Les “Œuvres politiques” de Marat soldées par son éditeur Jacques De Cock sur PriceMinister

LA RÉVOLUTION ET NOUS

Les 10 volumes des Œuvres politiques de Jean-Paul Marat sont soldés à moitié prix par son éditeur scientifique Jacques De Cock. Il vous en coûtera 200 € + 8,19 € de port.

Une occasion pour les particuliers et particulières qui peuvent offrir ou s’offrir un cadeau intelligent pour les fêtes à venir (ou à inventer!).

Occasion aussi et surtout pour les centres de documentation et bibliothèques auxquelles manquerait ce monument d’érudition révolutionnaire.

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“Lettre ouverte à mon prédateur littéraire” ~ par Claire Auzias-Gelineau

Lignes de force

Au sieur Yves Bichet, auteur de Trois enfants du tumulte (Mercure de France, 2018).

« Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages. Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts, Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages, L’air qu’ils respirent ferait éclater vos poumons. […] Regardez-les, vieux coq, jeune oie édifiante ! Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu’eux. Et le peu qui viendra d’eux à vous c’est leur fiente. Les bourgeois sont troublés de voir passer les gueux. »

Jean Richepin

Vous pillez nos livres, vous vous appropriez nos luttes, nos pratiques, nos extravagances, mais surtout nos rêves, des rêves dont vous n’avez pas la moindre idée. Et comment l’auriez-vous, pauvre littérateur sans estomac, quand vous pataugez dans l’obscène d’un temps où les «enfants du tumulte» sont devenus matière à vendre du papier gras et à toucher des royalties. Le Mercure…

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Sonnet d’été – 2017

Dessin de Milo Manara

Salir Verlaine ne me suffisait pas, j’ai donc décidé de récidiver en m’en prenant à celui que je considère comme étant l’un des plus grands, peut-être même LE plus grand, Charles Baudelaire qui avait écrit « Sonnet d’automne » en 1857…

En cette froide journée de février, je rêve de chaleur estivale, alors, j’imagine une voix grave et sensuelle, des éclats de rire à faire dresser mes poils de désir, d’un homme qui me troublerait au cours de vidéo-conférences… et je commets ce sacrilège…

Sonnet d’été

Ils me disent, tes yeux, chauds tellement mâles :
«Pour toi, étrange femme, quel est donc mon mérite ?»
– Sois bavard ! Quand ta voix par les ondes transite
Je voyage direct dans un monde libidinal,

Laisse-moi te dévoiler mon beau rêve animal,
Caresses de ma main tout au long de ta bite,
Ta sombre toison, mes douces lèvres invite.
Te sucer avec passion, une pipe infernale !

Aimons-nous doucement. Mettons-nous sur orbite,
Ténébreux, embusqué, bande tel un cheval.
Je rêve des engins de ton bel arsenal

Sexe, appel et tu ris ! – Ô mon fier Démocrite !
Allongé contre moi au soleil estival,
Ô bel inconnu, qui de si loin m’excites !