Confidences estudiantines

Si j’avais été plus jolie, si j’avais été plus audacieuse, je n’aurais jamais vécu ce que je vis depuis bientôt cinq ans, depuis que j’ai trouvé la clé, soigneusement enfouie, de la cachette des ouvrages dont on voulait m’empêcher la lecture.

Je me souviens des emballements de mon cœur, je me souviens des fourmillements à la racine de mes cheveux qui les faisaient se dresser, je me souviens des agitations de mes doigts, des soubresauts de mes pieds, je me souviens de la chaleur, de la moiteur entre mes cuisses. Je me souviens surtout que j’ai pris conscience de toutes ces sensations en lisant les mots qui m’expliquaient comment les attiser, comment les apaiser.

Je dévorai les uns après les autres, tous les ouvrages de cette bibliothèque secrète, en détournant le regard des images, parce qu’elles heurtaient ma pudeur. Je sais que c’est paradoxal, mais c’est ainsi. Les mots m’excitaient, mais leur représentation me révulsait.

J’ai rapidement compris la valeur de mon hymen intact, et bien que trouvant ça quelque peu stupide, je décidai de me « réserver » pour l’homme que je jugerai digne de me déflorer.

La curiosité m’a rapidement poussée à fréquenter certains lieux, certains clubs, certaines soirées et c’est ainsi que je suis devenue duelle. Dans la journée, sage étudiante timide, effacée, durant la nuit, maîtresse exigeante, sévère et inflexible.

Dès ma première soirée, j’ai été fascinée par la vue de ces corps abandonnés au plaisir, avec un goût particulier pour les sexes dressés, pour les sexes ouverts, béants, pour leurs mouvements quand ils s’imbriquent. Alors, j’ai repris mes lectures et me caresse désormais sur les images illustrant les récits.

sxzfohxgJe pense à tout ceci, parce que le regard que cet homme vient de poser sur moi, alors que nous attendons de pouvoir rentrer dans l’amphi, me donne l’impression d’avoir été trahie par mon ombre projetée sur le mur.

Le bout de ses doigts vient d’effleurer ma main, avant de caresser timidement sa bouche. Un sourire troublé… c’est décidé, ce sera lui !

Quand d’anciens amis de lycée partent en vacances ensemble…

 

 

En ouvrant une boîte

Présentation baladeImaginez une boîte, un peu vintage, un peu désuette, une boîte qui sent les souvenirs enfouis, amassés au long des années, au gré des héritages… des vieilles photos, de vieilles gravures, une illustration arrachée d’un journal, d’une revue… toutes ces petites choses dont la signification s’est perdue avec le temps, avec le souffle de ceux qui se sont tus à tout jamais… cette boîte qu’on se décide à ouvrir, une promesse est une promesse ! « Je ferai un tri avant l’été de tout ce bordel accumulé au cours des années »

Balade dans les instantanés« Qui m’a refourgué cette boîte ? Que contient-elle au juste ? »

En l’ouvrant, l’odeur se fait plus intense… une première photo… je la retourne et découvre la raison de sa présence… je suis happée par les mots… à qui s’adressaient-ils ?

Je vous propose de me suivre dans ce parcours initiatique… à la fin de chaque texte, le lien vous renverra non pas vers l’instantané qui le suit chronologiquement, mais vers celui indiqué par mon humeur du jour…

Et si nous débutions par un petit tour à vélo ?

 

 

Instantanés – Impression, réveil charmant…

Jean-François Painchaud

Enfin !

Il est enfin revenu !

Il est enfin là, ce temps où l’air a la douceur de ton souffle sur ma peau, la fraîcheur du mien sur la tienne… !

Elle nous est revenue la saison où l’air se déplace avec la grâce qui précède tes caresses sensuelles… quand il suspend son vol pour mieux fondre sur nous… la saison où l’air tangue comme extrémité… le bout du bout du bout de ma langue, qui se régale à l’avance du goût que ta peau lui offrira… !

Jean-François Painchaud

Il est revenu !

Il est enfin là !

Il nous enveloppe, moi dans tes bras, toi dans mes bras !

Connaissez-vous la couleur des baisers ?