Big up, Charlie !

LEC-tatie-monique

Pour la quatrième fois, Charlie lit des textes que j’ai écrits avec ma main gauche. Vous pourriez m’imaginer dire « Ouais, elle me lit une fois de plus… » avec un air blasé, détrompez-vous, à chaque fois, la surprise est immense, à chaque fois, Charlie lit mes textes quand je ne m’y attends pas, à chaque fois, elle s’empare de mes mots et les fait siens, à chaque fois, j’en suis ravie.

J’ai débuté la série « Les souvenirs de Tatie Monique » sur un défi d’écriture, puis il y eut un autre texte, suivi d’un troisième… enfin est née l’idée d’un cahier que Bonne-Maman écrirait et donnerait à lire à Monique.

D’un défi un peu potache, est née l’idée d’un roman, une saga sur plusieurs générations. J’ai été surprise de la facilité avec laquelle les personnages se sont imposés à moi, leurs histoires qui s’imbriquaient, qui s’imbriquent avec tant d’aisance, très émue des retours de mes lectrices, de mes lecteurs qui se sentent à l’aise avec cette histoire. Et puis, une coïncidence, de celles « qui n’arrivent qu’à toi, maman ! » comme me le dit ma fille, un lecteur et surtout un ami, lecteur attentif, ami sincère, qui sans l’avoir souhaité, sans même avoir songé que ça pouvait lui arriver, s’est retrouvé projeté dans les souvenirs de Bonne-Maman…

Je vous résume ce qu’il m’a écrit. Ce jour-là, il devait aller à Coutances pour son travail, il déjeunait à la brasserie du parvis de la cathédrale. Une jeune apprentie serveuse, de 16 ans environ, était en salle. Il lisait ce texte et la regardait en souriant. « Comme une faille spatio temporelle… Pendant quelques minutes j’y ai cru. Un vrai transport de sens et d’émotions. »

J’espère qu’il ne m’en voudra pas trop d’avoir rendu publique cette anecdote qui m’était destinée…

Aujourd’hui, enfin hier, Charlie a lu deux textes, une fois de plus elle a su donner vie à mes personnages. Ce ne sont plus des mots qui courent sur une feuille, sur un écran d’ordinateur, grâce à elle, ils parlent, ils respirent, ils vivent ! Je fermais les yeux, j’étais en Provence, en 1974, j’entendais presque les grillons, le bruit des vagues sur les rochers, je sentais la chaleur du soleil, la douceur du vent, les parfums…

Charlie, permets-moi de te dire que Monique, Christian, Alain, Catherine, « le bavard », Joseph, « le notaire » te remercient de leur avoir donné corps en leur offrant ta voix.

Et moi, je clame haut et fort « Big up à toi, Charlie ! »

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