Bonheurs des jours, confidences épistolaires – Compte-rendu de la 1ère séance pré-intronisation

Le 24 avril 2019

À la demande d’Émilie, d’Enzo, de Lucas, de Manon, de Pauline et de Vincent, j’endosse une nouvelle fois mon costume de secrétaire pour rédiger ce compte-rendu.

1 – Émilie

a) Le contexte

Je n’avais pas revu Émilie depuis presque vingt ans. Quand elle est entrée, Martial et moi avons eu un choc, pourtant Odette me l’avait avoué « Je sais que ce n’est pas bien, mais de tous mes petits-enfants, Émilie est ma préférée. J’essaie de ne pas le montrer, mais c’est un fait. Il faudrait que tu la voies pour comprendre, que tu la voies en vrai ! »

J’imagine combien ça a dû être pénible pour Émilie d’avoir à expliquer que ce couple ne l’avait pas adoptée, qu’elle était leur enfant biologique, mais fort égoïstement, je me réjouis qu’elle ressemble tant à son arrière-grand-père, qu’elle ait la même couleur de peau que lui, le même nez, la même bouche, mais, comme me l’a fait remarquer Martial, elle a hérité des oreilles de Louise et des yeux d’Odette. J’étais fascinée de voir danser les mains de Jean-Baptiste avec la grâce et la légèreté de celles de Louise…

b) La rencontre

Quand vous êtes arrivés au mas, nous étions installés dans le patio, en pleine discussion avec « la relève », comme nous vous surnommons avec tendresse et bonheur. Elle battait tellement son plein que nous en avions oublié la petite blague de bienvenue que nous vous avions réservée. Fort heureusement, Vincent a eu la présence d’esprit d’en expliquer la teneur « Tu dois deviner qui est qui, mais pour te mettre sur la voie, chacun porte une tenue en rapport avec sa profession ».

En nous voyant, Émilie a éclaté de rire avant de nous reprocher de savoir trop bien cacher notre jeu. Elle a martelé ces mots en les rythmant d’un index rageur.

C’est bien tenté, jeune fille, mais tu n’obtiendras rien par la flatterie.

– Tu sais que ce n’est pas loin de ce que je m’imaginais ? Le chemisier pas aussi ringard, enfin… presque pas aussi ringard, mais c’est pas loin, Sylvie !

Nous l’avons applaudie et je me suis levée pour cocher mon nom sur le tableau prévu à cet effet.

– Ouah, la jupe ! Ah non, c’est pas possible une jupe comme ça ! Cristina Cordula voit ça, elle meurt direct d’une crise cardiaque !

S’en est suivie une discussion animée, vous n’étiez pas d’accord avec nous, qui prétendions qu’elle a un goût de merde et, avec la dose de mauvaise foi nécessaire en la circonstance, nous avons justifié notre avis par un « depuis quand le Brésil peut se targuer d’être le pays de l’élégance ? ». Nous nous sommes tournés vers Alain, notre expert en la matière. Fin diplomate, il a esquivé l’écueil « Je ne voudrais pas me fâcher tout de suite avec la relève… »

Émilie a posé son index sur sa bouche, comme lorsque l’on a la réponse sur le bout de la langue.

– Si j’en crois ton costume et ton air ahuri, tu dois être… Martial. Me gouré-je ?

Martial a sursauté, surpris non pas qu’elle l’ait reconnu, mais qu’elle ait employé la formule dont se servaient Louise et Odette quand elles voulaient le faire enrager. Et sa voix… il suffit de fermer les yeux pour entendre ma belle-mère !

Nouvelle salve d’applaudissements, malgré quelques « Facile ! » qui fusaient ici et là.

– Je ne sais pas trop si tes cheveux sont blancs ou blond platine, mais tes yeux bleus, ta tenue… Sérieux, y a vraiment des profs qui portaient ça ? Ah ! Je comprends mieux pour les branlettes espagnoles… Tu es Monique, la Fille de Mère-Nature !

– Putain ! Le premier surnom qu’elle donne, c’est le mien ! Ça me poursuivra toute ma vie…

Émilie hésitait. Laquelle était Cathy ? Laquelle était Madame ? Elle sourit. Quelle étrange impression de voir le sourire de Louise s’épanouir sur la bouche de Jean-Baptiste ! Elle s’approcha à pas feutrés de Pauline, lui lança un regard enjôleur, la prit dans ses bras, l’embrassa sur l’épaule, fit glisser son baiser jusque dans le cou, passa sa main dans ses cheveux, rapprocha son visage du sien pour l’embrasser à la commissure des lèvres puis se retourna. D’un index désigna Pauline, de l’autre sa grand-mère.

– Madame, petite-nièce de Gentil Coquelicot !

En plus des applaudissements, nous manifestâmes bruyamment notre admiration.

– Bravo !

– Bien joué !

– Boudiou, l’a pas froid aux yeux, la gamine !

– Admirable sens de l’investigation ! Toutes mes félicitations !

Ces deux derniers commentaires permirent à Émilie de nommer le Bavard et Joseph.

– La cravate est un peu too much, mais même sans, j’aurais reconnu le Notaire… tu as une tête à avoir aimé faire beaucoup d’enfants !

Nous en sommes restés muets de stupeur ! Ça a été plus fort que nous, nous nous sommes tous levés pour l’étreindre avant de regagner nos places. Ne restaient que quatre noms, allait-elle faire un sans-faute ?

– Là, c’est facile parce que mémé Dédette a des photos de Martial pendant son service… Lui, là… avec sa pipe qui n’a jamais servi et ses fausses lunettes, c’est la caricature du mec qui est entré à l’école à trois ans et n’en ressortira que les pieds devant, mais même sans ça et sans ton costume dégueulasse, je t’aurais reconnu, Jimmy ! Et toi, à côté de Monique… c’est marrant, t’as les mêmes sapes que Martial, mais ça rend pas pareil…

Je ne suis pas gros !

Mais non, c’est tous les autres qui sont trop maigres, mon Titi !

– Donc toi, à côté de Monique, tu es Jean-Luc, le Harry Potter de la teub !

Monique s’est penchée vers moi, toujours debout près du tableau « Mais… elle est… nous ! » et s’est précipitée pour l’étreindre une seconde fois.

Émilie a hésité.

– Lui, c’est Alain… et le dernier… Christian.

Regards embarrassés et sourires contrits.

– T’inquiète, moi aussi je les confonds tout le temps !

Après avoir obtenu ce qu’elle voulait, c’est-à-dire la promesse d’une bonne leçon pour apprendre à différencier Alain de Christian, Monique ajouta.

– Pourtant, on avait gaffé en l’appelant par son surnom pour lui demander son avis sur miss magnifaïque…

– C’est pas Priape, ton surnom ?

– Euh non… ça fait quarante ans que je suis Brummel au sein de la Confrérie.

– Pourquoi une blouse blanche ? C’est pas Christian l’infirmier ? Tu l’es aussi ?

– Non, mais avant, les dessinateurs industriels se servaient d’encre de Chine… alors, on portait des blouses blanches…

c) Le premier débat

– Lucas m’a dit que je pouvais parler de tout, qu’il n’y aurait aucun sujet tabou, que je pourrai poser toutes les questions, sur Louise et Jean-Baptiste, sur vous, sur la Confrérie, demander des détails. Tout. Tout. Tout. Alors voilà. Moi, ce qui me prend la tête c’est par rapport à Pauline. Je sais qu’elle est amoureuse de Lucas, que c’est réciproque, qu’ils n’ont pas souvent l’occasion d’être ensemble. Sauf que moi, j’ai jamais autant pris mon pied qu’avec lui… et on n’aura pas beaucoup plus d’occasions de nous voir. Mais si ça doit faire souffrir Pauline, j’ai pas envie… j’ai moins envie… Mais en même temps, j’ai pas envie de m’interdire de coucher avec lui… Vous comprenez ? Comment faisiez-vous ?

– Je ne sais pas comment ils faisaient, mais je suis touchée que tu aies envisagé de te sacrifier pour ne pas me faire de la peine. Ce que je déteste, c’est l’hypocrisie. Tu es cash et ça me va. Je reste fidèle à mes convictions, le plaisir que tu prends avec Lucas, tu ne me le voles pas. Et si je devais me sentir mal à l’aise, je vous en parlerais. Comme disent les vieux et comme le disaient les encore plus vieux avant eux « Profite ! Profite, ma fille ! C’est tout ce qui compte ! »

Nous n’avons pu qu’approuver la sagesse de Pauline et Lucas s’est senti soulagé parce qu’il ne veut faire de mal ni à Pauline, ni à Émilie, ni même à Manon « qui occupe pas mal mes rêves aussi ».

– Je me pose aussi une question… à quoi ressemble ta marque ?

– Non mais… tu crois que je vais montrer ma bite à une gamine de la génération Harry Potter ?

Manon s’est aussitôt écriée

– Oh la mauvaise foi ! C’est toi-même qui m’a conseillé de les lire !

– Et alors ? Je te l’ai montrée, ma bite ? Non. Voilà.CQFD !

– Pff t’es vraiment nul ! Viens avec moi, Émilie, je vais te montrer…

Émilie a suivi Manon jusque dans la salle des fêtes. Je savais qu’elle vient régulièrement chez Jimmy depuis qu’elle s’est découvert une passion pour l’histoire, mais je ne la pensais pas autant dans son élément. La porte n’étant pas close et une des fenêtres entrouverte, nous pouvions entendre des bribes de leur conversation, elles tenaient à ce que nous devinions quel album photo, quels clichés les feraient réagir.

– Non ! Ça c’est pas possible ! C’est un trucage ! Non ! Aussi grande, aussi grosse… non !

– Cherchez pas, les filles, des comme moi y en a plus, le moule est cassé !

Pauline a eu un sourire en coin et a conseillé à Alain de ne pas être aussi affirmatif, laissant planer sur sa réplique un parfum de mystère fort mystérieux… Enzo, Lucas et Vincent souriaient entre ironie et fausse candeur.

– Tiens ! Regarde ! C’est la sienne, c’est lui !

– Ah ouais ! On dirait vraiment une cicatrice… ! Et là… c’est… ? Viens, on y retourne !

– J’ai une meilleure idée. Vous venez nous rejoindre ? Parce que j’aurais aussi ma présentation à vous faire, autant qu’on soit confortables !

Quand nous les avons rejointes, Émilie est allée à la rencontre de Monique, lui a parlé à l’oreille, ce qui a fait éclater de rire la Fille de Mère-Nature, qui lui a ébouriffé les cheveux avant de la serrer très fort contre elle.

2 – La présentation de Manon

À l’invitation de Manon, nous nous sommes installés dans la salle des fêtes. Elle nous demanda de patienter quelques instants, le temps pour elle d’achever les derniers préparatifs. Jimmy et Enzo l’aidèrent en apportant de quoi nous hydrater et nous sustenter, pendant qu’elle se changeait. Lucas, Pauline et Vincent regardaient autour d’eux, manifestement surpris, je réalisai qu’ils ne connaissaient de ce lieu que les descriptions que j’en avais faites. Il est loin le temps du projecteur diapo et du drap blanc en guise d’écran !

À nous tous, nous avons eu les moyens de doter notre salle des fêtes de tout l’équipement moderne, mais je n’avais pas pensé à le préciser.

Émilie était en grande conversation avec Monique, le Bavard et le Balafré. Les voir rire, chahuter ensemble me comblait de bonheur, Martial m’embrassa dans le cou.

– Tu te souviens de la dernière fois où je t’ai dit « je t’aime » ?

Oui

– C’était quand ? À quelle occasion ?

Juste avant de démarrer la voiture, quand tu m’as rappelé ma première visite au mas, quand je me suis souvenue qu’on avait fait le trajet complètement nus dans ta R8 et que je me suis déshabillée…

Ma chérie, tu m’épateras toujours !

– Pourquoi, parce que je me souviens d’un truc qui s’est passé tout à l’heure ?

Mais non ! Parce qu’à ton âge avan… parce que tu n’as pas hésité à refaire le trajet complètement nue aux côtés d’un prof à la retraite !

Manon est revenue, s’est installée sur l’estrade, a allumé l’ordinateur et mis en marche le rétroprojecteur.

J’ai fait cette découverte toute seule, je voulais vous la présenter. L’année dernière, j’aurais juste montré les photos, mais depuis que Christian m’a montré comment me servir réellement d’un ordinateur, j’ai eu envie de faire les choses de mon mieux. J’en profite pour vous remercier tous, tous autant que vous êtes, parce que vous m’avez acceptée telle que je suis et vous m’avez permis de découvrir que je vaux mieux que ce que je croyais. J’étais nulle à l’école et maintenant je sais que ce n’était pas à cause de moi, de ma bêtise, mais à cause de l’école et des professeurs qui se plient à un système aberrant. Bon, ça c’est le Balafré qui le dit comme ça… mais en tout cas, même si je n’obtiens jamais mon bac, je ne me dirais jamais « tout ça pour rien », parce que j’ai découvert le plaisir d’apprendre alors qu’avant c’était une corvée. C’est pour ces raisons que j’ai eu l’idée d’intituler ainsi ma présentation.

Comment l’esprit vient aux filles

Les vieux le savent déjà, mais au cas où Pauline ou Émilie ou Enzo ou Vincent ou Lucas l’ignoreraient, c’est le titre d’un conte érotique de Jean de La Fontaine. Il n’est pas en rapport avec ce qui va suivre, mais je le préférais à « Eurêka ! ».

Un soir, qu’on jouait au mémory, Vincent m’a fait remarquer que tous les membres de la Confrérie avaient au moins un truc brodé par Madame chez eux. Je dis un truc parce que ça peut-être un tableau, un coussin ou un tapis de souris… Des questions ?

– Tu parles d’un jeu de Mémory et des intérieurs des membres de la Confrérie. Peux-tu nous expliquer le rapport entre les deux ?

– Très bonne question, Harry ! Nous avons trouvé des clichés en double ou en triple exemplaires de certaines de vos séances photos. Alors, on les mélange et on les pose sur la table, à l’envers, comme pour un jeu de Mémory normal et on doit reconstituer les paires. Celui qui gagne a le droit de proposer la dernière figure à ses adversaires. Personne n’a refusé jusqu’à présent.

Je suis donc allée chez chacun d’entre vous et avec votre autorisation, j’ai photographié vos broderies sous toutes les coutures. Vous m’avez tous laissée faire, sans me poser de question puisque je vous avais dit que c’était pour une présentation que je comptais faire devant la Confrérie. Vincent m’a super aidée et Christian m’a aussi donné des conseils techniques sans le savoir.

En zoomant sur certaines parties, je me suis aperçue que toutes les broderies avaient un motif en commun, plus ou moins gros, plus ou moins caché alors que les couleurs des broderies, les thèmes et le style variaient suivant les membres.

J’ai adoré chercher, zoomer, espérer, être déçue puis finalement récompensée quand je trouvais enfin. J’aimais quand le motif me sautait aux yeux, mais je crois que j’aime encore plus les motifs qui m’ont donné du fil à retordre, comme dit Madame.

Nous avons applaudi si fort la présentation de Manon, nous lui avons manifesté si bruyamment notre enthousiasme et nos félicitations, qu’elle nous a reproché de vouloir la faire chialer.

À la question « Quel motif t’a donné le plus de fil à retordre ? », Manon a répondu « Le plus difficile était le plus facile à trouver, mais je ne savais pas ce que je devais chercher… C’est ça que j’ai aimé, partir à la recherche d’un truc sans être sûre qu’il y en ait un… me fier à mon intuition… et quand j’ai vu le premier, j’étais sur le cul ! Plus je connais Madame, plus je… Sous ses airs de mémé coincée, c’est la plus teug de vous tous ! »

Remarque d’Alain : On écrit « thug »

Remarque de Sylvie : Elle a dit « teug »

Remarque d’Alain : N’empêche que ça s’écrit « thug »

Qu’est-ce qui te faire dire ça, petite Manon des sources ?

– Par exemple, elle a caché le motif dans un détail de la broderie pour tous les membres de la Confrérie, sauf pour elle. Attendez ! Je vais vous montrer !

Manon est allée chercher la broderie de Jimmy, un tableau dans les tons sépia, un poilu assis à une table, une lampe pigeon répand une faible lueur sur ce qui semble être des lettres et des photos éparpillées. Une de ces photos représente ce fameux motif, qui ne doit pas mesurer plus de 2 cm sur 3. Tout en appuyant sur ce point, Manon poursuivit.

– Alors que chez elle, c’est le motif principal du tableau ! Et qu’il est dans son salon.

– N’importe quoi ! Je l’aurais vu !

– La preuve que non, Pauline ! Même Vincent ne l’avait pas remarqué !

– Et il est où dans le salon ?

– Sur le guéridon du côté de la porte.

– Celui où il y a le crucifix ? Le chapelet de sa communion et Sainte-Mir… Oh putain ! Oh putain ! Oh… putain !

Madame était rouge vif, elle resplendissait de susciter ainsi l’admiration de ces gamins dont deux de ses petits-enfants.

Jimmy proposa à « la relève » de leur laisser la jouissance du corps principal du mas et de notre côté, aller finir la journée dans les dépendances, à condition toutefois qu’ils nous prêtent leur mémory.

– Avec Vincent, on était tellement sûrs que vous alliez nous demander ça, qu’on vous en a fait un rien que pour vous !

– Et avec plus d’images…

Dont « la figure Rosalie » !

– Et « Colin-Maillard » ! Et « Mes hommages, Madame ! »

Ils nous ont remis notre jeu et nous sommes partis rejoindre les dépendances alors que le soleil n’était pas encore couché. Nous évaluions les chances de victoire de chacun quand Martial s’est déclaré certain qu’une fois de plus, j’allais l’épater. C’est pour cette raison qu’en l’entendant éclater de rire et hurler un « Je t’aime » retentissant, vous avez regardé par la porte de la salle des fêtes et que vous m’avez vue traverser la cour complètement nue.

Je vous propose de rédiger ainsi un compte-rendu pour chaque séance de pré-intronisation à la Confrérie du Bouton d’Or.

La Fiancée

Pour écouter la sélection musicale de Manon, cliquez ici

Merci pour le chocolat ! Compte-rendu de la deuxième séance de pré-intronisation

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