Odette&Jimmy – Le voyage c’est aller de soi à soi en passant par les autres (proverbe touareg)

Les nouveaux horizons que je te proposerai cette année nécessiteront un voyage éprouvant avec pas moins de trois escales, je ne veux pas prendre le risque d’arriver trop tard ou trop fatigués pour fêter dignement le passage à la nouvelle année. Serais-tu opposée à l’idée d’avancer notre rendez-vous au 26 décembre ?

Quand nous atterrîmes enfin à Wellington, un chauffeur nous attendait agitant un panonceau « Jimmy O’Malley & Princess ». Je me suis précipitée vers lui.

– Oh… Jim! You miss me…

– Sure, I…

– She meant « I miss you »!

Confuse de cette grossière erreur, je baissai la tête et la rentrai dans mes épaules sous le regard faussement désapprobateur de Jimmy.

Il avait mis au point ce séjour avec Jim tout au long de l’année. Tout avait commencé quand Jimmy avait consulté la liste des vols pour la Nouvelle-Zélande et qu’il avait remarqué ceux dont une escale se tenait à Sidney ou à Melbourne. Il avait alors proposé à Jim de prolonger notre escale et de passer un ou deux jours ensemble. Jim était emballé à cette idée, il précisa même qu’il n’avait jamais voyagé au-delà des frontières de l’Australie-Occidentale. Nous connaissions son histoire, sa vie aux confins de la misère, mais qui lui permettait d’étancher sa soif de liberté.

Jimmy lui offrit de passer ces sept semaines avec nous. Jim refusa, il aurait eu l’impression d’avoir mendié et sa fierté en pâtirait. Jimmy eut le dernier mot avec ce marché « Je t’embauche comme agent de voyage. Tu as le sens de l’accueil des touristes, comme Princesse et moi avons pu le constater. Je compte sur toi pour nous préparer un séjour de rêve, pour nous faire découvrir les îles et leurs habitants, tu percevras un salaire avec lequel tu t’offriras sept semaines de vacances. »

Jim avait protesté qu’il n’y connaissait rien, que les Néo-zélandais lui étaient aussi étrangers que les Français, rien n’y fit. « Ça te donnera l’occasion d’apprendre des tas de choses, n’oublie pas que j’ai passé quarante ans de ma vie à enseigner ! »

Dans la voiture, il nous reluquait par le rétroviseur. Il n’avait pas voulu que je monte à ses côtés « Je ne pourrais pas regarder la route, Princess ». Il avait aussi refusé que ce soit Jimmy « Tu ne peux pas laisser cette merveille toute seule à l’arrière ! » Il chantonnait, sifflotait joyeusement en nous conduisant vers le cottage qu’il louait pour nous. Il nous en ouvrit la porte dans un geste grandiloquent.

– Y avait pas plus grand, comme lit ?

Une chance qu’il y ait eu des coussins dessus, sinon je n’aurais pas imaginé que ce meuble imposant était un lit : 2 mètres 50 de long sur trois de large ! J’étais baba ! Jimmy lui demanda de me dire ce qu’il avait pensé de notre petit film écossais. Jim s’anima, s’enflamma, affirmant « Je le regardais chaque jour ! Tous les jours ! » Il appuyait son propos de grands gestes enthousiastes et énergétiques. Je souris en observant d’un regard oblique le sourire serein de Jimmy. Fidèle à ma mauvaise foi, je tançai Jim, lui reprochant d’exagérer, il avait dû le visionner une fois ou deux, guère plus.

Tombant dans le panneau, ou feignant d’y tomber, il se récria, jura ses grands dieux que le moment de la journée qu’il préférait était celui où il s’installait nu dans son fauteuil pour visionner notre film. « Je ne te crois pas ! Prouve-le ! » Jimmy arbitra et proposa à Jim de rejouer la scène, l’invita à sortir le temps que nous nous préparions. Quelques minutes plus tard, il cria « Action ! » et Jim fit son entrée. D’abord décontenancé de se voir filmé, il avança vers moi, un journal à la main, marmonnant un truc incompréhensible en mordillant sa pipe. Nous n’avions pas pensé que Jim ne parlait pas français ! Qu’avait-il compris de l’histoire ? Peu importait, finalement.

Tout comme dans notre film, il s’assit à ma tête, troublant mon sommeil délicat. Ses jambes très écartées faisaient bailler le peignoir qui lui tenait lieu de robe de chambre. Peignoir qu’il portait à même la peau. À demi-réveillée, je posai ma tête sur sa cuisse, me plaignis de la lumière qui m’empêchait de me rendormir, me retournai de telle façon que son corps m’en protège et rabattis la couverture sur mon visage.

À l’idée d’avoir son sexe dans ma bouche avant même d’avoir pu l’observer, savoir que nous avions de longues semaines devant nous pour en profiter, ma bouche s’emplit de salive, mon sexe brûla de désir. Son gland à peine entré dans ma bouche, je sentis la main de Jim sur mon crâne. « Sorry. I’m so sorry » Je levai la tête et dégustai son sperme en le regardant tendrement. Jimmy lui demanda de continuer, de faire comme s’il n’avait pas joui.

Je repris ma place sur ses cuisses, me retournai vers son ventre, rabattis la couverture sur ma tête, suçai son sexe flapi. Il souleva la couverture « What are you doing? » Je le regardai, les yeux écarquillés de candeur, relevai la tête lentement, portai ma main au menton « Oups ! » avant de retourner sous la couverture qu’il souleva et cette fois sur un ton plein de reproches « What are you fucking doing now?! ». Je suçais mon pouce. Il exigea que je me débarrasse de cette couverture.

– Je ne le peux pas, monsieur !

– Et pourquoi ? Que cachez-vous sous cette… que me cachez-vous ?!

J’étais surprise qu’il ait si bien compris le propos de Jimmy. Comme dans notre film, sa main glissa sous la couverture. Jim jouait l’étonnement à la perfection. Ses caresses étaient divines et je voyais son membre reprendre de la vigueur. J’aurais pu rester des heures à me faire tripoter sous cette couverture, à observer ce sexe magnifique qui me tentait tellement…

« Mais vous êtes nue, Madame ! » Jim avait prononcé cette réplique dans un français approximatif, mais compréhensible. Il me regardait onduler sous ses caresses en invoquant son Dieu.

Nous interrompîmes cette scène, car j’avais envie de l’embrasser, de refaire danser ma langue avec la sienne, de sentir son souffle excité sur ma joue. Il m’embrassa avec fougue, les mains encore étonnées de caresser mes reins, mes fesses. Je proposai à Jimmy de venir nous rejoindre avec ou sans sa caméra et de me faire l’amour sous le regard de Jim qui s’allongerait tête-bêche afin que je puisse l’observer de près quand il se branlerait. Je bavais littéralement d’excitation à cette idée, qui les enchanta.

– Regarde ! Tu as vu ?

– Oui… c’est encore plus… beau… terriblement excitant !

Les doigts de Jim se faisaient légers pour caresser mon pubis désormais immaculé. Je frissonnais de plaisir en les écoutant se demander si ma peau était devenue plus sombre ou si ce n’était qu’un effet d’optique. Comme s’ils s’apprêtaient à dévoiler une relique sacrée, les doigts de Jimmy et de Jim écartèrent délicatement mes lèvres et une langue titilla mon clitoris, puis une autre l’imita. Jim avait glissé une main vers ses bourses, qu’il caressait, les compressant parfois. La danse des langues sur mon clitoris ne cessait pas.

Tss tss ! D’un geste de la main, j’interrompis celui de Jim, qui se branlait trop vite à mon goût. Je ne voulais pas qu’il jouisse avant d’avoir observé de tout près les va-et-vient de Jimmy. Cette image provoqua un nouvel afflux de salive dans ma bouche. Je savais ce qu’il adviendrait si je le suçais, alors je pris ses doigts et les suçai en me régalant de le voir onduler de plaisir. J’attendis qu’il s’apaise un peu pour libérer ses doigts et les laisser rejoindre son membre. Désormais libres, ses doigts jouèrent avec mes lèvres, plongèrent dans ma bouche pour y récupérer de la salive dont ils humectaient les bourses, puis la hampe, encore les bourses, le gland, dans un ballet féerique. Jim psalmodiait qu’il rêvait, en appelait une fois encore à son Dieu.

Quant à moi, la vue d’un filet de ma salive accroché à ses poils m’excita plus que de raison. Quand le sexe de Jimmy prit possession du mien, que la main de Jim se crispa si fort sur son gland que je craignis un instant qu’elle ne le fasse exploser, je n’y tins plus. Je léchais, gobais les couilles de Jim comme je ne l’avais jamais fait à personne. Jimmy criait « Regarde ! Regarde comme elle est bonne ! Regarde ! Regarde ! » Jim répétait encore qu’il rêvait, qu’il vivait un rêve. Il demanda « Je peux ? »

Je sentis sa langue se régaler de mon sexe sans que Jimmy n’ait arrêté ses va-et-vient qui s’étaient fait plus amples, plus artistiques. Aussi surprenant que cela puisse paraître, nous parvînmes à contenir longtemps notre plaisir. J’aimais chasser les doigts de Jim d’un coup de langue, j’aimais quand il me donnait sa hampe à lécher, puis ses bourses, sa main faisant onduler ma tête.

– Regarde-moi, Princesse !

Jimmy jouit en moi en me taquinant à propos de mes joues luisantes de salive. Quand il se retira, Jim en profita pour plonger entre mes cuisses, répondant à la question de Jimmy « Je me fous que tu aies joui avant, ce que je veux c’est lui bouffer sa bonne petite chatte !J’en rêve depuis trois ans ! »

Je me laissais dévorer tout en le suçant avidement. Que j’aimais sentir son long jet âcre couler dans ma gorge, que j’aimais sentir sa main sur ma nuque me forçant à l’avaler davantage, que j’ai aimé la délicate souplesse de sa langue quand il me léchait encore après m’avoir fait jouir !

Il ne se passa pas un jour de ce séjour sans que je ne surprisse l’un ou l’autre, parfois les deux, en train de se branler en regardant cette scène admirablement filmée par Jimmy. Il ne se passa pas un jour sans que l’un ou l’autre ne me surprît en train d’en faire autant.

Notre façon d’encaisser les longs voyages et les décalages horaires consiste à écouter notre corps et de vivre à son rythme. Nous dormions par tranches de quatre heures avec des temps d’éveil équivalents. Nous avions prévenu Jim de ne pas s’efforcer d’adopter notre rythme, nous nous adapterions bien plus vite au sien. Je m’étais réveillée et me demandais combien de temps j’avais dormi.

En sortant de la douche, je remarquai la silhouette de Jim. Installé sur la terrasse, il visionnait la première vidéo que nous avons tournée ensemble. Tout en se caressant, il s’auto-félicitait à mi-voix « Oh, tu l’as fait, mec ! Tu l’as fait ! Oh oui ! ». Je l’observais, le cœur battant, à l’abri de la moustiquaire. Il venait de revenir en arrière pour la troisième fois, quand la caméra frôlait mon pubis et que leurs doigts écartaient délicatement mes lèvres.

Il tourna le visage dans ma direction quand j’ouvris enfin la porte. Un sursaut de surprise. Un large sourire. « Hey, Princess ! C’mon ! » Il m’invita à m’asseoir à ses côtés, mais je restai debout, plantée face à lui, lui désignai mon mamelon tendu, gonflé de désir « Please, Jim ! ». Il me tétait goulûment. J’arrachai sa main à son membre et la glissai entre mes cuisses. « Please, Jim ! ». Il grognait de plaisir en tripotant mon sexe d’une façon impudique. J’étais folle de ses caresses, de ses succions, de ses cris étouffés dans ma poitrine, de sentir son sexe frotter contre mon bras.

Je levai les yeux, croisai le regard de Jimmy, lui fis signe d’approcher. Il refusa, préférant me voir jouir avant d’intervenir. Pour l’exciter davantage, je décidai de me faire un peu plus salope. En me cambrant excessivement, j’eus une vision lubrique qui me fit rougir, ce que je n’avais pas prévu, mais qui m’arrangeait bien. Jim le remarqua, grogna encore et je jouis dans un sourire. Jimmy fit alors son entrée.

– Putain ! Les réveils… c’est avec son mari, pas avec le voisin ! C’est avec moi que tu dois jouir ! Pour le moins, tu dois me faire jouir avant d’aller le retrouver ! Allez, viens recevoir ta juste sanction !

Et s’adressant à Jim « Suis-moi ! » en lui expliquant ce qu’il me reprochait et la façon dont il comptait me punir. Je rougis à cette idée. Jimmy le remarqua.

– Hey ! Mais tes cours du soir semblent avoir porté leurs fruits, Princesse !

– C’est qu’en plus de les suivre, j’ai écouté tes conseils et visionne certains… euh… documentaires en VO

Autant, je comprenais pratiquement tout de leurs discussions, autant mon accent m’empêchait de parler, comme si les mots avaient honte de sortir de ma bouche si mal prononcés.

Arrivés dans la chambre, Jimmy m’ordonna, en anglais, de me mettre à quatre pattes sur le lit. Il sortit de sa valise un tube contenant « de quoi éteindre le feu qu’elle a au cul ». Jim souriait, pouffait, souriait encore. Je sentais le gel couler sur mes reins, être guidé vers mes fesses par les doigts de Jimmy.

– Regarde ! C’est comme ça qu’il faut faire si tu veux la punir ! Essaie !

Les doigts de Jim me faisaient frissonner de plaisir, je sentais ma peau se hérisser le long de ma colonne vertébrale. Ils le remarquèrent également. Je regardai le membre tendu de Jim, à quelques centimètres de mon visage, il me suffit de lever un peu la tête pour le sucer, la bouche inondée de salive. Il cessa ses caresses pour agripper mon crâne « Oh my God ! ».

Des doigts d’une main, Jimmy fouillait mon vagin, des doigts de l’autre, il me préparait pour la sanction. Il me rendait folle de désir, me le faisait crier. J’avais beau le supplier, il exigeait que je mesure d’abord la gravité de ma faute. Au bord de la folie, je lui assurai que c’était le cas. Son gland appuya sur mon anus. Jimmy parut hésiter.

– Tu es sûre ?

– Attends ! Pour que je comprenne mieux…

Je posai mes lèvres à peine entrouvertes sur le bout du gland de Jim. J’ai encore le souffle coupé quand je repense à cette sensation divine, comme hors du temps, en dehors et dans l’espace, quand je repense à nos murmures, nos grognements de plaisir.

– Je vais jouir, Princess. Je vais jouir dans ta bouche… Princess. Oh mon Dieu ! Oh oui… Je jouis ! Je jouis dans ta belle bouche de princesse, Princess !

Jimmy se fit plus sauvage, au rythme des phrases de Jim, puis ralentit et se fit plus tendre. « Laisse-moi profiter comme je suis bien dans ton cul quand tu le suces comme j’y suis bien Et toi ? »

– Je te promets d’être désobéissante chaque jour si la sanction est la même ! Oh oui ! Comme ça ! La p’tite bosse ! Ooh…!

Mon regard fut attiré par le geste de Jim qui soupesait ses bourses. Je léchai le dos de sa main, ma langue se faufila entre ses doigts. Il attrapa ma nuque. Je jouis violemment quand je sentis sur mon front son membre durcir. Étonnée qu’il rebande si vite.

L’étreinte se fit sauvage. Jim se branlait vigoureusement, ce que je trouvais très très excitant. Un autre orgasme couvait, grondait en moi.

– Mords-moi !

En même temps que Jimmy exauçait mon vœu, je déchirai la peau de son avant-bras. Il décida que durant toute la durée de notre séjour, je devrai le mordre à cet endroit précis « Pour inscrire à tout jamais notre bonheur dans ma chair ».

Jimmy vient de me rappeler que je suis censée expliquer le pourquoi du comment de chacune de mes breloques. Le bijou maori me rappelle ces moments où nos corps emmêlés formaient des vagues sensuelles, vagues qui se croisaient, enflaient, s’entrecroisaient, enflaient encore. Et même si ce récit n’en donne pas précisément l’impression, j’ai été époustouflée par les paysages, par les personnes que nous avons rencontrées, par la cuisine… mais je ne veux pas vous lasser en vous décrivant nos excursions pédestres et autres balades en mer.

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