Allez hop, tout l’monde à la campagne ! – Sixième épisode

Pour son anniversaire, mon époux adoré nous a demandé de le faire spectateur de nos ébats. Nous devrons donc faire l’amour en faisant semblant d’ignorer sa présence ou le contraire selon notre humeur du moment. L’idée l’émoustillait tellement que nous n’avons pas songé à refuser, pour être tout à fait honnête, je dois préciser que l’idée nous émoustillait au moins tout autant.

Excluant mon époux de nos préparatifs, il observait de loin nos conciliabules ce qui l’excitait déjà beaucoup, notre conjoint a eu l’idée de faire imprimer de petites cartes avec quelques-unes de mes images, elles seront comme les cailloux du Petit Poucet, le moyen qui nous permettra de ne pas nous éloigner du programme que nous réservons à mon mari. Ces images ne seront pas forcément reproduites à l’identique, nous nous sommes arrogés le droit de modifier certains détails si une autre conformation s’avérait mieux nous convenir, mieux convenir à la situation.

Le café prend tout son temps pour passer. Tranquillement installé à table, mon époux sourit, serein, l’âge sans doute… Je veux bien admettre que mon agacement est disproportionné, mais je ne vois pas en quoi l’idée d’un bon détartrage serait si risible dans la mesure où ça nous permettrait de ne pas avoir à attendre des heures que le café passe, pas plus que je ne vois en quoi l’absence de sexe au réveil aurait un quelconque rapport avec ma soi-disant mauvaise humeur ! La véritable raison de mon agacement est la crainte que mon impatience ne me rende trop bavarde.

Notre conjoint arrive enfin de la boulangerie, un énorme sachet rempli de viennoiseries au-dessus de la boîte contenant le gâteau d’anniversaire. Il pose le tout près de la cafetière avant de retourner « au pas de course » à la voiture pour y récupérer la baguette. J’ai fini par m’asseoir aux côtés de mon époux. Notre conjoint nous rejoint, non sans regretter que quelqu’un ait éteint la cafetière qu’il avait pourtant mise en route avant de partir en ville. J’évite son regard ainsi que celui de mon époux, qui lui intime le silence de son index posé sur ses lèvres.

Ignorant l’incident, notre conjoint se débarrasse de son pantalon de jogging et, tout à fait désolé, nous explique qu’il ne sera pas en mesure de me faire l’amour devant son « cher ami ».

– Je ne comprends pas pourquoi ma pine refuse de bander… justement aujourd’hui !

– Elle refuse de bander, vraiment ? Elle n’en donne pas l’impression, pourtant !

– Détrompez-vous, mon ange, il s’agit d’une érection de façade, une simple érection de façade, mon ange…

Tout guilleret, mon époux se frotte les mains, le spectacle vient de commencer et il s’en réjouit à l’avance, notre conjoint se tient debout entre lui et moi toujours assis sur nos chaises respectives.

– Laissez-moi ausculter votre pine et tenter de remédier au problème… si problème il y a.

Je prends sa « pine défaillante » entre mes doigts et entreprends de l’observer sous toutes les coutures. Érection de façade, tu parles ! Sa grosse bite est aussi dure, gonflée et tendue que celle d’un jeune troufion retrouvant sa dulcinée lors de sa première permission après trois mois de casernement ! Mon époux adoré, que j’épie du coin de l’œil, a du mal à garder son sérieux.

Je décalotte le sexe de notre conjoint le plus lentement possible et avec la même lenteur recouvre le gland pourpré de son prépuce. Mon mari a retrouvé tout son sérieux, ses yeux brillent d’excitation, il ne perd pas une miette du spectacle. Je réitère l’opération une fois, deux fois, dix fois avant de m’interroger. Et si c’était le frein qui aurait perdu de sa sensibilité ? Pour m’en assurer, je le titille dans un mouvement vibratoire du bout de ma langue imbibé de salive.

– La sensibilité vous paraît-elle normale, mon sémillant amour ?

– On dirait qu’elle revient, mon ange, mais… ne cessez pas pour autant. Mon cher ami, seriez-vous celui qui aurait enseigné la réanimation pinale à votre épouse ?

– C’est un volet particulier de la formation aux premiers secours, en effet et je me réjouis de la motivation particulière de mon élève ! Ma chérie, n’oublie pas d’humidifier la hampe avant de pratiquer le bouche-à-gland ! Voilà qui est mieux !

– Dire que j’ai vécu toutes ces années sans savoir qu’une telle perfection… ooh… votre langue, mon ange… qu’une pipe pouvait… outch ! Pouvait atteindre… ooh… une telle perfection !

– Je prends ma part de votre compliment, mon cher ami… En formateur rigoureux, j’ai entraîné, j’entraîne, j’entraînerai ma délicate épouse au quotidien et vous me voyez ravi que nos efforts n’aient pas été vains !

– Vos efforts ?! Oooh… je veux bien con… consentir… les pointillés, mon ange, les pointillés ! Je veux bien consentir à en supporter ma part…

Notre conjoint m’ayant demandé les pointillés, je dégage ma bouche. Le slurp bruyant de ma manœuvre nous instille à tous trois une dose supplémentaire d’excitation

– Veuillez pardonner mon avidité, mais que voulez-vous, votre grosse pine m’inspire !

– Que votre pieux mensonge est plaisant à mes oreilles, charmante créature !

– Pieux mensonge ?! Il n’en est rien ! Vérifiez donc, si vous ne me croyez pas !

En fermant les yeux, serrant les dents pour ne rien laisser paraître, je jouis sous les doigts de notre conjoint tandis que mon époux plaisante en lui demandant s’il s’agit là du fameux « Guili guili ». Pendant une fraction de seconde, notre conjoint a fermé les yeux, son majeur et son index m’ont pénétrée et se sont figés dans mon vagin qui s’est contracté autour d’eux.

Je remarque une goutte d’émotion perler de son gland et je repense à la confidence qu’il nous a faite, à la mi-février. Son divorce n’a pas été houleux, les suites du divorce non plus, pourtant il a eu pour conséquence de lui imposer ce célibat de longue durée. Une simple remarque de son ex-femme, exprimée avec calme et sérénité, lui avait interdit de chercher à refaire sa vie. « Je voyais bien que tu t’appliquais, mais il faut te rendre à l’évidence, malgré tous tes efforts, tu ne seras jamais capable de faire jouir une femme. À mon avis, c’est ce qui explique ta libido anormale. » Il retire ses doigts de mon entrecuisse.

– Mon ange ! Nous avons failli oublier ! La récompense remise aux enfants sages…

Il ouvre la petite boite contenant les cartes imprimées, nous choisissons ensemble celles que nous donnons à mon époux en prenant bien garde à cacher les autres à sa vue. L’intermède « sage comme une image » est terminé, je caresse d’une main légère le sexe de notre conjoint qui se dresse aussitôt.

– Laissez-moi vérifier si cette érection ne mériterait pas une consolidation de façade, allez hop, sur la table d’auscultation !

Notre conjoint s’assied, je reprends ma place sur la chaise. Je tâte, palpe, titille son membre, je souffle sur ses bourses, les lèche un peu, sous le regard brûlant de passion de mon époux. Sans que j’aie eu besoin de le lui demander, notre conjoint s’avance sur la table, il se penche en arrière, ainsi je peux me régaler de ses énormes couilles et je ne m’en prive pas. Tout en les léchant, je caresse son périnée, que je finis par gratifier de mes coups de langue. J’aime sentir son sexe vibrer quand ma langue dérape vers son anus. Je n’insiste pas, il est peut-être trop tôt pour lui, en tout cas il est trop tôt pour moi, je ne suis pas certaine de savoir jusqu’où je serais prête à aller.

La respiration bruyante de mon mari, ses grognements retenus captifs au fond de sa gorge m’indiquent qu’il est temps de passer à l’étape suivante. Je me lève, me tiens debout face à mon époux, me penche en avant et demande à notre conjoint de me prendre, comme ça, en toute amitié, mais avec passion, en regardant son ami droit dans les yeux.

Il me pénètre, comme il le fait parfois, un doigt sur mon clito, un autre à l’entrée de mon vagin, un peu comme un guide qui indiquerait le sens de la visite. Je ferme les yeux un court instant, il me semble entendre mon mari se branler, comme si son gland cognait contre le plateau de la table. J’ouvre les yeux, les siens brûlent d’excitation, un peu de salive blanche et épaisse est visible à la commissure de ses lèvres. Je m’aperçois que je gémis de plaisir. Notre conjoint se retire, il va à la cuisine et revient aussitôt, un mug à la main, mug qu’il tend à mon époux.

– Si vous ne voulez pas regretter d’avoir joui trop vite, branlez-vous de la main gauche, cher ami, et pour ne pas être tenté de le faire de votre main habituelle, tenez fermement ce mug, croyez-moi c’est d’une efficacité redoutable !

Mon mari le remercie, il s’étonne que notre conjoint ait pu deviner ce qui était en train de lui arriver.

– Je vous observe depuis plusieurs mois, je connais votre façon de faire, votre visage, votre regard quand la frénésie vous devient incontrôlable…

Les choses étant dites, il reprend sa place dans mon dos et me pénètre « à la voyou » s’enfonçant jusqu’à la garde d’un seul coup de rein. Un cri de surprise et de plaisir mêlé s’échappe de ma bouche. Notre conjoint me demande s’il n’y est pas allé trop fort, trop profond. Je le rassure. Il se retire au ralenti avant de me pénétrer aussitôt d’un coup de rein assuré. Encore ! Encore !

– Mais vous aimez ça, mon ange ! Votre chatte est bouillante !

Sa grosse pine est fraîche, je trouve ce contraste délicieux.

– Que tu es belle, ma chérie, quand notre ami te baise comme ça, l’air de rien, sur un coin de table !

Mon mari se lève soudain, comme un diable sort de sa boîte…

Allez hop, tout l’monde à la campagne ! – Cinquième épisode

Depuis l’autre jour, mon mari passe de longues heures penché sur le dessin qui décorera le mur face au lit. De son côté, notre conjoint trace des plans, imagine l’aménagement de notre chambre, il hésite sur ce qu’il va confectionner, un cosy ou une console ? Alors, entre un époux, roi des pinceaux et un conjoint, pape de la chignole, j’ai très vite ressenti le besoin d’exprimer ma fibre créatrice. Hélas, à la différence de mes deux hommes, je n’ai aucun don pour les arts graphiques.

On me dit têtue, obstinée voire butée, en toute objectivité je me qualifierais plutôt d’opiniâtre, volontaire, tenace. J’ai donc décidé d’apprendre à modifier des images à l’aide d’un logiciel conçu à cet effet. J’y avais renoncé pendant le confinement, parce que la situation me mettait les nerfs à vif et ma patience se brisait devant la moindre difficulté, aussi sûrement qu’une assiette lancée avec force et colère à travers la cuisine.

Mon époux et notre conjoint étant installés à la grande table et puisque la météo clémente me le permet, je décide d’occuper la table de la petite terrasse à l’arrière de la maison. L’avantage c’est que si je renonce, ils n’en sauront rien.

Je suis plutôt surprise de parvenir aussi vite à maîtriser ce logiciel et à obtenir le résultat que je souhaitais. Forte de cette première réussite, je décide de bidouiller non pas une image, mais de créer toute une série. Je ne m’interromps que lorsque mes deux complices me rejoignent pour « un petit pique-nique histoire de se sustenter ». D’abord étonnés, ils deviennent curieux en me voyant rabattre vivement l’écran de mon ordinateur.

– Qu’est-ce que tu nous caches, mon ange ?

– La curiosité est un vilain défaut, sémillant conjoint !

– Et à moi, le dirais-tu, ma chérie ?

– Rien à faire, je resterai inflexible… je dirais même deux flexibles ! Et c’est pas la peine de tenter un de vos tours de cochon, je ne dirai rien. Rien de rien.

– Tant pis, alors…

Pourquoi ne suis-je pas surprise de les voir capituler sans combattre ? Pourquoi n’y détectè-je pas un piège ? Notre conjoint s’assied à mes côtés, m’embrasse… sa langue… oh, sa langue dans ma bouche… ! Mon époux, debout dans mon dos, commente la tentative de son ami. « Pour la faire changer d’avis, pourquoi ne pas user d’arguments imparables ? », il prend ma main, la glisse dans le jogging de notre conjoint et la guide jusqu’à ses grosses couilles qui semblaient n’attendre que ça.

Je la retire prestement.

– Je m’occupe à bidouiller des images, mais si c’est pour vous moquer de moi… je préfère ne pas vous montrer mes essais.

– Pourquoi crois-tu qu’on se moquerait de toi, mon ange ?

D’un coup de menton, je désigne mon époux (que j’adore un tout petit peu moins à cet instant précis). Semblant presque s’en excuser, il explique à notre conjoint à quel point je n’arrive pas à dessiner quoi que ce soit et prolonge l’explication en racontant quelques anecdotes qui ne me mettent pas spécialement en valeur. Je voudrais arracher le sourire contrit du visage de notre conjoint et m’en servir pour le gifler à pleine volée.

Le pique-nique est délicieux. Le petit vin blanc « qu’on boit sous les tonnelles, quand les filles sont belles… » fait flancher ma détermination. J’obtiens leur serment de ne pas ricaner, si le résultat ne les satisfait pas autant que je le suis. Je consens, alors, à leur montrer une de mes images.

– Mais c’est plus que pas mal, ma chérie ! C’est même très bien ! Ça t’a pris beaucoup de temps ?

– Pas tant que ça… j’en ai fait d’autres… et puis, j’ai inventé des légendes pour quelques-unes. Vous voulez voir ?

Ils rient à mes bêtises et à mes commentaires expliquant le pourquoi du comment de certaines légendes. Je suis tellement heureuse, tellement heureuse que j’en oublie d’être fière de moi. Une chose est certaine, notre conjoint ne perd pas le Nord. Alors que le café est en train de passer, il affirme qu’une remise à niveau en matière de secourisme ne serait pas superflue et puisque nous avons un sauveteur secouriste du travail… D’abord interloqué, mon époux finit par comprendre l’allusion.

L’herbe est drue, les haies auraient besoin d’être taillées, nous avons tous les trois un petit coup dans l’aile, nous pratiquerons donc la PLS dans le jardin. J’en frémis d’excitation et je remarque le même effet chez mes deux complices.

– Je choisis cette version, alors…

– Quelle est la différence avec l’autre ?

– Ben… ah oui, je ne vous avais pas dit… en bleu, c’est toi, mon cher mari et en vert c’est vous, mon amour… euh… mon sémillant conjoint !

– J’aimais bien votre « mon amour »…

– Moi aussi, ma chérie, regarde comme ça me fait bander ! Mais où vas-tu comme ça ? Ne t’enfuis pas !

Je reviens auprès d’eux, le tube de lubrifiant à la main.

– Tiens, monsieur le sauveteur secouriste du travail…

– J’hésite encore… fromage ou dessert ?

– Fromage et dessert, si ça ne t’ennuie pas… sinon, ce ne serait pas une PLS…

– Madame votre épouse est gourmande, cher ami

– Vous ne croyez pas si bien dire, mon fringuant… amour…

Je ne sais pas si c’est la crainte d’être vue, surprise qui met tous mes sens en alerte, ou si c’est l’odeur herbeuse de la terre ou bien le petit vin blanc qui me fait tourner la tête, quoi qu’il en soit, jamais le sexe de notre conjoint ne m’a paru aussi délicieux. Et ses mains crispées sur mes tempes… ! Et ses mots… ses putains de mots… !

Je sais que mon époux adoré se régale du spectacle. Depuis ce fameux réveillon, il me l’a dit souvent, ce fantasme devenu réalité lui apporte, outre de nombreux plaisirs, une sérénité qu’il n’aurait jamais imaginée, le bonheur aussi de s’être trouvé, au-delà d’un complice, un véritable ami, un frère.

Je lèche la grosse pine de notre conjoint en pensant à tout cela, aux frissons qui me parcourent à l’évocation de ces mots « grosse pine » « énormes couilles ». L’odeur du vieux rosier adossé à la remise se marie merveilleusement à celle du pubis de notre voisin. Il faut que je pense à lui demander s’il a été planté à cet effet.

– Regardez, cher ami, votre épouse bave tellement que sa salive inonde mes couilles !

– Ma chérie, ne prends pas le risque de faire gercer les énormes attributs de notre conjoint !

Tandis que je me penche pour lécher, gober les bourses de mon fringuant amour, mon mari me pénètre avec art et application. J’aime l’entendre s’extasier sur la chaleur humide de ma chatte… l’entendre parler de chatte m’excite autant que lorsque je pense aux mots « grosse pine » « énormes couilles ». Quand il invite son « cher ami » à admirer comment ma mouille fait reluire sa queue, je grogne de plaisir. Notre conjoint dérobe son sexe à l’avidité de ma bouche, je lève vers lui un regard implorant, tout en caressant ma joue, il me répète « Les pointillés, mon ange… les pointillés ». Je dois alors me contenter de coups de langue sur l’aine, de baisers sur son pubis, son odeur musquée me rend folle de désir.

Et leurs mains… leurs mains complices qui me caressent en toute délicate impudeur… et mon corps qui semble naître à chaque attouchement… et ce plaisir qui gronde en moi, comme un orage d’été qui prendrait tout son temps avant d’éclater… ma gorge se noue de tous ces cris à jamais retenus…

À qui sont les mains qui écartent mes fesses ? Lequel des deux verse autant de gel entre elles ? Le plaisir fait bourdonner mes tympans, je n’entends pas ce qu’ils se disent… quelques mots seulement… « Attends… attends ! » Notre conjoint pénètre ma bouche au même rythme que mon mari m’encule… Je n’aurais jamais imaginé pendre autant de plaisir à l’évocation du verbe « enculer », jusqu’à ce mois de janvier, je préférais les litotes, mais depuis que nous sommes trois, j’ai appris à écouter, à dire ce mot avec plaisir, parce qu’il évoque la vérité du plaisir que je prends.

Mon orgasme est si puissant que je manque de m’évanouir. La conjonction de leur sexe l’un dans ma bouche, l’autre dans mon cul, la main de mon mari dans mes cheveux, celle de notre conjoint sur ma joue, leur autre main caressant ma vulve… le goût de la grosse pine dans ma bouche, l’odeur du jardin, et ces merveilleux va-et-vient de mon époux… existe-t-il, dans l’Univers, une femme plus heureuse que moi actuellement ? J’aimerais pouvoir répondre oui, mais j’en doute fortement.

– Tenez, tenez, mon ange… régalez-vous !

Je tremble comme une feuille, le plaisir ne me quitte pas. La bouche encore pleine du goût du sperme de notre conjoint, le voici qu’il s’agenouille et m’offre un de ses merveilleux baisers.

– Oh, vous me faites jouir, tous les deux… regardez comment

J’interromps brutalement la pelle que nous nous roulions.

– Non, mon chéri ! S’il te plaît, décharge au fond de mon cul !

Sans le voir, je sens la surprise de mon époux, il n’est pas habitué à m’entendre parler ainsi et il en est tellement heureux. Il m’a tannée pendant des années, mais ces mots restaient bloqués, verrouillés dans mon cerveau. C’est aussi un des beaux cadeaux que nous devons à notre conjoint.

Nous restons de longues minutes, allongés par terre, blottis les uns contre les autres, à nous dire de jolies choses avec de vilains mots, à nous promettre d’autres galipettes dans le jardin. Je les fais sourire en leur confiant que j’ai bien aimé fêter ainsi ma réussite dans ma première tentative d’œuvre graphique.

Mon époux se lève, va faire un brin de toilette avant de se remettre aux pinceaux. Je me rhabille, notre conjoint aussi. Nous nous dirigeons vers la maison, quand je réponds à son interrogation muette, oui j’ai quelque chose à lui dire.

– Je t’aime, mon amour, je t’aime.

Allez hop, tout l’monde à la campagne ! – Quatrième épisode

Le grand jour est arrivé et avec lui, le grand lit que nous avons trouvé au hasard d’une vente aux enchères, à un prix dérisoire du fait, justement, de sa taille hors normes. Le plus difficile a été de le transporter jusqu’à la maison, de le monter à l’étage et de le faire entrer dans la chambre. Les escaliers sont trop étroits, la porte de la chambre aussi, il est donc passé, non sans difficulté, par la fenêtre, mais quelle rigolade !

Enfin, on a rigolé une fois le lit installé, les fenêtres et les volets remontés, parce que, pour tout dire, je n’en menais pas large quand il pendouillait au bout de ses cordes, se balançant dangereusement à trois mètres du sol au-dessus de mon époux. Nous avons pu acheter le linge de lit pour une bouchée de pain, bref une bonne affaire.

Le lit fait, nous nous sommes jetés dessus comme trois gamins. Je suis allongée entre mon mari et notre conjoint qui se demandent comment aménager la chambre. Les yeux rivés au plafond, je compte sur mes doigts, notre conjoint le remarque

– Qu’est-ce que tu fais ?

– Je me demandais… 3 fois 23, ça fait ?

– 69

– C’est bien ce qu’il me semblait !

Je plonge sous la couette qu’ils rabattent en riant. Cet hiver, j’ai découvert le plaisir d’avoir la tête sous les couvertures pendant l’amour. Le manque d’oxygène, la suffocation augmentent mes sensations et me garantissent des orgasmes plus puissants. Lequel des deux vais-je sucer en premier ? Par réflexe conjugal, ma bouche trouve le sexe de mon mari. Mes cuisses s’ouvrent sous les caresses délicates de ces deux hommes.

– Admirez cette merveille, je ne me lasse pas de la découvrir encore et encore !

– À qui le dites-vous ! Je ne veux pas flagorner, mais elle est encore plus belle depuis la Saint-Sylvestre !

– Il va falloir songer à aller brûler un cierge à Saint-Covid, si je comprends bien…

– Oh ! Que venez-vous de faire ? Recommencez, s’il vous plaît…

– Ça ?

– Oh oui ! J’adore comment mon épouse me suce quand vous la touchez comme ça.

– Ah bon ? Vraiment ?

Je délaisse le sexe de mon mari et me retourne pour sucer celui de notre conjoint. Je me régale de son odeur, de son goût, de sa texture sous ma langue. Je m’enivre de ses mots, des compliments qu’il me destine en s’adressant à mon époux.

– Et maintenant… notez la différence…

Mon mari écarte mes grandes lèvres et commence à me sucer, à me lécher comme il sait si bien le faire.

– Ouah ! Vous avez raison ! N’arrêtez pas !

Ivre de mes sensations, il me faut une bonne poignée de minutes avant de réaliser que j’offre au sexe de notre conjoint les mêmes baisers, les mêmes succions, les mêmes coups de langue gourmands que mon mari offre au mien. Emporté dans ce tourbillon, le temps s’évapore.

Je ne sais pas combien de minutes se sont écoulées, quand un signal d’alarme retentit dans mon crâne. Pointillés, ma vieille, pointillés !M’arracher à ce plaisir réclame un effort surhumain, suffocante, à la limite de l’évanouissement, je n’en ai pas la force. Les reproches indulgents de notre conjoint me parviennent, étouffés par la couette qui me recouvre encore du nombril à la pointe des cheveux. « Les pointillés, mon ange… les pointi… rhâââ… ! » Le délicieux jet de son plaisir inonde alors ma bouche, je m’en délecte avant de me tourner vers mon époux.

J’entends leurs conciliabules, mon mari demande à notre conjoint d’attendre un peu « avant de bouffer la chatte de notre petite femme ». Je sursaute quand des doigts écartent mes lèvres.

– Je ne me lasserai jamais de ce spectacle, mon ange !

Notre conjoint sait à quel point son regard me transporte, il sait aussi le pouvoir de ses mots sur moi. Je me concentre à nouveau sur la pipe que je taille à mon époux, en essayant de ne pas écouter leur dialogue.

– Pensez-vous que vous pourriez rendre cette beauté en dessin ? Je l’accrocherais en face du lit, comme ça, ce serait la première chose qu’on verrait en se réveillant, la dernière avant de nous endormir…

– Tu nous prépares des nuits… hmmm, ma chérie ! Des nuits agitées !

– Et vous pourriez rendre l’éclat de sa chatte trempée de désir ?

– Trempée à quel point ?

– Attendez, je vais vous montrer…

– Qu’est-ce que tu me suces bien, ma chérie, quand notre ami te touche… !

Je sens les doigts de notre conjoint me caresser comme si c’était la première fois et, aussi paradoxal que cela puisse paraître, comme s’il m’avait toujours caressée. Il a joui depuis trop peu de temps pour pouvoir bander, pourtant, je sais qu’il est excité. Le ton de sa voix ne ment pas. Dans ma bouche, le sexe de mon mari durcit, les veines qui le parcourent sont gonflées à l’extrême. Leur conversation se poursuit, mais je suis tellement prise dans cette double vague de plaisir, celui que je prends à sucer mon époux et celui que m’offrent les caresses de notre conjoint, que je n’en entends que des bribes.

– Vous voyez quand elle brille comme ça…

– Montrez-moi vos doigts quand vous les sortez de sa chatte… vous voyez… ils brillent plus…

– Je sais comment faire pour la rendre étincelante, cette belle et bonne chatte !

Il me pénètre de son index, fait quelques va-et-vient, le ressort, une ou deux caresses sur mon clitoris, il me pénètre de son index et de son majeur et recommence son manège, puis avec l’index, le majeur et l’annulaire. Je sais qu’il ne tentera pas plus, parce qu’il connaît ma crainte du fist, il sait que l’idée me tente de plus en plus, mais que je ne suis pas prête à m’y laisser aller. C’est un de nos sujets récurrents lors de nos séances de dirty talk.

Je sens la pression de la main de mon époux sur mon crâne, j’entends son grognement de plaisir. « Oh oui… comme ça… juste… juste comme ça, ma chérie ! ». Au même instant, sans cesser les mouvements de ses doigts dans ma chatte, notre conjoint excite mon clitoris du bout de sa langue. Mon cri de plaisir ondule sur la verge de mon mari adoré.

Comment se fait-il que cet homme capable de me projeter aussi loin dans le plaisir, avec ses mots, avec ses doigts, avec sa bouche, avec sa délicieuse pine soit resté célibataire, solitaire pendant toutes ces années ? Cette pensée m’obsède, ce n’est pas la première fois qu’elle s’invite dans mon cerveau.

– Ne cessez pas, cher ami, ne cessez pas… oh… ooh, ma chérie… jamais… jamais tu ne m’avais… oh ma chérie !

Je sens l’air frais sur ma poitrine. Mon époux a soulevé la couette pour me regarder le sucer, je l’entends déglutir. Notre conjoint me lèche, tète mon clitoris, ses doigts semblent vouloir s’écarter dans mon vagin. J’entends leurs va-et-vient mouillés, ce qui accroît mon avidité, si cela était possible. Mon mari l’encourage encore, il veut voir comment je le suce exactement quand je me fais bouffer la chatte par une tierce personne. Hélas pour lui, il n’en aura pas l’occasion, il jouit dans ma bouche. Ses mains ont lâché la couette qui me recouvre à nouveau.

Il demande à son complice de continuer le temps d’aller chercher son appareil-photo. L’envie de sentir le goût de la pine de notre conjoint alors que ma langue est encore imbibée des saveurs du sperme de mon époux se transforme en besoin vital.

Ma bouche sur le sexe mou de notre conjoint, je me grise du parfum de son pubis. La chaleur de nos corps exaltés sous la couette, l’oxygène raréfié, je hume, je cherche l’odeur de ce moment comme une truie en quête de quelque truffe enfouie entre les racines d’un chêne majestueux.

Il interrompt ses caresses, son cunni, soulève la couette à son tour.

– Je suis tout mou, mon ange, je suis tout mou !

Sans décoller ma bouche, je lui réponds que je m’en fous et d’un geste de la main, lui ordonne de reprendre là où il s’est arrêté. Il obtempère en soupirant dans un sourire « Mon ange… ! » La couette se rabat.

Ma langue a rejoint mes doigts sur son scrotum quand les jambes de mon mari adoré se glissent sous la couette. Notre conjoint ôte des doigts de mon vagin, décolle sa bouche de mes lèvres, sa langue se fait plus légère sur mon clitoris avant de le laisser orphelin.

Une première photo semble les satisfaire. Sans soulever la couette, je dirige une des mains de notre conjoint vers mon entrecuisse, je donne une petite tape sèche sur la cuisse de mon époux. Je ne sais par quel miracle, ils comprennent ce que j’attends d’eux. Ils écartent, chacun de leur côté, mes grandes lèvres, ma vulve se livre alors à leur regard en toute impudeur. Le plaisir me submerge, le sexe de notre conjoint dans ma bouche, je le tète avec avidité, comme si ma vie en dépendait. Il me semble qu’à cet instant, en effet, elle en dépend. La semi-érection que je fais naître ainsi libère mon orgasme qui n’attendait que ça pour exploser.

L’enthousiasme de leurs exclamations m’informe que le résultat a dépassé leurs attentes, alors, je reprends place entre eux. J’embrasse mon mari, puis notre conjoint dans un plus long baiser avant de consentir à regarder les clichés. Oui, je veux bien que mon époux dessine ma « chatte étincelante de se voir ainsi offerte à tous les regards », que notre conjoint encadre cette œuvre avant de l’accrocher face au lit.