Les souvenirs de Tatie Monique – L’écolière

Charlie a fait une lecture érotique de ce texte, vous pouvez l’écouter en cliquant sur ce lien.

Durant cet été 1974, j’ai découvert de nombreux plaisirs avec Christian, mais je lui en ai fait découvrir aussi certains. Nous pensions avoir peu de temps devant nous, nous craignions que notre romance ne s’achève à mon retour sur Paris. La vie était tellement injuste… tellement injuste… ! Il était l’homme de ma vie, j’étais la femme de la sienne, nous nous étions trouvés, mais maintenant que je le savais, qu’il me savait, les kilomètres allaient déchirer notre belle histoire d’amour, la froisser et la jeter à la poubelle comme on le fait d’un prospectus indésirable ! 

Il ne nous restait que deux semaines pour jouir de notre amour, alors, nous avons décidé d’en jouir pleinement, de laisser libre cours à notre imagination. Je me souviens de ce premier jeu de rôle… J’avais demandé à Christian de m’accompagner à la ville, rien que nous deux. Quand il me vit arriver, il éclata de rire.

– Avec cette tenue, on croirait une écolière ! Il ne te manque qu’un cartable et deux couettes et…

– Attends ! Je reviens !

J’entrai en trombe chez Bonne-Maman, qui me regarda, surprise.

– Christian trouve que je ressemblerais à une écolière, si j’avais deux couettes et un cartable ! Je veux lui faire une blague… mais chut !

Bonne-Maman me sourit, se leva et sortit de la salle à manger. J’étais en train de nouer ma deuxième couette quand elle revint avec un grand sourire… et un vieux cartable à la main ! Elle me le tendit, mais paraissait dubitative. Enfin, elle lâcha

– Je crois que deux tresses feraient plus « écolière » que tes deux couettes… Viens par ici, que je t’arrange ça…

Je me laissai coiffer, étonnée de tant d’habileté, ma grand-mère n’avait pourtant tressé aucune jeune fille depuis des lustres ! Le temps de le dire, elle avait fini. Je me regardai dans le miroir, deux longues tresses blondes encadraient mon visage, masquant une bonne partie des bretelles du cartable sur mes épaules, je souriais. Bonne-Maman me fit sortir, accompagnant sa claque sur mes fesses d’un joyeux « Allez, file… mauvaise troupe ! »

Je rejoignis Christian qui me demanda, tout en riant, si Bonne-Maman m’avait vue ainsi.

– C’est elle qui m’a coiffée ! Et qui m’a donné ce cartable !

– Et ça ne te gêne pas ?

– Non ! Comment veux-tu qu’elle devine ? Et puis, elle me dit que je lui rappelle sa jeunesse… Quand elle me dit « Profite, profite, ma toute petite ! », j’ai le droit de le comprendre comme je veux, non ?

Alors, il me raconta que la dernière fois où il était allé rendre visite à sa grand-mère, elle l’avait houspillé, lui reprochant de perdre du temps avec elle, au lieu de le passer avec « la Monique » et de « profiter ».

Après plus d’une demi-heure de route, nous arrivâmes en ville. Je demandai à Christian de se tenir à l’écart de moi. Je m’assis à une table de la terrasse du bar-tabac-PMU, il s’installa sur un banc, de l’autre côté de la place. Je commandai un diabolo-fraise « avec une paille » et attendis qu’un poisson morde à l’hameçon. J’aimais regarder les bulles qui explosaient dans mon verre tandis que je soufflais dans la paille au lieu d’aspirer.

– Tu as perdu un pari ?

Je levai mes yeux pour regarder le poisson que je venais de ferrer. « Tiens, un bidasse… » sa coupe de cheveux ne laissait subsister aucun doute à ce sujet…

– En quelque sorte…

Il me dragua bêtement. Je fis semblant de succomber à son discours de pacotille. Après un quart d’heure de bavardages oiseux, il me demanda si je connaissais cette ville, je répondis « Non ». Ce qui était la stricte vérité. Il me proposa de me la faire découvrir, ce que j’acceptai. Il m’entraîna derrière l’église, dans une sorte de terrain en friche, me plaqua contre un mur à-demi écroulé, m’embrassa, me demandant si j’embrassais aussi facilement les inconnus, je répondis « Non, tu es le premier, je ne comprends pas ce qu’il m’arrive ». Ce qui était un gros mensonge ! 

Ses mains se firent plus audacieuses, je lui dis qu’il me rendait folle, que j’avais envie de… laissant volontairement ma phrase en suspens. Je posai sa main sur mon sein gauche pour lui faire constater à quel point mon cœur battait fort. En réalité, je venais d’apercevoir Christian, dissimulé un peu plus loin, au-dessus de nous. 

Je sentais ce jeune bidasse bander contre mon ventre, innocemment, je laissais courir le bout de mes doigts le long de son avant-bras. Il me demanda si j’étais vierge, je lui répondis que je n’en savais rien.

– Comment ça, tu n’en sais rien ?

Je lui sortis le bobard habituel dont certaines se servaient à l’époque.

– Petite, je suis tombée de vélo. Comme ça (je mimais la chute)… il paraît que ça peut déchirer le… la.. tu vois, quoi… !

Il y crut, me proposa qu’on se voie ce soir, cette nuit pour « aller plus loin ». Je lui dis que c’était, hélas, impossible, que j’avais pris le car, pour accomplir mon gage, mais que le soir, mes parents ne m’autorisaient pas à sortir, que c’était la seule occasion pour moi d’échapper à leur surveillance, que tant pis, j’aurais bien aimé qu’il fusse le premier, mais que…

Je l’embrassai et fis mine de retourner à la terrasse du café. Il me retint.

– Je n’ai nulle part où aller, pour… on ne va pas le faire ici, tout de même !

– Tu penses qu’on pourrait nous voir ?

– Non ! Bien sûr que non ! Mais… ce n’est pas très… romantique, pour une première fois !

– Mais le romantisme, c’est la situation, c’est toi, c’est moi, ce n’est pas le lieu ! 

Il me sourit, m’embrassa et, candide, je lui demandai comment faire. Nous nous assîmes par terre, adossés contre le mur, sans le savoir, il offrait à Christian une place de spectateur privilégié. Nous nous embrassâmes encore, je sursautai quand sa main chercha à se glisser dans ma culotte, à sa demande, je l’ôtai pendant qu’il se débraguettait, je glissai un regard en coin.

– Si tu veux le regarder… voici à quoi ressemble le hum-hum d’un homme amoureux…

Riant intérieurement de cet accès de pudeur qu’il lui interdisait de nommer son sexe, je le regardai ouvertement, surprise, un peu déçue de le voir si fin, je me demandai s’il me donnerait du plaisir.

– Tu veux le caresser ? Oh !

Il venait d’entrer son majeur dans mon minou et était agréablement surpris de le trouver si humide. Je regardai Christian, toujours dissimulé au-dessus de nous et me laissai enfin aller aux caresses de ce jeune appelé. Tous comptes faits, j’aimais la façon dont il s’y prenait, certes, il ne mettait qu’un doigt, mais le faisait aller et venir très agréablement… Je le caressais au même rythme. J’aimais l’entendre me dire qu’il aimait mes caresses. 

Je fermai les yeux pour mieux me laisser aller à ces douces sensations, son doigt délicat allant et venant en moi, lentement, respectueusement, la peau de son sexe si douce dans le creux de ma main, sous le bout de mes doigts, son autre main qui caressait mes seins, mon cou, mes seins, mes joues, mon autre main dans ses cheveux outrageusement courts pour l’époque, nos langues qui s’enroulaient l’une autour de l’autre, comme si elles s’imaginaient nos corps enlacés dévalant le versant d’une colline herbeuse, ce petit vent du Sud chargé de mille odeurs, ce soleil qui nous éclairait tout en nous réchauffant. Oui, j’aimais vraiment cette étreinte !

Enfin, il me demanda de m’allonger, d’écarter mes cuisses et me pénétra lentement. Comme cette sensation était différente de celles que j’avais ressenties jusqu’alors ! Différente, mais bien agréable quand même ! Il allait et venait, s’enfonçant davantage à chaque coup de rein, j’aurais presque pu jouir de cette galipette, s’il n’avait subitement perdu tout contrôle, accéléré brusquement et joui sans un mot, s’écroulant sur moi, avant de se retirer.

Je remis ma culotte, tandis qu’il rentrait son sexe dans son slip et se rebraguettait sans plus de considération pour la verge qui venait de lui offrir du plaisir. Je le trouvai méprisable d’agir ainsi. Il me regarda à nouveau, un sourire à la fois tendre et carnassier aux lèvres.

– Alors ? Heureuse ?

Quelle suffisance ! Je mentis une nouvelle fois.

– Oh oui !

Il me prit par la main et me raccompagna jusqu’à la terrasse du café où nous nous étions rencontrés. Il me demanda où et quand nous pourrions nous revoir, je cherchai une excuse valable pour décliner cette invitation sans le froisser, quand Christian arriva, hors de lui…

– T’étais où ? J’ai accepté de te couvrir vis-à-vis de tes parents, je te demande de rester tranquillement assise, je m’absente cinq minutes et tu disparais ! Je t’ai cherchée partout, inquiet et je te retrouve, la bouche en cœur, à parler à un inconnu ! Allez, viens ! On rentre ! Et ne me demande plus jamais de te rendre service !

Interloqué, le bidasse resta coi avant de me demander mon prénom et le nom du village où je passais mes vacances. Christian m’avait pris la main et faisait semblant de m’obliger à le suivre, je tournai mon visage vers ce jeune homme en lui criant « Nicole ! ». Je mentis également sur le nom du village. Dans la voiture, Christian me fit remarquer que dans ma précipitation, j’avais réuni le nom de deux bourgs situés à deux extrémités du canton. 

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« Ta chatte a le goût de la vertu quand elle coule du plaisir que tu offres aux inconnus »  (Dessin d’Apollonia Saintclair)

Nous roulâmes pendant quelques kilomètres, puis il se gara près d’un verger. Il s’allongea sur le dos, j’allais ôter ma culotte, mais il me pria de ne rien en faire. Je m’installai au-dessus de son visage, sa langue, dégustant les sucs du bidasse au travers du tissu, me mena aux portes du Paradis, et son sexe dur, épais, long, aux veines saillantes, dans ma bouche me les ouvrit. 

Comme j’ai aimé lorsque, trouvant qu’il n’avait plus rien à lécher, il écarta le tissu de ma culotte et alla chercher de ses longs doigts puissants, tout au fond de mon vagin de quoi se régaler encore ! Un orgasme fulgurant me saisit à cette caresse, comme il le faisait déjà, comme il le fait toujours, il me complimenta, me remercia « C’est si bon de te faire jouir, tu es si généreuse de te laisser aller ainsi ! »

J’aimais le faire jouir, tout autant qu’il aimait me faire jouir, au vu et au su de tout un chacun, à la merci du regard d’un curieux… Que son sperme avait un goût divin au milieu de ces arbres couverts de fruits ! Je le dégustai comme les Dieux dégustaient le nectar dans l’Olympe.

Le ciel se remplissait de nuages, de ceux qui annoncent la fin de la journée, pas la pluie, quand il me dit qu’il était temps de rentrer. Dans la voiture, nous parlâmes du plaisir de ce jeu de rôle et nous en convînmes d’un autre. En me taquinant, il me demanda si je ne voyais pas d’inconvénient à ce qu’Aloune, y participe… je lui pinçai la cuisse, lui reprochant sa moquerie.

Il rit et sifflota tout le reste du trajet.

Il ne faut pas s’étonner qu’une écolière lubrique se mue en épouse adultère !

Les souvenirs de Tatie Monique – Le départ en vacances

Je n’oublierai jamais l’été de mes vingt ans… Quelques mois auparavant, un nouveau président de la République avait été élu et m’avait faite majeure un an plus tôt que prévu. Je me sentais libre et, en même temps, toujours un peu mineure. Aussi, quand mes parents m’avaient imposé de rejoindre Bonne-Maman, ma grand-mère, dans le sud de la France, à plus de huit heures de train de mon univers quotidien, je n’avais pas osé refuser… Je n’y avais même pas pensé, en fait !

En arrivant à la gare, je m’aperçus que j’avais oublié de prendre mon pique-nique. Huit heures de train, sans manger, ni boire… ces vacances s’annonçaient mal… Ma mère me rassura, elle appellerait la tante Léonie qui me donnerait de quoi me sustenter, puisque le train marquait l’arrêt à Dijon…

Mes parents me dirent au revoir sur le quai et je montais dans le wagon. Pour mes dernières vacances imposées, j’avais cassé ma tirelire, mais je tenais à faire ce long trajet en première classe… Avec un peu de chance, je serais seule et je pourrais m’allonger ou m’installer confortablement.

Un rapide coup d’œil sur la porte vitrée du compartiment m’apprit que nous ne serions que trois jusqu’à Lyon et que pour la fin du trajet, nous serions cinq. Deux jeunes hommes étaient déjà assis et faisaient connaissance.

J’appris que l’un des deux était étudiant, tandis que l’autre était un fils de bonne famille, qui comptait profiter de la vie avant de se marier et de reprendre l’affaire familiale.  Quant à moi ? J’étais vendeuse en parfumerie dans un grand magasin, mais je préférais m’inventer esthéticienne. Allez savoir pourquoi ! Le train s’ébranla.

Nous devisions joyeusement quand je remarquai le regard oblique du jeune fils de famille. Amusée, je le tançai un peu, mais le clin d’œil complice que lui adressa l’étudiant fit voler en éclats toutes mes craintes, tout ce qu’on appelle « sens des convenances », pour laisser place à un désir fou. Une envie de vivre quelque chose d’incroyable. Pourquoi me soucier du qu’en dira-t-on, de ce que ces jeunes hommes pourraient penser de moi, puisque dans quelques heures nos routes se sépareront et que je ne les verrai jamais plus ?

Je remontai ma robe pour dévoiler le haut de mes cuisses, bien au-dessus des bas.

C’est ce que tu voulais voir ?

Je n’entendis pas sa réponse parce que mon esprit était accaparé par ce que je voyais… ce pantalon et la bosse qui y était apparue… soudaine… monstrueuse…

Comme si j’avais été une marionnette, mue par des mains invisibles, je me levai de mon siège, pour m’agenouiller devant lui.

– Laisse-moi faire… !

Je ne reconnaissais pas ma voix, mais elle m’excitait incroyablement… tout autant que la vue de mes mains le débraguettant, extirpant ce sexe vigoureux… comme sa peau était douce… ! Comme ce gland violacé était appétissant… !

Dans le compartiment, on n’entendait plus un mot, seuls les bruits métalliques du train étaient perceptibles… Je me penchai davantage, posai mes lèvres sur son gland et attendis sa réaction sans bouger… un soubresaut… son gland écarta un peu mes lèvres… je me figeai… un autre soubresaut… son gland entra tout à fait dans ma bouche… ma langue s’écarta pour lui laisser le passage…

– Ooohh… encore… !

Impatient, le fils de bonne famille n’attendit plus d’être à la merci des secousses du train, d’une main de fer, il appuya sur ma tête, une fois… deux fois… six fois avant que son sexe soit presque entièrement dans ma bouche…

– Maintenant, laisse-moi faire… ! Continue à me laisser faire… !

J’obéis à cet ordre et ma bouche commença ses va-et-vient, guidée par les mains de cet inconnu… Il me tirait les cheveux et appuyait sur mon crâne alternativement…

– Oh oui… hmmm… c’est bon… hmmm… maintenant… lèche-moi… oui… ! Comme ça… ! Oui… ta langue bien humide… hmmm… OUI ! COMME ÇA !

Ses mains imprimaient toujours la cadence, mais j’étais maîtresse des mouvements de ma langue… j’étais excitée comme je ne l’avais jamais été auparavant… et plus je me faisais vicieuse, plus j’avais envie de l’être davantage… j’aimais le goût de ce sexe… sa texture… ses reliefs… j’aimais aussi le goût du danger… le risque de me faire surprendre… j’aimais entendre ces gémissements… ces commentaires flatteurs… ces mots que mes compagnons de voyage se disaient… me disaient… leurs encouragements…

– Oh ! OUI ! Comme ça… ! Ooohh… OUI !

Je sentis le jet chaud, au goût un peu aigre sur mon palais, sur ma langue… mon visage bloqué dans cette position, je m’aperçus que son sexe débandait, mais les mains du jeune homme m’interdisaient tout mouvement… Devais-je avaler ce liquide poisseux ? Le laisser couler sur mon menton ? Le temps de me poser la question, il m’empoigna par les cheveux et me releva ainsi jusqu’à son visage et m’embrassa… Quand sa langue lécha son propre sperme sur la mienne, j’eus l’impression qu’il bandait à nouveau… Je vérifiai d’une main… c’était le cas…  d’une voix charmante, le jeune homme me demanda :

– As-tu aimé ?

Un sourire éclatant naquit sur mes lèvres et je répondis d’un « OUI ! » enthousiaste, sans prendre conscience que ma main caressait la peau si douce de ce sexe qui venait de me procurer tant de plaisir.

Mais ? Tu en veux… ENCORE ? 

– Oh ! OUI !

J’aurais pu battre des mains tant j’en avais envie… Je sentis les mains de l’étudiant dégrafer les boutons de ma robe….

– Pas les deux en même temps ! Laisse-moi d’abord m’occuper un peu de lui… ce sera ton tour ensuite…

– Hmmmmmmmmm

Leur voix s’étaient unies dans ce murmure chargé de promesses de plaisir. Je recommençais mon petit manège, mais ma langue était plus hardie… Combien de fois jouit-il dans ma bouche ? Combien de baisers au sperme avant qu’il ne puisse plus bander ? Avant que je puisse le rhabiller, le rebraguetter ? Avant de le laisser à la limite de l’inconscience, un rictus de plaisir vicieux aux lèvres ?

Je me souviens que c’était un peu avant l’arrivée du train en gare de Dijon. Comme convenu, je baissai la vitre et guettai la silhouette de ma tante sur le quai… L’étudiant impatient, excité, me baissa brutalement la culotte, glissa un doigt inquisiteur entre mes cuisses. Je ne savais pas que mon sexe pouvait être aussi humide qu’il se le révéla sous cette caresse… L’étudiant s’assit. Je jetai un regard en coin sur cette queue, que je découvris longue, nerveuse et terriblement excitante…

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Ma tante me tendit un petit panier, me souhaita un bon voyage, s’enquit de la santé de mes parents, me demanda de saluer Bonne-Maman de sa part et je lui parlai jusqu’à ce que le train redémarre… Elle ne remarqua pas l’excitation dans ma voix, ou peut-être la crut-elle due à la perspective de ce mois de vacances ? De mon côté, je ne pensais qu’au plaisir de la situation, parler de tout et de rien avec la sœur de ma mère, alors que ma robe était aux trois-quart déboutonnée, ma culotte à mi-cuisses, alors que je venais de sucer cet homme à-demi évanoui de plaisir… et que cet autre, qu’elle ne pouvait voir, préparait sa queue, la cajolait en attendant de lui offrir la primeur de mon sexe…

Quand le train s’ébranla, alors que ma tante était redevenue une silhouette anonyme dans cette foule éparse, guidée par les mains de cet étudiant, je m’empalai sur cette verge, qui me déflora sans la moindre douleur…

Sa main prit la mienne et c’est ensemble qu’elles me firent jouir une première fois… L’étudiant me fit coulisser, ensuite, le long de sa verge en me demandant si j’aimais ça… en me caressant et me demandant de m’offrir du plaisir sur lui… oui… comme ça… !

J’aimais sentir mes fesses se soulever… j’aimais aussi quand il les faisait heurter violemment ses cuisses… J’avais parfois la sensation que son gland allait sortir par ma bouche, quand il se faisait plus brutal, mais en même temps, j’étais traversée par une onde de plaisir incroyable, alors, je souhaitais, j’appelais de tous mes vœux ce choc, ce contact cinglant… J’aimais les mots qu’il me disait, ces mots qui me permettaient de me laisser aller à mes désirs, à mon plaisir, sans crainte du qu’en dira-t-on… Ses mots qui ne m’ont jamais quittée depuis…

Quand il jouit enfin, il me releva, s’agenouilla devant moi pour me remonter la culotte, se redressa et à chaque bouton qu’il rattachait, m’offrait un doux et chaste baiser sur la nuque, dans mon cou. Il m’enlaça, m’embrassa en regrettant de ne pouvoir passer sa main dans mes cheveux. Quand je repris ma place, en face de lui, il me dit :

– Je n’oublierai jamais ce voyage, ce jour où j’ai fait l’amour à une déesse… en garderas-tu un bon souvenir ?

Je lui souris et le rassurai tout à fait.

À Lyon, un couple de vieux s’installa, maugréant contre le manque de tenue de ce jeune homme, qu’ils croyaient ivre, « la bave aux lèvres ! » et nous jetant un regard sévère auquel je répondis par un sourire éclatant de fraîcheur, d’insouciance candide, qui les rassura tout à fait quant à ma respectabilité.

Quand la chaleur d’un été provençal est propice à une sieste estivale

Les leçons de Sophie – Rigueur et discipline

Quand je suis arrivée au lycée, ce matin, au lendemain de cette révision chez Sophie, elle a fait semblant de ne pas me voir. Je me suis dirigée, d’un pas léger et rapide, vers son petit groupe d’amis qui devient aussi le mien, la tête haute, le regard clair. Elle s’est interrompue, comme si elle venait de remarquer ma présence.

– Oh… bonjour !

Tournée générale de bises en guise de salut et leur conversation a repris. Sujet du jour, les évaluations qui arrivent à grands pas et les ragots habituels, qui sort avec qui, mise à jour de nos informations, qui a fait quoi, qui a dit quoi, la boulangerie qui a modifié sa formule midi et propose désormais, en dessert, cette viennoiserie trop bonne.

– Pourquoi souris-tu comme ça ?

Que pourrais-je répondre à Clara ? Je hausse les épaules et marmonne un « je sais pas… pour rien… ». Il faudra que j’explique à Sophie que mes longues années de surdité ont aiguisé mon regard. Que décrypter chaque détail était ma façon de survivre dans ce monde dont je ne percevais aucun son. Que j’ai pu lire ses sentiments dans son regard. Elle a aimé ce plaisir fou que nous avons pris ensemble, mais elle ne veut pas que ça se sache. Tant mieux, moi non plus ! Lui dirai-je ou ne lui dirai-je pas ? Parce que je prends conscience du pouvoir que m’offre sa crainte et j’aime ça…

Je me suis amusée de faire de Sophie ma marionnette, dès le cours de maths. Elle est passée à mes côtés pour aller au tableau, à la demande du professeur. J’ai signé S O F I, la main devant ma bouche et j’ai posé mes doigts sur mes lèvres. J’en étais sûre, ça l’a troublée. Elle essayait de ne pas me regarder, mais ses yeux étaient irrémédiablement attirés par la danse de mes doigts. S O F I S O F I… En retournant à sa place, elle m’a bousculée. Personne n’a rien vu. La salle de classe est trop petite pour le nombre de tables, alors, les bras qui s’entrechoquent à cause des déplacements, n’attirent pas l’attention.

Je l’ai manipulée ainsi tout au long de la journée, n’arrêtant mon manège qu’aux interclasses, aux récréations et à la pause déjeuner. Quelqu’un aurait pu le remarquer, elle m’en aurait voulu, et le jeu aurait perdu de son intérêt.

Pour la dernière heure, alors que nous étions assises côte à côte, j’ai fait semblant de regarder vers la fenêtre, à ma gauche, alors qu’elle était assise à ma droite… S O F I… doigts sur ma bouche… S O F I… ma langue humidifie mes lèvres… S O F I… grande inspiration… S O F I… expiration lasse et comblée… Coup d’épaule discret de Sophie. Je l’ai regardée, un sourire innocent aux lèvres. Elle m’a fait les gros yeux, le rouge au front, les joues empourprées, a articulé un « Arrête ! » muet. J’ai souri de plus belle…

Fin des cours. À l’arrêt du bus, les élèves parlent de ce qui nous préoccupe tous, les évaluations à venir, les vacances qui semblent loin, encore du planning des évaluations, des révisions. J’évoque ma crainte de ces oraux, exercice que je maîtrise mal « à cause de… », laissant ma phrase pleine de sous-entendus, en suspens.

Les regards de compassion m’indiquent que j’ai atteint mon but… « pauvre petite fille sourde », j’aime bien me faire plaindre par ces gens qui ignorent tout de notre monde… J’entends, mais j’appartiens pour toujours à la communauté des sourds. Un univers plein de blagues, de rires, de tendresse, de larmes, de colères, de vacheries, d’amour et de haine, une communauté soudée par le mépris pour tous ces entendants qui s’apitoient sur notre sort sans chercher à nous connaître.

Sophie prononce enfin la phrase que j’attendais « Si tu as besoin d’aide… ». Je fais semblant d’hésiter « Je ne voudrais pas abuser… tu dois réviser aussi… ». Elle insiste, comme si c’était moi qui lui rendais service. Je me laisse convaincre, nous réviserons ensemble dès ce soir.

Nous voici dans ma chambre, j’ai prévenu ma mère que je ne voulais pas être dérangée par les irruptions de mon petit frère. Consciente de l’enjeu, elle m’a autorisée à tirer le verrou de ma porte.

Sophie découvre mon univers, ça me fait tout drôle de la voir assise sur mon lit, de lui expliquer que cette lampe… là, au-dessus de mon bureau, servait à me prévenir que je devais sortir de ma chambre, pour passer à table, par exemple.

– Pourquoi tu faisais ça, toute la journée ?

– Je faisais quoi ?

– Ça !

Elle fait n’importe quoi avec ses doigts ! Je les prends dans ma main et lui montre S… O… F… I…

– C’est mon prénom en langue des signes ?

– On n’épelle pas les prénoms, on se sert d’un signe qui te définit. Par exemple, pour moi, c’est…

Je lui montre comment je m’appelle pour les sourds.

– Et moi ? Ce serait quoi ?

Je mime ses cheveux frisés. Elle me demande de lui apprendre quelques mots…

– Déshabille-toi d’abord !

Son regard, son sourire n’ont pas de prix… Quand elle est nue, je tourne autour d’elle, caresse, soupèse ses jolis petits seins, écarte un peu ses cuisses, mes doigts retrouvent la douceur de son sexe…

– Embrasse-moi !

Elle m’obéit… sa langue dans ma bouche cherche la mienne… je la fais languir parce que j’aime sentir son désir… Je signe un nouveau mot entre ses cuisses et elle aime ça !

– Montre-moi… apprends-moi… montre-moi…

– Tu dois le mériter ! Déshabille-moi… montre-moi que tu en as envie !

Une chose est sûre, elle sait s’y prendre ! Comment réussit-elle à ne pas arracher mes vêtements ? Ses yeux brillent de désir, pourtant ses gestes, comme hier, sont lents et gracieux… délicats… J’aime ses baisers dans mon cou… sur mes épaules… sur mes seins… sur mon ventre…

J’aime quand elle se met à genoux devant moi, désormais nue, qu’elle sort sa langue, la tire et que je bouge sur elle… d’avant en arrière… et qu’elle me regarde docile et complice… Alors, je commence à épeler, à signer le mot du jour, sans lui en révéler la signification. Elle se redresse, essaie de reproduire mes gestes.

– NON ! Tu fais n’importe quoi ! Regarde ! C’est comme ça !

Elle essaie encore. Je glisse ma main entre ses cuisses. Elle en fait autant. Sa main entre les miennes, je vais défaillir…

– Comme ça… !

Sophie est appliquée… et sensible… elle parvient rapidement à signer comme il faut, mais je lui fais croire le contraire, parce que j’aime la toucher ainsi et qu’elle me touche comme elle le fait…

– Applique-toi ! Dis-moi que tu aimes ça ! Que tu aimes être mon élève…

– Oui… oooh… oui… j’aime ça… j’aime ça… !

– Montre-le moi ! Allume-moi ! Excite-moi !

Assise sur ma chaise de bureau, comme au spectacle, je regarde Sophie faire de son mieux pour que je la rejoigne, la touche, l’embrasse encore… Je ne m’en lasse pas… plus le plaisir que je ressens prend de l’ampleur, plus je deviens exigeante…

– Mieux que ça !

– Comme ça ?

Sophie se prend au jeu, comme si la situation lui permettait d’assouvir ses fantasmes de jeune fille rangée. Elle se caresse, lascive, offre son corps à ma vue, lèche ses lèvres en me regardant… vicieuse…

– Sois plus salope ! Fais ta salope !

Elle rougit un peu, mais ses yeux me sourient. Elle s’assied sur mon lit, les jambes écartées, se caresse devant moi… Je regarde ses mains aller de ses seins à son sexe et je voudrais qu’elles soient sur mon corps…

– Mieux que ça ! Sois cochonne ! Montre-moi tout !

Sophie écarte les lèvres de son sexe, l’offre à ma vue…

– Comme ça ?

– C’est mieux… montre-moi ton cul… ton joli petit cul… !

Elle se met à quatre pattes sur mon lit, je la regarde se caresser, folle de désir pour elle… je ne vais pas tenir très longtemps…

– Tu trouves que j’ai un joli petit cul ?

Dieu merci, elle m’offre cette occasion ! Je me lève, attrape mon écharpe qui traînait là, bâillonne sa jolie bouche…

– Tais-toi !

Et je signe, lettre après lettre, le mot entre ses cuisses. Que son corps est chaud ! Que sa peau est douce ! Que son sexe est gonflé et humide ! Je chuchote à son oreille…

– Tu aimes ça, hein ? ! Montre-moi que tu aimes ça ! Frotte-toi contre ma main… comme la jolie petite chienne en chaleur que tu es… oui… comme ça !

Je l’entends gémir dans mon foulard… Je la sens jouir sous mes doigts… Elle tombe sur le flanc… vaincue… comblée… et me caresse… avec fougue… avec tendresse… Ses yeux me supplient de lui ôter le bâillon… Ce que je fais.

Elle plonge dans ma bouche… m’inondant de ses « merci… merci… c’est si bon… merci… ! » elle couvre mon ventre de baisers… j’écarte mes cuisses… je les sens humides et je sais bien que la sueur n’y est pour rien… Son regard implorant « je peux ? »… que sa langue est agréable… comme elle me suce bien… ! À nouveau ces mots sales m’excitent… oh oui, j’aime ça… oui, j’aime quand tu me suces comme ça, mais je ne te le dirai pas… pas aujourd’hui, pas encore… Sans arrêter de me lécher, elle glisse sa main entre mes cuisses et s’applique… je reconnais les premières lettres, mais l’orgasme que Sophie m’offre m’empêche de « lire » les autres… Je me demande si on peut mourir de plaisir…

Allongées dans mon lit, nous nous embrassons, nous caressons, repues de plaisir, nous devenons tendres, nous nous disons des mots d’amour, nous nous promettons de profiter de la moindre occasion pour recommencer et jouir l’une de l’autre, de jouir l’une avec l’autre…

Alors que nous nous rhabillons, que nous guettons sur nos visages, dans nos regards, un signe qui pourrait trahir ce que nous avons fait au lieu de réviser, constatant, rassurées, qu’il n’en est rien, Sophie semble hésiter à me poser une question.

À l’arrêt du bus, juste avant qu’il n’arrive, elle se décide enfin.

– Quel est ce mot que tu m’as appris ?

Elle le signe avec moi et j’énonce les lettres S… O… U… M… I… S… S… I… O… N…

Fin de la deuxième leçon

Les leçons de Sophie – Arts plastiques

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