“Lettre ouverte à mon prédateur littéraire” ~ par Claire Auzias-Gelineau

Lignes de force

Au sieur Yves Bichet, auteur de Trois enfants du tumulte (Mercure de France, 2018).

« Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages. Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts, Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages, L’air qu’ils respirent ferait éclater vos poumons. […] Regardez-les, vieux coq, jeune oie édifiante ! Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu’eux. Et le peu qui viendra d’eux à vous c’est leur fiente. Les bourgeois sont troublés de voir passer les gueux. »

Jean Richepin

Vous pillez nos livres, vous vous appropriez nos luttes, nos pratiques, nos extravagances, mais surtout nos rêves, des rêves dont vous n’avez pas la moindre idée. Et comment l’auriez-vous, pauvre littérateur sans estomac, quand vous pataugez dans l’obscène d’un temps où les «enfants du tumulte» sont devenus matière à vendre du papier gras et à toucher des royalties. Le Mercure…

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