Instantané – La couleur des baisers

Tu me demandes de quelle couleur sont les baisers. Ferme-les yeux et plonge au plus profond de tes sensations.

Un baiser est rose quand une langue délicate et humide vient se poser sur une autre dans un sourire charmeur, dans un sourire séduit…

Mais un baiser peut être bleu, quand il est la promesse d’un ciel serein, d’un ciel d’été…

Un baiser vert, ce sont deux langues qui font connaissance, un peu timides, toutes frétillantes et curieuses du plaisir qu’elle vont se procurer…

Un baiser est rouge quand il est passionné, la passion qui coule dans nos veines, prélude à la jouissance qui nous fera chavirer… un baiser rouge est incroyablement vivant… c’est la vie même… un baiser rouge pourrait nous consumer s’il ne nous offrait pas ce petit supplément…

Un baiser en noir et blanc, c’est le souvenir d’un temps passé, quand notre doigt, glissant le long de nos lèvres, cherche à retrouver la sensation d’un amour envolé… il n’est pas triste, non ! Le baiser en noir et blanc est un baiser apaisé comme une sensation à tout jamais fixée… après passage dans le troisième bac…

Un baiser pourpre, c’est celui que l’on offre au milieu des décibels, quand le bruit nous protège, et que l’on peut se laisser aller à souffler de tout notre désir, comme un taureau peut le faire quand il est excité… personne alentour n’entendra l’étreinte enflammée que ce baiser promet…

Mais passées ces premières descriptions, tu commences à comprendre où je veux en venir… un baiser réussi est avant tout multicolore… toutes ces sensations, tous ces souvenirs que mes mots t’évoquent…

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Tu m’as demandé de quelle couleur sont les baisers. Je t’ai répondu, maintenant ouvre les yeux… embrasse-moi et conviens que la couleur importe peu… que ce qui compte, c’est d’embrasser !

Un dessin s’est échappé…

Instantané – Rêverie automnale

Trois petits glands au creux de ma main, trois jolis glands dans ma douce bouche…

Existe-t-il plus belle perspective que celle de trois glands au milieu des bois ?

Trois glands unis dans le même désir d’être frôlés par des doigts habiles, puis délicatement touchés, avant d’être goûtés par une bouche gourmande…

Trois glands convoités, trois glands dont on a une telle envie qu’on pourrait perdre l’équilibre pour les atteindre…

Bonheur et espoir partagés…

La mésaventure arrivée à ces deux chenapans qui ont voulu se faire passer pour des grands…

Entre Harley et Davidson

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William Harley, Arthur Davidson en 1914

Une photo déjà vue mille fois sur Twitter, William Harley et Arthur Davidson sur leur engin en 1914… et je pense à la chanson que Gainsbourg avait écrite pour Brigitte Bardot

Et je commets l’irréparable, que voici !

Je n’ai besoin de personne
Entre Harley et Davidson
Je n’reconnais plus personne
Harley ou Davidson ?
Les quatre fers en l’air
Et voici que je quitte la terre
C’est p’tète pas le paradis
Mais j’prends un pied d’enfer !

Je n’ai besoin de personne
Entre Harley et Davidson
Je n’reconnais plus personne
Harley ou Davidson ?
Leur bite entre mes seins,
Il faut dire qu’elles y sont bien
Je préfère bien mieux leur vit
Qu’un baiser sur la main !

Quand je sens tôt le matin
Les trépidations de leur grosse pine
Il me monte du plaisir
Dans le creux de mes reins

Je n’ai besoin de personne
Entre Harley et Davidson
Je n’reconnais plus personne
Harley ou Davidson ?

Ils font bouillir mon sang
À deux, à trois, à dix, à cent
Putain, qu’ils me font jouir
Des orteils jusqu’aux dents !
Putain, qu’ils me font jouir
Des orteils jusqu’aux dents !