Odette&Jimmy – « Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots »

Si vous y tenez vraiment, vous pouvez écouter cette chanson en cliquant sur ce lien, mais je ne vous le conseillerais pas, tellement je la déteste !

Je me remettais de toutes ces émotions dans les bras de Christian, goûtant avec délice ce moment d’une tendresse absolue. Nous échangions quelques mots, entrecoupés de longs silences bruyants. J’entendis Martial éclater de rire, suivi par Cathy et Monique. Poussés par la curiosité, nous les avons rejoints. Je ne me souvenais pas avoir vu mon frère totalement nu, je découvrais son corps à 73 ans.

– On réservait nos places pour le spectacle de demain soir et comme ça risque de durer, on cherchait notre place sur Martial… parce que c’est le plus confortable de la bande et qu’il se tient mieux que Marcel…

– Note qu’elle n’a pas dit que je suis gros, je suis confortable !

– C’est parce qu’elle est polie !

– Toi, t’es envieux ou je ne m’y connais pas !

– Un peu que je le suis ! Il y a quelques années, c’est ma compagnie que ces dames recherchaient… O pute borgne, toutes ces années à entretenir ce magnifique corps d’athlète, toutes ces années d’ascèse et tout ça pour qu’elles préfèrent le gros nounours ! On le serait à moins, non ? Qu’est-ce que t’en penses, Princesse à Jimmy ?

– J’en pense que je comprends pas la moitié de ce que vous racontez, mais que je suis heureuse d’être avec vous tous… qu’il sera toujours temps pour m’expliquer… Et je commence à comprendre que le spectacle des gamins sera assez éloigné de la kermesse de fin d’année…

– Ils t’ont rien espliqué tout ce temps qu’ils t’ont accaparée rien qu’à eux, ces vauriens ? Pff ! Boudiou !

– Non. Ils sont passés directement aux travaux pratiques !

– Faudra que je vérifie ça aussi ! Pasque si ça se trouve, ils ont oublié des tas de détails… Boudiou ! Mais tu rougis ma coquine ! Dis donc, ta mémé elle aurait pas fauté avec Gentil Coquelicot, par hasard ?

Je comprenais de moins en moins, Christian m’a tendu un cahier qu’il venait de sortir d’un meuble à secrets. J’en commençai la lecture et ne relevai la tête qu’après avoir lu le dernier mot. J’étais bouleversée dans tous les sens du terme. Je voulais en savoir plus, Sylvie me désigna leurs « archives » qu’elle m’avait données trois heures auparavant. J’aurais vraiment voulu rester avec eux, mais la curiosité me consumait. Daniel me rassura.

– On a tout le temps pour faire connaissance ensuite ! Tu restes jusqu’à quand parmi nous ?

Comme si j’avais honte de l’avouer, je regardai mes pieds.

– En fait… j’aimerais bien ne plus repartir… si c’est possible pour Jimmy… pour vous tous…

Jimmy m’entraîna dans son bureau pour que je puisse lire confortablement. Sylvie me conseilla de prendre la plume si l’envie me prenait de raconter quelques souvenirs. Mon cœur bondit dans ma poitrine quand elle ajouta « Vous verrez, sa façon de raconter est… un peu comme si elle décalait d’un tout petit degré l’angle de la caméra… et ce tout petit degré de différence te donne une perspective totalement nouvelle de la scène… ! Vous verrez ! »

En ouvrant la porte de son bureau, Jimmy m’a demandé si j’étais sérieuse quand j’avais dit que je voulais m’installer au mas, si j’avais conscience de ce que cela impliquait.

– J’en ai eu un aperçu tout à l’heure…

– Tu ne m’as pas vu en désirer une autre que toi, faire l’amour avec une ou plusieurs d’entre elles… Tu ne m’as pas entendu leur dire le plaisir que j’y prends…

– Certes, mais j’ai pu ressentir… comprendre… comprendre et ressentir dans mes chairs le plaisir de se faire toucher par d’autres, de faire l’amour avec l’un sans que ça ne remette en cause le plaisir que je prends avec toi, l’amour que je te porte… En l’éprouvant moi-même, j’ai pu réaliser ce que tu, ce que vous ressentez… Et tant que je ne suis pas obligée de coucher avec Martial…

– Ô, ma Princesse ! Tu sais quoi ? On va se marier ! Tu veux me marier ?

J’aurais pu le taquiner sur le trouble profond qu’il ressentait, trouble qui l’avait fait parler comme le faisaient ses parents adoptifs, façon dont il se moquait avec tendresse. J’aurais pu le taquiner, mais je n’en ai eu ni l’envie, ni la force. Je lui rappelai que je n’ai jamais divorcé.

– On a les locaux, on a un ancien maire et conseiller municipal, on a tous les témoins qu’on veut et même le lieu idéal pour notre nuit de noces… On n’a rien besoin d’autre !

– Ah bon ? J’aurai même pas droit à une petite alliance ?

– Eh bien, figure-toi que si, tu vas en avoir une et moi aussi et pas n’importe laquelle ! Joseph, Joseph qui s’excuse de s’être défilé, Joseph est joaillier, figure-toi ! Il nous fera les plus belles alliances du monde, ma Princesse ! Et pour tes témoins…

– Sylvie et Martial pour moi, non ?

– Ce serait trop facile, Princesse… les témoins se choisissent avec grand soin, ma chérie… dis-moi un nombre…

– Douze

– D’accord. Installe-toi, commence la lecture… chacun et chacune viendront te retrouver… elles et ils auront douze minutes pour te convaincre de devenir ton témoin… Seuls Martial et Sylvie en seront dispensés.

– Ah bon ? Et pourquoi donc ?

– Coquine ! Et s’il nous reste assez de temps avant le début du spectacle, je te ferai découvrir la chambre nuptiale…

– Oh, Jimmy… quand tu souris comme ça…

Je n’achevai pas ma phrase, parce que nous nous embrassâmes avec fougue et passion.

J’avais commencé la lecture du cahier écrit par Monique. Ses mots m’avaient davantage excitée que ceux de Rosalie. Ils m’étaient plus proches, contemporains. Je venais de finir un chapitre quand elle ouvrit la porte. Elle maugréait en souriant.

– La démocratie, c’est bien, mais c’que c’est long… ! Ça n’en finissait pas… Dans quel ordre allons-nous nous présenter à Odette ? Alors, j’en ai eu marre et me voilà !

Elle fit un petit pas sauté, tapa dans ses mains et écarta ses bras, comme un Jean-Paul Belmondo d’opérette. Quelle énergie !

– Ah… tu lis le récit de mes fredaines ? T’en étais où ?

– À tes fiançailles, je viens de terminer…

– Ah ah ! Quel bizarre hasard ! Plutôt que te parler de moi, je te propose de te lire le chapitre suivant…

– Rassure-moi, y aura pas de meurtre, pas de cannibalisme, pas de violence, au moins ? Putain, Monique…Titus Andronicus, quoi !

– Jimmy m’a raconté combien tu as été choquée, mais je trouve que les mots de Shakespeare se marient tellement bien avec la bouche de Martial… et, je vais t’avouer un grand secret, nous prétextons souvent « Titus » pour nous isoler, mais la plupart du temps, nous lisons « La mégère » ou « Le songe d’une nuit d’été »… Je compte sur ta discrétion ! Serais-tu d’accord pour une lecture chaleureuse et amicale ?

J’acceptai, tout en pressentant que Monique avait usé de doux euphémismes. Elle s’installa sur le sofa près de la fenêtre, me demanda de poser ma tête sur ses cuisses. Je m’exécutai, le cœur battant. Monique remarqua mon trouble.

– Tu n’as jamais couché avec une femme ? Ça ne t’a jamais tentée ?

– Euh… non… enfin si, mais non… Au lycée, une rapatriée d’Algérie est arrivée en cours d’année… en première… elle venait de Marseille où elle avait vécu quelques mois… Elle était l’attraction de la cour de récré… et que je te papouille et que je rigole super fort… Je la détestais et j’en voulais à mes amies de lui faire la bise, de la taquiner… Elles m’oubliaient à cause de cette fille que je désirais avec tant de violence. Je m’en étais aperçu quand j’avais constaté le plaisir que je prenais à la reluquer en douce dans les vestiaires… Début juin, elle est arrivée en larmes. Elle venait d’apprendre que sa scolarité s’arrêterait là. L’époux que ses parents avaient choisi pour elle ne voulait pas d’une femme trop savante parce que ça risquait de la rendre stérile. Touchée par son désespoir, j’attendis d’être seule avec elle pour la serrer dans mes bras. Elle pleura longuement sur mon épaule. J’embrassai… ou plutôt je caressai la naissance de son cou avec mes lèvres, passai mes doigts dans ses cheveux. Des pas retentirent dans les couloirs. Avant qu’ils ne soient remplis d’élèves bruyantes, elle m’embrassa sur les lèvres. Elle disparut de mon univers dès la fin de l’année scolaire. Je l’ai croisée par hasard quand j’étais enceinte de Caroline. Elle me demanda combien j’avais d’enfants, je lui désignai mon ventre « Trois, en comptant celui-ci ». Elle leva les yeux au ciel. « Veinarde ! J’en suis déjà à sept ! » Elle m’envia de travailler, son mari estimait que la place d’une femme était au foyer. Son temps étant compté, nous nous échangeâmes nos adresses, nous promîmes de nous écrire bientôt de nous revoir très vite et d’organiser un « quatre heures » où nous pourrions papoter tout à notre aise. Bien sûr, toutes ces promesses sont restées à l’état de promesse.

– Si tu veux, on essaie… N’oublie pas qu’entre nous, le principe de base est de pouvoir dire non à tout moment et que ce non sera respecté.

– Ça, je le savais déjà, mais merci de me le rappeler

Je m’installai. Monique souleva le tissu de mon chemisier, le déboutonna, glissa sa main sous mon soutien-gorge. Elle embrassa mon front quand elle constata à quel point mon cœur battait fort. Elle remonta ma jupe « pour garder un œil sur ta jolie culotte ».

– « Voiture avec chauffeur » de et par Monique alias Fille de Mère-Nature

Quelle étrange impression ! Comme elle lisait bien ses propres mots ! Je fermai les yeux et fus propulsée en 1975.

– « L’après-midi fila à la vitesse de l’éclair et la voiture m’attendait déjà lorsque j’arrivai à la gare. Un homme y était déjà installé. Je m’assis à ses côtés, du bout des doigts, il souleva ma robe, écarta ma culotte et me regarda comme pour estimer la marchandise. Je le trouvais déplaisant, mais quand il sortit sa queue de son pantalon, je fus rassurée. Une longue cicatrice un peu brune dessinait une ligne presque droite le long de sa hampe. Catherine m’avait déjà parlé de cet homme un peu étrange, dont la timidité maladive l’handicapait avec les femmes, mais qui, dès qu’il était rassuré, s’avérait être d’une incroyable gentillesse. »

Tout en lisant ces mots, elle souleva ma culotte et glissa sa main vers mon pubis. Je retrouvai mes émois adolescents, quand, le traversin entre mes cuisses, je l’embrassais en imaginant que c’était Clara.

– Oh ! J’adore les poils de ta chatte ! Tu n’es pas choquée par ce mot, j’espère ?

– Non. Bien au contraire ! Comment il t’a touchée, la première fois, Jean-Luc ?

– Comme ça… ooh… j’aime vraiment tes poils, Odette ! Et pis… ils sont presque aussi blonds que les miens ! Putain ! T’es déjà trempée ! Au moins autant que moi !

– Parole, parole, parole…

– Tu me crois pas ?! Lève-toi, tu vas voir !

Elle se leva aussi. Surjouant un courroux agacé, elle ouvrit sa robe, la jeta à terre. Acheva de me dévêtir et se planta face à moi.

– Qu’est-ce que je disais ? Presque aussi blonds que les miens et au moins aussi mouillée que moi ! Tiens, puisque tu ne me crois pas…

Ce disant, elle prit ma main, la glissa entre mes cuisses avant de la remettre entre les siennes. Je l’embrassai. Nous reprîmes nos places sur le sofa. Monique m’invita à ne pas résister s’il me prenait l’envie de la caresser, de l’embrasser. Je la chambrai un peu d’avoir employé des termes aussi délicats.

– Mais… est-ce que j’aurais aussi le droit de te doigter et de te bouffer la chatte ?

– Bien sûr Odette, si tu ne crains pas que nos gouinages te fassent jouir !

– C’est toujours aussi facile… aussi évident entre vous ?

– Oui. Euh… sauf quand il s’agit de déterminer dans quel ordre on se présentera à toi ! « Caressant délicatement son membre du plat des ongles, je lui demandai s’il m’autorisait à le sucer un peu en attendant les autres passagers. Il accepta de bon cœur et c’est avec sa queue dans ma bouche que j’entendis la portière s’ouvrir sur les deux derniers passagers, qui nous saluèrent joyeusement. »

Monique avait repris sa lecture. Elle lisait, tenant son cahier d’une main et me doigtant de l’autre.

– Oooh ! Je comprends Jimmy ! Comme on est bien dans ta chatte !

Mes doigts allaient et venaient dans la sienne avec une aisance croissante. J’étais en train d’offrir du plaisir à une femme ! Cette prise de conscience me donna le courage de réaliser ce qui jusque-là n’était qu’un fantasme récurrent. Tout en écartant ses lèvres, je tendis ma bouche vers son clitoris qui saillait comme un petit diamant dans un écrin rosé. Enfin ! Enfin, je connaissais ce plaisir dont j’avais tant rêvé ! Que son goût m’a plu ! Et ses mots ! J’entendis le cahier tomber à terre.

– Fais-moi jouir, Odette… fais-moi jouir !

– Toi d’abord, Monique ! Toi d’abord !

– La Princesse est exigeante !

– Hey ! La Princesse doit choisir son témoin, c’est pas rien !

– Mais tais-toi donc !

En prononçant ses mots, elle appuya sur ma tête de telle façon que ma bouche se trouva plaquée contre son minou. L’odeur de son pubis me propulsa au milieu des étoiles. J’aurais passé ma vie ainsi, le nez collé à sa toison blonde, la bouche contre son sexe, ma langue titillant son clitoris. J’aimais quand elle avançait son bassin, quand elle écartait un peu plus ses cuisses, quand elle me demandait de la doigter plus fort… comme ça… et qu’elle me prodiguait des caresses rugueuses, pourtant si féminines… Que j’ai aimé lui indiquer par les miennes celles dont j’avais envie ! Je pensais « Tu fais l’amour à une femme ! Sens comme ça te fait jouir ! C’est bon ! C’est bon de se faire baiser par une femme ! Écoute ce qu’elle te dit ! Tu la fais jouir comme une sainte salope ! Écoute comme elle aime ça… et toi… »

Je décollai ma bouche pour hurler mon plaisir. J’avais oublié qui j’étais, où j’étais. Je n’étais que jouissance dans un océan de plaisir. Monique avait joui en criant que je la suçais comme une déesse.

Nous nous étreignîmes, nous embrassâmes tendrement, puis quoique chassé, le naturel revint au galop.

– C’est malin ! Non seulement, j’ai pas eu le temps de finir ma lecture, mais en plus je vais me faire engueuler ! Trente-sept minutes au lieu de douze… !

– T’as qu’à leur dire que tu te doutais qu’ils avaient besoin de plus de temps pour enfin prendre une décision !

– Oh, Odette ! Comme on va être heureux avec toi !

Elle m’embrassa sur la joue, me conseilla de mettre un peu d’ordre dans ma tenue, enfin… de me rhabiller et partit chercher mon prochain postulant.

Je ne l’entendis pas s’éloigner, mais reconnus son pas quand elle revint, ouvrit la porte pour m’annoncer dans un éclat de rire « Timing parfait, Princesse ! Ils viennent juste de se décider ! »

« You got me so I don’t know what I’m doin’ now »

Odette&Jimmy – « She really gets me high »

Le titre de ce texte est extrait de ce morceau

Jean-Luc caressait mes seins entre surprise et curiosité, chaque caresse était plus assurée que la précédente, plus apaisante, plus excitante. Il me projeta dans ses bras, je sentais pour la première fois la chaleur de sa peau, la force virile et animale de son corps. Il m’embrassa à pleine bouche, comme les voyous le faisaient dans les séries B des années 50. Ses mains glissèrent de mes reins à mes fesses qu’elles empoignèrent.

Je frottai mon ventre à son sexe dressé.

– Regarde, regarde la raison pour laquelle on m’appelle le Balafré. Regarde ! Tu aimes ? Tu veux bien la caresser ?

Mes doigts couraient le long de sa marque. Je sentais les picotements annonciateurs d’un désir violent tout autour de mes aréoles, je sentais mes tétons pointer et durcir, je sentais la chaleur moite entre mes cuisses, cette moiteur bouillante qui bientôt m’obligerait à onduler des hanches pour tenter de l’apaiser, de la raisonner. Je pris la main de Jean-Luc et la fis descendre jusqu’à mon intimité ardente. Jimmy m’invita à rejoindre un lieu plus adéquat.

J’entrai dans une pièce attenante, les coulisses d’une salle de spectacle remplie de toute une gamme de costumes et accessoires. Jimmy installa une espèce de fauteuil à l’assise particulière.

J’étais à demie allongée, les genoux plus hauts que mes épaules, le bassin projeté en avant.

– Écarte les genoux et montre-leur la chance que j’ai !

J’hésitai, le regardai en coin.

– Tu pourrais m’habiller de lumière ?

Je faisais allusion à notre premier voyage, aux premières photos pour lesquelles j’ai accepté de poser nue, offerte. Quand il m’avait vue ainsi, sur l’écran de son ordinateur, toute habillée de lumière, il avait oublié ma présence et s’était branlé zoomant et dézoomant, jusqu’à ce que, dans son dos, j’entreprenne de le caresser, en lui demandant de m’expliquer ce qu’il aimait tant sur cette photo.

À cette évocation, un éclair délicieusement vicelard traversa le regard de Jimmy. Je devinai sa langue gourmande derrière ses lèvres closes. elle devait commencer à affûter ses dents… Je le connais assez pour savoir comment aiguiser son appétit de me mordre, tout comme il sait comment aiguiser le mien.

– Tu sais ce qu’il t’en coûtera, Princesse. Tu veux toujours que je t’habille de lumière ? Tu es prête ?

Christian se plaignit de ne rien comprendre, je demandai à Sylvie de lui expliquer les sous-entendus pour moi, comme il avait eu la gentillesse de le faire plus tôt dans la journée.

Jimmy partit chercher l’appareil-photo, Alain et Jean-Luc l’aidaient pour les éclairages. Je fermai les yeux et expliquai que c’était d’autant plus difficile pour moi de poser devant Sylvie qui était si à l’aise face à l’objectif. Elle me répondit que le regard de tous nos amis allait me donner confiance, elle leur demanda de me rassurer sur ce point. Prise dans cette ambiance totalement nouvelle, je leur promis, en échange de leurs mots, de leurs compliments de poser dans l’attitude qui les exciterait le plus.J’espérai qu’aucun n’ait des idées trop… loufoques.

J’ai eu l’impression de sentir la chaleur des projecteurs, mais il est plus probable que ce soient les cliquetis qui m’aient avertie. Jimmy demanda à Sylvie de l’assister, plus exactement, il lui demanda de diriger la séance photo et de bien vouloir l’accepter comme assistant. Je n’avais pas envisagé cette possibilité, pour moi… tous les clichés nous verraient l’un avec l’autre, lui avec moi, mais pas… cette perspective m’embrasa littéralement. Jean-Luc fit valoir l’antériorité de notre amitié et demanda à passer le premier.

– Si on veut être exacts, j’ai vu leur bite avant la tienne, je n’ai pas le souvenir d’avoir vu une photo où tu ne la fourrais pas dans la bouche de Monique !

– C’est mon péché mignon… ! Alors… quelle formule magique dois-je invoquer pour que tu écartes enfin tes genoux et que je puisse enfin admirer ton trésor ? Sésame, ouvre-toi ?

– Bien joué, le Balafré ! Ça a fonctionné !

– Écarte-les un peu plus… oui… comme… ça…

Il tendit la main vers mon pubis, mais retint son geste au dernier moment. D’une ondulation, je l’invitai à poursuivre… Il avait le souffle court, s’extasiait de la couleur, des couleurs de mes replis. Je l’invitai à venir à mes côtés afin que je puisse regarder sa queue de plus près, la toucher… Je succombai sous ses caresses et ne comprenais pas pourquoi je ne l’avais jamais désiré avant alors que des feux d’artifice explosaient un peu partout en moi tant j’avais envie de lui, de lui partout en moi, partout sur moi, envie de lacérer sa peau à coup de dents, à coup de griffes… Ses mots étaient teintés d’émerveillement et de regrets…

Je pris enfin conscience des cliquetis. J’étais bouillante de désir, je voulais sentir la queue d’un homme bien précis en ce moment bien précis. Je tournai mon regard vers Christian, qui, surpris désigna sa poitrine d’un air interrogateur.

– Oui. Toi. Ça ne t’ennuie pas ?

Que son éclat de rire sait m’enflammer ! Il fit les quelques pas qui le séparaient de moi pour me montrer à quel point ça ne l’ennuyait pas. Je regardai tous ces hommes autour de moi et sifflai d’admiration. Quelle chance, tout de même ! Moi qui avais reluqué en douce quelques bites ces vingt dernières années, j’avais sous les yeux de quoi faire rêver la voyeuse que je suis ! Je le leur dis.

Christian me demanda de resserrer les genoux, il voulait que je les écarte quand il serait face à moi, que je les écarte avec la lenteur et la délicatesse d’une fleur qui déploie ses pétales. Il voulut que ses amis soient sur la photo. Il avait une idée bien précise. Alain serait à ma droite. Jean-Luc à ma gauche. Jimmy dans mon dos, m’offrirait à leurs caresses.

– Tu te sens prête, Princesse ? Si tu changes d’avis, à quelque moment que ce soit, n’hésite pas à nous le dire.

– Décidément, mon amour, tu resteras à jamais mon initiateur !

Jimmy éclata de rire. Cet idiot n’y avait même pas songé ! Il laissa échapper les mots d’amour que nous réservions à notre intimité, ses amis manifestèrent leur surprise par des exclamations joyeuses. Il ne les avait jamais prononcés devant eux. Il se pencha pour me souffler à l’oreille « Encore une première, Princesse ! »

Quand il vit mon sexe totalement offert à sa vue, Christian eut une réaction similaire à celle de Jean-Luc, il reprocha une nouvelle fois à Jimmy de ne pas m’avoir invitée plus tôt, il lui reprocha de ne pas avoir insisté. Il caressait mon corps, je ne parvenais pas à onduler comme je l’aurais souhaité. Alain me demanda s’il pouvait mettre un morceau de circonstance.

Je n’eus pas à répondre, mon sourire soulagé était assez éloquent. Il me fit un clin d’œil « l’avantage de la modernité moderne » avant de lancer à distance cette chanson que je n’avais plus entendue depuis des décennies. Je me surpris à danser, les cuisses écartées, ne pouvant que bouger mon bassin, mes bras et le haut de mon corps. Je fus encore plus étonnée de m’entendre chanter à plein poumons les paroles qui me revenaient au fur et à mesure.

Alain à mes côtés, caressait mon sein, mon ventre avec son sexe, son autre main caressait l’intérieur de ma cuisse. Oh oh Black Betty… J’étais béate d’admiration devant la beauté de son corps, de son sexe… par sa taille impressionnante et pourtant pas effrayant, bien au contraire !

Jean-Luc taquinait mes seins, prétextant chercher la partie de ma peau dont la carnation serait la même que celle de sa marque. Je fis semblant de protester, mes mamelons sont bien plus foncés que sa pseudo balafre, mais il n’en eut cure, il continua à les exciter avec sa bite. J’étais aux anges !

Alain se pencha vers moi, me demanda s’il pouvait m’embrasser. J’acceptai volontiers. Son baiser avait un goût merveilleux, le goût des vacances d’été. Je me tournai vers Jean-Luc. Bon sang ! Il embrasse comme un dieu, ce con ! Devinant mes pensées, il me dit dans un éclat de rire « et t’as encore rien vu, ma p’tite ! »

Jimmy s’inclina vers moi. me demanda de me pencher davantage, pour que nous puissions voir ensemble le sexe de Christian me pénétrer. Je sentis mon sexe s’ouvrir, palpiter puis se resserrer autour du gland de Christian, qui me pénétrait en commentant à voix haute ce qu’il ressentait. Je me redressai encore un peu et le suppliai de m’embrasser.

Je ne sais pas ce qui me fit jouir si fort la première fois, les caresses d’Alain, celles de Jean-Luc, les caresses et les mots d’amour de Jimmy, les va-et-vient savants, les mots, les caresses et les baisers de Christian, à moins que ce ne soit les cliquetis de l’appareil-photo.

Je rugis et Jimmy me tendit son avant-bras… lui aussi a une marque indélébile, qu’il fait passer pour une scarification rituelle qu’il aurait faite dans une tribu maorie. La tribu existe, nous y avons séjourné quelques jours, c’est effectivement lors de ce séjour que sa peau a été déchirée, mais en aucun cas ce ne fut l’œuvre d’un chamane local, mais bel et bien celle de mes dents.

À chaque fois, le même goût divin dans ma bouche… Je pourrais m’enivrer de cette sensation. Je jouis plusieurs fois encore avant que Sylvie ne s’estime satisfaite du cliché. Je me remettais de ces émotions dans les bras de Christian pendant que Jimmy discutait avec Alain et Jean-Luc, je les entendais ricaner et approuver la proposition de Sylvie qui les avait rejoints.

« Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots »

Odette&Jimmy – « I was sleeping, gently napping, when I heard the phone »

Le titre de ce texte est la première phrase de cette chanson

Jimmy m’a téléphoné, sa voix hésitante trahissait un trouble profond.

– Princesse… ma chérie… je sais que j’ai merdé, mais c’est arrivé comme ça… J’ai merdé. Ne m’en veux pas…

– Qu’est-ce que tu racontes ? T’en vouloir de quoi ? Tu as merdé ? Qu’est-il arrivé ?

– Émilie

Émilie ? Quelle Émilie ?

– Ta petite Émilie… la fille de Sébastien… elle est au mas et…

– Et quoi ? Émilie est chez toi ?! Mais pourquoi ? Mais comment ? Qu’as-tu fait ?

J’en pouvais plus de ses « mémé Dédette »… elle a préparé du chocolat… je faisais partie du jury pour les départager, elle et Lucas… et… j’ai lâché le morceau pour nous deux… J’ai lâché le morceau, Princesse… J’ai merdé… ne m’en veux pas…

– Mais quel con tu fais ! Tu m’as filé une de ces trouilles ! J’ai cru que tu avais couché avec elle !

Avec Émilie ?! Mais c’est qu’une gamine !

– Avec les hommes on sait jamais. Pourquoi tu ris ? Pourquoi ce ton pour dire « Oh, ma Princesse » ?

– Parce que tu imagines qu’une gamine de 25 ans puisse avoir envie de coucher avec moi. C’est vraiment flatteur !

Un long silence.

– Ma Princesse chérie, je serais si heureux que tu viennes nous rejoindre, te faire découvrir le mas, te présenter enfin à mes amis. Il serait temps, non ?

– Tu as raison. Il est temps que je franchisse le pas. Si tu veux, je prends le premier vol ou le premier train pour Marseille. Je te confirme ça.

Un nouveau silence.

Jimmy, je peux t’avouer un truc ? Nous en avions parlé à Vancouver, nous en avions parlé à Perth et on avait estimé que le sujet était clos, mais depuis, je n’attendais que ça… que tu m’invites à nouveau… pour accepter… te regarder droit dans les yeux, au milieu de ton univers et te dire à quel point je t’aime.

– Ô, ma chérie, ma Princesse chérie !

– Jimmy, tu sais quoi ? Tu as bien fait, pour Émilie, c’est sûrement plus facile à entendre de ta bouche que de celle de sa mémé Dédette…

– Oh non ! Tu ne vas pas t’y mettre toi aussi !

– Sinon quoi ? Tu vas me mettre une fessée ?

– Sinon, je ne te mettrai plus jamais aucune fessée, mais une robe de chambre à fleurs et t’installerai dans un fauteuil avec une tisane et t’obligerai à regarder « Les feux de l’amour » !

– Oh putain ! Pour une punition, c’est une punition ! T’étais aussi sévère avec tes étudiants ? Alors, promis, je jette mémé Dédette aux oubliettes !

– Tu fais bien, Princesse !

Encore sous le coup de la surprise, j’ai réservé une place sur le premier vol pour Marseille, préparé ma valise. Le temps a filé à une vitesse incroyable. Je me suis installée dans l’avion. Des tas d’images s’entrechoquaient dans ma tête. J’ai fermé les yeux.

Quelques heures après son appel, je débarquais dans cet aéroport où m’attendait un comité de réception, composé de Martial qui tenait un panneau « Dédette », Sylvie qui agitait le sien « Didou », Émilie avait opté pour « Mémé Dédette » quant à Jimmy, il m’accueillait avec son panneau « Princesse ».

Une petite blondinette se tenait à l’écart, l’indifférence qu’elle affichait était trop flagrante pour être honnête. Je me suis dirigée vers elle.

Tu conduis ou on prend un taxi ?

Jimmy sautait comme une puce sur plaque chauffante « J’ai gagné ! J’avais raison ! La preuve ! Dis-leur, Princesse, dis-leur ! ». Ils m’ont couverte de bisous. Sylvie m’a fait revenir à la réalité.

– Et tes bagages ?

– Sur mon lit… J’ai oublié ma valise en partant… à mon â…

Jimmy m’a fait les gros yeux, m’a discrètement menacée de son index.

– … à mon avis, c’est l’émotion !

Pendant le trajet, Émilie n’arrêtait pas de me parler d’inconnus, dont un certain Balafré que j’étais censée connaître.

– Je connais un Balafré ?

Comme s’ils avaient anticipé ma question, Jimmy, Martial et Sylvie répondirent « Le p’tit puceau ! » tandis que la blondinette, Manon, répondit « Jean-Cule ».

L’accueil au mas fut encore plus chaleureux. Jean-Luc ricanait.

– Toi, j’te r’tiens !

– Parce que tu m’as cru puceau jusqu’en 2010 ?

Non. Non. Non ! Tu t’en tireras pas comme ça ! Tu sais très bien pourquoi ! Parce que ma petite-fille, ma descendance, en savait plus que moi, sur certaines de tes caractéristiques… anatomiques « Si on le surnomme le Balafré, c’est parce qu’il a une marque sur la teub, comme une cicatrice… genre Harry Potter de la teub ». Donc, la petite Émilie a vu ta queue avant moi, qui te connais depuis 1966…

– S’il n’y a que ça pour te faire plaisir, pour me faire pardonner…

Et là, comme si de rien n’était, je vois mon Jean-Luc, le même gars pourri de timidité que je connaissais, baisser son falzar et déballer son matériel, me mettre sa bite sous les yeux. Nature.

– T’inquiète, Odette, il fait ça tout le temps… Il l’avait même montrée à ma grand-mère et à celle de Christian ! Ça doit être sa façon de faire connaissance…

– Mon Dieu ! Un exhibitionniste ! Quelle horreur !

– Ne sois pas si sévère, Mémé Dédette, il n’y a rien de mal !

Jimmy et Sylvie éclatèrent de rire.

Elle se fout de vous ! J’espère que tu leur raconteras, ma Didou !

Quelle étrange impression ! Je connaissais l’intimité des amis de Jimmy, tout en en sachant si peu sur eux. Les éclats de rire de Christian, par exemple, personne ne m’en avait jamais rien dit. La douceur infinie de Cathy, les gloussements de Mireille et sa tendance à rougir quand Marcel ou Jean-Luc se montrent grivois.

Je découvris l’existence de la Confrérie du Bouton d’Or. Je savais que cette bande d’amis se rencontrait dès que possible, mais je trouvais ça étonnamment protocolaire. Connaissant l’esprit libertaire de Sylvie, Martial et Jimmy, j’étais surprise qu’ils se pliassent à un tel formalisme. Comme si elle avait lu dans mes pensées, Sylvie m’apporta quelques cahiers et dossiers contenant leurs « archives » pour que je comprenne mieux ce qui les attachait à cette Confrérie. Avant de les lire, je me tournai vers la petite Manon.

Si je comprends bien, voilà qui t’interdira l’épilation intégrale

Ah non, ça jamais ! Beark… les poils… beark !

– Mouais… la Confrérie du Bouton Chauve… la Confrérie du Mont Chauve… du Mont Pelé… mouais… pourquoi pas ? Chacun son truc…

Jimmy proposa aux gamins de nous laisser un peu entre nous, afin que je fasse connaissance avec ses amis, avec les lieux. Ils en profitèrent pour nous annoncer une représentation dès le lendemain soir. Annonce qui fut accueillie avec un enthousiasme bruyant.

J’avais les yeux dans le vide, je sentais une vague de sérénité absolue m’envahir, j’étais enfin arrivée, à ma place.

Je ne me suis jamais sentie aussi à l’aise de toute ma vie. Je suis enfin chez moi, je peux enfin poser mes valises…

Surtout que ça va pas trop prendre de place !

Mais t’es vraiment rien qu’un p’tit con, Jean-Luc !

– Bienvenue chez toi, ma Princesse !

Et puis, si tu as besoin d’autres vêtements, on a tout un dressing plein de robes et autres dessous qui t’iront à ravir… Si tu le souhaites, je me ferais un plaisir de t’aider à choisir…

– Brummel, le Prince des dandies !

Belle comme un cœur et de surcroît perspicace ! Prof, tu es un criminel de ne pas l’avoir arrachée plus tôt à ses terres du Nord, de ne pas l’avoir enlevée pour nous la présenter !

Te caille pas les sangs, ça c’est les Parisiens… Combien de temps on a dû patienter avant d’être présentés à la Fiancée ?

Je me trouvais au milieu d’une discussion animée dont je ne comprenais pas tout. Christian, à mes côtés, me traduisait, m’expliquait les sous-entendus. Monique prit la défense de son Titi, mon frère Martial.

Vous faites bien de la ramener ! Combien de temps le Notaire s’est gardé pour lui tout seul, en parfait égoïste, la délicieuse Madame ? Quinze ans ! Quinze ans !

Oui, mais ça c’est pas pareil… c’était de la estratégie de sa part…

De la stratégie de quoi ?

Fas cagua, Mounico, de la estratégie et pis c’est tout. Je me comprends…

– Moi, ce que je comprends surtout, c’est que t’as pas d’argument et que c’est de la mauvaise foi !

– Pas le physique, ni la religion !

On aurait pu croire qu’ils avaient répété cette scène des milliers de fois tant cette dernière phrase fut exclamée en chœur. C’est à cet instant précis que je compris la puissance du lien qui les unissait.

Je sentis, plus que ne le remarquai, le sourire de Christian assis à mes côtés. Je suivis son regard. Monique et Jean-Luc s’embrassaient tendrement.

– Qu’y a-t-il de plus beau ? Existe-t-il quelque chose de plus beau à voir que le corps de la femme que tu aimes, que le corps d’une femme en train de prendre du plaisir ? Connais-tu quelque chose de plus beau ?

La voix de Christian était envoûtante.

– De plus beau, je ne sais pas, mais d’aussi beau, de voir durcir la queue de l’homme qui regarde cette femme… et aussi son sourire…

Christian m’embrassa sur la joue, prit ma main.

– Viens !

Il m’entraîna dans un recoin de la pièce, deux grandes tentures pendaient du plafond. Je me « dissimulai » derrière celle qu’il me désigna, il se « dissimula » derrière l’autre. Je pouvais ainsi l’observer en toute discrétion observant subrepticement Monique et Jean-Luc se donner du plaisir. Un regard curieux de l’un ou l’autre des membres de la Confrérie nous aurait bien évidemment démasqués.

J’ai aimé le sourire presque enfantin de Christian quand il me désigna sa queue, son mouvement de tête semblant me dire « Alors ? Ça te plaît ? ».

D’un geste, je lui demandai l’autorisation de le regarder de plus près. D’un mouvement ample de la main, il m’invita à le rejoindre. Je fus surprise quand, arrivée à ses côtés, il me prit dans ses bras, m’étreignit en me chuchotant « Merci d’être enfin là sois la bienvenue parmi nous, Princesse de Jimmy ! ».

Je cherchai Jimmy du regard, il était en grande discussion avec Sylvie, Cathy et Joseph. Alain semblait taquiner Mireille. Daniel et Marcel se tenaient à l’écart, comme s’ils mettaient une surprise au point. Je jetai un regard en biais vers le sexe de Christian. J’aurais aimé en caresser les nervures, en éprouver le relief.

– À quoi tu penses ?

– À rien. Je suis heureuse et j’en profite. J’ai envie de…

– Tu as envie de ?

– Non. Rien. C’est ridicule.

– Laisse-moi en décider.

Je me hissai sur la pointe des pieds et lui avouai dans un murmure « De te montrer mes seins, tout en sachant que je n’en aurai jamais le courage ». Christian me sourit, me fit un clin d’œil « Tu as besoin d’aide ? Attends ! »

Je ne sais pas comment il a réussi à attirer l’attention de Jimmy et de lui seul, mais il y est parvenu.

– Ta princesse a besoin de tout ton art, de toute ta science pour se dévoiler.

J’étais blottie dans les bras de Jimmy, pour qu’il puisse dénuder ma poitrine et me permettre ainsi de l’offrir à la vue de Christian. Je n’ai pas pensé une seule seconde qu’il me déshabillerait intégralement.

– Ben mon salaud ! Tu t’es bien gardé de nous dire à quel point elle est belle ! Ah mon salaud ! Il nous avait pas dit que tu es si bandante !

Je regardais le sexe de Christian, sidérée de le voir bander si dur. Dans un geste réflexe, je tendis ma main pour le caresser, avant de me ressaisir et renoncer. Jimmy prit ma main et la guida vers la queue dressée de son ami.

– Fais-moi plaisir en te faisant plaisir, ma Princesse d’amour !

Je gémis un « si on nous voyait ». Je sentais Jimmy bander plus dur dans mon dos. Je branlais Christian en éprouvant un plaisir insoupçonné. « Tu veux qu’on les convie au spectacle ? » Tremblant comme une feuille, je soufflai un oui intimidé et, mue par je ne sais quel réflexe stupide, je fermai les yeux.

– Tu es d’humeur joueuse, mon amour ! Garde les yeux fermés et tente de deviner qui est à nos côtés.

Tout en disant ces mots, Jimmy dirigea ma main vers un premier sexe dont la taille me surprit. Alain ! Quand je caressai le second, quelqu’un sifflota une mélodie que je reconnus aussitôt, mais qui m’étonna.

– Jean-Luc ? Mais… il est avec Monique !

– Monique est occupée avec son Titi, tu n’imagines tout de même pas qu’on allait te faire toucher la bite de ton frère sans t’en avertir, Odette !

J’ouvris les yeux et compris, en croisant son regard, pourquoi Monique était tombée sous le charme de son Balafré.

She really gets me high