Les souvenirs de Tatie Monique – Le mariage – La cérémonie

Bonne-Maman et Nathalie avaient organisé un déjeuner en famille, auquel n’assisteraient ni Alain, ni Catherine, prétextant qu’avec ce double mariage, nous serions trop accaparés par les invités lors du vin d’honneur et de l’apéritif dînatoire qui suivraient la cérémonie.

Nous devisions joyeusement comme on peut le faire quand on est heureux de se voir, mais qu’on ignore combien d’années nous sépareront de la prochaine rencontre. Après le dessert,  pendant que le café passait, je me levai et annonçai que je devais rejoindre Catherine pour nous préparer et mettre au point certaines détails de la cérémonie.

Dans la rue, je fermai les yeux, soulagée de constater qu’il restait assez de sperme d’Alain dans mon sexe pour que je le sente couler et mouiller ma culotte. Je retrouvai Catherine devant la petite mairie. Joseph avait accepté d’être le complice de la surprise que nous réservions au notaire, il riait sous cape, comme un gamin farceur. 

Catherine lui avait confié le soin de nous apporter nos tenues, parce que nous voulions respecter la tradition et ne pas les dévoiler à nos fiancés avant la cérémonie. Nous voulions lire l’émerveillement dans leurs yeux quand nous les rejoindrions sur le parvis de la mairie.

Nous pénétrâmes dans le petit hôtel de ville, nous enfermâmes dans la pièce qui tenait à la fois d’archives municipales et de débarras pour y revêtir nos beaux atours. Nous entendîmes le notaire discuter avec Joseph, il savait que nous nous changions et expliquait à notre complice qu’il voulait répéter son discours et vérifier que les registres ne comportaient aucune erreur. Il chargeait Joseph de faire le guet pour empêcher quiconque d’entrer inopinément dans l’une des deux pièces.

Avant de boutonner ma robe, Catherine glissa sa main entre mes cuisses et, constatant l’humidité de ma culotte, me susurra « Ça va, il en reste ! », je devinai son sourire, l’éclat de ses yeux. Elle me caressa les seins en m’affirmant aimer peloter une future mariée le jour de ses noces.

Je me retournai, l’embrassai, la caressai à mon tour. Elle n’avait pas encore enfilé sa robe. Bon sang, qu’elle était belle avec ses dessous de dentelle blanche ! Je glissai à mon tour ma main entre ses cuisses. « Ne t’inquiète pas, j’ai fait le plein avant de venir ! ». Nous ne parvenions pas à calmer notre fou-rire. Comment une telle horreur avait pu sortir d’une aussi jolie bouche ?

J’eus du mal à boutonner sa robe, prenant soudain conscience de l’importance de cette cérémonie. Catherine me maquilla, je maquillai Catherine, nous posâmes les diadèmes sur le dessus de nos têtes, rabattîmes le voile qui devait masquer notre visage et vérifiâmes que la traîne de chacune « tombait bien ». Satisfaites, nous sortîmes du petit local et nous dirigeâmes vers la grande salle qui tenait lieu de salle des mariages et des délibérations du conseil municipal.

Joseph siffla d’admiration quand il nous vit « Toute la beauté du monde incarnée en deux femmes ! », je me sentis rougir de ce compliment. Nous toquâmes à la porte et entrâmes, avant d’y avoir été invitées.

Le notaire, surpris, releva la tête. Ses yeux pétillaient quand il nous sourit. « Je répétais mon laïus » Qui d’autre que lui employait ce terme ? ! Catherine s’approcha de la grande table où se trouvaient deux gros registres, divers papiers et le discours, prit le tout dans ses bras et les posa sur un des bancs du deuxième rang. Quant à moi, je m’emparai de l’écharpe tricolore, en ceignis le notaire, puis nous nous allongeâmes, les jambes pendantes, nos robes relevées sur nos cuisses écartées, en travers de la table derrière laquelle il officierait dans moins d’une heure.

– Justement… on avait pensé que…

– … pour ne pas bafouiller, il te faudrait…

– … donner un peu d’exercice…

– … comme un échauffement

Et, d’une même voix

– … à ta langue !

– Mais vous êtes… diaboliques !

Néanmoins, il s’exécuta avec toute sa science. J’aimais comme ses doigts écartaient le tissu de ma culotte, sa langue gourmande… J’aimais l’hésitation dans son regard. Devait-il faire jouir l’une et ensuite, l’autre ou butiner de ci, de là ? Catherine ne lui laissa pas le choix. Elle maintint sa bouche collée sur mon minou, pendant qu’elle et moi nous embrassions, n’ayant dégagé que nos bouches de nos voiles pudiques. 

Le notaire se montra plus habile encore que d’ordinaire. Je jouis rapidement. Il semblait vouloir aspirer tout mon plaisir au travers du tissu de ma culotte. Mon pied frôla son pantalon et je sentis sur ma cheville la puissance de son érection.

Nos doigts avaient froissé ses cheveux, reprenant son souffle, la bouche luisante, il s’apprêtait à faire de même à Catherine. Elle tint à s’excuser par avance du sperme d’Alain qui inondait sa culotte.

– Tu sais bien que j’aime ça ! Ne fais pas l’innocente !

– Qu’est-ce qui t’excite tant ?

Catherine venait de poser la question que je n’avais jamais réussi à formuler. Le notaire, soudain sérieux, chercha les mots précis avant de nous répondre.

– Quand vous êtes pleines de son sperme, quand je le vois vous faire l’amour, quelque soit l’orifice qu’il honore, je pense au regard, au corps de ma femme si elle était à votre place et ça m’excite incroyablement.

Baissant la voix, il ajouta « Voilà, vous connaissez mon lourd secret. »

– Fais-moi jouir avec ta langue, que je réfléchisse mieux !

Catherine appuya la tête du notaire entre ses cuisses. Elle retenait ses cris, comme j’avais dû contenir les miens quelques minutes auparavant. Elle ondulait. La voyant faire, j’attrapai les doigts du notaire, agrippés au rebord de la table et m’en servis pour me faire jouir dans une caresse rapide avant de rabattre mon voile sur mon visage. Catherine jouit à son tour. À son sourire, je sus qu’elle avait trouvé la solution.

Nous venions de poser pied à terre quand nous entendîmes Joseph saluer bruyamment la secrétaire de mairie venue assister le notaire, qui tentait de masquer son érection derrière l’écharpe tricolore, nous lui affirmâmes que si elle la remarquait, ce serait à cause d’un regard mal placé. Ses lèvres luisaient encore, je les lui essuyai d’une caresse de mon pouce.

Avant que la secrétaire n’entre, tandis que nous remettions tout en place, je m’adressai au notaire, au travers de mon voile et lui demandai « En quoi aimer offrir et recevoir du plaisir est diabolique ? » Vaincu, il haussa les épaules, ce fut ma première victoire de ce qu’il nomma, par la suite, nos joutes philosophiques.

Quand nous sortîmes de la mairie, encadrant Joseph « Notre ami a-t-il goûté votre douce surprise ? » « Il me semble bien ! », je fus saisie en voyant nos époux si beaux. Ils nous regardaient comme si nous étions une apparition miraculeuse. Nos invités, les villageois se tournèrent vers nous quand le bavard s’exclama « Fatché ! Qu’elles sont belles ! » puis, se retournant vers Christian et Alain « Autant qu’ils sont beaux ! »

Le soleil rebondissait sur les murs des maisons, sur le dallage de la place, même le monument aux morts semblait nous sourire. Je ne sais pas qui a commencé à applaudir, mais bientôt, tout le monde battait des mains. 

Je regardai mon père, fier et heureux, ma mère essuya une larme, mais bientôt je n’eus d’yeux que pour Bonne-Maman et Nathalie qui se tenaient par la main. Qui dans l’assistance, à part nous six, aurait pu deviner ce que ce geste signifiait ?

Christian et Alain nous reprochèrent notre beauté, nous accusant d’avoir voulu les faire mourir d’admiration avant la cérémonie. Nous leur retournâmes le compliment.

J’avais promis aux fillettes de la petite classe le rôle de demoiselles d’honneur. Je souris, émue de les voir prendre place pour tenir nos traînes, quatre gamines sur chaque voile… pourvu qu’aucune ne tombe, sinon… Dans cette école, il y avait un garçon, toujours prompt à la bagarre, rétif à l’ordre, craint plus qu’apprécié des autres écoliers. Il se tenait à l’écart, pour une fois bien habillé, à peu près bien coiffé, étrangement gracieux. Quand je vis Alain s’approcher de lui, se pencher et lui murmurer quelque chose à l’oreille, il se gonfla d’orgueil, hocha la tête en guise d’approbation et fendit la masse des autres bambins, un sourire éclatant d’une oreille à l’autre. « Ce sera notre garçon d’honneur » je l’avais compris avant même que Christian me le précise.

La cérémonie fut splendide. Quand le notaire nous demanda de soulever nos voiles pour qu’il puisse constater de visu que nous étions bien celles que nous prétendions être, ses pommettes se teintèrent de rose. Je lui souris avant de me tourner vers Christian. « Tu étais si belle… et ton regard clair et pur… et le notaire… j’ai tout de suite compris ce que vous veniez de faire. Je t’aurais volontiers culbutée, là… devant tout le monde ! Mais il y a des choses qui ne se font pas… surtout devant ma maman ! »

Je me souviens aussi très bien de ce petit coussin, où reposaient nos alliances, tenu à bout de bras par ce gamin, gonflé d’orgueil qu’on le remarque pour autre chose qu’un méfait. Je me souviens de Christian ayant du mal à me passer l’anneau « Boudiou ! C’est qu’elle est encore vierge ! Tu verras, ça rentrera tout seul cette nuit ! » Les éclats de rire dans la salle, le regard en biais que je lançai au bavard, son air jovial et innocent. 

– Vous pouvez embrasser la mariée

– Oh fatché ! Il va nous la dévorer toute crue !

L’hilarité générale, les gros yeux et le coup de coude dans les côtes que sa femme lui décocha.

Et puis, ce fut un tourbillon. La sortie de la mairie, les photos de groupe, en couple.

– Les deux couples ensemble !

– Avec les parents.

– Et les mamies !

– Et les témoins !

– Et la famille, maintenant !

L’entrée dans la salle des fêtes. Le parfum enivrant de nos fleurs préférées. Les toasts que l’on s’apprêtait à porter. Une silhouette familière, mais que je ne reconnaissais pas. Un jeune homme aux cheveux ras. « VIVE LES MARIÉS ! », la silhouette qui se retourne. L’étudiant, le cousin de mon Christian ! Son sourire. « Je peux ? » « Et comment ! » Ses bras m’enlaçaient, je le remerciai et lui demandai ce qu’il devenait. Il avait repoussé, de sursis en sursis, son incorporation, et avait finalement opté pour un service outre-mer, et prononça le mot magique « coopération », qui était à l’époque l’aristocratie des troufions. Christian et Nathalie, leur grand-mère, l’avaient invité, lui demandant le secret afin de me faire la surprise. Sous le coup de l’émotion, je criai « JE T’AIME, MON CHRISTIAN ! » à l’instant précis où les conversations se calmaient, laissant place à un silence soudain.

La musique retentit, Catherine, Alain, Christian et moi ouvrant le bal. Petit à petit, les invités nous rejoignirent. Une danse en entraînant une autre. L’alcool coulait à flots, les fumées de tabacs blonds et bruns se mélangeaient, envahissant la salle. 

Je remarquai Alain dansant avec la femme du notaire, le clin d’œil de Catherine m’indiqua que son plan fonctionnait.

Un peu plus tard dans la soirée, je parlais avec ma mère, quand le notaire s’excusa auprès d’elle. « M’autorisez-vous à vous emprunter votre fille ? J’aurais un détail amusant à lui faire découvrir », d’un mouvement de tête, il invita également Catherine et Christian à le suivre.

À l’étage, entrouvrant une poste, nous vîmes « Madame le Notaire », la tenue en désordre, se faire culbuter par Alain, qui avait laissé tomber la veste, mais avait gardé son beau costume, son sexe qui sortait par la braguette, paraissait encore plus énorme que d’habitude.

Comme une mauvaise bande stéréo, j’entendais les « Alain… Alain… nous sommes fous… ooohhoohh… Alain… mais… Alain… mais que faites… ooooOOOOooohhh… Alain… Alain ! Osez tout ! » de la femme du notaire, tandis que dans mon dos, je l’entendais chuchoter « OUI ! Oh oui, Alain ! Baise-la bien ! Oui ! Encore ! Comme ça ! Oh oui ! Baise-la fort, ma femme ! Comme tu sais si bien le faire ! », tout en le sentant se branler.

Je croisai le regard de Christian, celui de Catherine. Sans un mot, elle et moi nous agenouillâmes, prenant soin de relever nos robes pour ne pas les salir. Nos langues dansaient sur son sexe pendant qu’il regardait sa femme se faire baiser, comme il n’aurait jamais osé en rêver. 

Christian dit à mi-voix « Une telle cérémonie mérite bien une cravate, monsieur le notaire ! », je dégrafai le haut de la robe de Catherine, juste assez pour qu’il puisse glisser son sexe entre ses seins généreux. 

Je nous vis, une fois encore comme échappée de mon corps. Le notaire, la queue entre les seins de Catherine, observant son épouse se faire baiser par Alain dans la pièce d’à côté, moi à quatre pattes aux côtés de Catherine, léchant le gland, la hampe de ce membre qui disparaissait et réapparaissant à allure régulière dans le fourreau soyeux, chaud et cuivré de la poitrine généreuse de mon amie. Christian qui tantôt faisait le guet, tantôt regardait Alain, tantôt le trio que nous formions avec le notaire et qui se branlait, le sexe enveloppé de mon voile blanc. 

– Ô, pute vierge ! Mets-toi à genoux, que je te vienne dans la bouche !

Le notaire attrapa le visage de Catherine entre ses mains et jouit du regard surpris de sa femme quand Alain « ouvrit le robinet ». Christian répandit sa semence sur mon voile et sur mes cheveux.

Nous nous hâtâmes de redescendre avant que la femme du notaire ne s’aperçoive qu’elle avait été observée, prenant du bon temps avec l’un des deux mariés. 

Quand nous arrivâmes dans la salle, les invités au vin d’honneur commençaient à rentrer chez eux. Bonne-Maman parlait avec ses filles et leur époux, Marie-Claire vint à ma rencontre. M’embrassant, elle s’excusa de devoir nous abandonner, elle se sentait fatiguée. Je la crus volontiers, les crispations de son visage, les cernes apparues brusquement ne laissaient place à aucun doute. J’embrassai Jean-Pierre et leur dis « À demain ! »

Nathalie parlait avec un papy que je crus être un parent éloigné, mais Christian ne le connaissait pas non plus. Il me faisait cette réflexion, quand nous remarquâmes l’éclat dans leurs yeux, leur sourire et leurs mains qui s’interdisaient les caresses dont elles avaient envie.

Un peu plus tard dans la soirée, la voix du notaire retentit, couvrant le brouhaha.

– Votre attention s’il vous plait ! On m’informe que les mariés sont priés de rejoindre les véhicules qui les mèneront à l’hôtel réservé spécialement pour eux !

Cette longue et merveilleuse journée se termine en apothéose par la nuit de noces

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Les souvenirs de Tatie Monique – L’écolière

Charlie a fait une lecture érotique de ce texte, vous pouvez l’écouter en cliquant sur ce lien.

Durant cet été 1974, j’ai découvert de nombreux plaisirs avec Christian, mais je lui en ai fait découvrir aussi certains. Nous pensions avoir peu de temps devant nous, nous craignions que notre romance ne s’achève à mon retour sur Paris. La vie était tellement injuste… tellement injuste… ! Il était l’homme de ma vie, j’étais la femme de la sienne, nous nous étions trouvés, mais maintenant que je le savais, qu’il me savait, les kilomètres allaient déchirer notre belle histoire d’amour, la froisser et la jeter à la poubelle comme on le fait d’un prospectus indésirable ! 

Il ne nous restait que deux semaines pour jouir de notre amour, alors, nous avons décidé d’en jouir pleinement, de laisser libre cours à notre imagination. Je me souviens de ce premier jeu de rôle… J’avais demandé à Christian de m’accompagner à la ville, rien que nous deux. Quand il me vit arriver, il éclata de rire.

– Avec cette tenue, on croirait une écolière ! Il ne te manque qu’un cartable et deux couettes et…

– Attends ! Je reviens !

J’entrai en trombe chez Bonne-Maman, qui me regarda, surprise.

– Christian trouve que je ressemblerais à une écolière, si j’avais deux couettes et un cartable ! Je veux lui faire une blague… mais chut !

Bonne-Maman me sourit, se leva et sortit de la salle à manger. J’étais en train de nouer ma deuxième couette quand elle revint avec un grand sourire… et un vieux cartable à la main ! Elle me le tendit, mais paraissait dubitative. Enfin, elle lâcha

– Je crois que deux tresses feraient plus « écolière » que tes deux couettes… Viens par ici, que je t’arrange ça…

Je me laissai coiffer, étonnée de tant d’habileté, ma grand-mère n’avait pourtant tressé aucune jeune fille depuis des lustres ! Le temps de le dire, elle avait fini. Je me regardai dans le miroir, deux longues tresses blondes encadraient mon visage, masquant une bonne partie des bretelles du cartable sur mes épaules, je souriais. Bonne-Maman me fit sortir, accompagnant sa claque sur mes fesses d’un joyeux « Allez, file… mauvaise troupe ! »

Je rejoignis Christian qui me demanda, tout en riant, si Bonne-Maman m’avait vue ainsi.

– C’est elle qui m’a coiffée ! Et qui m’a donné ce cartable !

– Et ça ne te gêne pas ?

– Non ! Comment veux-tu qu’elle devine ? Et puis, elle me dit que je lui rappelle sa jeunesse… Quand elle me dit « Profite, profite, ma toute petite ! », j’ai le droit de le comprendre comme je veux, non ?

Alors, il me raconta que la dernière fois où il était allé rendre visite à sa grand-mère, elle l’avait houspillé, lui reprochant de perdre du temps avec elle, au lieu de le passer avec « la Monique » et de « profiter ».

Après plus d’une demi-heure de route, nous arrivâmes en ville. Je demandai à Christian de se tenir à l’écart de moi. Je m’assis à une table de la terrasse du bar-tabac-PMU, il s’installa sur un banc, de l’autre côté de la place. Je commandai un diabolo-fraise « avec une paille » et attendis qu’un poisson morde à l’hameçon. J’aimais regarder les bulles qui explosaient dans mon verre tandis que je soufflais dans la paille au lieu d’aspirer.

– Tu as perdu un pari ?

Je levai mes yeux pour regarder le poisson que je venais de ferrer. « Tiens, un bidasse… » sa coupe de cheveux ne laissait subsister aucun doute à ce sujet…

– En quelque sorte…

Il me dragua bêtement. Je fis semblant de succomber à son discours de pacotille. Après un quart d’heure de bavardages oiseux, il me demanda si je connaissais cette ville, je répondis « Non ». Ce qui était la stricte vérité. Il me proposa de me la faire découvrir, ce que j’acceptai. Il m’entraîna derrière l’église, dans une sorte de terrain en friche, me plaqua contre un mur à-demi écroulé, m’embrassa, me demandant si j’embrassais aussi facilement les inconnus, je répondis « Non, tu es le premier, je ne comprends pas ce qu’il m’arrive ». Ce qui était un gros mensonge ! 

Ses mains se firent plus audacieuses, je lui dis qu’il me rendait folle, que j’avais envie de… laissant volontairement ma phrase en suspens. Je posai sa main sur mon sein gauche pour lui faire constater à quel point mon cœur battait fort. En réalité, je venais d’apercevoir Christian, dissimulé un peu plus loin, au-dessus de nous. 

Je sentais ce jeune bidasse bander contre mon ventre, innocemment, je laissais courir le bout de mes doigts le long de son avant-bras. Il me demanda si j’étais vierge, je lui répondis que je n’en savais rien.

– Comment ça, tu n’en sais rien ?

Je lui sortis le bobard habituel dont certaines se servaient à l’époque.

– Petite, je suis tombée de vélo. Comme ça (je mimais la chute)… il paraît que ça peut déchirer le… la.. tu vois, quoi… !

Il y crut, me proposa qu’on se voie ce soir, cette nuit pour « aller plus loin ». Je lui dis que c’était, hélas, impossible, que j’avais pris le car, pour accomplir mon gage, mais que le soir, mes parents ne m’autorisaient pas à sortir, que c’était la seule occasion pour moi d’échapper à leur surveillance, que tant pis, j’aurais bien aimé qu’il fusse le premier, mais que…

Je l’embrassai et fis mine de retourner à la terrasse du café. Il me retint.

– Je n’ai nulle part où aller, pour… on ne va pas le faire ici, tout de même !

– Tu penses qu’on pourrait nous voir ?

– Non ! Bien sûr que non ! Mais… ce n’est pas très… romantique, pour une première fois !

– Mais le romantisme, c’est la situation, c’est toi, c’est moi, ce n’est pas le lieu ! 

Il me sourit, m’embrassa et, candide, je lui demandai comment faire. Nous nous assîmes par terre, adossés contre le mur, sans le savoir, il offrait à Christian une place de spectateur privilégié. Nous nous embrassâmes encore, je sursautai quand sa main chercha à se glisser dans ma culotte, à sa demande, je l’ôtai pendant qu’il se débraguettait, je glissai un regard en coin.

– Si tu veux le regarder… voici à quoi ressemble le hum-hum d’un homme amoureux…

Riant intérieurement de cet accès de pudeur qu’il lui interdisait de nommer son sexe, je le regardai ouvertement, surprise, un peu déçue de le voir si fin, je me demandai s’il me donnerait du plaisir.

– Tu veux le caresser ? Oh !

Il venait d’entrer son majeur dans mon minou et était agréablement surpris de le trouver si humide. Je regardai Christian, toujours dissimulé au-dessus de nous et me laissai enfin aller aux caresses de ce jeune appelé. Tous comptes faits, j’aimais la façon dont il s’y prenait, certes, il ne mettait qu’un doigt, mais le faisait aller et venir très agréablement… Je le caressais au même rythme. J’aimais l’entendre me dire qu’il aimait mes caresses. 

Je fermai les yeux pour mieux me laisser aller à ces douces sensations, son doigt délicat allant et venant en moi, lentement, respectueusement, la peau de son sexe si douce dans le creux de ma main, sous le bout de mes doigts, son autre main qui caressait mes seins, mon cou, mes seins, mes joues, mon autre main dans ses cheveux outrageusement courts pour l’époque, nos langues qui s’enroulaient l’une autour de l’autre, comme si elles s’imaginaient nos corps enlacés dévalant le versant d’une colline herbeuse, ce petit vent du Sud chargé de mille odeurs, ce soleil qui nous éclairait tout en nous réchauffant. Oui, j’aimais vraiment cette étreinte !

Enfin, il me demanda de m’allonger, d’écarter mes cuisses et me pénétra lentement. Comme cette sensation était différente de celles que j’avais ressenties jusqu’alors ! Différente, mais bien agréable quand même ! Il allait et venait, s’enfonçant davantage à chaque coup de rein, j’aurais presque pu jouir de cette galipette, s’il n’avait subitement perdu tout contrôle, accéléré brusquement et joui sans un mot, s’écroulant sur moi, avant de se retirer.

Je remis ma culotte, tandis qu’il rentrait son sexe dans son slip et se rebraguettait sans plus de considération pour la verge qui venait de lui offrir du plaisir. Je le trouvai méprisable d’agir ainsi. Il me regarda à nouveau, un sourire à la fois tendre et carnassier aux lèvres.

– Alors ? Heureuse ?

Quelle suffisance ! Je mentis une nouvelle fois.

– Oh oui !

Il me prit par la main et me raccompagna jusqu’à la terrasse du café où nous nous étions rencontrés. Il me demanda où et quand nous pourrions nous revoir, je cherchai une excuse valable pour décliner cette invitation sans le froisser, quand Christian arriva, hors de lui…

– T’étais où ? J’ai accepté de te couvrir vis-à-vis de tes parents, je te demande de rester tranquillement assise, je m’absente cinq minutes et tu disparais ! Je t’ai cherchée partout, inquiet et je te retrouve, la bouche en cœur, à parler à un inconnu ! Allez, viens ! On rentre ! Et ne me demande plus jamais de te rendre service !

Interloqué, le bidasse resta coi avant de me demander mon prénom et le nom du village où je passais mes vacances. Christian m’avait pris la main et faisait semblant de m’obliger à le suivre, je tournai mon visage vers ce jeune homme en lui criant « Nicole ! ». Je mentis également sur le nom du village. Dans la voiture, Christian me fit remarquer que dans ma précipitation, j’avais réuni le nom de deux bourgs situés à deux extrémités du canton. 

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« Ta chatte a le goût de la vertu quand elle coule du plaisir que tu offres aux inconnus »  (Dessin d’Apollonia Saintclair)

Nous roulâmes pendant quelques kilomètres, puis il se gara près d’un verger. Il s’allongea sur le dos, j’allais ôter ma culotte, mais il me pria de ne rien en faire. Je m’installai au-dessus de son visage, sa langue, dégustant les sucs du bidasse au travers du tissu, me mena aux portes du Paradis, et son sexe dur, épais, long, aux veines saillantes, dans ma bouche me les ouvrit. 

Comme j’ai aimé lorsque, trouvant qu’il n’avait plus rien à lécher, il écarta le tissu de ma culotte et alla chercher de ses longs doigts puissants, tout au fond de mon vagin de quoi se régaler encore ! Un orgasme fulgurant me saisit à cette caresse, comme il le faisait déjà, comme il le fait toujours, il me complimenta, me remercia « C’est si bon de te faire jouir, tu es si généreuse de te laisser aller ainsi ! »

J’aimais le faire jouir, tout autant qu’il aimait me faire jouir, au vu et au su de tout un chacun, à la merci du regard d’un curieux… Que son sperme avait un goût divin au milieu de ces arbres couverts de fruits ! Je le dégustai comme les Dieux dégustaient le nectar dans l’Olympe.

Le ciel se remplissait de nuages, de ceux qui annoncent la fin de la journée, pas la pluie, quand il me dit qu’il était temps de rentrer. Dans la voiture, nous parlâmes du plaisir de ce jeu de rôle et nous en convînmes d’un autre. En me taquinant, il me demanda si je ne voyais pas d’inconvénient à ce qu’Aloune, y participe… je lui pinçai la cuisse, lui reprochant sa moquerie.

Il rit et sifflota tout le reste du trajet.

Il ne faut pas s’étonner qu’une écolière lubrique se mue en épouse adultère !

Les souvenirs de Tatie Monique – Fête Nationale – Première partie

Pour le 14 juillet, l’étudiant était remonté à Paris, où il était attendu à une fête entre amis. Je croisai son cousin dans l’après-midi du 13, il faisait tellement chaud… je lui demandai s’il voulait m’accompagner à la plage. Il hésita un peu, puis, comme on se jette à l’eau, accepta.

Il me proposa de faire le trajet dans sa voiture. J’acceptai pour plusieurs raisons, déjà je n’aurais pas à pédaler en plein soleil et puis, ça me donnerait l’occasion de lui parler un peu. Je ne comprenais pas pourquoi il était devenu si distant avec moi depuis le départ de l’étudiant. Malheureusement, il conduisait sans dire un mot, regardant droit devant lui, impassible… même quand il respirait, il le faisait en silence, comme s’il voulait s’économiser… Quant à moi, pour masquer ma déception, je regardais la route défiler par la vitre de ma portière. À un moment, en passant une vitesse, sa main frôla ma cuisse, je crus qu’il me caressait, je me tournai vers lui en souriant, mais il eut ce mouvement, ce « non ! » de la tête qui me broya le cœur. Foutu pour foutu, je lui posai la question qui me brûlait les lèvres

– C’est fini ? Maintenant… tu me vois comme une fille facile et tu as honte de ce que nous avons fait ?

– Non ! Mais… comment te dire ? Si je t’avoue mon secret, c’est toi qui ne voudra plus me parler… c’est toi qui regretteras…

Il gara sa voiture et nous descendîmes le petit sentier escarpé qui menait à une petite crique, que je croyais être la seule à connaître. Ouvrant la marche, ne me donnant que son dos à voir, espérant que sa voix se perde dans le bruit du vent et des vagues, il me fit cet aveu à toute vitesse…

– Je ne sais pas pourquoi, mais pour bander assez fort… pour posséder une femme, il faut d’abord que je la voie jouir d’un autre homme… Si tu savais comme je rêverais de recommencer… te regarder… baisée par un homme et que mon sexe enfin dur puisse se frayer un chemin dans son sperme…

Hélas pour lui, point de vent et encore moins de vagues pour emporter au loin ses mots si lourds de culpabilité… À l’abri des rochers, j’enlevais non seulement ma robe, mais aussi mon maillot de bain, je voulais placer cet après-midi sous le signe de la légèreté, lui faire comprendre que je ne le jugeais pas. 

Il ouvrait des yeux comme des soucoupes… pour l’aguicher davantage, je dansais lascivement devant lui, me caressant les seins, m’approchant, une ondulation du bassin, puis un pas en arrière… Il ouvrait la bouche et la refermait, comme un poisson fraîchement sorti de l’eau… le repoussant d’une bourrade qui l’enjoignit à s’asseoir, tout en me caressant, je le rassurai…

– Te fais pas de bile, ici, on est à l’abri, ici, on ne peut pas nous voir…

Que son accent chantant m’a séduite quand il m’a répondu en riant

– C’est le point de rencontre de tous les voyeurs du coin, Monique !

Cette révélation aurait dû m’effrayer, au contraire, je sentis une excitation incroyable m’envahir. Je m’allongeai face à lui, les cuisses outrageusement ouvertes et me caressai en prenant garde qu’il ne perde pas une miette du spectacle que je lui offrais…

– Ça t’excite ? Tu aimes qu’on te mate ?

– Tu veux tout savoir ? J’étais vierge avant ce voyage en train… c’est ton cousin qui m’a dépucelée, mais je crois bien que oui… l’idée qu’on me voie… oui… Regarde comme je mouille ! Et puis… tous les trois dans ma chambre… c’était… oui ! Je crois que c’est comme ça que j’aime… Tu ne veux pas me baiser, mais j’aimerais que tu me fasses jouir avec ta bouche, avec tes doigts… ici… tout de suite… en plein jour… qui sait, peut-être aurons-nous un spectateur…

Il me prit dans ses bras, me demanda d’écarter davantage mes cuisses. Je sentais ses doigts virils caresser mon sexe, en écarter les lèvres, entrer et sortir de mon vagin… le soleil me chauffait agréablement les pieds et les chevilles… J’étais bien, je me laissais aller au plaisir croissant de ces caresses un peu brutales et pourtant tellement sensuelles et délicates… Je l’entendais respirer de plus en plus fort dans mon dos, comme s’il calait son souffle sur mon plaisir croissant…

– Regarde là-haut… Tu vois ? On te mate ! Ça te plaît toujours ?

J’aurais voulu lui répondre par des mots, mais quand j’ai remarqué, j’ai deviné les gestes de cet inconnu, à 50 mètres au-dessus de nous, j’ai été saisie par un orgasme incroyable… Dès que je retrouvai mon souffle, je me levai

– Attends ici que je te fasse signe… d’accord ?

Je me dirigeai vers cet homme en espérant qu’il ne se sauve pas, qu’il remarque mon sourire éclatant. Arrivée près de lui, je trouvai un autre voyeur, masqué par un buisson, je ne l’avais pas remarqué depuis la crique. Sans me poser plus de questions que ça, sans aucun sentiment de honte et avec beaucoup d’inconscience, je leur demandai s’ils aimeraient me baiser devant mon petit ami.

Ravis de cette aubaine, ils acceptèrent volontiers. Je me retournai pour faire signe à mon camarade de jeux, mais il m’avait emboîté le pas. Je le trouvai plus souriant, plus séduisant que jamais, j’allais le lui dire quand je me sentis touchée, palpée par des grosses mains rugueuses… Quelle surprise d’y prendre si rapidement autant de plaisir ! J’aimais la façon dont cet inconnu parlait de moi à mon compagnon… un peu comme si je n’avais pas été là, un peu comme si c’était à lui de décider pour moi… 

Il ne me fallut pas longtemps avant de comprendre que ces trois-là se connaissaient et en même temps, comment aurait-il pu en être autrement ? Le canton n’était pas une destination très prisée par les vacanciers, à l’époque, et les villages pas très peuplés… 

Le plus vieux des deux, celui qui parlait tout le temps, fourra sa langue dans ma bouche… une grosse langue baveuse, je détestai ce baiser… Non ! J’aurais dû détester ce baiser, tout comme je ne les aimais pas… la langue si enfoncée dans ma bouche qu’elle me donnait l’impression d’étouffer, ces litres de salive qui me donnaient la sensation de me noyer… Pourtant, ce baiser écœurant m’excitait, tout comme ses grosses mains nerveuses qui me touchaient, comme on palpe une vache dans un comice agricole… J’aimais, j’aimais vraiment cette sensation… je me demandais à quoi ressemblait son sexe, quand il me demanda, avec son accent rocailleux, de me mettre à quatre pattes.

Il me pénétra et je me sentis envahie, sa queue était bien trop grosse et mon sexe bien trop étroit, mais que c’était bon… ! Que c’était bon… ! L’autre comparse s’agenouilla devant moi et je commençai à sucer cette bite monstrueusement grosse, je me demandai si tous les hommes de la région étaient aussi bien dotés, quand j’entendis ces deux injonctions…

– Oui ! Suce-moi comme ça ! Tu aimes sucer les inconnus devant ton homme ?

– Resserre tes cuisses ! Que je profite mieux de ton petit con !

Je regardai le cousin de l’étudiant, il avait sorti sa queue et se caressait lentement. Est-ce dû à l’éclat de son regard, de son sourire, j’ai eu l’impression que mon ectoplasme s’envolait pour admirer la scène et la graver à tout jamais dans ma mémoire… Je me vis donc, à quatre pattes au milieu de la garrigue, sur la rocaille… un homme massif allait et venait dans mon sexe… un autre, à genoux devant moi, me caressait le visage tandis que je le suçais avec application et un plaisir non dissimulé… debout, un peu à l’écart, l’homme que je désirais par-dessus tout se branlait doucement… Cette vision était divine. Je sus immédiatement que c’était ainsi que j’envisageais le paradis… Ouille ! Une claque sur mes fesses me fit réintégrer mon corps.

– Serre tes cuisses et cambre-toi ! Oui ! C’est bien !

En guise de récompense, il me pinça un sein d’une main, tandis que de l’autre, il caressait mon clitoris.

– Oh oh ! Mais tu jouis, ma coquine !

Je tremblais encore de plaisir quand il s’enfonça han ! d’un coup de rein, tout au fond de moi.

– Suce mon collègue ! Oui, comme ça ! Suce-le comme ça ! Oh que c’est bon de se vider les couilles dans ta petite chatte !

Satisfait, il se retira, invita le cousin de l’étudiant à regarder, à admirer « son petit con rempli de mon foutre » et avant que j’aie pu dire ouf, son « collègue » prit sa place. Plus attentionné, j’aimais comment il me baisait mais, à mon corps défendant, je m’aperçus que je préférais les assauts plus rugueux de son comparse.

– Sors ta jolie petite langue et nettoie les outils !

Décidément, j’avais affaire à un bavard… et à un taciturne ! J’entrepris donc de lécher cette queue ni plus tout à fait dure, ni pas encore tout à fait molle… quand le bout de ma langue la frôla, je repensai au plaisir qu’elle m’avait offert. Ma bouche s’emplit de salive.

– Boudiou ! Mais c’est qu’elle s’y connaît, la coquine ! Regarde comme elle me refait bander !

Le bavard sortit sa queue de ma bouche pour faire constater à « mon homme » combien il bandait dur.

– Allez ! Suce-moi encore ! Tu aimes ça, coquine ? Dis-moi que tu aimes ça !

– Ooohh OUI !

Outch ! Quand le taciturne me pénétra de tout son long, je réalisai qu’il n’avait, depuis le début, rentré que son gland. J’avais la sensation que ces deux sexes, l’un dans mon vagin, l’autre dans ma bouche, allaient me faire exploser tant ils m’emplissaient. Mais que c’était bon ! Que c’était bon !

Le cousin me regardait jouir de ces deux hommes et m’encourageait à me donner davantage, à prendre encore plus de plaisir. Je tendis ma main vers lui, il l’attrapa et déposa un tendre baiser sur mes doigts, qui se crispèrent autour des siens. Le taciturne s’exclama soudain

– Ô, pute vierge ! Elle me fait venir… ! Ô, pute vierge, je viens ! Je viens ! Je viens !

À chaque « je viens ! », à chaque « ô, pute vierge ! », il changeait de rythme, tantôt ralentissant comme s’il voulait prolonger cette sensation, tantôt accélérant… Quand je sentis ses mains écarter mes fesses, son pouce appuyer sur mon petit trou je me raidis en criant « NON ! PAS PAR LÀ ! ». Il n’insista pas, mais ne cessa pas pour autant ses va-et-vient, ses incantations. Enfin, il sortit de moi et je dus, pour mon plus grand plaisir, nettoyer « son outil ».

En découvrant son sexe poisseux, recouvert de sperme, je me demandai s’il en resterait assez dans mon vagin pour que le cousin de l’étudiant ait envie d’y plonger. Mes craintes disparurent presque aussitôt, quand je l’entendis s’exclamer que je dégoulinais. 

Je ne saurais expliquer ni pourquoi, ni comment, mais quand il me pénétra, que je sentis sa main sur mon épaule, je réalisai qu’il était l’homme de ma vie, le compagnon aux côtés duquel j’avais envie de vieillir.

Nous fîmes longuement l’amour, même après le départ des deux autres hommes. Je souris en repensant à cette scène. Moi à quatre pattes, lui allant et venant en moi, saluant ses « collègues », leur serrant la main, le bavard se penchant vers moi pour me faire la bise « Non ! Ne te relève pas ! Profite… ! », le taciturne se pencha lui aussi, m’embrassa la joue en me remerciant.

Quand nous reprîmes la voiture, j’étais la plus heureuse des femmes et je n’avais aucune envie de le cacher.

– Alors ? Tu as aimé ?

– Je trouvais l’idée plaisante, mais je n’aurais jamais imaginé que ce serait à ce point !

– Vraiment ? Tu ne dis pas ça pour me faire plaisir ?

Je haussai les épaules, levai les yeux au ciel, hochai ma tête de gauche à droite, de droite à gauche, un peu vexée qu’il me pose cette question. Il éclata de rire.

– Tu m’aurais dit le contraire, je ne t’aurais pas crue ! C’est bon de te regarder jouir… de te faire jouir… de te regarder t’offrir à d’autres et le recevoir comme un cadeau…

Il m’embrassa. Nous rîmes en nous apercevant que mon sexe était tellement plein de ces trois spermes qu’il trempait littéralement mon siège… Il avait voulu me caresser la cuisse et s’était exclamé en constatant à quel point elle était mouillée…

– J’ai eu l’impression que ton… « collègue », le second, n’allait jamais cesser de jouir…

– Ça reste un grand mystère ! Personne n’a jamais compris, ni même lui, comment il fait… quand il éjacule… c’est comme si on ouvrait un robinet ! 

– Tu crois qu’il accepterait de me montrer ça ?

Il sourit, me caressa la joue et me promit de lui en toucher un mot.

– Et toi, qu’est-ce que tu as le plus aimé ? T’offrir à des inconnus ? Voir le plaisir que je prenais en te regardant ? Faire jouir plusieurs hommes ? Le faire en plein-air ? Dis-moi…

– Je crois que… non… je… tu vas te moquer…

– Allez ! Tu peux me le dire, tout de même !

– Je crois que c’est quand ils disaient « ton homme » en me parlant de toi…

Sa main s’est crispée sur ma cuisse, nous sommes restés silencieux, les yeux dans les yeux. Jamais fiançailles ne furent plus romantiques que les nôtres, dans cette voiture, après m’être faite baiser par trois hommes, dont deux que je voyais pour la première fois, au milieu de la garrigue. Jamais aucun homme ne fut plus séduisant que celui que j’appelle « le cousin de l’étudiant » et que vous connaissez sous le nom de « Tonton Christian ».

Cette journée mémorable se poursuit ainsi

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Milo Manara