Chroniques matrimoniales – L’anniversaire de Catherine – Après la fête

a592e5a5480ff96786b3e69486c2e1deLe lendemain, quand je me réveillai, tous les invités étaient déjà partis. Je regardai Christian encore endormi en me demandant si son sourire était dû à un joli rêve ou à la nuit que nous venions de passer. J’enfilai sa chemise, jetée en boule au pied du matelas. J’aimais porter ses vêtements après une nuit de partouze, j’adorais l’odeur de sa sueur pleine de désir et d’excitation emprisonnée dans la trame du tissu et j’aimais par-dessus tout l’étincelle de son regard quand il me découvrait ainsi vêtue.

Je descendis les escaliers, impatiente d’écouter Catherine me raconter sa soirée.

39e252a0-2ba0-012d-c74a-0050569428b1Je la trouvai étendue sur un sofa, les yeux mi-clos, un sourire aux lèvres. J’entendais Alain s’agiter en cuisine en sifflotant.

Catherine ouvrit tout à fait les yeux et je m’installai à ses côtés.

– Quelle belle fête ! Quel anniversaire !

Elle désignait la pièce, les chandeliers aux bougies consumées, de jolies cernes magnifiaient son regard. Alain entra avec un plateau. Je ricanai comme une gamine en lui demandant s’il était resté à poil pour se servir de son trépied naturel afin de soutenir le plateau. Il éclata de rire. Je suppliai Catherine de me raconter sa nuit.

– Mais… j’avais cru comprendre que tu verrais tout de là…

Elle venait de désigner le plafond et son miroir circulaire.

– J’aurais bien aimé te répondre « oui, j’ai tout vu », mais le clan des sept m’en a empêchée…

– Le clan des sept ? !

– Ben oui, Christian, le Bavard, le Notaire, Joseph, le Balafré, le Chauffeur auxquels s’ajoutait le Nettoyeur… à peine je m’étais installée qu’ils…

Que j’aimais les faire rire ! Je m’étais découvert le goût de la plaisanterie dès mon installation au village. À Paris, j’étais une jeune fille réservée, presque austère, mais en rencontrant l’amour, l’amitié, en apprenant l’histoire de mes grands-parents, de leurs amis, mon caractère profond était remonté à la surface, une partie de moi dont je n’avais jamais pris conscience avant.

– Viens voir… tu comprendras mieux en voyant la pièce…

– Je peux venir aussi ou c’est réservé aux filles ?

– Tu n’as pas visité les lieux avant de louer la villa ?

– Hé bé… euh… oui et non… avec le Notaire, je n’ai pas vu toutes les… possibilités qu’offraient les lieux…

J’agitai mon index d’un air entendu.

– Toi… tu aurais une idée derrière la tête, que ça m’étonnerait pas !

La main sur le cœur, Alain jura ses grands dieux qu’il n’en était rien, mais puisque je venais d’évoquer la chose…

Nous montâmes l’étroit escalier en nous taquinant, en gloussant d’excitation. Quand j’ouvris la porte, Christian était allongé sur le dos, les yeux fermés…

– C’est pour ça qu’il ne peut pas dormir sur le ventre…

Dormait-il encore, ainsi qu’il persiste à l’affirmer, ou avait-il entendu ma plaisanterie ? Christian sourit, visiblement aux anges. Catherine regardait la pièce, ébahie.

– Ouh… fan…

Désignant le coussin central, enfin, l’absence du coussin central, elle me demanda à mi-voix si c’était par là que… Je ne lui laissai pas le temps d’achever sa phrase, opinai et l’invitai à s’allonger aux côtés de Christian pour vérifier. Ce qu’elle fit bien volontiers. Sans même ouvrir les yeux, Christian se blottit contre sa belle poitrine. Elle fit semblant de râler « Je te comprends mieux, Monique… »

De les voir ainsi, de sentir le souffle chaud d’Alain sur ma nuque, sur mes épaules… je m’empalai sur Christian qui ouvrit enfin les yeux, fit semblant de m’ignorer « Té, Cathy ! Ton cadeau t’a-t-il comblée ? », l’embrassa, lui caressa les seins pendant qu’Alain la pénétrait. Je le regardai, nous nous sourîmes et nous nous embrassâmes.

Que Catherine était belle quand elle bougeait comme ça ! J’aimais son regard perdu, qui semblait hésiter entre l’extérieur et l’intérieur ! Comme s’ils étaient coincés dans sa gorge, collés à ses lèvres, les mots semblaient attendre un encouragement pour sortir de sa bouche. Je ne sais plus qui lui a posé la question « Tu as quelque chose à nous dire ? », mais je me souviens parfaitement de sa réponse.

– Je voudrais qu’Alain me fasse un enfant…

Elle parut hésiter, me regarda droit dans les yeux guettant ma réaction.

– … et que Christian m’en fasse un autre…

Alain s’exclama « Oh, mon amour ! ». Je sentis le sexe de Christian faiblir dans le mien. Je me penchai vers Catherine « Tu ferais ça pour moi ? Pour nous ? Oh, merci ma chérie ! » avant de l’embrasser à en perdre haleine. Le sexe de Christian avait repris toute sa vigueur. Nous faisions l’amour en profitant de chaque seconde, de chaque mouvement, de chaque soupir.

J’allais et venais le long du sexe de Christian, me cambrant comme Alain me le demandait. J’aurais pu jouir rien qu’en regardant son énorme bite entrer et sortir dans la chatte de Catherine ! Comme il savait y faire… ! Catherine criait dans la bouche de Christian qui lui caressait les seins avec un plaisir non dissimulé… Mon regard glissa encore vers Alain et remonta le long de son torse puissant, ses lèvres étaient trop tentantes… de mes mains, je tournai son visage vers le mien et l’embrassai.

– Oh oh ! Mais ne serait-ce pas « la figure Rosalie » ?

Je n’avais ni vu, ni entendu le Balafré entrer dans la chambre. Il tournait autour du matelas comme s’il voulait vérifier que nous l’exécutions dans les règles de l’art. Il me sourit, me fit un clin d’œil. D’un geste de la main, Cathy lui fit signe d’approcher, quand il fut à ses côtés, avec habileté, elle ouvrit sa braguette et lui demanda la permission de le sucer un peu. Il éclata de rire « C’est demander à un aveugle s’il veut voir ! » avant de se laisser aller aux délices des pipes de Catherine.

Je sentais l’orgasme enfler en moi, ou plutôt monter en moi avant de redescendre, un peu comme une vague qui s’écrase sur la plage… Je parvenais, parfois, à maîtriser cette sensation, c’était le cas ce dimanche là. Le Balafré s’échappa soudain de la bouche de Catherine…

– Tout doux, ma belle ! Tu vas me faire venir trop vite, sinon !

– Tu n’es pas parti avec les autres ?

– Tu ne leur as rien dit, Christian ?

– Hé… c’est que j’ai pas eu le temps ! Je dormais encore… mais… fatché ! Quel réveil… !

Ce dialogue plein de sous-entendus excita la curiosité de Catherine qui les pressa de « tout déballer ».

– Je suis parti avec les autres, mais je suis revenu pour vous annoncer que je suis désormais le second époux de Monique, mais que ça devra rester un secret jusqu’à notre mariage officieux…

– Quel mariage officieux ?

– La bigamie n’est pas légale, Monique ! Tu ne pourras pas me dire « oui » à la mairie ! Alors, nous ferons une cérémonie officieuse et nous annoncerons la nouvelle à l’occasion de la grande fête…

– Quelle grande fête ?

– Laisse-nous t’organiser la surprise, ma chérie… !

Que la voix de Christian était douce… et que son sexe était dur… !

– Et… et quand tu lui as fait ta demande ? Pourquoi tu ne m’as rien dit, Monique ?

– Ça s’est décidé hier soir, juste avant que vous arriviez, Cathy ! J’ai pas eu le temps ! Et pis… j’ai pas eu droit à une demande en bonne et due forme… !

Le Balafré tomba dans le piège grossier que je venais de lui tendre.

– Comment ça ? ! Je ne t’ai pas fait ma demande ?

– Pas avec la manière, je veux dire… pas comme on le fait quand on est bien élevé… dans le grand monde…

Il fit mine de poser un genou à terre, mais je l’interrompis d’un geste ferme. Je me levai, jetai un regard gourmand sur la queue  gonflée, dressée et luisante de Christian, proposai à Catherine d’observer la scène « si Aloune et Christian te laissent un peu de répit » et entraînai le Balafré dans le salon où elle avait fêté ses 33 ans.

En descendant l’escalier, il me dit qu’il aimait ma folie, je lui répondis que je l’aimais tout court. Il m’enlaça, me plaqua contre le mur. « Je vais te faire la plus belle demande en mariage du monde, ma Monique ! » Je ne sais pas si ce fut la plus belle des demandes en mariage du monde, mais bon sang, que je l’ai aimée… !

À sa demande, je m’étais allongée sur le dos, je regardais le plafond, il écarta mes cuisses, sa cicatrice n’avait jamais été aussi visible, ses mains couraient le long de mes jambes, puis elles me fouillèrent avant de caresser mes seins.

– Veux-tu être ma femme ?

– Mmoui…

Je répondis à son interrogation muette.

– Je sais que tu peux mieux faire…

Comme toujours, le Balafré se glissa immédiatement dans le rôle que je lui proposai. De son gland, il caressa ma fente, du clito jusqu’au vagin.

– Veux-tu être ma femme ?

Sur le ton de « c’est déjà un peu mieux », je répondis

– Mmm… oui…

Il me fit le clin d’œil de « ah, c’est comme ça que tu le prends ? », mit son gland à l’entrée de mon vagin.

– Monique, veux-tu… HAN ! … bien m’épouser ?

– OUI !

– J’ai pas bien entendu… !

Il se retira et recommença son manège, une fois, dix fois, jusqu’à ce que je crie à pleins poumons, jusqu’à ce que je jouisse… Enfin satisfait, il leva les yeux au plafond et demanda aux trois autres de nous rejoindre.

Alain arriva seul, Christian et Catherine préféraient rester là-haut, à observer la scène et lui avaient demandé de « bénir nos fiançailles »… Quelle bonne idée ! Je leur envoyai un baiser, en soufflant avec toute la force de mon amour dans le creux de ma main. Alain n’eut pas besoin de se branler très longtemps, il aspergea mon corps, mon visage, « ouvre ta bouche, Monique » et c’est ainsi que je fus officieusement fiancée au Balafré.

Rosalie nous raconte comment l’occasion fit le larron

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Chroniques matrimoniales – L’anniversaire de Catherine – Troisième partie

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Milo Manara

Puisqu’il était mon mari d’un soir, le Balafré m’invita à rejoindre les amants qu’il m’avait réservés dans un boudoir plus adapté à l’exercice. Je voulus regarder ce qui se passait dans le salon, mais Christian me dit que la vue serait plus instructive là où j’étais attendue et il avait raison !

Même si les réjouissances n’avaient pas encore débuté, je prenais un plaisir trouble à les observer dans l’intimité. J’entendais leur conversation et je m’en voulais un peu de leur voler ces secrets, de les offrir en pâture à tous ces hommes. Mais le Balafré, Christian et Joseph surent trouver les mots pour me déculpabiliser « Si Catherine ignore tout de la surprise, Alain l’a organisée… il saurait interrompre leurs confidences s’il les jugeait trop intimes ».

Le Nettoyeur fit son entré, nu, son sexe flasque s’anima quand le Chauffeur lui attacha les mains dans le dos.

– Voici la créature pour laquelle je requiers tes services

Il me regarda, comme un expert estime l’étendue des dégâts, parut satisfait, s’agenouilla devant moi et entreprit de me lécher afin de nettoyer le sperme qui, soit-disant, « souillait » mon pubis, mes cuisses, mes fesses. Bon sang ! Comme il savait y faire ! Ses petits cris, que j’aurais jugés ridicules en toute autre circonstance, m’excitaient follement et sa langue… Bon sang, sa langue ! Comment s’y prenait-il pour accéder au moindre de mes replis sans l’aide de ses mains ?

Quand le Balafré jugea que j’étais assez propre, il le chassa d’un geste méprisant de la main. Je n’eus pas le temps de lui en vouloir avant de réaliser que le Nettoyeur aimait être traité de cette façon.

La voix de Catherine retentit soudain, comme amplifiée par l’amour qui suintait de ses mots.

Tu fais de moi une reine ! Jamais un homme ne m’a offert ce que tu m’offres depuis… depuis ce soir où Monique est venue me chercher…

Je pouvais deviner les yeux d’Alain s’emplir de larmes.

N’oublie pas Paulo… sans lui…

Paulo m’a aimée, je l’ai aimé, j’ai cru crever de chagrin quand il est mort… Il m’a rendu ma dignité, mais toi… ! Sans Paulo, je ne sais pas ce que je serais devenue, mais sans toi… Monique n’aurait jamais su que j’existais, elle n’aurait jamais réussi à me convaincre… Je n’aurais jamais vu ce reflet dans tes yeux, tant d’amour dans ton sourire… Tu veux que je te dise ? Au plus tu me baises, au plus on partouze, au plus tu me rends ma virginité !

Je devinais l’éclat du regard d’Alain dans le sourire de Catherine, à la façon dont leurs doigts se taquinaient.

Tous à l’abri ! Alain doit bander si fort que la table va se fracasser contre les murs !

Je me retournai vers le Bavard avec l’intention de lui faire les gros yeux, mais ses bras croisés, ses mains puissantes, son sourire transformèrent mes reproches en un « Prends-moi ! » qui me stupéfia. Il éclata de rire.

M’est avis que ce n’était pas ce que tu voulais me dire…

Que veux-tu ? Je regarde tes mains et…

– Et?

Je me collai à lui, pris sa main, la posai sur mon pubis, la laissai glisser entre mes cuisses.

–  Et !

– Boudiou ! T’es toujours trempée comme ça ou c’est moi qui te fais cet effet ?

Je répondis par un regard plein de sous-entendus à sa question, qui n’attendait aucune réponse. Nous nous échauffions souvent ainsi. J’avais appris à aimer ses bavardages, ses commentaires, ses mots grossiers, la façon dont il me rudoyait verbalement. J’avais appris à lui répondre dans la même tonalité, il aimait autant mon accent, mes expressions parisiennes que j’aimais son accent, ses mots provençaux. Nous nous entendions parfaitement sur ce point dès notre deuxième ou troisième entrevue. Il regarda un après l’autre, les participants à notre sauterie.

C’est pas avec eux… en effet… la Nine parisienne a besoin des mains d’un paysan… Boudiou ! Souris pas comme ça !

–  Ou… ?

Il me bouscula, me renversa sur ce grand lit et me tripota, me tâta dans une suite de caresses râpeuses à souhait…

– Boudiou ! J’ai envie de te prendre de partout !

S’adressant à Christian, il lui demanda

–  Comment tu veux que je te la prenne, ta Monique ?

– Ce soir, c’est à lui qu’il faut demander

Le Balafré s’approcha de nous et sortit de son silence.

–  Montre-nous comment un paysan provençal culbute une petite parisienne prétentieuse !

–  Mais… je ne suis pas prétentieuse !

–  On t’a demandé quelque chose, à toi ? Tout le monde le sait ! Les parisiennes sont prétentieuses comme les provençaux sont…

–  Montés comme des bourricots ?

Cette dernière saillie me valut celle, rugueuse, du Bavard. Bon sang ! Comme ses mains puissantes, comme son sexe épais parvenaient à m’ouvrir totalement, comme j’aimais me sentir envahie, pleine de son corps…

–  Boudiou, capoune ! Si t’attends pas un peu pour jouir…

S’adressant au Balafré, il poursuivit

–  Faudra que tu la dresses un peu… han ! lui apprendre les bonnes manières…

Il me claqua la cuisse pour me donner ma « première leçon ».

–  La politesse, c’est d’attendre que je sois tout en toi, quelques va-et-vient avant de jouir !

–  C’est ma faute à moi, si tu me fais jouir rien qu’en m’approchant ?

–  Mais c’est qu’elle répond !

J’étais submergée par toutes ces sensations, les mots du Bavard m’électrisaient, ses mains calleuses qui me pétrissaient, ses va-et-vient brutaux et sensuels me rendaient folle de plaisir, je jouis une fois encore en m’exclamant

–  C’que tu me baises bien ! C’que tu me baises bien…

–  Boudiou ! Regarde ce que tu as fait ! Tu aimes ça, coquine ? Tu aimes que je me vide les couilles dans ton petit con ?

Oui, j’aimais ça et j’aimais presque davantage qu’il l’exprimât ainsi ! Le Balafré succéda au Bavard, me prit de la même façon, alla et vint en moi le même nombre de fois, se plaignit de mon insolence, me menaça de sanctions effroyables. Je venais de demander si je devais nettoyer l’outil du Bavard ou si le Nettoyeur s’en chargeait également. Je savais pertinemment ce qu’il m’en coûterait. Aucun d’entre eux n’était homophobe, pour autant ils n’étaient pas « gay friendly » comme on dit maintenant.

Je suçai le sexe mou du Bavard pendant les va-et-vient de mon mari d’un soir. J’avais hâte qu’il mette ses menaces à exécution « Elle m’a traité de pédale ! Attends un peu que je rebande et je te montrerai ce que je leur fais, moi, aux pédales ! » J’étais ravie d’avoir atteint mon but, mais alors que le Nettoyeur s’apprêtait à rendre mon sexe tout propre, Christian nous avertit « Attention mesdames et messieurs, dans un instant, ça va commencer ! »

Je me blottis dans ses bras pour assister au spectacle. Le majordome venait d’apporter le gâteau d’anniversaire et Alain l’engueulait comme du poisson pourri, lui reprochant d’avoir oublié les bougies. Catherine voulut l’interrompre, elle marmonnait « Mais c’est pas grave… » Ce qui sembla mettre Alain hors de lui.

–  Mais si c’est grave ! Vai ! Retourne en cuisine et ne reviens pas sans les bougies !

Je lus un mélange de déception, de lassitude et de tristesse dans le regard de Catherine. Je savais qu’elle pensait « Mais pourquoi a-t-il tout gâché ainsi ? » Elle allait le lui dire quand il s’exclama « Ah ! Voilà qui est mieux ! » Catherine restait figée, comme statufiée, elle ne pouvait donc pas voir ce qui se passait dans son dos. Que la voix d’Alain était douce quand il lui demanda de regarder derrière elle ! Mais Catherine ne bougeait pas. Alors, il fit signe aux « bougies ». Quand elle vit tout ces hommes-bougeoirs s’approcher d’elle, une chandelle à la main, qu’Alain cria à pleins poumons « JOYEUX ANNIVERSAIRE, MA CATHERINE ! », elle éclata en sanglots. « Ne me refais plus jamais un coup comme ça ! » Puis, après avoir estimé la « marchandise » d’un oeil maquignonnesque, se ravisa et laissa enfin retentir son rire joyeux, elle se leva d’un bond et Alain l’imita.

–  Elle te plaît, ma surprise ?

–  Peuchère ! Faudrait être difficile !

Comme un général passe ses troupes en revue, elle avait ce geste que je trouvais terriblement excitant à chaque fois, comme si elle soupesait les couilles de ses futurs partenaires avant de taquiner leur sexe du bout des ongles…

–  Tu t’y attendais pas, hein ?

–  Comment j’aurais pu ? ! Vé… je peux le choisir ?

–  Mais ils sont tous pour toi !

–  Ouh… fan… ! Quand je raconterai ça à Monique… !

Alain nous fit le signal convenu et nous fîmes notre entrée en hurlant « JOYEUX ANNIVERSAIRE, CATHY ! » Elle aurait voulu rouspéter, mais l’émotion l’étreignit, elle nous embrassa donc en nous remerciant. Puis, remarquant le Nettoyeur « Toi aussi, tu vas te régaler, ce soir ! »

–  Lequel tu veux, Monique ?

–  Aucun ! C’est ton cadeau, pas le mien ! Ils sont tous pour toi et rien que pour toi !

–  Viens ici que je t’embrasse…

Elle me roula une pelle sous les murmures admiratifs et excités de tous ces hommes.

–  Tu choisirais lequel en premier ?

J’aimais ce jeu ambigu où nous traitions les hommes comme des objets. Je m’approchai de celui qu’elle avait désigné plus tôt, lui tournai autour, inspectai ses mains, ses fesses, ses dents, soupesai ses couilles… « Celui-ci me semble pas trop mal pour commencer… » Le Notaire prit la parole

–  Voici le programme des réjouissances, Catherine. Tu fêtes tes 33 ans ce soir, 33 bougies seront allumées les unes après les autres, c’est le temps dont disposera chacun des « bougeoirs » pour t’honorer. Nous autres t’observerons derrière ce miroir (il désigna le plafond) et nous amuserons de notre côté. Tu ne nous entendras pas, mais nous pourrons nous régaler du chant mélodieux de ton plaisir. Tu vois cette petite clochette ? Elle nous servira à signaler au Nettoyeur que nous requérons ses services. Si, par le plus grand des hasards, il n’était pas à tes côtés et que tu aies besoin d’une petite toilette intime et linguale, il te suffira de taper deux fois dans tes mains, notre majordome le mènera alors près de toi. Nous espérons tous que tu trouveras ce programme à ton goût.

Il allait lui faire la bise de « passe une bonne soirée, chère amie » quand Alain et Christian lui firent les gros yeux.

–  Je vous prie d’accepter toutes mes excuses, j’ai failli oublier un point sur lequel Alain et Christian ont particulièrement insisté ! Si l’un de ces hommes ne te procurait pas tout le plaisir que tu souhaites, il te suffira de l’indiquer à ton époux qui soufflera alors la bougie afin de l’éteindre.

–  Co… comment vous remercier ?

–  En prenant tout le plaisir que tu mérites, Catherine !

Émue, elle se précipita dans les bras de Christian, l’embrassa avec fougue « Je saurai m’en souvenir ! » Même si ça peut paraître étrange, j’aimais qu’ils s’aimassent ainsi, j’aimais que Christian soit amoureux de Catherine, j’aimais que Catherine le soit de Christian et qu’ils l’affichassent avec autant de naturel.

Joseph se racla bruyamment la gorge pour attirer notre attention.

–  Il est temps de laisser notre charmante Catherine profiter de ses joujoux, les amis !

Ma fibre féministe vibra de contentement à l’écoute de cette comparaison. Je lui fis un clin d’oeil qui empourpra le haut de ses oreilles et l’invitai à me prendre la main pour monter à l’étage où j’allais, où nous allions jouir en petit comité.

Dans l’escalier étroit à souhait, je lui demandai, d’une voix câline, de me tripoter avec ses mains coquines.

–  Oh, ma chère Monique ! Votre souhait me comble de joie ! Regardez comme…

Je baissai les yeux, mais je ne pouvais voir son érection entre les plis de son pantalon, je me plaignis du manque de lumière, mais Joseph eut cette réponse

–  Monique, ma chère Monique, le mensonge ne vous va pas au teint ! Pourquoi chercher une mauvaise excuse ? Mon phallus est tout petit, c’est un fait qu’aucun de nos amis ignorent, mais vous me vexeriez davantage en le niant ! Répondez-moi, vous offre-t-il tout le plaisir dont vous avez envie ?

J’opinai.

–  Et bien voilà ! C’est tout ce que je lui demande ! Vous combler en m’offrant du bonheur !

J’ai eu de nombreux partenaires, certains étaient complexés par la taille de leur sexe ou de leurs performances, Joseph était le seul qui aurait eu de réels motifs de complexes, pourtant il n’en a jamais souffert.

Quand nous pénétrâmes dans la chambre où nous allions passer le reste de la soirée, je fus saisie d’un frisson de désir. Je ne saurais en expliquer la raison précise, était-ce la perspective de ces réjouissances ? Était-ce le velours rouge carmin qui recouvrait la pièce du sol au plafond ? Était-ce cette odeur capiteuse comme un parfum subtil et sulfureux ? Étaient-ce ces gravures odieusement pornographiques ? Étaient-ce cette cage et cette croix de Saint-André disposées face à face, chacune à un coin de la chambre ? Était-ce ce matelas surprenant au milieu de la pièce, très épais en forme de fleur à six pétales dont le coeur était en réalité un coussin amovible ?

–  Allonge-toi, Monique ! Enlève le coussin et profite de la vue !

J’obéis au Chauffeur, la première bougie était à demi consumée, Catherine ondulait en criant « Un autre ! J’en veux un autre dans ma bouche ! » Alain lui demanda « Lequel ? » D’un geste de la main, elle en désigna un, qui s’approcha, tendit sa bougie au majordome qui l’alluma avant de la mettre sur le chandelier prévu à cet effet. Je sentais les mains de Joseph courir sur mon corps, je levai la tête et ma bouche gourmande accueillit le sexe du Chauffeur. Christian et le Balafré parlaient ensemble, mais à mi-voix, ce qui m’interdit de comprendre ce qu’ils mijotaient.

Les festivités se prolongèrent jusqu’au matin.

En suggérant à Alain ce cadeau d’anniversaire pour sa Catherine, je n’aurais jamais imaginé les répercussions que cette fête eut sur nos vies.

Après les fêtes, il y a toujours les lendemains de fêtes…

 

Chroniques matrimoniales – L’anniversaire de Catherine – Deuxième partie

Charlie a fait une lecture érotique de ce texte, j’adore écouter les accents et les voix de mes personnages ! Cliquez sur ce lien pour les entendre à votre tour.

En demandant l’aide du Bavard, du Notaire, de Joseph et du Balafré pour l’organisation de cette fête d’anniversaire, j’étais loin d’en mesurer toutes les conséquences. Comme ce fut à chaque fois le cas, ils se montrèrent tous à la hauteur de la surprise qu’Alain voulait offrir à sa Catherine.

J’avais suivi les préparatifs de loin, par crainte de dévoiler ce plan secret, un mot en entraînant un autre, mais la raison principale était que je passais beaucoup de temps avec Rosalie et Valentino. Au fil des mois, j’avais pris conscience d’être passée à côté de mon grand-père. J’avais de vagues souvenirs d’un vieillard prompt à la rigolade, à l’accent provençal très prononcé, mais j’étais trop petite quand il est mort pour deviner le Pierrot qui se cachait derrière mon papé.

La première fois où Valentino m’avait parlé de lui, un bonheur incroyable s’était emparé de moi, un sentiment de joie profonde et de sérénité. Savoir que ce que Valentino et Rosalie vivaient ensemble n’avait jamais nui à l’amitié qui l’unissait à Pierrot. J’avais voulu tout de même avoir quelques précisions.

Mais quand vous vous rencontriez, quand vous parliez politique, quand vous passiez des soirées, des journées entières ensemble avec Pierrot, Toine et Nathalie, tu n’avais pas envie de prendre Rosalie dans tes bras ? De l’embrasser ? De la caresser ?

Ils s’étaient regardés, abasourdis par ma question.

– Mais j’étais face à Rosalie !

– Justement !

– Non ! Tu ne comprends pas ! Ce n’était pas ma Rosalina, ma Rosalinetta… non ! Là, j’étais face à Rosalie, la femme de Pierrot, mon ami… tu comprends ce que je veux dire ?

J’avais été sidérée de tant d’évidence…

Les semaines avaient passé. Arriva l’anniversaire de Catherine. Ils s’étaient tous surpassés, quelle fête incroyable ! Alain avait loué une belle villa dans les terres. Il avait prévenu Catherine que le meilleur traiteur de la région leur cuisinerait ses plats préférés, qu’un serveur viendrait les leur servir « comme si on était les deux seuls clients d’un restaurant étoilé », mais elle n’en savait pas plus.

Christian et moi arrivâmes avant tout le monde. Je découvris, épatée, la villa. La salle où se tiendrait le dîner était pourvue de grands miroirs sans tain, ce qui nous permit de ne rien rater du spectacle, sans être vus. Pour être tout à fait certain de ne pas être remarqués, Christian s’installa à table et me demanda de parler depuis un des salons derrière un miroir. Ce que je fis. Ne me demande ni pourquoi, ni comment, mais j’entendais distinctement chacun de ses mots alors que ma voix ne lui était pas audible.

J’en eus la confirmation quand le Balafré arriva dans mon dos, qu’il me surprit en me prenant dans ses bras. Je criai et Christian ne l’entendit pas. Je lui expliquai en deux mots ce que nous étions en train de vérifier et lui demandai si c’était lui qui avait eu l’idée de cette villa. Il eut un sourire éclatant.

– Non ! Pour la villa, c’est le Notaire et le Bavard qui méritent tes louanges !

Arriva le moment que je redoutais un peu, tout en l’espérant vivement.

Tu veux toujours connaître mon vœu ?

Qu’il était radieux en prononçant ces mots ! Son visage semblait parcouru de décharges électriques qui faisaient palpiter les ailes de son nez, tressauter sa lèvre supérieure d’une façon extraordinairement sensuelle. Je sentis mon propre trouble dans le ton de ma voix.

– Tu oses me poser la question ? Combien de fois te l’ai-je demandé ?

Je n’ai jamais su s’il avait voulu faire durer le suspens ou si l’arrivée des premiers invités l’avait interrompu. Sa version varie à chaque fois que je lui pose la question. Il me désigna ces hommes qui arrivaient dans la salle à manger, saluant Christian qui leur donnait les consignes.

– Voici ma contribution !

Je les regardais, je ne pouvais m’empêcher de les jauger. Un autre groupe arriva. Je m’exclamai « Mais y’en a combien ? » quand je sentis la grosse main puissante du Bavard triturer mes fesses.

– Fais marcher ta tête, Monique ! Elle va faire combien, la Catherine ?

Euh… 33 ans…

– Alors, tu l’as, ta réponse !

Trente-trois hommes pour Catherine ! Je l’enviai tout en me demandant si je pourrais survivre à tant de plaisir. Joseph arriva, me salua. Comme toujours, ses mots étaient choisis et délicats. Le Bavard lui proposa d’aller saluer les collègues qui patientaient dans un autre salon, me laissant seule avec le Balafré. Je trépignais d’impatience.

– Alors ? Ce vœu ?

Avant qu’il ait eu le temps de me répondre, je perçus une agitation dans la salle à manger. Joseph venait de prévenir tous les participants de l’arrivée prochaine d’Alain et de Catherine. Toute la petite troupe partit se cacher dans les différents salons, seul un homme en smoking ne les rejoignit pas, il serait le majordome durant la soirée.

Je les regardais, machinalement, j’avais posé mes mains sur un miroir et m’y étais collée en me demandant lequel ferait quoi… et comment… et quand… Je sentis les lèvres du Balafré sur mon cou, il les faisait danser sur ma peau, de l’épaule jusqu’à l’oreille… ses mains couraient sur ma robe, remontant de mon ventre à ma poitrine… il fit glisser la fermeture Éclair d’une main et de l’autre caressa mon sein.

– Oh, Monique… !

– Pourquoi ce ton plein de reproches ?

– Tu… j’aurais voulu que tu portes un soutif… mais… sentir tes seins… tes jolis petits seins… savoir que tu étais nue sous ta robe… oh, Monique !

Je voulus me retourner pour voir ses yeux, son visage, son sourire, mais il m’en empêcha. Malgré notre intimité, malgré toutes les fois où nous avions couché ensemble, il n’osait affronter mon regard.

– Voici le vœu que tu me dois, Monique. Pendant tout le week-end, aussi longtemps que durera la fête, je te prendrai après chacun des partenaires avec lesquels tu coucheras, je ne jouirai pas en toi, cependant… je veillerai à m’arrêter avant et tu enchaîneras avec le suivant. À chaque fois, je te prendrai comme il t’aura prise… Et lorsque tu me supplieras, que tes supplications seront à la hauteur de ton désir pour moi, je jouirai enfin, là où tu le souhaiteras…

Je me retournai, le regardai droit dans les yeux.

– Pourquoi ce vœu ? Ce vœu si… particulier ?

– Tu le sais bien !

– Peut-être que je le sais… mais je veux que tu me le dises… je veux t’entendre me le dire…

– Parce que je suis amoureux de toi, Monique ! Je t’aime !

– Et tu sais pourquoi j’accepte…

– Parce que tu me dois un vœu et que tu es de parole !

Tu n’as donc pas compris ? !

– Qu’est-ce que je n’ai pas compris ?

– Mais… que je suis amoureuse de toi ! Que je t’aime !

– Mm… et Christian ?

– Je l’aime aussi, mais différemment… mon amour pour lui est aussi sincère que celui que j’éprouve pour toi… il est juste différent… mais… je… Quand tu ne viens pas partouzer avec nous, tu me manques… Je rêve qu’un jour tu viennes… que tu m’enlèves… comme ça… un jour comme les autres… un jour où je ne m’y attendrai pas… et qu’on passe un week-end… quelques jours ensemble… rien que toi… toi et moi…

– Et Christian le sait ?

– Bien sûr ! Pourquoi devrais-je le lui cacher ? Ce n’est pas honteux !

– Et il en pense quoi ?

– Il dit que tu es mon Valentino ! Et puis… il sait qu’il restera pour toujours l’homme de ma vie… Il t’aime beaucoup, tu sais… Il a beaucoup de respect pour toi, parce que…

– Parce que ?

– Parce qu’il aime te regarder quand on couche ensemble… parce que, comme il dit, il t’arrive souvent de me faire tellement l’amour que tu en oublies de me baiser… parce que tu sais me faire l’amour en me laissant rester salope aussi…

– Elle dit vrai, tu sais !

Christian nous avait rejoints et avait demandé aux partenaires de la soirée qu’il me réservait, de patienter dans un autre salon privé.

– Mais ça ne t’ennuie pas un peu ? Elle ne parle pas que de cul ! Elle parle de sentiments… d’amour ! Ça ne t’ennuie vraiment pas ?

– Pourquoi veux-tu que ça m’ennuie ? ! Au plus elle aime, au mieux elle aime, ma merveilleuse Monique !

– Tu voudrais bien me laisser ta place pour ce week-end ?

– Comment ça ?

– Je te regarde la baiser… tu la baises comme un fou… et après… je la prendrai dans ton foutre… oh ! Je voudrais vivre rien qu’une fois, ce que tu vis… ce que tu as la chance de vivre…

Les yeux de Christian s’emplirent de larmes, ce qui n’était pas dans ses habitudes. Il déglutit bruyamment avant d’accepter. Mon cœur s’emballa quand ils se donnèrent l’accolade. Je me blottis contre eux et les embrassai… à tour de rôle… l’un après l’autre… encore et encore…

Christian remonta la fermeture Éclair de ma robe en me souriant. Je compris tout de suite ce qu’il voulait. Je penchai ma tête sur le côté… un regard coquin… un sourire enjôleur… le bout de ma langue entre mes dents… mes doigts sur son tee-shirt… les doigts du Balafré sur ma fermeture Éclair… Un cran… des sourires… un autre cran… d’autres sourires… leur sexe dur contre mes cuisses… mes doigts s’aventurant sur la peau de Christian… quelques crans encore… des encouragements… mes attitudes de Sainte-Nitouche… de Sainte-Quitouche comme le disait Toine… les mains soudain impatientes de Christian… ma robe totalement ouverte…

Je me retrouvai les mains plaquées sur le mur, le visage collé au miroir… ma robe ouverte dont Christian releva le bas… ses doigts qui me fouillaient… ses mots à mon oreille… « Tu aimes ça ? »… ses doigts qui me fouillaient davantage, à la recherche de la réponse… ses doigts qui la trouvèrent… « Fatché ! Oh oui ! Tu aimes ça… ! » … « Penche-toi davantage »… le bruissement du tissu d’un pantalon jeté à terre… À nouveau ses doigts… son gland qui me pénètre… Je remarquai à peine Catherine et Alain trinquant au Champagne, seuls au milieu de cette grande salle… Je me contractai autour de son gland, ce qui le fit durcir davantage… ses doigts remontèrent le long de mon ventre… j’aimais ces caresses romantiques et sauvages sur mes seins… Les premiers va-et-vient passionnés, de plus en plus brutaux… Christian me baisait exactement comme j’avais envie de l’être à ce moment précis…

L’orgasme montait en moi, comme une fusée de feu d’artifice monte dans le ciel… je le sentais monter… monter… enfler… m’envahir… monter encore… Christian et le Balafré m’exhortaient

– Laisse-toi aller !

– Vas-y ! Crie comme une chienne !

– Sors l’animal qui est en toi ! Libère-le !

– Oui ! Oui ! Encore ! Crie encore comme ça !

– Dis-le plus fort que c’est bon !

– Crie ! Crie, Monique !

– Regarde comme il se branle ! Il t’aime comme je t’aime !

– Oui ! Regarde-moi, Monique ! Regarde comme je me branle pour toi !

– Tu aimes ça ? Oh oui, Monique ! Crie-le encore que tu aimes ça !

– Regarde encore, Monique !

– Regarde-le ! Vé comme il aime nous mater quand je te baise !

Je perdis tout contrôle et la fusée explosa enfin. Comme le ciel noir est aspergé de lumières multicolores, l’orgasme qui éclata en moi colora de vie chaque cellule de mon corps… Je n’étais plus Monique, il n’était plus Christian, nous n’étions que jouissance… Je sentis les ondes de son plaisir monter en lui avant même qu’il n’explose en moi… Christian rugit. Lui aussi redevenait animal !

Dessin de Milo Manara

Il se retira. J’étais pantelante… Je m’affalai sur le sofa et, avec une joie infinie,  écartai mes jambes… mes cuisses… pour que Christian puisse montrer « son œuvre » au Balafré qui siffla, admiratif, avant de me rouler une pelle… Peu de mes partenaires m’embrassaient ainsi… nous en parlions parfois avec Catherine, nous étonnant de cet accès de pudeur de la part d’hommes qui par ailleurs se livraient totalement à nous.

Le Balafré posa mes chevilles sur ses épaules, me demanda d’écarter mes genoux au rythme de sa pénétration.

– Comme c’est bon de la baiser dans ton foutre tout chaud ! Putain… c’que c’est bon !

Je les regardais se sourire, j’aimais l’amitié qui les unissait… j’aimais en être l’origine… Le Balafré allait et venait en moi. Il avait écarté les deux pans de ma robe, mais avait refusé que je l’enlève… il regardait mon corps… il caressait mon ventre… mes seins… il écarta d’une main les lèvres de mon sexe et se saoula de la vue de mon clito bandé… luisant… il s’enfonça profondément en moi… « pour que mes poils noirs se tissent avec ta blonde toison » … Je souris, surprise de l’entendre utiliser une expression de Rosalie… Je me cambrai tant pour ne faire qu’une avec son corps, que j’étais presque en position de souplesse arrière, seul le dessus de mon crâne touchait le canapé. Je devais ressembler à une contorsionniste ! Christian s’exclama « Qu’elle est belle… » et ajouta « … ta Monique ! »

Je sentis le sexe du Balafré enfler. Ses va-et-vient se firent plus amples, moins saccadés… pour cette nuit, je serai sa femme, il pouvait donc me faire l’amour sereinenement. D’une voix douce, il me demanda

– Ma chérie, tu veux bien sucer mon ami ? Qu’il puisse goûter à la douceur de ta bouche quand je te baise…

Christian, qui ne bandait pas, refusa ma bouche d’un geste de la main. Je n’ai jamais su s’ils avaient mis au point ce scénario ou s’il naquit de la situation.

– Ne t’en fais pas, mon ami, les pipes de ma femme feraient bander un mort ! Allez, ma chérie, montre-lui ! Suce-le bien pendant que je te baise !

Christian s’approcha de moi, son sexe tout mou avait du mal à rester dans ma bouche. Je fermai les yeux. Le Balafré se pencha vers moi, me souleva un peu la tête et, dans un mouvement d’une assurance absolue, me fit pivoter. Je me retrouvai ainsi allongée sur le côté. Nous voulions me mettre à quatre pattes sans qu’il ne sorte de moi.

Quand ce fut chose faite, qu’il me prit en levrette, il remarqua que je rejetais la tête en arrière et comprit ce que je désirais. D’une main, il attrapa la queue de Christian qui reprenait un semblant de vigueur, me la fourra dans la bouche, tandis que de l’autre, il me tira les cheveux.

– Regarde mon ami dans les yeux, ma Monique ! Montre-lui comme tu suces bien les queues quand je te fourre !

Christian bandait tout à fait désormais. Je sentais à nouveau tout le plaisir de chacune de mes cellules vouloir converger au creux de mon ventre, en faire une boule de feu qui grossirait jusqu’à exploser les irradiant en retour. Je dégageai ma bouche.

– Je le sucerais mieux si tu me parlais, mon amour et si ton ami m’encourageait de ses mots…

Le Balafré, amusé, me dit

– Ce sera tout ?

– Non ! Baise-moi comme une salope ! Montre à ton ami comme tu sais bien le faire !

Je sentis l’excitation du Balafré à la crispation de ses doigts sur mes hanches. J’aimais « le faire à la parlante », comme on disait, mais ce soir-là, leurs commentaires me firent décoller bien plus vite, bien plus haut, bien plus fort que je ne l’aurais imaginé.

– C’est vrai qu’elle suce bien, ta petite femme !

– Regarde-le, Monique !  Fais-lui ton regard de salope !
Oui… comme ça… suce-lui bien la pine !

– Oui ! Regarde-moi comme ça !

– Tu aimes comme elle te suce ?

– Oui ! Fatché ! Elle s’y connaît ! Elle suce toujours comme ça ?

–Regarde, si je lui touche le clito…

Je grognai de plaisir, la bouche pleine du sexe de Christian.

– Hummm que c’est bon quand elle grogne… ! Avale, avale ma queue !

– Tu veux que je la fasse rugir ?

– Oh oui ! Montre-moi comment tu t’y prends !

– Regarde…

Tout en allant et venant en moi, le Balafré posa un doigt sur mon petit trou et entreprit de l’enfoncer. Je criai de plaisir.

– Ouch… tu as raison, c’est bon quand elle rugit…

– Elle ne rugit pas encore… regarde comment il faut s’y prendre…

Il se retira lentement, du bout de ses doigts récolta un peu de nectar au fond de ma chatte et s’en servit pour lubrifier ses doigts qui entrèrent dans mon cul comme dans du beurre. Je poussai toute une gamme de cris. Je sentais mon ectoplasme à l’étroit dans mon corps, mais il y restait coincé… pour la première fois de ma vie, je me demandai comment faire pour le libérer.

– Regarde ! Regarde comme elle me tend ses fesses ! Tu vois ?

– Tu ne vas pas l’enculer, tout de même ! Pas devant moi…

Je sentis la salive du Balafré sur mes reins et celle de Christian sur mon omoplate, ils étaient aussi excités que moi !

– Elle n’attend que ça !

– Tu crois ?
Dis-moi, Monique… tu veux bien que… que ton… que ton mari t’encule devant moi ?

Je grognai « Oui ! », la bouche pleine du sexe de Christian qui l’avait enfoncé encore plus profondément dans ma bouche. Une claque sur mes fesses « On ne parle pas la bouche pleine ! » libéra mon ectoplasme.

Je nous vis, moi à quatre pattes, bien plus cambrée que je ne l’aurais imaginé, Christian dans ma bouche, une main sur sa hanche, l’autre caressant mon visage, la cicatrice brune du Balafré apparaissant, disparaissant entre mes fesses si blanches, apparaissant disparaissant encore, ses mains qui couraient sur mon corps, les miennes qui se crispaient sur un coussin du sofa.

Ils n’avaient pas interrompu leur conversation, mais fascinée par le spectacle de nous trois dans ce petit salon, je ne la captais que par bribes…

– Mais bien sûr que si ! Elle est en train de rugir !

– Ne dis pas n’importe quoi ! Elle miaule à peine !

– Ça ne peut pas être mieux que ça…

– Attends et tu vas voir ce qu’elle peut offrir, ma petite femme…

J’aurais voulu qu’ils fussent mille et que ces mille me prissent mille fois, de mille manières, au même moment ! Mon sang galopait dans mes veines avec la fougue d’un troupeau de tauraux sauvages à la poursuite d’un seul objectif, le plaisir.

– Allez ! Lâche tout, ma Monique ! Lâche tout !
Libère la lionne qui est en toi !

– Il a raison ! Lâche tout, ma… sa…

Mon ectoplasme captura leur regard au vol.

– … notre Monique !

– On ne sera pas trop de deux, si tu veux mon avis…

Alors, Christian fit l’amour à ma bouche, pendant que le Balafré le faisait à mes fesses, leurs mains se complétaient idéalement pour aimer le reste de mon corps. Toute mon animalité put enfin sortir de moi dans un incroyable rugissement. Le Balafré ne put ou ne voulut se retirer à temps, il jouit en criant presque aussi fort que moi, que Christian dont le sperme avait le goût du meilleur des nectars.

J’étais vidée ! Le Balafré et Christian m’apprirent qu’ils avaient convié les membres de notre « amicale » à une partouze pour les remercier d’avoir permis à Alain d’offrir ce beau cadeau à Catherine…

Catherine ! Je l’avais presque oubliée ! Catherine et ses trente-trois amants d’un soir ! Pourvu qu’elle ne succombe pas à tant d’hommes… j’étais vidée… comment ferait-elle ? Je demandai quelques minutes de répit, le Balafré me répondit

– Bien sûr ! Et puis… tu dégoulines de partout… il va falloir faire appel à un nettoyeur…

Pourquoi cet air de dégoût ? Lui et Christian étaient plutôt amateurs du spectacle de mon corps ruisselant, couvert de sperme… J’eus la réponse dès que le nettoyeur entra dans la pièce et qu’ils me racontèrent son histoire.

Je ne suis pas cruelle, si vous souhaitez savoir ce qui arriva ensuite, il vous suffit de cliquer ici !