Chroniques matrimoniales – L’anniversaire de Catherine – Après la fête

a592e5a5480ff96786b3e69486c2e1deLe lendemain, quand je me réveillai, tous les invités étaient déjà partis. Je regardai Christian encore endormi en me demandant si son sourire était dû à un joli rêve ou à la nuit que nous venions de passer. J’enfilai sa chemise, jetée en boule au pied du matelas. J’aimais porter ses vêtements après une nuit de partouze, j’adorais l’odeur de sa sueur pleine de désir et d’excitation emprisonnée dans la trame du tissu et j’aimais par-dessus tout l’étincelle de son regard quand il me découvrait ainsi vêtue.

Je descendis les escaliers, impatiente d’écouter Catherine me raconter sa soirée.

39e252a0-2ba0-012d-c74a-0050569428b1Je la trouvai étendue sur un sofa, les yeux mi-clos, un sourire aux lèvres. J’entendais Alain s’agiter en cuisine en sifflotant.

Catherine ouvrit tout à fait les yeux et je m’installai à ses côtés.

– Quelle belle fête ! Quel anniversaire !

Elle désignait la pièce, les chandeliers aux bougies consumées, de jolies cernes magnifiaient son regard. Alain entra avec un plateau. Je ricanai comme une gamine en lui demandant s’il était resté à poil pour se servir de son trépied naturel afin de soutenir le plateau. Il éclata de rire. Je suppliai Catherine de me raconter sa nuit.

– Mais… j’avais cru comprendre que tu verrais tout de là…

Elle venait de désigner le plafond et son miroir circulaire.

– J’aurais bien aimé te répondre « oui, j’ai tout vu », mais le clan des sept m’en a empêchée…

– Le clan des sept ? !

– Ben oui, Christian, le Bavard, le Notaire, Joseph, le Balafré, le Chauffeur auxquels s’ajoutait le Nettoyeur… à peine je m’étais installée qu’ils…

Que j’aimais les faire rire ! Je m’étais découvert le goût de la plaisanterie dès mon installation au village. À Paris, j’étais une jeune fille réservée, presque austère, mais en rencontrant l’amour, l’amitié, en apprenant l’histoire de mes grands-parents, de leurs amis, mon caractère profond était remonté à la surface, une partie de moi dont je n’avais jamais pris conscience avant.

– Viens voir… tu comprendras mieux en voyant la pièce…

– Je peux venir aussi ou c’est réservé aux filles ?

– Tu n’as pas visité les lieux avant de louer la villa ?

– Hé bé… euh… oui et non… avec le Notaire, je n’ai pas vu toutes les… possibilités qu’offraient les lieux…

J’agitai mon index d’un air entendu.

– Toi… tu aurais une idée derrière la tête, que ça m’étonnerait pas !

La main sur le cœur, Alain jura ses grands dieux qu’il n’en était rien, mais puisque je venais d’évoquer la chose…

Nous montâmes l’étroit escalier en nous taquinant, en gloussant d’excitation. Quand j’ouvris la porte, Christian était allongé sur le dos, les yeux fermés…

– C’est pour ça qu’il ne peut pas dormir sur le ventre…

Dormait-il encore, ainsi qu’il persiste à l’affirmer, ou avait-il entendu ma plaisanterie ? Christian sourit, visiblement aux anges. Catherine regardait la pièce, ébahie.

– Ouh… fan…

Désignant le coussin central, enfin, l’absence du coussin central, elle me demanda à mi-voix si c’était par là que… Je ne lui laissai pas le temps d’achever sa phrase, opinai et l’invitai à s’allonger aux côtés de Christian pour vérifier. Ce qu’elle fit bien volontiers. Sans même ouvrir les yeux, Christian se blottit contre sa belle poitrine. Elle fit semblant de râler « Je te comprends mieux, Monique… »

De les voir ainsi, de sentir le souffle chaud d’Alain sur ma nuque, sur mes épaules… je m’empalai sur Christian qui ouvrit enfin les yeux, fit semblant de m’ignorer « Té, Cathy ! Ton cadeau t’a-t-il comblée ? », l’embrassa, lui caressa les seins pendant qu’Alain la pénétrait. Je le regardai, nous nous sourîmes et nous nous embrassâmes.

Que Catherine était belle quand elle bougeait comme ça ! J’aimais son regard perdu, qui semblait hésiter entre l’extérieur et l’intérieur ! Comme s’ils étaient coincés dans sa gorge, collés à ses lèvres, les mots semblaient attendre un encouragement pour sortir de sa bouche. Je ne sais plus qui lui a posé la question « Tu as quelque chose à nous dire ? », mais je me souviens parfaitement de sa réponse.

– Je voudrais qu’Alain me fasse un enfant…

Elle parut hésiter, me regarda droit dans les yeux guettant ma réaction.

– … et que Christian m’en fasse un autre…

Alain s’exclama « Oh, mon amour ! ». Je sentis le sexe de Christian faiblir dans le mien. Je me penchai vers Catherine « Tu ferais ça pour moi ? Pour nous ? Oh, merci ma chérie ! » avant de l’embrasser à en perdre haleine. Le sexe de Christian avait repris toute sa vigueur. Nous faisions l’amour en profitant de chaque seconde, de chaque mouvement, de chaque soupir.

J’allais et venais le long du sexe de Christian, me cambrant comme Alain me le demandait. J’aurais pu jouir rien qu’en regardant son énorme bite entrer et sortir dans la chatte de Catherine ! Comme il savait y faire… ! Catherine criait dans la bouche de Christian qui lui caressait les seins avec un plaisir non dissimulé… Mon regard glissa encore vers Alain et remonta le long de son torse puissant, ses lèvres étaient trop tentantes… de mes mains, je tournai son visage vers le mien et l’embrassai.

– Oh oh ! Mais ne serait-ce pas « la figure Rosalie » ?

Je n’avais ni vu, ni entendu le Balafré entrer dans la chambre. Il tournait autour du matelas comme s’il voulait vérifier que nous l’exécutions dans les règles de l’art. Il me sourit, me fit un clin d’œil. D’un geste de la main, Cathy lui fit signe d’approcher, quand il fut à ses côtés, avec habileté, elle ouvrit sa braguette et lui demanda la permission de le sucer un peu. Il éclata de rire « C’est demander à un aveugle s’il veut voir ! » avant de se laisser aller aux délices des pipes de Catherine.

Je sentais l’orgasme enfler en moi, ou plutôt monter en moi avant de redescendre, un peu comme une vague qui s’écrase sur la plage… Je parvenais, parfois, à maîtriser cette sensation, c’était le cas ce dimanche là. Le Balafré s’échappa soudain de la bouche de Catherine…

– Tout doux, ma belle ! Tu vas me faire venir trop vite, sinon !

– Tu n’es pas parti avec les autres ?

– Tu ne leur as rien dit, Christian ?

– Hé… c’est que j’ai pas eu le temps ! Je dormais encore… mais… fatché ! Quel réveil… !

Ce dialogue plein de sous-entendus excita la curiosité de Catherine qui les pressa de « tout déballer ».

– Je suis parti avec les autres, mais je suis revenu pour vous annoncer que je suis désormais le second époux de Monique, mais que ça devra rester un secret jusqu’à notre mariage officieux…

– Quel mariage officieux ?

– La bigamie n’est pas légale, Monique ! Tu ne pourras pas me dire « oui » à la mairie ! Alors, nous ferons une cérémonie officieuse et nous annoncerons la nouvelle à l’occasion de la grande fête…

– Quelle grande fête ?

– Laisse-nous t’organiser la surprise, ma chérie… !

Que la voix de Christian était douce… et que son sexe était dur… !

– Et… et quand tu lui as fait ta demande ? Pourquoi tu ne m’as rien dit, Monique ?

– Ça s’est décidé hier soir, juste avant que vous arriviez, Cathy ! J’ai pas eu le temps ! Et pis… j’ai pas eu droit à une demande en bonne et due forme… !

Le Balafré tomba dans le piège grossier que je venais de lui tendre.

– Comment ça ? ! Je ne t’ai pas fait ma demande ?

– Pas avec la manière, je veux dire… pas comme on le fait quand on est bien élevé… dans le grand monde…

Il fit mine de poser un genou à terre, mais je l’interrompis d’un geste ferme. Je me levai, jetai un regard gourmand sur la queue  gonflée, dressée et luisante de Christian, proposai à Catherine d’observer la scène « si Aloune et Christian te laissent un peu de répit » et entraînai le Balafré dans le salon où elle avait fêté ses 33 ans.

En descendant l’escalier, il me dit qu’il aimait ma folie, je lui répondis que je l’aimais tout court. Il m’enlaça, me plaqua contre le mur. « Je vais te faire la plus belle demande en mariage du monde, ma Monique ! » Je ne sais pas si ce fut la plus belle des demandes en mariage du monde, mais bon sang, que je l’ai aimée… !

À sa demande, je m’étais allongée sur le dos, je regardais le plafond, il écarta mes cuisses, sa cicatrice n’avait jamais été aussi visible, ses mains couraient le long de mes jambes, puis elles me fouillèrent avant de caresser mes seins.

– Veux-tu être ma femme ?

– Mmoui…

Je répondis à son interrogation muette.

– Je sais que tu peux mieux faire…

Comme toujours, le Balafré se glissa immédiatement dans le rôle que je lui proposai. De son gland, il caressa ma fente, du clito jusqu’au vagin.

– Veux-tu être ma femme ?

Sur le ton de « c’est déjà un peu mieux », je répondis

– Mmm… oui…

Il me fit le clin d’œil de « ah, c’est comme ça que tu le prends ? », mit son gland à l’entrée de mon vagin.

– Monique, veux-tu… HAN ! … bien m’épouser ?

– OUI !

– J’ai pas bien entendu… !

Il se retira et recommença son manège, une fois, dix fois, jusqu’à ce que je crie à pleins poumons, jusqu’à ce que je jouisse… Enfin satisfait, il leva les yeux au plafond et demanda aux trois autres de nous rejoindre.

Alain arriva seul, Christian et Catherine préféraient rester là-haut, à observer la scène et lui avaient demandé de « bénir nos fiançailles »… Quelle bonne idée ! Je leur envoyai un baiser, en soufflant avec toute la force de mon amour dans le creux de ma main. Alain n’eut pas besoin de se branler très longtemps, il aspergea mon corps, mon visage, « ouvre ta bouche, Monique » et c’est ainsi que je fus officieusement fiancée au Balafré.

Rosalie nous raconte comment l’occasion fit le larron

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