parlé du Duc de Wellington, mais il aurait aussi bien pu dire le Duc de Manchester, ou le Comte de Coventry… voilà ce qu’il veut me regarder faire.

Du bout de mes doigts, le plus délicatement possible, je branle aristocratiquement notre voisin, en faisant coulisser son prépuce le long de son gland avec décence, sans trop appuyer, sur le rythme régulier à mouvement modéré d’une cadence gracieuse et noble.

– Reconnaissez, cher ami, la grâce avec laquelle mon épouse vous… hmm… vous branle

– Une chance que… ooh… que je ne sois pas circoncis, sinon…

– Sinon, on aurait fait avec… ou sans… on aurait bien trouvé quelque chose… Mon chéri, si tu savais comme j’aime cette sensation sous mes doigts… C’est à moi que tu es en train de faire un beau cadeau !

– Cher ami, avant que votre bouche ne soit occupée à embrasser celle de mon épouse, auriez-vous l’obligeance de me donner le flacon de lubrifiant qui se trouve sur sa table de chevet ?

– Séduisante voisine, votre sourire radieux illumine la chambre, quelle en est la raison ?

– J’adore quand il m’encule dans cette position… sur le flanc… et je crois bien qu’il en a parfaitement conscience, le bougre ! Et qu’il le fasse alors que vous êtes avec nous…

Cet échange entre burlesque et érotisme, nous émoustille tous les trois, c’est pour cette raison que nous le faisons durer. Sous mes doigts, mais peut-être n’est-ce que le fruit de mon imagination, je sens les pétillements du plaisir que prend notre voisin. Pour graver cette sensation dans ma chair, dans mes souvenirs, je ferme les yeux quand nos bouches se rejoignent. Les doigts humides de mon époux glissent le long de la raie de mes fesses dans une caresse divine.

– Hé bien, ma chérie… ! Soit tu ne m’as pas tout dit, soit… Je t’ai rarement sentie aussi détendue du cul… Je pourrais presque me passer de lubrifiant et de préparation, mais ce serait renoncer à une partie de mon plaisir… Cher ami, auriez-vous l’obligeance… de soulever la cuisse de mon épouse… oui… comme ça… de la maintenir dans cette position le temps que je procède ?

– Avec grand plaisir ! Mais… comment procédez-vous en temps habituel ?

– Peu importe, puisque cette Saint-Valentin est inhabituelle…

L’idée que notre voisin participe de cette façon m’emplit d’excitation comme on se gonfle d’orgueil. J’aime sentir sa main hésiter à caresser ma vulve, ce qui l’empêcherait de maintenir ma cuisse. Ma bouche collée à la sienne, d’une pression de la main, je le fais pivoter pour qu’il se mette lui aussi sur le flanc, j’attire son corps vers le mien et, avant de reprendre ma branlette aristocratique, je fais reposer ma cuisse sur la sienne.

J’aime l’inconfort de cette position qui rend les mouvements de mes doigts plus patauds, parce que je comprends bien qu’ainsi branlé, il ne jouira pas de sitôt. Quand ses doigts me pénètrent, nous grognons de plaisir. Je me cambre en exagérant mes ondulations, enflammée par mon impudeur. Mon époux adoré, l’amour de ma vie, en saisit immédiatement la raison.

– C’est ça que tu veux ? Que je te tambourine comme un homme pressé pendant que tu offres à notre sémillant ami, le luxe d’une branlette qui se baguenaude ?

Mon oui, cri du cœur, explose dans la bouche de notre voisin.

– Regardez-la, vous sentez comme elle jouit ?!

Je lâche le sexe de notre voisin, je m’agrippe à son visage et je lui roule une pelle comme si ma vie en dépendait. Imperceptiblement, ma main pivote, j’en frotte le dos contre la joue rugueuse, les yeux fermés, je veux reconstituer la sensation râpeuse qu’il offrait à mes cuisses quand, chaque matin, il me faisait jouir debout sous le bouquet de gui.

Notre voisin s’en souvient-il ? À quoi pense-t-il en ce moment ? Ses doigts me connaissent déjà par cœur… Et mon époux, mon amour adoré, qui ne m’a jamais aussi bien enculée… Un nouveau moment de grâce, comme nous parvenons à nous en créer si facilement.

– Tu aimes, ma chérie ? Dis-le-moi, si tu aimes…

– Ooh…

– Ooh quoi, envoûtante voisine ? Ooh « oui, c’est bon » ou ooh « Bonne année ! » ?

Mes doigts retrouvent son prépuce. Je dois fournir un effort incroyable pour rassembler les syllabes comme les pièces d’un puzzle et pouvoir leur répondre.

– Ooh… Bonne… Saint… Va… lent… Bonne Saint-Valentin ! Et vous ? Vous deux ? Vous… ooh… vous aimez co… comment ?

– Exactement comme je t’aime… plus qu’hier et bien moins que… hmm… que demain !

Notre voisin semble avoir perdu l’usage de la parole. J’ouvre les yeux. Je lis dans son regard toute une gamme de sentiments contradictoires, une sérénité douloureuse, une concentration extrême née de l’envie d’exprimer ce qu’il ressent et du devoir impérieux de ne surtout pas le faire, le tout nappé d’un plaisir absolu. Alors, je jette l’aristocratie aux orties et le branle à pleine main, imitant ses gestes maintes fois observés.

Après avoir joui, mon mari s’est déjà retiré depuis quelque temps, quand je sens le sperme chaud de notre voisin asperger mon ventre. Je me blottis dans ses bras. Je devine le sourire béat de mon époux. La main de notre voisin caresse ma joue, ses doigts glissent dans mes cheveux, enfin, il retrouve sa faconde habituelle.

– Moi qui ne suis pas romantique pour un sou, qui ne l’ai jamais été, permettez-moi de vous dire que vous avez su me faire aimer la Saint-Valentin !