Chroniques matrimoniales – L’anniversaire de Catherine – Première partie

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L’automne s’était installé, nous rencontrions régulièrement Rosalie et Valentino dans sa petite maisonnette. Christian passait des heures entières à parler avec lui et Valentino était heureux de lui raconter ses souvenirs, de nous faire partager les moments importants de sa vie. C’est en les écoutant, lui et Rosalie que nous avons compris à quel point la vie est merveilleuse, mais aussi combien elle peut s’avérer in­grate. C’est en suivant leur exemple, que nous avons décidé de ne pas garder secrètes nos envies, nos déceptions.

Un dimanche midi, alors que nous nous apprêtions à leur rendre vi­site, nous croisâmes Alain qui se mettait en route pour aller chercher Catherine à la boulangerie. Il semblait autant soucieux qu’heureux, je lui en demandai la raison.

Je voudrais offrir à ma Catherine le plus beau cadeau d’anniver­saire, mais je voudrais lui en faire la surprise… et je n’ai pas trop de sous devant moi…

Tu as le temps encore ! Son anniversaire est dans plus d’un mois !

Mais ce sera le premier que je lui souhaiterai en tant qu’époux ! Je voudrais lui offrir le plus beau cadeau dont elle puisse rêver, ma Ca­therine… Tu sais, il m’arrive de me réveiller en sursaut et quand je la vois dormir à mes côtés… que je réalise qu’elle est ma femme, que je suis son mari… ô, pute vierge… je me demande ce que j’ai pu faire pour mériter tant de bonheur… ! Putain, Catherine m’a choisi, moi, Alain, pour me marier ! Je ne sais toujours pas pourquoi…

− Tu ne sais pas pourquoi ? Mais parce qu’elle t’aime ! Parce que tu la regardes comme une déesse, parce que tu fais d’elle la femme la plus heureuse du monde, Alain !

Alain me sourit, ému que je lui aie dit la chose avec autant de simpli­cité, il monta dans sa voiture en sifflotant gaiement, sur la promesse que nous venions de lui faire. Nous réfléchirions au cadeau idéal qu’il pourrait lui offrir, je connaissais si bien Catherine, nous étions si proches l’une de l’autre, je n’aurai pas de mal à trouver !

J’étais en train d’ouvrir ma portière quand une ampoule s’est allumée dans ma tête, tu sais, le fameux Eurêka ! Je fis de grands signes à Alain, qui venait de démarrer, en espérant qu’il les voie. Il stoppa net. Christian m’avait rejointe et c’est telle une conspiratrice que je leur expliquai mon idée.

Une partouze ! Il faut lui organiser une partouze, mais qu’elle ne s’y attende pas…

Une partouze ? Tu n’as pas de meilleure idée ? Parce qu’on partouze souvent, ça n’a rien d’exceptionnel…

Je ne te parle pas d’une partouze ordinaire, non ! Il faut lui laisser la surprise… un truc grandiose… le genre de souvenir que tu n’ou­blierais jamais même si tu vivais 2 000 ans !

Alain nota l’idée, peu convaincu et je promis d’y réfléchir davantage. Il remonta dans sa voiture, nous dans la nôtre. Christian et moi par­lâmes de mon idée sur le chemin qui aurait dû nous mener chez l’amant de ma grand-mère.

Les mots en ayant entraîné d’autres, je sentais mon corps devenir bouillant, je regardais Christian qui souriait. Un coup d’œil sur son pantalon me confirma que ce j’avais lu dans son sourire…

On fait un détour par la crique, au cas où d’autres y seraient ?

Christian fit non de la tête, avant de préciser

Avec ce vent, avec cette pluie… il n’y aura personne, allons plutôt au château…

Le château ! Cette ruine portait bien mal son nom ! Mais il est vrai que la toiture n’était pas complètement effondrée et que ce qui restait de ses murs nous protégeait des intempéries.

Arrivés devant la ruine, malgré tout majestueuse, nous vîmes la voi­ture du Bavard. Il était en train d’ouvrir sa portière quand il nous re­marqua.

Boudiou ! La petite Monique… ! Tu viens me faire la vidange ?

Putain, t’es toujours aussi gracieux ! Et le pire, c’est que je m’y suis habi­tuée ! Pourquoi j’aime tes mots alors qu’ils devraient me dégoû­ter ?

Te pose pas tant de question, Monique ! C’est pas bon pour ce que t’as…

Ce que j’ai ? J’ai quoi ?

Soulevant ma robe, il glissa sa grosse main rugueuse dans ma culotte, avant de me dire dans un éclat de rire

Le feu au cul ! Voilà ce que t’as ! Et… vé comme ça nous rend heu­reux !

Il se débraguetta, me fit constater à quel point il l’était et s’allongea sur un vieux sofa à demi effondré.

Pour une fois, c’est toi qui vas usiner, Monique… le dimanche, c’est sacré, le repos et tout !

Je ne relevai pas la mauvaise foi dont il faisait preuve, me contentant de lui demander s’il connaissait des partouzeurs qui n’auraient jamais couché avec Catherine. Son sexe déjà dur et gonflé sembla durcir et gonfler davantage.

Ho, ma coquine, tu veux organiser une partouze pour ta copine ?

Oui, mais c’est un secret… je compte sur toi pour garder le silence…

Accroupie au-dessus de lui, je descendais lentement pour m’empaler avec le plus de délicatesse possible sur son gland. Son sexe était certes moins long que celui d’Alain, malgré tout il était très épais et je n’étais pas très large, alors j’appréciais les pénétrations en douceur, mais le Bavard en avait décidé autrement. Il m’empala d’un coup. Bon sang, comme j’aimais cette sensation, ce plaisir presque douloureux… !

Motus et bouge ton cul !

Fier de ce bon mot, il éclata d’un rire communicatif. J’étais troublée de son sourire quand il passait ses doigts courts et massifs dans ma toi­son pubienne. Je fis quelques va-et-vient le long de sa queue, mais pas au rythme qui lui convenait.

Boudiou ! Mets-y un peu plus d’ardeur, Monique, j’ai pas que ça à foutre… merde, je suis attendu pour déjeuner !

J’accélérai un peu…

Tu y penseras quand même ? Je voudrais vraiment lui faire une… outch ! Fais gaffe quand même… ! Une belle surprise…

Le Bavard m’avait empoignée par les hanches et me faisait aller un peu trop vite à mon goût, un peu trop brutalement… il le lut dans mes yeux.

Ça me fait chier de ne pas avoir le temps de te baiser correc­tement… ! Je suis tellement bien dans ta petite chatte… j’y resterais… oh… quand tu passes ta langue comme ça sur tes lèvres… et tes petits nichons qui dansent… ! Tu sens comme tu me fais durcir ?

Je ne répondis pas par des mots parce que lorsqu’il me dit ceci, qu’il pinça mon mamelon, une fois encore, mon ectoplasme s’échappa de mon corps. Je vis la scène, mais surtout, surtout, je remarquai le Ba­lafré qui venait vers nous d’un pas guilleret…

Ooooooooooohhh !

Mais tu jouis déjà, ma coquine ? Boudiou, fallait m’attendre !

D’un mouvement habile, il me mit à quatre pattes et se « vida les couilles dans ton joli petit con ». Il m’embrassa sur la joue et avant de s’en aller nous conseilla d’en « toucher deux mots à son collègue ».

Le Balafré avait déjà salué Christian, il dit au revoir au Bavard avant de nous demander à quoi il faisait allusion. Je lui expliquai mon idée, il sourit de fort belle manière avant de me répondre.

Je veux bien organiser avec Alain la plus mémorable des partouzes pour un anniversaire inoubliable, mais…

Je m’étonnai d’être aussi agacée, le Balafré prenait son temps, se lais­sait désirer et j’ignorais encore qu’il voulait simplement que je n’oublie jamais ce qui allait suivre.

Mais quoi ?

– Mais tout travail mérite salaire… si je me charge d’organiser cette fête, tu me devras une faveur… un vœu que tu ne pourras pas refuser d’exaucer…
Quel vœu ?

Tu crois que je vais te le dévoiler aujourd’hui ? Tu plaisantes, Mo­nique !

J’essayais de trouver du soutien dans les yeux de Christian, mais ils étincelaient, lubriques, excités, excitants…

Si vous vous y mettez à deux…

Le Balafré éclata de rire.

Nous y mettre à deux… quelle charmante idée ! T’en dis quoi, Chris­tian ?

Christian se contenta de sourire. Bon sang ! Comme j’ai, dès notre ren­contre, aimé son sourire, comme je l’aimais quinze mois plus tard, comme je l’aime toujours… ! Le Balafré me demanda de lui faire pen­ser à me rendre le cahier de Bonne-Maman, il était venu chez nous pour me l’apporter, mais la maison était vide, ainsi que l’appartement où nous logions à cette époque.

Comment as-tu deviné que nous étions ici ?

J’ai croisé Alain et Catherine qui rentraient chez eux, je leur ai de­mandé s’ils savaient où vous étiez… Catherine m’a dit que vous aviez prévu de voir ta grand-mère, mais Alain a précisé « Si j’en crois le sourire de Christian et si je me fie à la météo, à ta place j’irais directement au château… »  alors, j’ai suivi son conseil et voilà !

Christian a ri comme j’aime tant l’entendre rire.

− Ho le con… fatché ! Il me connaît un peu trop bien !

Je les regardais, le Balafré, tout à sa discussion avec Christian, sem­blait avoir oublié ma présence. Je sentais mon corps bouillir de désir, je n’aimais pas ce trouble particulier que je ressentais quand ces deux là étaient près de moi, je ne l’aimais pas tout en l’aimant infiniment, je le redoutais tout en souhaitant qu’il m’envahisse longtemps.

Comme ce fut le cas le jour de notre rencontre, le Balafré eut un re­gard distant, froid, il me jaugeait comme si j’étais un morceau de viande. Pourquoi ressentais-je cette attitude comme une gifle ? Pour­quoi, alors que je savais déjà que c’était sa façon de ne pas dévoiler son trouble, m’en sentais-je humiliée ? Pourquoi avais-je envie qu’ils se taisent et que le Balafré me dise quelque chose de gentil, m’exprime joliment son désir ?

L’esprit embrumé par toutes ces questions, je dus m’agiter un peu puisqu’il sembla enfin me prêter attention.

Ça te plaît de m’exciter comme ça ? Ça te plaît de faire bander les hommes à volonté ? Non ! Non ! Tu dois le mériter ! Fais un effort pour me séduire ! Pour me séduire réellement, pour me séduire to­talement, pour faire de moi ton esclave sexuel !

Je m’étais assise à ses côtés et il avait posé sa main sur la mienne tan­dis que je m’apprêtais à descendre la fermeture éclair de son pantalon.

Que veux-tu que je fasse ?

Fais-moi le grand jeu ! Fais ta Monique, quoi !

Faire ma Monique ? ! Ça veut dire quoi « faire ma Monique » ?

Le Balafré se tourna vers Christian, comme si m’expliquer ce qu’il en­tendait par cette formule le fatiguait à l’avance.

Ma chérie, mon amour, « faire ta Monique » c’est être désirable, faire ta salope avec grâce, avec… pureté…

Si je comprends bien, ce que vous appelez « faire ma Monique » c’est ce que j’appelle « faire ma Catherine » ! C’est Cathy qui sait le faire à la perfection !

Fais-le à ta façon, Monique… rends-moi fou de désir pour toi !

Je m’installai face à eux, les yeux dans le vide, marmonnai une mélo­die à la mode. Dès le début de notre histoire d’amour, Christian et moi avons pris un plaisir incroyable à nous imaginer des situations, des rôles. Je ne saurais dire ni pourquoi, ni comment je parvenais à me couler dans le scénario, à devenir le personnage que je jouais.

J’entendis Christian chuchoter « Ça y est, c’est parti ! Regarde-la ! ». C’était la première fois que je jouais devant et pour le Balafré. Je fer­mai les yeux, pris une profonde inspiration et recommençai à chanter, comme si je revenais d’un bal et que je m’en remémorais les meilleurs moments.

fis semblant de remarquer quelque chose entre mes cuisses, me rassis devant eux, les jambes ou­trageusement écartées, les pieds posés sur les tabourets qui enca­draient le mien…

Mais qu’est-ce qui coule ainsi ?

Je feignais de les ignorer totalement, alors que je sentais physique­ment leur désir, alors que leur respiration irrégulière me confirmait qu’ils ne perdaient pas une miette du spectacle.

Oh… c’que c’est… collant… non ! Pas collant… poisseux… oui, pois­seux, c’est le terme exact, mais qu’est-ce que c’est ?

J’enfonçai deux doigts dans mon vagin, les ressortis, les regardai at­tentivement et entrepris de les goûter d’une langue timide, se faisant progressivement de plus en plus avide, gourmande… Quand il ne resta plus rien à lécher, je recommençai, m’interrogeant à voix haute sur la façon dont cette substance s’était retrouvée à cet endroit.Je me levai une nouvelle fois, me retournai, m’accoudai au tabouret, offrant mon derrière aux regards de Christian et du Balafré.

− J’écoutais la musique, appuyée à la fenêtre… comme ça… papa et maman disent tout le temps que la musique… si elle n’est pas reli­gieuse, est une création de Satan… un vent chaud a soulevé ma che­mise de nuit… « dansons ensemble, jeune fille… »… oh… je voudrais tant danser encore comme il me faisait danser… !

Je sentis les mains du Balafré me prendre par la taille, il me fit pivo­ter, planta ses yeux dans les miens. Je lus dans son regard tout un éventail de sentiments contradictoires, sa lèvre tressautait d’excita­tion.

Je suis le vent qui t’a prise et voici mon assistant, celui qui te proté­gera de mes assauts s’ils devenaient trop sauvages.

Se tournant vers Christian, il lui fit signe d’approcher, lui demanda de me prendre dans ses bras. Une fraction de seconde avant que le Bala­fré ne me pénètre, mon ectoplasme s’échappa une nouvelle fois de mon corps pour observer la scène, moi à-demi allongée dans les bras de Christian qui souriait, me caressait les cheveux, puis la joue, la poi­trine, le ventre…

Le Balafré, face à moi, les yeux toujours plantés dans les miens, posa mes chevilles sur ses épaules et me pénétra, un sourire ambigu aux lèvres. J’aimais le sentir si dur, si viril quand son gland me pénétra. J’aimais comme pour le sentir plus intimement, mon vagin se contac­tait autour de son sexe. J’aimais me noyer dans toutes ces sensations. J’ondulais sous ses va-et-vient, mon corps se rapprochait du sien et se libérait peu à peu de l’étreinte de Christian.

C’est alors que mon ectoplasme remarqua un détail qui me fit éclater de rire. Un éclat de rire que je ne pus réprimer.

Qu’est-ce qui t’amuse tant ?

On dirait que j’ai une corne sur la tête !

En riant, le Balafré me répondit « Tu as raison, mon assistant a fait de toi une licorne ! » et il reprit ses va-et-vient.

Après avoir joui, il voulut céder sa place à Christian, mais je commen­çais à ressentir les morsures du froid qui devenaient désagréables. Nous décidâmes de passer la fin de la journée tous les trois ensemble, bien au chaud dans la maison de Bonne-Maman.

Arrivés chez elle, le Balafré me tendit le cahier de ma grand-mère en me demandant si, comme elle, j’aimais me déguiser pour jouer des saynètes coquines. Je ne savais même pas si Rosalie et Nathalie avaient gardé ces costumes !

Christian était en train de servir l’apéro quand le Balafré me demanda

Tu crois que Rosalie accepterait de me rencontrer ?

Tu veux la voir ? !

Oui. Je voudrais lui demander quelque chose

Ah bon ? Quoi ?

Je crois que j’ai reconnu quelques uns de ses partenaires et par curiosité…

Qui ?

Qui ? Qui as-tu reconnu ?

Ma question fusa en même temps que celles de Christian. Le Balafré eut un sourire énigmatique

Si ça ne vous dérange pas, j’aimerais avoir la réponse de Rosalie avant de vous le dire…

Laissant cette question en suspens et pendant les semaines qui ont précédé la fête proprement dite, Rosalie livre quelques souvenirs…

 

Chroniques matrimoniales – La fille de Mère-Nature

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Dessin de Milo Manara

Le samedi 13 septembre, comme prévu, Christian et moi nous rendîmes dans le repaire de Valentino. Cette première journée passée en leur compagnie restera parmi les plus radieuses de ma vie. Certains instants se sont gravés en moi comme des éclats de certitude, comme des fragments de bonheur pour que je n’oublie jamais que ce bonheur existe, qu’il ne tient qu’à moi de le créer.

Quand nous arrivâmes, Valentino nous accueillit « à l’ita­lienne » les bras grands ouverts, des exclamations joyeuses et des embrassades chaleureuses. Christian se sentit immédiate­ment des siens. Bonne-Maman rayonnait.

Plus tard dans la journée, nous étions installées dans le jar­din, Valentino avait demandé à Christian de l’accompagner. Nous riions de les entendre rire, et quand ils sortirent de la maison pour nous rejoindre, je sus exactement à quoi res­semblerait Christian quand il aurait l’âge de Valentino. Je me tournai vers Bonne-Maman pour le lui dire, mais c’est Rosalie qui avait pris sa place. Elle siffla, admirative « Y’a pas à dire, ils sont beaux… vraiment beaux, nos hommes ! » comme elle avait raison !

Nous trinquions, ravis de ce moment, au cidre que Rosalie préparait avec ses « pommiers à cidre », des plants qu’on lui avait offerts après la deuxième Guerre Mondiale, des plants de sa Normandie natale qu’elle avait plantés, fait fructifier, greffés, de ces pommiers d’autres étaient nés. Ce fut la pre­mière fois où je sentis une pointe de nostalgie quand elle évoquait la Normandie.

Tu aimerais qu’on t’y emmène, qu’on y passe quelques jours quand je serai en vacances ?

Mon petiot, tu es si gentil… ! Mais non ! Mon pays, c’est la Pro­vence ! J’y ai trouvé tout ce dont je n’aurais jamais oser rêver… et puis, elle a dû tellement changer, ma Normandie… je n’y reconnaî­trais plus rien ! Et dans le cas contraire, ce serait pire ! Mais tu es tellement gentil de me l’avoir proposé ! Tellement gentil… !

Christian sourit, se tourna vers Valentino et lui demanda

Tu pourrais me raconter ta vie… avant… avant Rosalie, je veux dire…

Valentino écarquilla les yeux, sursauta, interloqué

Ma vie… AVANT ?

Oui ! Ta vie AVANT, parce que depuis que tu connais Rosalie, je sais ce que tu ressens…

Il lui fit un clin d’œil en biais, dans notre direction. Rosalie et moi souriions sous cape. Le sourire de Valentino s’élargit encore. Il prit une grande inspiration avant de se lancer.

Si tu demandes après Valentino, personne ne pourra te renseigner, parce que personne ne connaît plus Valentino… ça fait des années qu’il n’existe plus, Valentino… Grâce à ma Rosalina, j’ai pu chan­ger d’identité et ainsi éviter le pire. Ma ! Tu ne peux pas le nier, amore mio ! C’est vrai ou c’est pas vrai ?

Tu me donnes le beau rôle, j’ai juste profité… j’ai simplement saisi la chance quand elle s’est présentée…

Mais le fait est que ça m’a sauvé la vie, non ?

Comme à regret, Rosalie acquiesça, se leva pour s’asseoir sur les genoux de Valentino. Tout en jouant avec l’encolure du maillot qu’il portait, elle dit d’une toute petite voix, presque plaintive

Je n’aime pas quand tu me mets sur un piédestal ! Je ne veux pas que tu me voies plus haute que toi ! Je veux être ton égale, parce que je le suis ! Et toi, tu as… oh… et puis, tu n’as qu’à raconter, ils ver­ront bien…

Elle l’embrassa à la commissure des lèvres et sourit quand Valentino la houspilla en italien, ce qui fit partir Christian dans un fou-rire incontrôlé.

Parli italiano?

Non, mais je comprends un peu…

Rosalie leva les yeux au ciel, mais elle était hilare… elle allait me traduire ce que Valentino venait de lui dire quand il l’in­terrompit, les moulinets de ses bras faillirent la faire tomber.

Christian, mon garçon, je te souhaite que Monique ne connaisse pas les ruses qui allument la flamme quand tu n’es pas d’accord avec elle et que tu peux lui prouver qu’elle a tort ! Mais, je te souhaite qu’elle les connaisse, ces ruses, tout le reste du temps !

Parce que tu ne les connais pas, toi, ces ruses ? Qui est capable d’enflammer chaque cellule de mon corps quand bon lui semble ? Hein ? Dis-moi, c’est qui ?

Sono io!

Valentino souriait, le regard faussement candide, mais le sourcil coquin. Rosalie lui fit les gros yeux pour la forme, mais leur sourires se répondirent… Je me souviens précisé­ment du bonheur que je ressentais à les voir bouillir de désir, à les sentir vivants, à me dire que si nous n’avions pas été là, leurs chamailleries se seraient terminées en étreinte torride, à me les imaginer « réglant leurs comptes sur l’oreiller » après notre départ…

Christian les regardait, s’amusant de cet échange, puis il posa ses yeux sur moi, se leva soudainement, s’excusa « J’ai un truc à dire à Monique… en tête à tête » Valentino lui donna sa permis­sion d’un geste de la main et dans un grand sourire « Tu es ici chez toi, mon garçon ! »

Quand il fut certain de ne plus être ni vu, ni entendu, Christian m’expliqua enfin.

Monique, je crois que je suis taré… Je regarde Valentino et Rosalie et je nous vois… Toi et moi ! J’ai envie de toi, de te culbuter là… à deux pas d’eux…

Je m’approchai de lui, me collai contre son corps, le caressai, glissai ma main sous son tee-shirt. Tout en le débraguettant, je lui demandai

Où est le problème ? Quel est le problème ?

Oh… Monique… tu… ta…

Coupe ton cerveau et laisse-toi guider par ton corps, mon amour !

Je le suçai, pour la première fois, à quelques pas de la maison de Valentino, j’aimais sentir ses doigts dans mes cheveux, j’aimais quand ses mains attrapaient, caressaient mes joues, Christian faisait aller et venir ma bouche le long de son sexe, glissant ses doigts entre mes lèvres, psalmodiant des « Oh… oh… oh… Monique ! Oui… oh… oh… oui ! Comme ça, Monique… oh… ! »

J’avais lancé ma robe au loin, sous le regard inquiet et un peu interloqué de Christian

Mais… que fais-tu ?

Je suis encore plus tarée que toi, je crois !

Et je lui fis cet aveu à l’oreille

Si tu savais comme l’idée qu’ils nous voient m’excite… !

Nous nous allongeâmes, nous caressâmes, nous embras­sâmes. J’aurais aimé qu’un inconnu passât par là et me baisât devant Christian, hélas les lieux étaient vraiment déserts… Je me levai, marchai en direction de la maison, jouant de ma nudité pour exciter davantage Christian. Il me rattrapa, me plaqua contre un arbre et me caressa.

Ce méli-mélo de sensations, dont celle de me sentir livrée à la vue du premier passant, à celle de Rosalie, de Valentino, me faisait vaciller, j’étais sur le point de tomber dans les pommes…

Tu sens comme la situation m’excite ? Ah… si nous avions plus de temps devant nous… !

Puisque nous n’en avons pas tant que ça, pourquoi ne me baises-tu pas ? Comme ça… vite fait… comme des lapins… ?

Monique ! Tu aimes quand ça dure longtemps ! Et ton plaisir ? Tu le prendrais comment, ton plaisir ?

Je le prends déjà, mon amour ! Je le prends déjà… ! Et puis… tu vois le symbole ? Savoir que la première fois où nous sommes allés tous les deux chez Valentino, nous avons fait l’amour à l’ombre de leurs pommiers…

Christian riait, enivré par tant de bonheur, son rire était incroyablement tendre… Il me fit l’amour comme je le sou­haitais. Je sentais son gland dur, bouillant d’excitation, écar­ter les lèvres de mon sexe comme on ouvre un abricot bien mûr, d’une simple pression du pouce ; comme souvent dans ce cas-là, ses doigts étaient de la partie. Je veux dire qu’il ne les retira, avec luxe de précautions, qu’après quelques va-et-vient.

J’aimais me sentir ainsi remplie, cette sensation d’être au-delà de l’impudeur…

Il allait et venait, un peu plus rude à mesure que sa queue prenait de la vigueur, que ses mouvements prenaient de l’as­surance. Je m’ouvrais avec ravissement, le guidant, l’encoura­geant, lui demandant d’aller plus fort, plus vite… Je voulais sentir ses couilles percuter mes lèvres, j’étais folle de ces per­cussions. Ses mots crus me faisaient jouir tout autant que ses doigts sur mon clito, que sa main sur mon épaule. J’aurais voulu me pencher davantage, comme il me le demandait, mais j’aimais tellement le contact rugueux du tronc de ce pommier contre ma poitrine, contre mon ventre, entre mes bras…

Dans ce cas, accroche-toi de toutes tes forces, ma chérie !

Christian me souleva, tenant mes jambes de ses mains puis­santes, me demandant de les écarter « mais pas trop » avant de préciser « contracte tes cuisses comme si tu voulais les resserrer… oui… comme ça… c’est si bon quand tu te resserres autour de ma bite… »

Je faillis tomber à plusieurs reprises, dans cette sorte de brouette japonaise, improvisée en pleine nature, mais que c’était bon… que c’était bon ! Christian allait et venait, « tapant au fond » ce qui déclenchait mes cris de plaisir, ces cris qui m’ont toujours fait perdre la tête, ces cris comme autant de preuves que nous ne sommes pas les maîtres de la nature, mais que nous n’en sommes qu’un élément parmi tous les autres… J’ai craint, l’espace d’une seconde, que Valentino et Rosalie les entendent, mais je savais aussi que ces cris les réjouiraient s’ils devaient atteindre leurs oreilles.

Je sentais l’écorce sous mes doigts, j’avais la sensation que la sève de ce pommier se mêlait à mon sang… À nouveau, je prenais conscience de la nature, d’en être un élément relié à tous les autres, le vent, le soleil, les arbres, l’herbe jaunie sous mes pieds, les cailloux, le ciel, les nuages, les fleurs, les abeilles, tous les animaux et les humains… Monique, fille de Mère-Nature…

Bon sang ! Qu’est-ce qui m’a pris de le dire à Christian quand nous rejoignions Rosalie et Valentino ? Pourquoi n’ai-je pas été plus attentive à la saveur de son éclat de rire ? Quarante-deux ans ont passé et je le paie encore !

Quand nous arrivâmes devant la maisonnette, nous enten­dîmes Rosalie et Valentino qui s’envoyaient en l’air. Alors, nous nous assîmes à la place où nous étions avant que Christian ne se lève pour me « dire un truc ». Je bus un verre de cidre, puis un autre…

Que j’aimais les exclamations de Valentino ! Pour la première fois de ma vie, j’entendais l’amour en italien et ce cri… un cri animal… Il y avait toute la sensualité de l’univers dans ce cri… Il me fallut quelques trop longues secondes avant de réaliser que ce cri était deux, que la voix de Rosalie se tissait avec celle de Valentino.

Que j’ai aimé leur regard, leur sourire quand ils nous ont rejoints ! Rosalie n’avait même pas essayé de se recoiffer un peu. Certes, je ne l’ai jamais connue avec ses longs cheveux blonds, pour autant, c’était la première fois que je la voyais les cheveux en bataille.

Elle prit un faux air sérieux, tu sais, quand on fait semblant d’être sérieuse, mais qu’on a envie que tout le monde sache que « c’est pour de faux ».

Valentino avait un truc à me dire… en tête à tête…

Elle se servit un verre et le buvait quand je leur expliquai cette sensation de ne faire qu’une avec la nature, quand Christian me faisait l’amour alors que j’enlaçais le pommier… là-bas… Rosalie avala de travers. Elle toussait quand Valentino me fusilla du regard et me cria dessus avec sa grosse voix et son accent rocailleux

Mais tais-toi donc, malheureuse ! Tu vas me la faire mourir à dire des choses comme ça !

Puis, se tournant vers elle, d’une voix douce et caressante

C’est rien, Rosalinetta… elle ne sait pas… elle apprendra un jour…

Je suis sa grand-mère, Valentino… c’est à moi de le lui dire… de lui apprendre…

Bonne-Maman se leva, me prit par la main, me demanda de lui montrer le pommier témoin et complice de cette étreinte. Je savais, je pressentais ce qu’elle allait me dire, comment ils l’avaient planté, comment il avait été le témoin de leurs ébats, peut-être allait-elle me montrer, me faire remarquer leurs ini­tiales entrecroisées, gravées dans l’écorce…

Nous marchions côte à côte, main dans la main, nos che­veux blonds en désordre, les siens étaient parsemés de che­veux blancs, mais nos yeux étaient du même bleu. Elle sen­tait l’amour tout autant que moi. Ce n’était pas qu’une odeur de sperme, mais celle des corps qui ont bouillonné de désir et dont le désir a été assouvi.

Je lui désignai le pommier dont je m’étais sentie parente quand Christian me faisait l’amour. Rosalie caressa ma joue, son sourire était incroyablement tendre… Elle me désigna les branches, le tronc, les feuilles…

Quand un pommier ressemble à ça…

Elle cueillit un fruit, que je n’avais pas remarqué, me le tendit

… c’est un amandier !

Je compris enfin la raison de l’hilarité de Christian, que Valentino me taquinait quand il m’avait crié dessus et je sus immédiatement que cette histoire me poursuivrait ma vie durant !

L’anniversaire de Catherine – Première partie

Chroniques matrimoniales – Entrez dans la danse, voyez comme on danse sautez, dansez, embrassez qui vous voudrez !

Nous venions de finir de dîner quand Catherine et Alain arrivèrent. Je me suis surprise à imaginer la queue chevaline d’Alain rien qu’en l’entendant rire. Catherine me fit la bise et j’entendis son époux s’exclamer un « Ô, pute vierge ! »  enchan­té, elle lui dit alors que c’était ça, la politesse, « on fait la bise quand on arrive chez les gens ».

J’abandonnai momentanément le sexe du Balafré à la bouche de Catherine et, sans me relever, descendis le pantalon d’Alain qu’il avait déjà débraguetté. Comme je me l’étais ima­ginée, sa grosse et longue queue était déjà toute gonflée et durcie d’excitation. Je la taquinai, en l’embrassant comme si je lui faisais la bise «Bonsoir, belle bite, tu vas bien ?» et fis sem­blant de m’en désintéresser.

Oh non, Monique ! Ne me laisse pas dans cet état-là !

Je me relevai pour me blottir dans les bras de Christian. Je regardai le Balafré se faire sucer par Catherine. Il n’avait d’yeux que pour moi et j’en étais troublée.

Tu me suces trop bien, Catherine… arrête un peu… Je ne veux pas jouir avant d’avoir tenu ma promesse…

– Quelle promesse ?

– J‘ai promis à Monique de l’enculer bien fort ce soir… Et si je jouis dans ta bouche…

Catherine, souriante, belle à croquer, concéda « Une promesse est une promesse » et s’approcha de nous « Pour faire la bise à mon hôte ! ». J’ai toujours aimé la regarder sucer Christian. Même après toutes ces années, ce plaisir est toujours aussi vif.

Tu veux bien nous faire ton strip-tease ?

Catherine rosit de plaisir et me sourit, enchantée que je me sois jointe à cette demande, mais surtout que j’aie été la seule à mettre le disque dont elle raffolait pendant son effeuillage. Qu’elle était sexy quand elle balançait ses hanches en rythme, quand, debout, elle se cambrait, rejetant sa tête en arrière, faisant pigeonner sa poitrine dont j’enviais la plénitude, la rondeur ! Qu’elle était belle quand elle regardait par-dessus son épaule, comme si elle avait oublié notre présence… et son sourire… son sourire… !

J’étais excitée par ce spectacle et aussi de voir Christian, Alain et le Balafré bander si dur… si fort… sous mes doigts, mon sexe était chaud, humide, glissant et poisseux tout à la fois. Je remarquai soudain le geste du Balafré, m’invitant silencieusement à m’asseoir près de lui. Comme j’ai aimé sa voix sifflante d’excitation quand il chuchota à mon oreille

Tu me rends dingue ! Continue à te tripoter en matant Catherine… continue… ! Non ! Fais comme si j’étais pas là… Tripote-toi en pen­sant à elle… à vous deux… !

Catherine était complètement nue, offerte. Elle suçait Christian, mais maintenant que j’étais sur le canapé, je ne pouvais plus voir son visage. Je n’avais aucune envie de me lever pour mieux l’observer, alors, je lui demandai de chan­ger de position. Que son sourire était radieux autour de la queue de mon Christian ! Que ses yeux pétillaient de malice excitée, excitante !

Ça te va comme ça ou… ?

Un regard complice entre nous quatre suffit à nous com­prendre. Alain et Christian montèrent à l’étage pendant que Catherine et moi expliquions au Balafré ce qu’ils étaient allés chercher, le « banc de prières et de contrition », comme Rosalie et Nathalie se plaisaient à le nommer. Faussement candide, je dis à Catherine

Je crois que notre ami bande à l’idée que tu m’excites, Cathy, et que j’aime me toucher en te matant…

Elle me demanda sur un ton tout aussi innocent

Non ? Tu crois que ça excite les hommes ? L’idée de deux nanas ensemble ? Non… c’est pas possible !

Le Balafré souriait, ravi de nous voir nous moquer de lui.

Coquines ! Vous n’êtes que deux coquines !

Catherine fit semblant de prendre la mouche.

Ne nous insulte pas ! Nous serions deux coquines si nous faisions des trucs comme ça…

Elle se pencha vers moi, m’embrassa en prenant garde qu’il puisse voir les mouvements ne nos langues. Elle caressa mes seins, mon sexe… le sien était collant et glissant sous mes doigts. J’ondulai quand elle passa ses doigts dans mes che­veux et me caressa la nuque. Je la saisis par la taille pour qu’elle soit plus près de moi et commençai à lui téter les seins. Le Balafré était sidéré de pouvoir nous regarder nous « gouiner » d’aussi près.

Ô, pute vierge ! Qu’elles sont bandantes quand elles font ça !

Alain et Christian installaient le banc que Rosalie nous avait montré peu avant notre mariage. Nous ne nous en étions servi qu’une seule fois, mais quelle fois !

J’aurais bien aimé te le montrer, mais Christian s’est montré inflexible « Hors de question qu’Alain et moi le montions ! Tu dérailles, ma pauvre Monique ! Son usage est réservé aux femmes mariées et la petite ne l’est pas !» Comme j’ignore jusqu’où il poussera la plaisanterie, laisse-moi te le décrire. Il mesure 2 mètres de long pour une profondeur de 60 centimètres, il ressemble à un banc de prière, un prie-dieu, puisqu’il est pourvu d’un repose-bras, l’assise est plus haute à un mètre du sol, offrant ainsi la possibilité de voir et d’être vue de tout un chacun.

Comme ce fut le cas à chaque fois qu’un de nos partenaires le découvrait, le Balafré ouvrit des yeux comme des sou­coupes fasciné par toutes les perspectives que ce banc offrait.

Catherine s’installa comme je le souhaitais, à quatre pattes de telle façon que je pouvais autant admirer les va-et-vient d’Alain que sa bouche gourmande suçant Christian. Je me caressai un peu et d’un regard tragique, implorai le Balafré de me laisser le sucer. Il eut encore ce sourire étrange, plein d’une tendresse mélancolique.

Je croyais que tu voulais que je t’encule…

Mon Oh ! dépité l’amusa beaucoup…

J’adore quand tu me fais ça… !

Le bout de ma langue tout pointu suivait de près le bout de mon index qui caressait sa longue cicatrice brune. Je levai les yeux vers lui et d’un sourire lui indiquai que j’étais prête. Il me prit tendrement dans ses bras et m’embrassa, caressant mes joues, mes cheveux… son baiser était d’une douceur incroyable, un véritable baiser d’amoureux. Je le sentais confus, embarrassé de s’être ainsi mis à nu. D’un ton trop léger pour être honnête, je lui proposai de profiter du banc.

Pour le plus grand plaisir de Christian, Catherine et Alain, je m’installai face à elle, qui cessa de sucer mon époux pour m’embrasser goulûment… Outre le fait que nous aimions flirter ensemble, nous faire l’amour, nous éprouvions une jouissance infinie du surcroît d’excitation que nos gouinages suscitaient chez nos partenaires masculins. Nous aimions ellement en jouer…

Je sentis la langue du Balafré remonter le long de ma cuisse, lécher un peu ma vulve et manquai de défaillir quand il m’of­frit une feuille de rose… ma main droite s’arracha du rebord du banc… pour contrebalancer la violence de ce plaisir, il me fallait sentir quelque chose de doux… je caressai les seins de Catherine qui dansaient au gré des coups de boutoir d’Alain…

Les deux ! Je vous veux, les deux !

Christian bandait assez fort pour pouvoir exaucer le vœu de Catherine. J’entendis à peine leurs conciliabules, toute acca­parée par la sensation des doigts du Balafré qui allaient et venaient dans mon cul. Quelques instants avant que son gland ne force « la porte de derrière », mon ectoplasme s’envola jusqu’au plafond, me permettant d’observer la scène que mes yeux fermés m’empêchaient de contempler.

Je pus ainsi admirer le Balafré écarter mes fesses, appuyer son gland devenu violet foncé tant il était gonflé de désir contre mon anus, je pus voir l’érection impressionnante de Christian, le sourire qui illuminait son visage, me régaler de la cambrure de Catherine qui s’offrait avec un plaisir incroyable, je pus voir Alain s’allonger sous elle, attendre que Christian soit « confor­tablement installé » dans le cul de son épouse avant de l’emppaler sur lui.

Catherine releva brusquement la tête, sa bouche appelait les baisers, mais le Balafré ne s’en rendait pas compte… Il se regardait m’enculer au ralenti et je compris qu’il ne voulait pas prendre le risque d’oublier cette sensation…

Après quelques va-et-vient, Christian nous demanda de pivoter un peu. Sans qu’aucun membre ne sorte de nous, Catherine et moi nous installâmes côte à côte, en travers du banc, le repose-bras nous permettant de nous agripper et ainsi de ne pas prendre le risque de perdre l’équilibre.

Mon ectoplasme se régalait du spectacle… cette capacité à sortir de mon corps m’a toujours permis de jouir encore plus fort. J’en suis persuadée, mais je ne saurais expliquer ni pourquoi, ni comment.

Je voyais la cicatrice brune du Balafré disparaître dans mes fesses, puis réapparaître, encore et encore, un peu plus pro­fond à chaque fois. Je voyais la queue de Christian aller au même rythme dans le magnifique cul de Catherine. Je voyais les mains d’Alain pétrir les seins de sa femme… il souriait visiblement aux anges, une langue gourmande, riante et un peu vicieuse s’échappait par moments de ses lèvres…

J’ai aimé sentir les mains du Balafré écarter mes fesses… j’ai­mais ses yeux quand il regardait ce qu’il était en train de me faire. J’ai aimé ce mouvement de menton de Christian, pour faire comprendre en silence, qu’il voulait se régaler lui aussi du spectacle.

Le Balafré écarta davantage mes fesses et me fit un peu pivo­ter… à peine… juste assez pour que mon époux ait le meilleur point de vue possible. Les « Oh ! Oh ! Oh oui, Christian ! Comme ça ! Oh oui ! » de Catherine me confirmèrent qu’il ban­dait encore plus dur. Que son sourire était éclatant quand s’adressa au Balafré !

Alors ?

Putain, c’qu’on est bien dans son cul ! Et regarde… regarde comme elle se cambre quand…

Des quatre doigts de sa main droite, il écartait mes fesses, tandis que l’extrémité du pouce, il titillait mon clito… je me cambrai pour mieux le sentir… Christian bavait de plaisir en voyant les contractions de mon anus autour du sexe du Bala­fré tandis que je jouissais en criant « ENCORE ! ENCORE ! »

Tu as de la chance, Christian de l’avoir trouvée… hmmm… oh… oh putain… son cul c’est le Paradis ! Tu aimes comme je t’encule, Monique ?

Oui ! Oui ! OUI !

Semblant oublier ma présence, il reprit sa conversation avec Christian.

Elle suce comme une reine… sa chatte est… hmmm… divine… elle branle comme une pro… mieux qu’une pro… elle est belle… gaulée… en plus, elle se gouine… putain, Christian ! Quel veinard tu fais !

Ses va-et-vient étaient amples et plus lents, je savais qu’il voulait faire durer son plaisir. Christian était fou de bonheur, il ne le cachait pas.

Tu peux pas savoir comme elle me rend heureux ! Comme j’aime pouvoir la regarder se faire baiser… et puis… Catherine… Regarde-moi ! J’encule Catherine, la belle Catherine…

Mon ectoplasme vit sa belle main d’homme se poser sur les reins de Catherine, l’incitant à se cambrer davantage…

… quand… hmmm… et comme ça… je sens la grosse bite d’Alain dans sa chatte… si tu savais comme c’est bon ! Et ma Monique qui se fait enculer à mes côtés ! Regarde comme elle aime ça ! Écoute comme tu la fais miauler ! Je suis le plus heureux des hommes ! Tu as raison de m’envier !

Catherine me sourit. Un clin d’œil, j’adorais, j’adore toujours ses clins d’yeux ! Nous nous embrassâmes « à la salope » comme nous disons, seules nos langues se léchaient, nos lèvres ne se touchaient pas, nos cris se répondaient, j’aimais quand elle poussait cette longue plainte aiguë, ce cri venu du règne animal…

Ô, ma Catherine, ô mon amour… ô, pute vierge… ô… tu vas me faire venir… ô pu… ô…

Viens jouir sur leur cul, Alain !

Alain ne se fit pas prier, il aimait que ses amis envient sa « particularité particulière » comme nous disions, ce jet long et continu de sperme, cette particularité que personne ne s’ex­pliquait, mais qui faisait l’admiration des foules… Désormais, je sais qu’il en a toujours été bien plus fier que de la taille de son sexe, taille pourtant exceptionnelle !

Il prit place entre Christian et le Balafré, se branla en les encourageant

Allez, Christian ! Encule-la comme elle le mérite, ma Catherine ! Allez ! Mieux que ça ! Vois comme elle en redemande !

Puis, se tournant vers le Balafré

Jusqu’aux couilles ! N’aies pas peur ! Au plus tu iras profond, au plus tu la feras miauler, la Monique !

Je crois qu’il joignit le geste à la parole, car je sentis les couilles du Balafré heurter brutalement mes fesses. Une dou­leur excessivement jouissive me fit crier si fort que ma voix fut éraillée pendant quelques jours. Mon ectoplasme tour­billonnait comme s’il hésitait entre réintégrer mon corps ou continuer à se régaler du spectacle.

Alain se branlait, comme pris de folie. Je voyais bouger les lèvres de ces trois hommes, mais assourdie par la violence de mon plaisir, je n’entendais pas ce qu’ils disaient. Christian écartait tant les fesses de Catherine qu’on aurait pu croire qu’il cherchait à l’ouvrir en deux.

Enfin satisfait, Alain commença à jouir sur sa raie, puis félicitant le Balafré de l’art avec lequel il me prenait, continua sur la mienne. Je vis Christian sortir du cul de Catherine, son trou encore ouvert, accueillit la fin du jet d’Alain.

J’ai cru devenir folle de plaisir en constatant celui que prenait Christian à caresser sa queue maculée du sperme de son ami. Enfin satisfait, il encula une nouvelle fois Catherine. HAN ! D’un coup. Avant de reprendre ses va-et-vient.

Catherine semblait perdue dans ses sensations. Je lui touchai l’épaule, elle revint parmi nous. Nous nous embrassâmes rien que pour nous deux. Le Balafré s’en aperçut, compris que nous ne le faisions pas pour l’exciter.

Monique ! Monique ! Monique ! Oh, Monique ! Monique… Monique…

J’avais compris ce qu’il voulait, j’avais compris, mais je vou­lais l’entendre encore psalmodier mon prénom…

Monique ! Monique… Monique… !

Je délaissai la langue et la bouche de Catherine

Viens ! Vas-y ! Viens ! Je ne… AAAAAAAAAAAHHH !

Un orgasme incroyable me transperça de part en part, déclenchant celui du Balafré.

Mon ectoplasme réintégra enfin mon corps. Je tremblais comme une feuille. Après quelques minutes, Alain et le Bala­fré m’aidèrent à me relever, ainsi que je le leur avais demandé. Blottie dans les bras du Balafré, qui caressait mon ventre, mes seins, qui m’embrassait dans le cou, je regardai Christian jouir dans ma meilleure amie. La seule que j’aie jamais eue. Je regardai le corps superbe de cette femme jouir de ce que lui faisait l’homme de ma vie… Que j’étais heureuse !

Quand le Balafré nous demanda de rester encore un peu « le temps de me remettre de toutes ces émotions », Catherine l’engueula « Tu veux dire que tu comptes t’en aller sans même avoir pris le temps de jouir de moi ? ! » Nous éclatâmes de rire et c’est ainsi qu’il passa sa première nuit avec nous quatre.

Le lendemain matin, tandis qu’il aidait à démonter et à ran­ger le banc de prières et de contrition, il remarqua une marque dans le bois.

V 1921… le V ça veut dire « mai » ou…

Ça veut dire que c’est Valentino qui l’a fait… en 1921 !

Tout en répondant au Balafré, j’ouvris le tiroir du secrétaire et lui tendis le cahier de Bonne-Maman, estimant qu’il méritait de connaître son histoire.

Christian rencontre enfin Valentino et Monique communie avec la Nature…