Allez hop, tout l’monde à la campagne ! – Troisième épisode


Quand nous retrouvons nos places autour de la table, je me montre bonne camarade et bonne joueuse en tendant le dé à mon mari, alors que j’aurais parfaitement pu le relancer (le dé, pas mon mari !). De bonne réponse en bonne réponse, suivant un chemin qui lui est propre, il finit par poser son pion sur le mien.

– Hélas pour toi, ma chérie, cette fois-ci, tu n’auras pas droit à la poésie…

– Pourquoi « hélas » ? Toi, tu cherches le compliment ! Tu sais bien que je suis folle de ta façon de… procéder. Ce n’est pas de la poésie, mais…

Le voyant sourire, je comprends que je me suis précipitée dans le piège qu’il m’a tendu, j’annonce que puisque c’est ainsi, je déclenche le chronomètre immédiatement. Je me lève et me dirige vers le fauteuil. Son sourire s’élargit.

– Vous constaterez, cher ami, que mon épouse me connaît si bien qu’elle n’ignore rien de mes limites !

Il peste en déroulant la capote. « Je manque d’entraînement, cher ami… ! » Il cherche le flacon de lubrifiant des yeux, je l’agite en lui faisant un clin d’œil vicelard. « Par ici, monsieur mon époux ! » J’aime sentir les petites vibrations de sa queue quand je l’enduis de gel. Je suis surprise de les percevoir malgré le préservatif. Je me penche sur l’accoudoir, notre conjoint va chercher un tabouret, il s’assied face à moi.

– J’aime tellement l’éclat de votre regard quand il vous encule… et votre sourire ! Et votre bouche gourmande… ! Je ne me priverais du spectacle pour rien au monde !

Je ne saurais dire si mon époux adoré me pénètre au rythme de sa respiration ou si elle se cale au rythme de sa pénétration, mais que c’est bon. J’ai du mal à garder les yeux ouverts, mon regard s’accroche à celui de notre conjoint. Je ne sais pas si je remarque tout de suite ses deux poings serrés au bout de ses bras tendus devant lui. Il me sourit.

– Je tiens fermement deux tasses mentales pour ne pas être tenté de me branler. Oh ! Votre regard chavire !

Une fois encore, les mots désertent mon cerveau, pourtant j’en aurais de jolies choses à dire… Mon mari qui maîtrise à la perfection l’art de me sodomiser, ses mots qui s’évaporent de ma mémoire aussitôt après les avoir entendus, son souffle, ses mains, ses va-et-vient… Notre conjoint serre plus fort ses poings, il lit dans mon regard le plaisir que je prends, je lis dans le sien celui qu’il prend. Quand mon époux pose sa main sur mon ventre, l’orgasme qui me saisit brusquement fait jaillir de ma bouche un cri qui hérisse tous les poils de mon corps et qui fait sursauter notre conjoint. Sauvés par le gong ! Avant de retourner à nos places, mon mari me serre fort dans ses bras.

– Il fallait me le dire, que tu aimes ça, ma chérie ! Manquerait plus que j’apprenne incidemment que tu aimes sucer ma bite et celle de notre conjoint… !

Comblée, dans un état presque second, je me fais indulgente, je souris à sa remarque et la prends pour ce qu’elle est, la traduction de son bonheur. La partie reprend.

– Bien fait pour toi ! Tu ironises, tu plaisantes et tu réponds à côté de la plaque !

Notre conjoint reprend la main. Les dieux du jeu sont avec lui aujourd’hui, en deux lancers, il atteint la case qui lui permet de gagner son cinquième camembert. Avant de retrouver notre fauteuil complice, il se frotte les mains. La partie lui est acquise, c’est un fait. Je proteste mollement « tant que personne n’aura les six camemberts, tout reste possible ! », mais avec si peu de conviction que je n’obtiens rien d’autre qu’un sourire condescendant de mes deux adversaires.

Dans la même position que précédemment, je commence à sucer mon mari tandis que notre conjoint me prend en levrette.

– L’intitulé de cette gratification étant vague, je me permets d’en bénéficier d’une façon inhabituelle.

Je ne sais pas comment il peut me baiser d’aussi belle manière tout en gardant un œil rivé sur le chronomètre posé sur le fauteuil. Au bout de trois minutes, il permute avec mon époux, qui prend son temps avant de me pénétrer. « Je suis au bord de l’explosion, je fais un peu retomber la pression ». Notre conjoint grogne d’aise, j’aime la caresse de sa main sur ma joue. Son geste est comme un compliment muet. Je lève mes yeux vers son visage, son sourire est beau comme un miracle qu’on attendait plus.

Les six minutes se sont écoulées, mais nous nous accordons une pause muette et pleine de sourire, tous les trois installés, à l’étroit dans le large fauteuil. Avant de rejoindre nos places autour de la table, j’accorde « le baiser de la victoire » à notre conjoint.

– Les dieux du jeu vous auront puni de votre arrogance !

Je n’ai besoin que de répondre à une question avant de tomber sur le camembert suivant et de l’obtenir. Je demande à mon époux s’il se sent prêt à me gratifier d’une bonne levrette, mais il préfère rester assis à sa place et suivre de loin notre conjoint dans l’exercice de cette action. Je déclenche le chronomètre et nous prenons tout notre temps avant de retrouver le fauteuil. Nous prenons même celui de nous désaltérer un peu. La partie dure plus longtemps que nous l’avions prévu.

– Ooh… que j’aime la fraîcheur de votre grosse pine !

– C’est que votre chatte est bouillante, mon ange.

– Enfoncez-vous davantage, je sens à peine battre vos merveilleuses couilles !

Il s’exécute avec tellement d’application qu’il me semble sentir son gland caresser mon cœur. Notre conjoint me baise en prenant tout son temps, le contact régulier de ses couilles sur ma cuisse me propulse dans mes souvenirs. Des fragments de scènes s’imposent à moi dans une mosaïque sans cesse renouvelée.

Je revois ce voisin que nous ne faisions que croiser, à peine un bonjour, si le hasard nous obligeait à nous saluer. Je le revois essoufflé se glisser entre les portes de l’ascenseur avant qu’elles ne se referment. Je vois ma main coulissant le long du goulot de la bouteille de Champagne. Je vois l’éclat de son regard. Je vois la bouteille brisée sur la table basse. Je me souviens des pensées qui m’assaillaient. À quoi ressemble sa bite ? Est-ce qu’il baise aussi bien qu’il en parle ? J’ai envie de toucher sa bite par dessus son pantalon, comme par inadvertance.

Je nous revois tous les trois réunis pour la première fois. Ton voisin est en train de se branler, allongé près de toi qui te fais mettre par ton mari. Et tu aimes ça, ma vieille ! Je me souviens de ses premières caresses sur mon corps, de mes premières caresses sur le sien. Tu branles la queue de ton voisin. Et tu aimes ça, ma vieille ! Est-ce qu’il bandera aussi fort en y repensant quand tu le croiseras dans le hall ?

Comme les images se forment et se transforment dans un kaléidoscope, l’acuité de certains souvenirs se mélange avec d’autres visions purement imaginaires. Je me laisse emporter dans ce flot, qui, paradoxalement, me rend plus sensible aux assauts de notre conjoint.

Dans le hall de l’immeuble, je patiente aux côtés de ce parfait inconnu qui habite deux étages au-dessus de nous. L’ascenseur arrive enfin, nous entrons dedans. Une voisine presse le pas pour monter dedans. J’actionne le bouton permettant la fermeture anticipée de la porte. L’ascenseur démarre. Entre le premier et le deuxième étage, j’appuie sur le bouton STOP. Sans un mot, je débraguette cet homme surpris, qui se laisse faire. Je dégage son sexe et le suce avidement. Juste avant de jouir dans ma bouche, il fait repartir l’ascenseur. Nous n’avons toujours pas prononcé le moindre mot. Arrivée à mon étage, je le remercie. « Votre grosse pine a un goût divin ». Avant que la porte ne se referme, il me dit « Et vous n’avez pas vu mes couilles ! »

Dans une grande salle éclairée de néons, penchée sur une table, je sens les grosses couilles d’un inconnu taper contre mes cuisses. Nous crions d’une même voix extatique « Baise ! Baise ! Baise ! » La salle se remplit de personnes qui ne nous voient, ni ne nous entendent. « Baise ! Baise ! Baise ! » Sous mes yeux apparaît une feuille de papier. « Ordre du jour de l’Assemblée Générale des copropriétaires du 12 avril 2013 »

La main de notre conjoint, rejoignant la mienne sur ma vulve, me catapulte dans la réalité. Mon cri de plaisir couvre la voix de mon époux qui nous informe que le temps imparti est désormais écoulé.

En règle générale, nos parties ne durent pas aussi longtemps. Ou bien, mes adversaires-partenaires jouissent et se voient contraints à l’abandon ; ou bien, l’un de nous trois remplit très vite son pion des six camemberts. Aujourd’hui, nous avons décidé d’éviter le premier cas de figure et bien que la victoire semble acquise à notre conjoint, nous nous accordons une pause conséquente afin de faire baisser de quelques crans l’excitation de ces messieurs. Nous en profitons pour préparer et déguster une petite collation.

Après cette espèce d’apéro-dînatoire anticipé, nous regagnons la table de jeu. Je réponds correctement à deux questions avant de perdre la main. Le pion de mon époux tombe à son tour sur la case du camembert jaune, qu’il remporte haut la main.

Je m’agenouille sur l’assise du fauteuil, mes cous-de-pied reposant sur le large accoudoir. Après l’avoir déclenché, mon mari tend le chronomètre à notre conjoint et me pénètre lentement. C’est fou comme après toutes ces années, le plaisir de le sentir en moi reste aussi vif, comme les sensations me surprennent.

– Je vous regarde baiser votre charmante épouse et tout mon corps se souvient du plaisir que je prenais quand j’étais à votre place.

Je demande à mon mari de « recommencer depuis le début » pour que je puisse imaginer le visage de notre conjoint, maintenant que je sais ce qu’il ressent. Une goutte tombe sur mon dos, à la naissance de mes fesses, j’ignore si c’est une goutte de salive ou de sueur. Cette sensation me ramène à la réalité de ce que nous sommes en train de faire.

– C’est dingue quand même que ma pine se souvienne des sensations ressenties tout à l’heure rien qu’en vous regardant faire !

– Je vois ce que vous voulez dire… avant de vous connaître, je redoutais le regard d’un autre homme… ne pas être à la hauteur…

– C’était pareil pour moi… comme quoi !

Leur dialogue m’excite par-delà les mots. Je sais que c’est avant tout leur complicité qui me permet de ne pas me sentir avilie, qui me permet d’être aussi salope que je le désire sans jamais perdre le respect que je leur inspire.

Je me cambre, je soupire, je grogne, je crie, je me touche et j’ordonne « Plus vite ! Plus profond ! Plus fort ! » Les mains de mon époux se crispent sur mes hanches. Je sens encore quelques gouttes tomber sur mes reins.

– Cher ami, le temps qui vous était imparti est… ÉCOULÉ !

Mon mari se retire. « Il était temps, je ne sais pas si j’aurais tenu beaucoup plus longtemps ! » Je me relève, il me prend dans ses bras. « Je t’aime… que tu es belle, mon amour… que tu es belle ! ». J’aime sentir son souffle caresser mon oreille.

Après deux bonnes réponses, mon époux perd la main. Notre conjoint lance le dé. Il répond à plusieurs questions, il lui en faut au moins quatre avant de poser son pion sur le camembert qui lui assurera la victoire. Il est tellement persuadé de la remporter qu’il a déjà pris le camembert qui lui manquait. Je lui pose la question, il donne une mauvaise réponse. Je m’abstiens de ricaner, mais je n’en pense pas moins.

Je réponds à une question rose avant de remporter mon quatrième camembert. Je vais devoir faire un choix, je m’amuse de les voir surjouer la séduction. J’ignore quel chemin tortueux ont emprunté mes pensées pour me projeter dans la représentation classique des bordels et leur fameux « Ces demoiselles au salon ! » Je prends le chronomètre et avant de monter l’escalier, je les enjoins à les emprunter. « Ces messieurs à la chambre ! »

Assise sur le lit, je leur demande de me présenter leurs arguments qui me permettraient de faire mon choix. Mon époux adoré vante les vertus de sa bite, qui durant toutes ces années n’a jamais failli et a su nous faire découvrir tous les plaisirs qu’elle peut offrir à ma jolie petite chatte.

Notre conjoint a, bien évidemment, mis en avant ses magnifiques grosses couilles si excitantes. « Elles sont la parure idéale de cette grosse pine déjà gonflée de désir ». Mon mari maugrée « Facile ! » Il n’a pas vraiment tort, notre conjoint ne peut le nier. Il me tend alors la main, je me lève, il m’enlace et me roule la plus merveilleuse des pelles jamais roulées depuis que le monde est monde.

Mon époux tempête. Je me rassieds sur le lit. Il s’agenouille devant moi, écarte délicatement mes cuisses.

– Que dis-tu de ce baiser, ma chérie ?

Je ne sais plus à quand remonte la dernière pelle que nous nous sommes roulée, mais pétard de pétard, ses cunnis ont toujours été et sont encore dignes d’éloges ! Je me laisse aller aux plaisirs que m’offrent ses lèvres et sa langue avant de leur fait part de ma décision. Je déclenche le chronomètre en accordant trois minutes à chacun.

Je m’accorde une autre variation dans cette gratification, en ne restant pas à plat dos sur le lit, mais en me tenant à demi assise grâce à l’édredon judicieusement plié et aux oreillers habilement calés entre mon dos et la tête du lit. De cette façon, je peux regarder la lente pénétration du sexe de mon époux adoré dans le mien. Regarde ! Regarde comme il te baise bien ! Regarde comme votre conjoint est excité par le spectacle !

J’ai beaucoup de mal à détacher mon regard des va-et-vient de mon mari, quand j’y parviens, le spectacle de notre conjoint tenant ses grosses couilles dans sa main me fait frissonner d’excitation. Il remarque mon manège, ferme les yeux avant de tendre ses poings fermés devant lui.

Quand vient son tour, il me demande de serrer un peu mes cuisses. C’est un plaisir que nous aimons nous offrir, sentir contre mes cuisses sa grosse pine aller et venir dans ma chatte délicate. Dans cette position, je ne peux pas regarder ses va-et-vient ce qui me permet d’être plus attentive aux sensations purement tactiles. Mes jambes sont repliées, il écarte soudain mes genoux, me pénètre encore plus profondément, comme s’il voulait faire rentrer ses couilles dans mon vagin, se penche vers moi et m’embrasse. L’alarme du chronomètre retentit, il se retire. « Regardez ! » J’écarte mes lèvres et je jouis sous leur regard et de leur regard.

De retour à la table de jeu, je réponds à une question jaune, puis à une question rose, avant de faire un six et de remporter mon cinquième camembert.

– Et qué s’appellerio remontada !

– J’hésite entre rire de votre bon mot ou laisser mon cœur succomber à tant de charmes…

– Succombez, cher ami, succombez, croyez-m’en, vous ne le regretterez pas !

Suivant l’exemple donné plus tôt par notre conjoint, je décide qu’ils changeront de position après trois minutes. Il est vrai qu’ainsi, je n’aurai pas à me priver de sucer l’un et de la levrette de l’autre… Mon époux dans ma bouche, notre conjoint me prend aussitôt très âprement. J’aime cette sensation nouvelle, cette rage qu’ironiquement j’associe à sa déception de voir la victoire lui échapper. Je grogne de plaisir.

– Vivement que la partie s’achève, mes couilles pèsent des tonnes ! Les sentez-vous, mon ange, percuter vos adorables cuisses ? Regardez, cher ami, comme votre épouse se cambre ! En connaissez-vous la raison ?

– Elle devient impudique sous vos assauts, on dirait qu’elle voudrait que vous lui écartiez les fesses…

– Vraiment ? Vraiment, mon ange ?

Je n’y avais pas songé, mais maintenant qu’il me le demande, je grogne un oui, la bouche pleine du sexe de mon époux et pour appuyer mon propos, je hoche la tête. Que cette sensation est divine ! Et leurs mains qui courent sur mon corps… ! La tête me tourne et les mots orduriers remplissent mon cerveau, m’excitent au plus haut point. M’excitent et me déchaînent. Salope ! Chienne ! Putain ! Catin ! Tu te fais prendre comme une chienne et ça te fait jouir, salope ! Tu suces comme une pute et tu aimes ça ! Tu te fais peloter comme une catin, tu les excites et tu trouves ça encore meilleur !

Je grogne, je me cambre, j’ondule, mon cul appelle la fessée. Notre conjoint le comprend, il m’assène quelques claques sèches juste avant que le chronomètre n’atteigne les trois minutes. Mon époux adoré prend la place de notre conjoint, qui prend la place de mon mari. Bon sang, comme j’aime le goût de sa queue quand elle sort de ma chatte !

– Tout doux, tout doux, mon ange ! Pensez… pensez aux pointillés !

– Elle est en train de jouir… ça doit être pour ça… Oh, ma chérie… si tu pouvais jouir moins fort… ! Ne souriez pas, mon cher ami, elle jouit si fort qu’elle pourrait me…

À regret, mon époux sort de mon vagin.

– Elle était en train de me pomper mon orgasme et je ne veux pas jouir si près du but !

Quand la pression est retombée, que mon mari se décide à me pénétrer à nouveau, l’alarme retentit. Je nous accorde trente secondes supplémentaires avant de rejoindre la table de jeu.

Les dieux du jeu sont d’humeur taquine, mon pion progresse sur le plateau à petits pas, à la remarque ironique de notre conjoint, je réponds « C’est pas l’tout de s’grouiller, faut prendre un bon départ, comme disait la tortue au lièvre, l’air peinard… » Quand je donne la bonne réponse à la dernière question, je ne peux m’empêcher de pousser un cri de victoire en levant les bras au ciel.

– Preuve, s’il en était besoin, que nous étions faits pour nous rencontrer. Vous me faites penser au footballeur marquant le but de la victoire !

– Si tel était le cas, vous devriez crier « Hou ! Ha ! Hou ! Ha ! »

Notre conjoint me regarde, sidéré, il interroge mon mari du regard.

– Mon épouse ne vous aurait donc pas raconté ce séjour à Manchester organisé par mon CE ?

– Mais non ! Ainsi, vous êtes fan de foot ?

– Euh… je ne saurais l’affirmer. C’est l’ambiance, la ferveur… c’est ça qui m’électrisait, plus que le sport en lui-même. Quand il y a des matchs à la télé, je m’ennuie. Il me manque le brouhaha, les cris, les chants, le bruit des crampons labourant le terrain, le son du choc d’un coup de pied dans le ballon différent de celui d’une tête. Il me manque aussi les odeurs de terre et d’herbe mouillées, l’odeur de la sueur des spectateurs, de leur haleine, de la bière… Il me manque ces instants de vies qui se croisent…

– Il manque aussi la pluie !

– Ah bon ? Il pleuvait ? Je n’en ai aucun souvenir…

Notre conjoint est abasourdi, autant d’apprendre ce qui me plaît dans le foot que de ma remarque narquoise. Il est parfois plus amoureux de moi qu’il ne l’est habituellement, en cet instant, c’est exactement le cas.

– Puisque ce camembert m’offre la « VICTOIRE ! » qui me donne droit à la gratification de mon choix et puisque vous avez eu l’idée d’adapter votre gratification marron, je vais m’offrir… vous offrir… nous offrir une spéciale Saint-Claude.

– Une quoi ?!

– Une spéciale Saint-Claude

– Une spéciale Saint-Claude ?!

– Mettez-vous face à face devant moi… plus près… non, pas de moi ! Rapprochez-vous l’un de l’autre que je vous explique… Voilà… comme ça… Cessez vos bavardages et laissez-moi vous raconter comment est née la spéciale Saint-Claude.

Ma main droite tient le sexe de notre conjoint, la gauche celui de mon époux. Comme s’ils étaient dotés des cinq sens, je leur invente cette saynète. J’imprime une sorte de mouvement rotatif de ma main gauche, comme si la bite de mon mari reluquait la pine de notre conjoint et sifflait d’admiration.

– Ça alors ! Mais vous êtes monté compétition !

– C’est ce qu’on dit de moi en effet…

– Sans vouloir être indiscret, quel est le volume de votre production ?

– Je préfère garder le secret sur ce point, mais c’est pour cette raison que je viens ici chaque jour…

– Une vidange complète au quotidien ?!

La bite siffle encore d’admiration. J’interviens à ce moment.

– Ah, vous êtes déjà arrivé ? Je vous attendais un peu plus tard…

– Je sais bien, mais comme j’ai une urgence, j’ai pensé que pour une fois…

– Je ne veux pas que mon nouveau client pense que je n’honore pas mes rendez-vous à l’heure convenue, puis-je vous proposer une spéciale Saint-Claude ?

Sans attendre leur réponse, je rapproche la pine et la bite de telle sorte qu’elles se font face et que les museaux se touchent. Je note intérieurement le sursaut de ces messieurs, qui ne semblent pas enchantés du contact. Mes mains étant occupées, je dresse légèrement les deux membres vers le plafond, ce qui a le mérite de les écarter légèrement l’un de l’autre. Je commence à lécher les bourses de la bite, ma langue remonte le long de la hampe avec l’agilité d’une couleuvre se frayant un chemin sous les feuilles tapissant un sous-bois automnal, arrivée au niveau du gland, j’en fais le tour, une fois, deux fois, dix fois, avant de le pomper comme il est bienséant de le faire en pareille circonstance.

Dans un mouvement continu, je fais l’exact inverse sur la grosse pine, commençant par pomper joyeusement le gland pour terminer en me régalant des grosses couilles. Comme dans un tourbillon infini, je recommence la manœuvre, une fois, dix fois, cent fois. Je dois préciser, que je ne me contente pas de les lécher, depuis que j’ai découvert le plaisir incroyable de les gober.

Tout en suçant, léchant, pompant, gobant, je ne cesse de les branler mezzo piano rinforzando jusqu’au moment où ma bouche a atteint les grosses couilles de notre conjoint. Dès lors, afin de ne pas gâcher notre plaisir en hâtant son explosion, mes mains branlent la bite et la pine mezzo piano smorzando.

Pour finir, je fais pivoter mon époux et notre conjoint, de telle façon qu’ils se retrouvent face à moi. Pour être honnête, je ne sais pas laquelle des deux me fait le plus envie. Je commence donc à les faire entrer toutes les deux dans ma bouche, mais cela m’oblige à écarter mes mâchoires à la limite du désagrément. Alors, je les lèche, suce, pompe l’une après l’autre, tout en continuant les caresses de mes mains.

N’y tenant plus, mon époux adoré en profite pour prendre mon visage entre ses mains et me baiser la bouche. La main qui caressait sa bite étant libre, je m’en sers pour soupeser les couilles de notre conjoint avant de les caresser.

Je suis surprise de l’animalité du cri que pousse mon mari quand il jouit dans ma bouche. Je prends le temps de déguster sa semence avant de sucer la pine de notre conjoint. Je la suce avec art, en rendant chacun de mes coups de langue, de mes baisers très visibles aux yeux de mon époux pour le narguer et lui apprendre les bonnes manières.

Notre conjoint a parfaitement compris la leçon puisqu’il me laisse procéder comme j’ai choisi de le faire. Hélas, la gourmandise étant l’un de mes défauts, j’oublie tout à fait les pointillés qui ont pourtant fait notre bonheur tout au long de la journée. Sentant qu’il va jouir, notre conjoint le fait de la manière que je préfère. Au lieu de se ficher tout au fond de ma bouche, il recule légèrement, de telle façon que le bout de son gland se trouve au milieu de ma langue. Ainsi, je sens tout à la fois, les différents jets de son éjaculation inonder ma bouche, mais aussi le goût de son sperme se révèle plus nettement et je peux en apprécier toutes les subtilités.

Heureux, comblés, repus de jouissance, nous nous affalons sur le canapé. Notre conjoint me prend dans ses bras et m’embrasse à m’en faire tomber les cheveux de plaisir. Je me tourne vers mon époux, qui m’embrasse à son tour. J’avais oublié comment il embrassait, je suis un peu gênée, comme si je cocufiais notre conjoint, mais celui-ci laisse éclater sa joie « Enfin ! Vous m’en voyez ravi ! » ce qui me comble de bonheur. Je pose ma tête sur ses cuisses, nous regardons dans le vide, leurs mains me caressant, je pourrais presque dire « par inadvertance ».

– Et si on se matait un p’tit porno, histoire de nous émoustiller avant une bonne partie de jambes en l’air ?

L’air blasé de mes deux comparses me comble d’aise. La nuit tombée, nous remontons dans la chambre, je m’endors presque aussitôt, blottie entre leurs deux corps.

Allez hop, tout l’monde à la campagne ! – Deuxième épisode

– Vous n’êtes pas obligés de renoncer à vos parties d’échecs à cause de moi !

– C’est que tu as su donner au Trivial Poursuit un éclairage surprenant, qui nous motive… tout particulièrement… ma chère !

– Je pensais qu’on avait décidé que lorsque la lubricité teintait nos propos, on passait au vouvoiement. La règle aurait-elle été modifiée sans que j’en aie été avisée ?

– Veuillez me pardonner, très chère, mais puisque je ne suis plus votre cher voisin… je pensais que…

– Comment ça ? À quel moment ai-je dit que vous ne l’étiez plus ?

– À partir du moment, où tu l’as appelé « notre conjoint », ma chérie !

Il a fallu que mon époux me fasse la remarque pour que je réalise… mon cœur s’est mis à battre plus fort dans ma poitrine. Je cherche quelque chose d’amusant à répondre, mais ma cervelle est vide. Quand les mots me reviennent, nous les prononçons tous les trois en même temps.

– Il faut dire qu’ici, on est plus conjoints que voisins.

Le plateau installé, chacun choisit son pion. Je choisis le rose « parce que je suis une fille » ce qui me vaut leurs remarques sarcastiques « Ouais, ouais, c’est ça… “parce que je suis une fille”… ouais, ouais, on y croit ! ». Notre conjoint « le rose étant pris », choisit le marron. Mon époux opte pour le bleu « parce que je suis un garçon » se justifie-t-il en minaudant pour me singer. Je les laisse à leurs ricanements en levant les yeux au ciel.

Le temps pour chaque gratification est fixé à six minutes. La partie débute. Les dieux des jeux de hasard, à coup sûr irrités par l’attitude de mon mari et de notre conjoint, ont décidé de nous taquiner, puisque nous faisons chacun presque deux tours de plateau avant que mon époux ne gagne son premier camembert.

– Vert ! Ça tombe bien, le vert !

– Pourriez-vous me dire quelle couleur ne tomberait pas bien ?

– J’me comprends… mettez plutôt le chronomètre en route, pendant que mon épouse procède…

Il se lève afin que notre conjoint profite du spectacle. J’aime sa remarque en forme de compliment.

– Ouah, ma chérie ! Pour procéder, on peut dire que tu procèdes !

Sagement assise sur ma chaise, je m’applique à sucer mon époux adoré comme il aime tant que je le fasse, tout en garantissant un spectacle émoustillant à notre conjoint. Lors de nos premières parties de Trivial Poursuit version adulte, je m’étais montrée trop enthousiaste, ces messieurs également et, si je puis me permettre cette formule par les temps qui courent, le combat cessa faute de combattants. Nous avons adopté certaines stratégies pour calmer nos ardeurs et dans un de ces moments de grâce, j’ai inventé le concept de pipe en pointillés, qui, à chaque fois, me vaut leurs compliments.

À trois reprises, je tombe à côté du camembert rose, ce qui me fait râler, mais les amuse beaucoup. Un autre tour sans aucun de nous ne tombe sur un camembert. Mon mari tombe sur le camembert rose, il ricane, se moque tellement de moi et se réjouit tout en se frottant les mains que j’éclate de rire quand il donne une mauvaise réponse. « Dommage… ! »

Notre voisin gagne son premier camembert.Nous nous dirigeons donc vers le gros fauteuil avachi que nous avons récupéré devant la déchetterie et qui, d’emblée, nous a semblé parfait pour la levrette ou toute autre position nécessitant de se mettre à genoux. Dépoussiéré et recouvert d’un drap en guise de plaid, il nous a, dès sa première utilisation, offert maints plaisirs partagés.

Le chronomètre est déjà enclenché, mais notre conjoint prend le temps de m’embrasser, sa langue caresse la mienne et je pense à celles qu’elle prodigue à mon clitoris. J’ai l’impression que mon sexe dégouline tellement que nous aurons sous peu les pieds trempés. Et ses mains sur mes seins… ooh… !

Bien vite, je me retrouve à genoux sur le fauteuil. Notre conjoint me pénètre, il a ce petit bruit de gorge super excitant au moment où son gland entre dans mon vagin.

– Je suis honoré que vous m’offriez l’exclusivité des pelles de votre charmante épouse, mais je vous le répète, vous vous privez du plaisir qu’elles offrent à ma langue… Imaginez-vous, c’est comme si ma langue était ma grosse pine et que votre si désirable épouse la léchait comme elle sait si bien le faire…

Nous parlons beaucoup pendant les gratifications, c’est une autre des stratégies que nous avons mises en œuvre pour arriver au bout de la partie. Je me cambre, j’ondule pour sentir les caresses de ses grosses couilles sur mes cuisses.

– Encore un peu de patience, mon ange, tout vient à point à qui sait attendre ! Il reste combien de temps, cher ami ?

– Un peu moins d’une minute

– Alors, puisque vous me semblez l’un et l’autre impatients, il est grand temps de sonner le tocsin !

Son accélération brutale, le contact répété de ses couilles sur ma peau, les exclamations de joie de mon mari, spectateur attentif, me propulsent au cœur même du plaisir. Je jouis sans retenue, m’enivrant même de la puissance de mes cris.

Nous reprenons nos places autour de la table de jeu. Notre conjoint lance le dé et fait un 2.

– Je sens que je suis en veine aujourd’hui !

Il relance le dé et fait un 5. Il me sourit, appuyant son sourire d’un clin d’œil à l’énoncé de la question, à laquelle il apporte la bonne réponse. Nous nous redirigeons vers le fauteuil, il n’oublie ni la capote, ni le lubrifiant. Notre conjoint prend tout son temps pour lubrifier et assouplir mon cul. Il le fait avec tant de délicatesse que je pourrais déjà jouir de ses doigts. Il s’en explique.

– Je prends tout mon temps pour faire retomber un peu la pression, je m’en voudrais de jouir trop tôt et devoir ainsi quitter la partie.

Presque trois minutes se sont écoulées quand il enfile enfin la capote. Je frémis d’aise en sentant son gland appuyer sur mon anus, qui l’accueille avec bonheur.

– Je ne me lasserai jamais du spectacle que vous m’offrez, cher ami, vous enculez mon épouse avec tant de poésie…

– Vraiment ?

– Vraiment. Dis-le-lui, ma chérie, il semble ne pas me croire.

– Recommencez, je voudrais être… certaine… ooh… d’avoir saisi… hmm… toute l’ampleur de votre… ooohh… de votre poésie…

Je sens ses mains agripper mes hanches, le poète va et vient avec une aisance et une vigueur incroyables. Son souffle est court, quant à moi, je ne peux retenir mes grognements de plaisir. Le temps est écoulé. Nous regagnons nos places. Je retiens notre conjoint par le bras. Il se retourne, me sourit. Nous nous embrassons. Notre baiser a la saveur d’une déclaration d’amour.

Sa chance le quitte, il se trompe après deux bonnes réponses. Quand arrive mon tour, je réponds correctement à plusieurs questions avant de tomber sur un camembert. Mon mari ironise. « Elle est partie pour perdre à chaque fois qu’un camembert sera en jeu ! » Je suis d’autant plus fière de le remporter.

Une de nos stratégies consiste à offrir les gratifications impliquant la position du missionnaire dans le lit, à l’étage. Selon l’état de fébrilité de ces messieurs, nous enclenchons le chronomètre avant d’emprunter l’escalier ou une fois arrivés dans la chambre. Je choisis la première option.

– Qui fera quoi ?

– Moi, je suce et je me fais prendre en missionnaire !

– Arrête avec tes conneries, lequel de nous deux suceras-tu ?

Je m’allonge sur le lit, écarte mes cuisses et fais signe à mon époux de s’approcher près de ma bouche. Notre conjoint me regarde faire avant de me pénétrer.

– Mais, ma parole, on dirait bien que vous prenez du plaisir à cette partie, mon ange !

– Qu’est-ce qui… hmm… vous permet de l’affirmer, cher… hmm… cher ami ?

– Sa jolie petite chatte accueille ma grosse pine avec au moins… hmm… autant de chaleur que son… ooh… que son cul… hmm… tantôt… C’est comme si…

– Ooh, que c’est bon !

J’ai interrompu ma fellation le temps de m’exclamer, quand je la reprends, leur conversation fait de même.

– Vous disiez ?

– C’est comme… ooh… comme si ma pine plongeait… dans un bon bain chaud…

Il se retire, nous désigne sa queue. J’aime la sensualité de sa voix quand il évoque ma mouille qui fait étinceler ma grosse pine de mille feux. Il me pénètre à nouveau.

– Si vous saviez avec quelle aisance ma grosse pine se glisse dans ce divin fourreau… !

– À ce point ?! Laissez-moi constater de visu…

Tandis que notre conjoint réitère sa démonstration, mon mari se penche pour avoir un meilleur point de vue, tout en écartant mes grandes lèvres de ses doigts. Il m’adresse un clin d’œil complice et « par inadvertance » son pouce effleure mon clitoris bandé. Je jouis, mes grognements étouffés par le sexe de mon époux adoré fiché au fond de ma bouche.

Le temps imparti est écoulé. Je reprends doucement mes esprits et les rejoins, pantelante, autour de la table. Leur complicité les éclabousse, les embellissant l’un l’autre. Je perds vite la main. Mon mari arrive sur un camembert. Cette fois, il répond correctement. Le chronomètre enclenché, nous remontons dans la chambre. Leur rôle sont inversés.

– Tu resplendis de bonheur, ma chérie… que tu es belle !

– Je ne me suis jamais sentie aussi heureuse, en plus, les dieux du jeu sont de mon côté… j’adore cet enchaînement de configurations !

– Moi aussi… Oh, mais vous aviez raison, cher ami… ce divin fourreau… mais… vous renoncez à la bouche de mon épouse ?!

– Je crains de… mon ange… par pitié, promettez-moi de larges pointillés.

– Approchez-vous encore… je crois que j’ai la solution…

Notre conjoint s’approche. Mon époux se retire, il attend de voir quelle est donc la solution que j’ai trouvée. Au lieu de lécher son gland, je donne des coups de langue sur ses bourses. Ses cuisses tremblent, ce qui attise mon ardeur. Mon mari adoré me pénètre, sans doute plus vite qu’il ne l’aurait souhaité.

– Oh ma chérie ! Oh ma chérie !

Mon bassin ondule, j’ouvre davantage ma bouche pour gober les couilles de notre conjoint, il n’a pas tort quand il dit qu’elles sont plus grosses que la normale, l’exercice est donc un peu plus compliqué, mais j’y prends un plaisir fou. Son cri de plaisir résonne comme la plainte d’un loup, longue, modulée. Il parvient enfin à articuler « Pointillés, mon ange, pointillés ! » Je délaisse alors ses bourses pour lécher la hampe de sa verge. Ma langue, un peu râpeuse au début est très humide quand elle arrive au gland. Je dirige sa grosse pine dans ma bouche, juste pour le plaisir de l’entendre psalmodier « Mon ange ». Mon époux adoré s’extasie de ce moment de grâce quand retentit la sonnerie signalant la fin du temps imparti. C’était moins une ! est la remarque que nous nous faisons tous.

Nous nous reposons quelques instants avant de redescendre et de nous asseoir autour de la table. Troublé, mon mari donne le dé à notre conjoint avant de s’apercevoir de son erreur, mais il est trop tard pour revenir en arrière. Entre ses bonnes réponses à des questions assez faciles et les cases lui permettant de relancer le dé, le voici arrivé sur un nouveau camembert.

– Je suis en veine, aujourd’hui, la victoire me tend les bras !

– La partie est loin d’être finie, mon sémillant poète, elle est loin d’être finie ! Mon chéri, j’espère que la question que tu lui poseras sera assez difficile pour…

Avec la bonne réponse qu’il donne, nous apprenons donc que notre conjoint, outre les films pornos des années 70 voue une passion au football. Nous plaisantons sur les marches d’escalier qui nous vaudront des cuisses bien musclées.

Allongée sur le lit, les cuisses serrées pour convenir aux desiderata de notre conjoint, je ferme les yeux tandis qu’il caresse mon corps, mon ventre, mes seins, mon ventre, mes seins, mon ventre, je le sens se pencher vers moi. Ma bouche s’ouvre avant même que ses lèvres aient atteint les miennes. Que cet homme embrasse bien ! Il me faut entendre la remarque de mon mari « Vos baisers sont le sésame ouvre-toi des cuisses de mon épouse ! » pour réaliser que, en effet, elles sont désormais largement ouvertes. Notre conjoint me demande d’ouvrir les yeux avant de me pénétrer.

– Ce que j’aime dans la position du missionnaire, c’est qu’elle me rappelle la première fois où nous avons couché ensemble, quand on devait baiser, mais qu’on a fait l’amour… vous en souvenez-vous, mon ange ? Et vous, cher ami ?

– Je me souviens du profond bonheur que j’ai ressenti en vous voyant tous les deux… Et une certaine crainte…

– Une certaine crainte ?!

– Maintenant qu’on vous avait trouvé, que nous étions enfin réunis, je craignais que ce ne soit que pour une fois…

– Si vous saviez comme je craignais la même chose ! Et vous, mon ange ?

– Je me souviens de ça…

J’écarte mes grandes lèvres, mon époux s’installe alors dans mon dos et m’aide à me tenir à demi assise. Je regarde la grosse verge de notre conjoint aller et venir, elle brille de mille feux, en effet.

– Et…

– Et ?

– Et de réaliser… hmm… c’est bon… de réaliser… Encore ! De réaliser que j’étais heureuse… ooh… de…

La sonnerie retentit. Notre conjoint se retire et il me manque déjà. Je me relève, mais ils veulent savoir ce qui me rendait heureuse.

– J’étais heureuse qu’on vous ait enfin trouvé, la partie manquante à notre couple. Vous étiez la personne dont nous avions rêvé toutes ces années, cette personne idéale qu’on concevait imaginaire, puisque la perfection n’est pas de ce monde. J’ai su tout de suite, quand vous me caressiez, que vous étiez l’autre moitié de mon prince charmant. Bon, maintenant que c’est dit, on peut reprendre la partie ?

Nous rions. Oui, j’aime le sexe que nous pratiquons ensemble et non, je ne perds pas le nord. Le dé dans le creux de sa main, notre conjoint a stoppé son geste.

– Maintenant que vous êtes passée aux aveux, pourriez-vous me le dire ? Je voudrais tellement entendre ces mots…

– Vous le dire ?!

– « Je vous aime » je voudrais vous entendre prononcer ces mots, mon ange…

– Je préfère dire « Je t’aime » parce que je t’aime et que ce n’est pas par jeu. Reprenons le vouvoiement, si vous le voulez bien, la partie est loin de vous être acquise.

De bonnes réponses en coups de chance, notre conjoint obtient son quatrième camembert. Il se lève et invite mon mari à nous rejoindre pour assister au spectacle.

– En pointillés, mon ange, en pointillés !

Je décide d’alterner les coups de langue, les baisers, les succions, sur sa queue gonflée de désir et sur ses couilles qui paraissent toujours plus lourdes quand il bande si fort. Je me demande si je serais capable un jour de l’exciter tellement que je parviendrais à le faire éjaculer rien qu’en lui tétant les couilles. Prudente, je décide de ne pas leur faire part de cette interrogation.

– J’adore le goût de votre pine pendant l’amour ! C’est dommage que tu sois hétéro, mon chéri, parce que je suis sûre que, fine bouche comme tu l’es, tu apprécierais toutes les saveurs de cette magnifique bite, sans doute mieux que moi !

Je délaisse son sexe pour ses bourses.

– Et je ne parle même pas du plaisir que tu ressentirais en dégustant ses délicieuses couilles, dodues à souhait. Comment avez-vous pu concevoir un tel complexe alors que vous détenez ce trésor de perfection ?!

Notre conjoint recule d’un pas, m’invite à me relever en me prenant la main. Une fois debout, me tenant toujours la main, il me fait tourner sur moi-même comme on danse.

– Je vous retourne le compliment, mon ange ! Cacher votre corps à ma vue alors qu’il est si bandant !

– Il a raison, ma chérie, tes complexes étaient sans fondement !

– Cher ami, vous faites bien de l’ouvrir, parce que si je devais avoir envie de coucher avec un homme, sachez que votre ventre rebondi ne me rebuterait pas !

L’alarme retentit. Comme je l’écrivais plus haut, cette stratégie bavarde est très efficace. Nous reprenons place autour de la table. Notre conjoint me tend le dé « pour que ma victoire ne soit pas entachée par l’erreur commise plus tôt par votre époux ». Je tente le tout pour le tout avec cette traversée en diagonale, si le sort me faisait tomber dès le deuxième lancé de dé sur la case centrale, je devrais répondre aux six questions de la carte. Les dieux des jeux sont avec moi. Je réponds facilement à la question et obtiens enfin mon deuxième camembert. Le chronomètre enclenché, je me lève, me dirige vers le fauteuil, mon époux et notre conjoint sur mes pas. Mon mari tend la main. Je l’ignore.

– Je préfère que ce soit notre conjoint, si tu permets !

– Tu as la rancune tenace, ma chérie, je me suis moqué de ton « parce que je suis une fille » et tu me le fais payer cher !

– Tu me prêtes des intentions que je n’ai pas, chéri ! Il se trouve qu’avec tout ce que nous nous sommes dit depuis le début de la partie, l’ambiance est nimbée de romantisme et qui dit romantisme, dit poésie… et lequel de vous deux est le poète de la sodomie ?

Notre conjoint enfile le préservatif, et, taquin, demande à mon mari d’un air innocent, s’il souhaite l’enduire de lubrifiant. Devant son air ahuri, j’éclate de rire suivie de peu par notre poète anal. Mon époux adoré, grommelle « c’est une blague à la con » en haussant les épaules avant de rire à son tour. Je me penche au-dessus du large accoudoir du fauteuil. Il écarte mes fesses comme on ouvre un fruit bien mûr.

– Oh, mon ange ! (Puis, s’adressant à mon mari) Elle me semble prête à accueillir ma grosse pine gonflée de désir dans son joli petit cul, qu’en pensez-vous ?

– Je partage votre avis, cher ami !

Notre conjoint me pénètre lentement, parce que tout poète qu’il soit, il sait également me faire enrager quand bon lui semble. J’essaie d’imprimer la cadence, sans grand succès. Une petite claque sèche sur ma fesse ponctue son faux reproche.

– Un poète encule délicatement, très chère et vous semblez vouloir…

– Que vous m’enculiez en alexandrins, tout simplement ! Et vous me torturez en ne m’offrant pas même un octosyllabe !

Ma remarque les fait rire, mais elle a le mérite de la clarté. Notre conjoint se déchaîne, pas tant dans le rythme qu’il imprime que dans l’amplitude de ses va-et-vient. Ses grosses couilles bringuebalent sur mes cuisses, comme les cloches carillonnent. Je crie des mots d’amour teintés de grossièreté. Je suis à chaque fois surprise de la sensation d’être dilatée à la limite de l’explosion. Je jouis encore plus fort quand en surimpression me reviennent les images de ce voisin peu loquace que je croisais de temps à autre dans le hall de l’immeuble, de l’indifférence que je ressentais à son égard, de nos salutations polies, cet inconnu presque anonyme m’encule comme si nous avions fait cela toute notre vie et j’en suis tellement heureuse ! Je ne sais pas si j’aurai un jour le courage de le leur dire. Il se retire brusquement.

– Attendons un peu, votre plaisir, que vous ne retenez pas, risque de faire exploser le mien.

– C’est tout le charme de votre art, fringant poète !

Je plaisante, mais je suis pantelante, mon cœur semble vouloir s’envoler loin de ma poitrine et me le fait savoir en cognant trop fort dans ma cage thoracique. Je m’assieds sur le fauteuil, le sourire radieux de mon époux est un cadeau supplémentaire. Un peu apaisés, nous nous apprêtons à reprendre là où nous nous étions arrêtés quand l’alarme nous indique que le temps imparti est malheureusement déjà écoulé.

Allez hop, tout l’monde à la campagne ! – Premier épisode

Depuis plusieurs semaines, nous avons investi la maison de campagne dont notre voisin a hérité au décès de sa mère. Elle est à l’écart, à mi-chemin entre deux petits bourgs, c’est une ancienne maison de garde-barrière d’une ligne ferroviaire depuis longtemps désaffectée. Ses parents l’avaient acquise quand il n’était encore qu’un enfant.

En la découvrant, mon mari et moi en sommes tombés sous le charme, ce qui nous a valu les sarcasmes de notre voisin « Ah, on reconnaît bien là les bobos parigots ! » Il est vrai que, y ayant grandi, il a pu en subir toutes les contraintes, tous les inconforts. Le chauffage au poêle à charbon, les bouteilles de gaz pour la cuisine et le chauffe-eau puisque le gaz de ville ne vient pas jusque-là. En nous faisant découvrir la cuisine, il nous a fait remarquer l’absence de congélateur. À la place, de larges étagères, masquées par un rideau, remplies de bocaux, vides pour la plupart.

La chambre n’est pas chauffée, à vrai dire, nous y dormons tellement à l’étroit dans le lit que nous n’en sommes pas incommodés outre mesure. Je dois préciser que dans les années 80, notre voisin SuperBricoleur avait entrepris d’isoler la maison de ses parents. Projet qu’il avait mené à bien et de main de maître.

Assise à la table de la cuisine, je rêvasse en les regardant par la fenêtre, faire les idiots dans le petit jardin qui jouxte l’ancienne voie ferrée. Nous comptons refaire un potager, alors ils retournent la terre à la pelle-bêche. Notre voisin s’y prend nettement mieux que mon époux.

Ils viennent de remarquer que je les observe. Je n’entends pas ce qu’ils se disent, mais ça les amuse bien. Notre voisin a converti mon cher époux au port du jogging, quant à moi, j’ai bien tenté d’y résister, mais la fraîcheur aidant, l’inconfort de la maison ont fini de me convaincre d’en porter un.

Je comprends la raison de leur amusement quand ils me rejoignent et que notre voisin se saisit de deux tasses.

– C’est censé être une punition… !

Pour la justifier, il pose les deux tasses sur la paillasse de l’évier et retire son pantalon.

– J’ai bien envie de me faire faire une réduction testiculaire, comme certaines femmes se font faire une réduction mammaire… Non, mais regardez-moi ça !

– Je vous interdis de dire le moindre mal de vos magnifiques attributs !

– Magnifiques ?! Ces grosses couilles pendantes ?!

– Monsieur ! Il est temps que vous tiriez enfin toutes les leçons de la sanction que je me vois contrainte de vous infliger !

Je m’allonge sur la table de la cuisine, notre voisin s’accroupit au-dessus de mon visage, mon époux lui tend les deux tasses qu’il devra tenir tout au long de la sanction, ainsi il lui sera impossible de se masturber, de me toucher et devra donc se concentrer sur les sensations que lui procureront ses magnifiques couilles. Mon mari me retire alors le pantalon de jogging que je portais à même la peau.

En écrivant ces mots, je prends conscience du côté relatif de la « sanction » et je souris d’aise d’être capable d’autant de mauvaise foi.

Une fois notre voisin en position, je commence par lui taquiner les bourses du bout de mes doigts. J’aime sentir l’excitation envahir peu à peu mon corps. Ensuite, j’alterne entre des baisers légers et des coups de langue plus ou moins audacieux. Notre voisin bande déjà très fort.

Petit à petit, depuis la Saint-Valentin, j’ai appris à jouir pleinement de mon impudeur. Les frissons d’excitation qui font vibrer mon corps, qui font bouillir mon sang, sont toujours aussi puissants, mais le sentiment de honte tapis en arrière-fond de mes pensées, qui me faisait rougir a désormais totalement disparu.

J’ouvre outrageusement mes cuisses, je soulève un peu mon bassin, de mes doigts, j’écarte les grandes lèvres de ma vulve et invite notre voisin à constater l’effet que produisent ses grosses et belles couilles sur ma chatte.

Aujourd’hui, prise par une inspiration soudaine, je décrète que le « Oui » répondant à ma question « Admettez-vous enfin que ce sont vos belles couilles qui m’excitent autant ? » était teinté d’ironie.

– Mon chéri, je pense que notre conjoint se moque un peu de moi et je me demande même si son obsession à blâmer ses attributs ne serait pas le prétexte pour se rincer l’œil.

– Le crois-tu roué à ce point ?

– Il me semble bien… aussi, je te demanderais de bander ses yeux afin qu’il puisse se concentrer sur ce qu’il ressentira et pas sur ce qu’il verra.

Mon époux adoré s’exécute. Je lui demande alors de me faire l’amour. J’adore quand on le fait dans cette position, parce que ma bouche devient gourmande. J’aime entendre les mots teintés de grognements de notre voisin quand je lui gobe les bourses. J’aime que mon mari le rabroue « Vous êtes puni, cher ami, depuis quand commente-t-on une punition en cours ?! » J’aime le clin d’œil qu’il m’adresse. « Écoutez plutôt comme ma queue fait miauler sa chatte ! » Ses va-et-vient sont à la fois plus amples et plus vigoureux.

– L’entendez-vous miauler ?

– Oui !

– Apprenez que plus vos couilles offrent du plaisir à la bouche de mon épouse, plus sa chatte devient bouillante, trempée… « accueillante » comme vous vous plaisez à la qualifier.

– Ooh…!

– Oui, ma chérie ?

Je dégage ma tête et demande à mon époux de me baiser encore plus fort.

– Je veux que notre conjoint entende tout mon être jouir, qu’il en ait parfaitement conscience.

Pris dans ce lâcher-prise sensuel, mon mari jouit plus tôt que prévu, mais ses doigts m’offrent un orgasme d’une puissance exceptionnelle. Je demande à notre voisin de me permettre de me relever. Mon époux, assis sur une chaise, sourit, amusé, attendri par la scène qui s’offre à lui.

Je retire le bandeau qui masque la vue à notre voisin, je me rhabille sans prêter la moindre attention à sa « grosse pine » qui semble être au bord de l’explosion, d’abord sourde à ses jérémiades, je décide de le laisser ainsi, pantelant de désir afin que cette punition lui serve de leçon.