Les souvenirs de Tatie Monique – Voiture avec chauffeur

Quand je me suis installée au village, l’école fonctionnait encore. À l’instar de Bonne-Maman 57 ans plus tôt, j’y travaillais « en attendant mieux » , à la différence que je n’y étais pas « maîtresse d’école », mais « dame de service », comme on disait à l’époque. J’y faisais le ménage, la vaisselle, aidais en cuisine, soignais les petits bobos, mouchais les nez et essuyais les larmes. Il n’y avait que deux classes, celle des tout petits, qui ne savaient pas lire et celle des grands, jusqu’à la 7ème. 

J’aimais bien ce boulot, qui me laissait beaucoup de temps libre et presque autant de congés que les enseignants. Quand je croisais le bavard, le notaire ou un homme avec lequel j’avais fait des galipettes, rien dans mon attitude ne le laissait deviner. Comme si j’étais une autre Monique. Mes histoires de fesses, leurs histoires de bites ne concernaient que mes fesses et que leur bite. Les papas qui aidaient à la préparation des diverses fêtes, qui assistaient à la remise des prix, n’avaient rien à voir avec les amants que je rencontrais ici et là.

J’avais été très claire sur ce point peu après la rentrée, quand dans « le vieux château », alors que je le suçais, le bavard m’avait dit « Mon fils m’a dit que tu étais une dame de service très gentille » avant que la moindre allusion grivoise ne sorte de sa bouche, j’avais arrêté ma pipe et lui avais répondu « Je ne fais pas dans les parents d’élèves » et, profitant de la présence de mes autres amants dans la même situation, j’ajoutai « ceux qui me parleront de leurs gosses pendant nos parties fines, n’obtiendront plus aucune faveur sexuelle de ma part ! ». Bien que surpris par la virulence de mes propos, tous s’accordèrent pour reconnaître qu’il était plus judicieux d’agir ainsi.

Les semaines avaient filé à une vitesse incroyable, rythmées par les fêtes, par les préparatifs du double mariage, dont la date avait été fixée au 4 septembre 1975. J’avais vingt ans et pas froid aux yeux, Christian me proposait souvent de nouveaux jeux, je lui en proposais d’autres, nous nous amusions bien. Nous pensions être imaginatifs, pourtant il nous restait tant à apprendre, à découvrir…

J’avais fermement refusé que Bonne-Maman me cède sa maison et aille s’installer chez Nathalie. Quand nous avions envie de faire la fête en intérieur, nous avions toujours la possibilité d’aller chez Alain. En plaisantant, Nathalie m’avait soutenue « Mais, Rosalie, les laisser vivre tous les deux, tous seuls sous le même toit… AVANT le mariage… pense à la réputation de la petiote ! Je ne veux pas qu’on cancane sur elle ! ». L’accent de Nathalie était très prononcé, davantage que celui des plus jeunes, quand elle avait dit « cancane », j’avais eu la vision d’une file de canards, tortillant du cul en poussant des « coin-coin ! » très sonores.

Nous avions comblé le fossé des générations et parlions sans vergogne de nos aventures quand l’occasion se présentait. Elles avaient vécu, à peu de choses près, les mêmes expériences, de fait, nous n’avions pas besoin de préciser certains détails et s’il nous arrivait de le faire, c’est que nous en avions l’envie. 

Quelques jours avant les vacances de la Toussaint, nous papotions tous les quatre, entre l’heure de l’apéro et celle du dîner, quand Bonne-Maman mentionna « la voiture avec chauffeur ». À cette évocation, elles avaient à nouveau vingt ans  ! Nous ne comprenions pas ce dont elles parlaient, alors elles nous racontèrent la première fois où le Toine avait proposé ce jeu à Nathalie.

Elles s’enflammaient, s’interrompaient, riaient, parlaient en même temps, nous les écoutions médusés, éberlués, si elles n’avaient pas eu besoin de sortir leur mouchoir brodé de leur poche pour s’essuyer le coin des yeux, on aurait pu croire deux gamines surexcitées !

Que l’idée était tentante ! Du regard, je suppliai Christian de m’offrir cette « voiture avec chauffeur », son sourire, son léger haussement de l’épaule signifia « Oui ! Bien sûr, ça va de soi ! ». Encore toute excitée, Nathalie termina son récit en provençal, que je ne comprenais pas, mais j’y reconnus « Toinou » avant que tous les trois éclatent de rire.

Il était impératif que Christian s’occupe tout seul de l’organisation. Il lui fallut un peu de temps pour trouver les complices et surtout la voiture de luxe qui devait être spacieuse. Pour pimenter l’aventure, Christian avait suggéré que je me rende à Arles, que je parte seule à la découverte de cette ville. À 20 heures tapantes, la voiture m’attendrait devant la gare, je monterais dedans, un à un trois passagers me rejoindraient, enfin, Christian, dans un uniforme de chauffeur de maître, je devrais faire comme si je ne le connaissais pas, ne pas lui adresser le moindre regard, de toute façon, la petite vitre qui séparait les places arrière des places avant me l’aurait interdit. 

Je fis le trajet aller en train, je souris en montant dans la vieille micheline, c’était dans un autre train, plus moderne, plus « luxueux » que j’avais vécu les premières heures de cette vie qui était désormais la mienne. Je découvris la ville entre plaisir et dépit. Christian n’était pas à mes côtés pour me guider et je le regrettais, mais je savais que nous y retournerions très bientôt et je me consolais en me disant que puisqu’il avait choisi la robe que je portais, c’était un peu comme s’il était avec moi.

Je déjeunai dans le petit café qu’il m’avait indiqué. Le serveur plaisantait avec un client. J’aimais l’exubérance des éclats de voix, des gestes, des rires des provençaux. Bien que vivant depuis plusieurs mois en Provence, ce fut ce jour, ce midi précis que j’en pris conscience. La sensation était voluptueuse, un peu comme s’installer confortablement dans un vieux fauteuil, moulé à nos fesses, étendre ses jambes et souffler de soulagement après avoir enfilé ses chaussons un peu usés, pas très sexy, mais dans lesquels on se sent tellement bien… !

Après avoir déjeuné, j’écrivis une longue lettre à Christian pour lui expliquer ce que j’avais ressenti et pour qu’il soit un peu près de moi quand même, puis une autre lettre à mes parents pour les inviter à mon mariage, leur donner des nouvelles de Bonne-Maman. Ma décision les avait un peu inquiétés, alors je leur parlai de ma vie, de mon travail. Maman était « montée » à Paris pour y travailler, elle y avait rencontré mon père et parlait de son village avec ce léger dédain propre aux provinciaux fraîchement installés à la capitale, je faisais le chemin inverse. Je lançai les deux enveloppes dans la première boîte aux lettres que je trouvai sur ma route et passai la fin de l’après-midi à m’émerveiller de cette sensation d’être chez moi, à ma place.

L’après-midi fila à la vitesse de l’éclair et la voiture m’attendait déjà lorsque j’arrivai à la gare. Un homme y était déjà installé. Je m’assis à ses côtés, du bout des doigts, il souleva ma robe, écarta ma culotte et me regarda comme pour estimer la marchandise. Je le trouvais déplaisant, mais quand il sortit sa queue de son pantalon, je fus rassurée. 

Une longue cicatrice un peu brune dessinait une ligne presque droite le long de sa hampe. Catherine m’avait déjà parlé de cet homme un peu étrange, dont la timidité maladive l’handicapait avec les femmes, mais qui, dès qu’il était rassuré, s’avérait être d’une incroyable gentillesse.

Caressant délicatement son membre du plat des ongles, je lui demandai s’il m’autorisait à le sucer un peu en attendant les autres passagers. Il accepta de bon cœur et c’est avec sa queue dans ma bouche que j’entendis la portière s’ouvrir sur les deux derniers passagers, qui nous saluèrent joyeusement.

Le client et le serveur ! C’était donc pour cette raison que Christian avait tant insisté pour que je déjeune dans ce café précis ! Déguisé en chauffeur, il prit place en dernier. Étant occupée à m’installer entre le serveur et le « balafré », je ne l’avais pas vu entrer. Comme convenu, je déclenchai le petit interphone pour lui indiquer l’adresse de Bonne-Maman et « j’omis » de couper le petit micro. Ainsi, Christian entendrait mes ébats et, ne pouvant être spectateur, je lui décrirai avec force détails ce qui se passerait à l’arrière. 

Ces mains inconnues qui me découvraient me rendaient folle de désir, certaines sous ma culotte, d’autres par-dessus, ces langues qui s’enroulaient autour de la mienne pour la première fois… La voiture roulait, je n’en pouvais déjà plus de désir quand je me penchais vers le client du café, à ma gauche, le plus éloigné de moi, coincé contre la portière, pour le sucer. Le balafré baissa ma culotte pour me caresser les fesses, le serveur touchait mon minou de ses mains carrées et viriles, ma pipe était bruyamment baveuse, les cris de plaisir fusaient de toutes parts, ils me traitaient de coquine, de salope avec admiration. Bon sang, que c’était bon !

– Viens… viens sur moi, ma jolie !

953714267Je m’empalai sur la queue dure et large comme un madrier du serveur, je n’avais pas pris le temps de retirer ma culotte et elle restait suspendue à ma cheville droite. Le contact du tissu humide et frais sur ma peau était si excitant ! 

Je ne savais plus quelles mains avaient tiré sur l’encolure de ma robe pour en faire jaillir mes petits seins ronds, mais je me trouvais ainsi bien plus offerte, bien plus sexy que si j’avais été nue. J’embrassais « le client » la bouche bien ouverte, la langue sortie pour que tout le monde puisse voir ce baiser voyou. 

Une bite dans chaque main, la troisième au plus profond de moi, nous étions ballottés au gré des chaos, des virages de la route. Je jouissais de ces inconnus avec exubérance, en devinant l’état dans lequel nous étions en train de mettre Christian, au volant. 

Le client fut le premier à jouir de mes caresses, son sperme inonda mon ventre et ma poitrine, tachant le tissu froissé de ma robe au passage.

– Chauffeur, je descends là !

Christian s’arrêta à l’entrée d’une ville. Avant de descendre de la voiture, « le client » me remercia et me dit son désir de me revoir bientôt. La voiture redémarra, nous avions plus de place. Je restais empalée sur le serveur, je caressais ses couilles tout en branlant le balafré, qui manifesta son désir de me prendre, mais il souhaitait également voir mon regard, mes seins.

J’offris donc mes fesses aux coups d’œil de Christian, qui devait bien se régaler grâce au rétroviseur. Pour lui offrir le meilleur point de vue possible, je me cambrai exagérément.

– Ooooh… comme c’est bon ! Oooh, mon Christian, si tu sa… vais comme… comme c’est bon !

– Tu l’aimes, ma grosse queue ?

– Oooh… oui !

Le balafré me faisait aller et venir, en me tenant par la taille, m’embrassant la bouche, les seins, léchant du bout de sa langue mes petits mamelons roses. Je ne sais pas si la route était vraiment en si piteux état, mais à l’intérieur de la voiture, nous étions bringuebalés et certains chaos le faisaient s’enfoncer au plus profond de moi. Avant de jouir, il s’exclama :

– Ta chatte est une œuvre d’art, petite et que c’est…

HAN ! Il s’enfonça d’un coup jusqu’aux couilles. Son baiser, son coup de rein, ses doigts sur mon clitoris me firent hurler de plaisir, au beau milieu de sa phrase, je la sentais palpiter, couler.

– … et que c’est bon de la faire miauler !

Comme il semblait que ce fût leur règle, après avoir joui, il demanda à Christian de le laisser descendre. La voiture étant assez spacieuse, je me mis à quatre pattes sur la banquette, le front appuyé contre la vitre de la portière. Pour la deuxième fois, le serveur me pénétra, mais cette fois-ci, en levrette. 

Je le sentais aller et venir, il prenait son temps, chacun de ses mouvements étaient amples, il sortait entièrement à chaque fois et s’enfonçait ensuite d’un coup, de tout son long. J’étais folle de ces sensations ! Ses mains me pétrissaient les seins, puis la droite descendait vers mon minou. 

Je gémissais de plaisir, oubliant de décrire à voix haute ce que je ressentais, comment mon corps ondulait, comment mes lèvres s’écartaient pour laisser entrer le gland volumineux, doux et chaud, puis la verge, comment je sentais ses couilles battre sur ma vulve, comment les reliefs de sa hampe semblaient arracher les lambeaux de mon plaisir quand il se retirait.

J’oubliais de décrire mon sexe qui coulait un peu, cette envie de « pipi qui n’est pas du pipi » (à l’époque les termes « femme-fontaine », « squirt » nous étaient inconnus, mais nous avions bien compris que ce n’était pas une envie d’uriner). J’oubliais de lui décrire comment mon bassin ondulait, ma façon de me cambrer, je ne pouvais que gémir, soupirer, crier dans un crescendo des « OooOOOooh… oooOOOh… c’est bon… ooohh… ooohh… que c’est… BON ! »

Le serveur accéléra encore la cadence et jouit dans un cri animal. Avant de descendre sur la place de la ville où travaillait Catherine, il me fit cet étrange compliment :

– Quand ton petit con figurera dans les guides touristiques, comme une merveille à visiter absolument, je serai fier de proclamer que j’y ai mis ma queue et que je la remettrais avec plaisir, ma jolie !

Il m’embrassa une dernière fois avant de claquer la portière. 

Je me retrouvais, pantelante, seule avec Christian, qui ne se retournait toujours pas, ne prononçait aucun mot, et conduisait, raide comme la justice. Je le remerciai de m’avoir offert ce tour en « voiture avec chauffeur », lui demandai si je devais remettre de l’ordre dans ma tenue. Il fit « NON » de la tête et nous fîmes la fin du trajet en silence.

Quand nous arrivâmes devant la maison de Bonne-Maman, je poussai un cri de surprise en découvrant Christian qui m’attendait sur le trottoir. Il ouvrit la portière et dans un éclat de rire, m’accueillit d’un « C’était un sacré farceur, le Toine, tout de même ! »

Pétrifiée, les yeux exorbités, la bouche qui s’ouvrait et se refermait comme celle d’un poisson sorti de l’eau, je compris que Nathalie avait volontairement achevé son récit en patois, pour que j’aie droit à la même surprise qu’elle !

Dans les bras de Christian, je saluai d’un geste de la main, la « voiture avec chauffeur » qui s’éloignait déjà.

L’inculture cinématographique de Monique et de Christian leur permet de laisser libre-cours à leur fantaisie

 

Les souvenirs de Tatie Monique – L’épouse adultère

– Ah ah ! Je vous prends sur le fait, madame l’infidèle !

Normalement, j’aurais dû avoir l’air surprise, paniquée, un peu honteuse et aurais dû m’écrier « Ciel, mon mari ! », mais en voyant Christian ainsi attifé, j’ai éclaté de rire. Pour ce deuxième et dernier jeu de rôle, Alain était de la partie. L’idée l’avait séduit, amusé, excité. Nous devions nous retrouver chez lui, mais comme si c’était chez nous, Christian et moi, comme si nous étions mariés et que mon époux nous surprenait.

Je portais une tenue qui faisait « respectable », Alain avait joué le jeu, mais je n’aurais jamais imaginé que Christian arriverait ainsi vêtu. Il me fit les gros yeux, sortit du salon. Je repris mon rôle, assise aux côtés d’Alain, qui caressait mes cuisses, passant ses mains sous ma jupe relevée. Mon chemisier dégrafé laissait entrevoir mes seins, que j’avais fait sortir de mon soutien-gorge. Pendant qu’il m’embrassait, me caressait, je glissai ma main dans la braguette de son pantalon, son sexe énorme semblait grossir encore.

– T’es trop bandante, Monique ! Trop bandante…

J’aimais comme ce mot résonnait à mes oreilles, quand l’accent de ces hommes du sud le faisait rebondir. J’aimais l’excitation permanente dans laquelle je me trouvais depuis ce long voyage en train.

– … T’es trop bandante, quand tu m’embrasses… Viens… Non ! Pas comme ça… Je veux te lécher aussi… t’es trop bandante…

Le scénario prévoyait que Christian nous trouvât, Alain et moi, assis côte à côte, lui la main entre mes cuisses, m’embrassant dans le cou et moi le branlant. Ensuite, Christian devait m’ordonner « de le faire » devant lui, mais j’étais déjà trop gourmande et j’aimais déjà sucer Alain presque autant que j’aimais sucer Christian et j’aimais aussi la sensation d’une langue, quelle qu’elle fusse, léchant mon sexe.

Dessin de Tom Poulton

Quand Christian ouvrit la porte de la pièce, il n’eut pas à feindre la surprise et c’est avec naturel que je m’écriai « Pardon, pardon Christian ! »

– Continue ce que tu as commencé !

Je vis Christian porter la main à son pantalon, sortir son sexe et commencer à se branler, avec cette lueur étrange dans le regard, un mélange d’excitation, de bonheur et d’amour. Aussi surprenant que cela puisse paraître, je suçai Alain avec tout l’amour que j’éprouvais pour Christian et tout le plaisir que m’offrait la situation… Bon sang ! Comme la langue d’Alain était experte ! Comme sa bouche savait ce dont mon sexe avait envie ! Ses baisers savants, gourmands parvenaient même à devancer mon désir. J’aimais aussi quand il s’interrompait pour offrir ma chatte ouverte à la vue de Christian.

– Regarde comme je la fais jouir, ta Monique ! Regarde comme elle est bandante !

– Oooohhh… !

Christian venait de se pencher sur mes fesses, pour mieux regarder ce qu’Alain lui montrait. Leurs doigts qui m’écartelaient, le souffle de Christian… sans m’en apercevoir, je m’étais cambrée pour offrir mon derrière à ses baisers, mais c’était la langue d’Alain qui se faisait active. 

Je léchai la queue d’Alain sur toute sa longueur, du bout du gland jusqu’aux couilles, en suivant les petits sentiers sinueux de ses veines, mais alors que je m’apprêtai à en faire autant avec celle de Christian, celui-ci, après avoir scruté mon derrière, avoir constaté à quel point mon corps était accueillant, excité par les caresses et les baisers de son ami, combien il serait facile pour lui de me prendre, recula d’un pas et prit place dans le fauteuil qui faisait face au canapé. 

Il posa son cartable ridicule sur ses cuisses, comme un rempart qui m’interdisait de voir ses doigts aller et venir le long de sa magnifique queue. Entre surprise et déception, je cherchai à comprendre la raison de son attitude. Son joli sourire me signifiant de ne pas m’en soucier, je repris mes baisers d’une langue humide.

Alain attrapa sa bite et me la mit dans la bouche, sans pour autant décoller ses lèvres de ma vulve. J’avais l’impression que mes caresses, mes baisers, mes coups de langue devenaient plus savants, grâce au talent de ceux d’Alain.

Ses doigts dans mon vagin se comportaient comme des voyous et je reste convaincue que ce sont eux qui ont débloqué ma gorge. J’accueillais, pour la première fois, la presque totalité de son énorme sexe et à chaque va-et-vient de ma bouche, j’en visualisais la progression. 

Une pensée absurde, incongrue, faillit me faire éclater de rire. J’avais eu la vision de ma luette comme un punching-ball miniature, auquel son gland essaierait d’asséner une série de coups droits. Cette image s’effaça aussi rapidement qu’elle s’était imposée à moi, emportée par cette vague de plaisir animal, sauvage, indomptable.

Mon cri étouffé, bloqué dans ma gorge par le gland de cette verge épaisse, contrarié d’avoir à faire le chemin inverse, traverser mon corps, se tapir aux creux de mes tripes, m’obligea à déglutir, pour ne pas mourir de plaisir.

– Ô, pute vierge ! Ô, tu me fais venir… !

Plus Alain scandait ce reproche flatteur, plus je me déchaînais, me libérais de ces carcans qui m’avaient façonnée sans que j’en aie eu conscience. Une nouvelle salve de « Ô, pute vierge ! » ponctuée de son écho « Je viens… je viens… ! » et je sentis un jet chaud, puissant, salé, se déverser dans ma gorge. À l’instar de celui d’Alain, mon orgasme était interminable, je sentais mon ventre tressauter, sans que je puisse le contrôler. Sans en avoir l’envie, surtout ! 

KO, je m’écroulai, comblée, vaincue tout autant que victorieuse, aux côtés d’Alain et alors, alors seulement, je regardai Christian, surprise de l’avoir oublié. 

Il avait reposé le cartable à ses pieds, s’était rhabillé et son regard, son sourire m’indiquaient qu’il était lui aussi repu de plaisir, heureux.

J’aimais m’exhiber devant lui, jouir pour lui, pour qu’il jouisse de moi ensuite, mais en cette après-midi, il m’offrit ce cadeau inestimable, comprendre que je devais avant tout jouir pour moi.

Les vacances s’achèvent, avant de repartir Tatie Monique rencontre Catherine

Les souvenirs de Tatie Monique – Le départ en vacances

Je n’oublierai jamais l’été de mes vingt ans… Quelques mois auparavant, un nouveau président de la République avait été élu et m’avait faite majeure un an plus tôt que prévu. Je me sentais libre et, en même temps, toujours un peu mineure. Aussi, quand mes parents m’avaient imposé de rejoindre Bonne-Maman, ma grand-mère, dans le sud de la France, à plus de huit heures de train de mon univers quotidien, je n’avais pas osé refuser… Je n’y avais même pas pensé, en fait !

En arrivant à la gare, je m’aperçus que j’avais oublié de prendre mon pique-nique. Huit heures de train, sans manger, ni boire… ces vacances s’annonçaient mal… Ma mère me rassura, elle appellerait la tante Léonie qui me donnerait de quoi me sustenter, puisque le train marquait l’arrêt à Dijon…

Mes parents me dirent au revoir sur le quai et je montais dans le wagon. Pour mes dernières vacances imposées, j’avais cassé ma tirelire, mais je tenais à faire ce long trajet en première classe… Avec un peu de chance, je serais seule et je pourrais m’allonger ou m’installer confortablement.

Un rapide coup d’œil sur la porte vitrée du compartiment m’apprit que nous ne serions que trois jusqu’à Lyon et que pour la fin du trajet, nous serions cinq. Deux jeunes hommes étaient déjà assis et faisaient connaissance.

J’appris que l’un des deux était étudiant, tandis que l’autre était un fils de bonne famille, qui comptait profiter de la vie avant de se marier et de reprendre l’affaire familiale.  Quant à moi ? J’étais vendeuse en parfumerie dans un grand magasin, mais je préférais m’inventer esthéticienne. Allez savoir pourquoi ! Le train s’ébranla.

Nous devisions joyeusement quand je remarquai le regard oblique du jeune fils de famille. Amusée, je le tançai un peu, mais le clin d’œil complice que lui adressa l’étudiant fit voler en éclats toutes mes craintes, tout ce qu’on appelle « sens des convenances », pour laisser place à un désir fou. Une envie de vivre quelque chose d’incroyable. Pourquoi me soucier du qu’en dira-t-on, de ce que ces jeunes hommes pourraient penser de moi, puisque dans quelques heures nos routes se sépareront et que je ne les verrai jamais plus ?

Je remontai ma robe pour dévoiler le haut de mes cuisses, bien au-dessus des bas.

C’est ce que tu voulais voir ?

Je n’entendis pas sa réponse parce que mon esprit était accaparé par ce que je voyais… ce pantalon et la bosse qui y était apparue… soudaine… monstrueuse…

Comme si j’avais été une marionnette, mue par des mains invisibles, je me levai de mon siège, pour m’agenouiller devant lui.

– Laisse-moi faire… !

Je ne reconnaissais pas ma voix, mais elle m’excitait incroyablement… tout autant que la vue de mes mains le débraguettant, extirpant ce sexe vigoureux… comme sa peau était douce… ! Comme ce gland violacé était appétissant… !

Dans le compartiment, on n’entendait plus un mot, seuls les bruits métalliques du train étaient perceptibles… Je me penchai davantage, posai mes lèvres sur son gland et attendis sa réaction sans bouger… un soubresaut… son gland écarta un peu mes lèvres… je me figeai… un autre soubresaut… son gland entra tout à fait dans ma bouche… ma langue s’écarta pour lui laisser le passage…

– Ooohh… encore… !

Impatient, le fils de bonne famille n’attendit plus d’être à la merci des secousses du train, d’une main de fer, il appuya sur ma tête, une fois… deux fois… six fois avant que son sexe soit presque entièrement dans ma bouche…

– Maintenant, laisse-moi faire… ! Continue à me laisser faire… !

J’obéis à cet ordre et ma bouche commença ses va-et-vient, guidée par les mains de cet inconnu… Il me tirait les cheveux et appuyait sur mon crâne alternativement…

– Oh oui… hmmm… c’est bon… hmmm… maintenant… lèche-moi… oui… ! Comme ça… ! Oui… ta langue bien humide… hmmm… OUI ! COMME ÇA !

Ses mains imprimaient toujours la cadence, mais j’étais maîtresse des mouvements de ma langue… j’étais excitée comme je ne l’avais jamais été auparavant… et plus je me faisais vicieuse, plus j’avais envie de l’être davantage… j’aimais le goût de ce sexe… sa texture… ses reliefs… j’aimais aussi le goût du danger… le risque de me faire surprendre… j’aimais entendre ces gémissements… ces commentaires flatteurs… ces mots que mes compagnons de voyage se disaient… me disaient… leurs encouragements…

– Oh ! OUI ! Comme ça… ! Ooohh… OUI !

Je sentis le jet chaud, au goût un peu aigre sur mon palais, sur ma langue… mon visage bloqué dans cette position, je m’aperçus que son sexe débandait, mais les mains du jeune homme m’interdisaient tout mouvement… Devais-je avaler ce liquide poisseux ? Le laisser couler sur mon menton ? Le temps de me poser la question, il m’empoigna par les cheveux et me releva ainsi jusqu’à son visage et m’embrassa… Quand sa langue lécha son propre sperme sur la mienne, j’eus l’impression qu’il bandait à nouveau… Je vérifiai d’une main… c’était le cas…  d’une voix charmante, le jeune homme me demanda :

– As-tu aimé ?

Un sourire éclatant naquit sur mes lèvres et je répondis d’un « OUI ! » enthousiaste, sans prendre conscience que ma main caressait la peau si douce de ce sexe qui venait de me procurer tant de plaisir.

Mais ? Tu en veux… ENCORE ? 

– Oh ! OUI !

J’aurais pu battre des mains tant j’en avais envie… Je sentis les mains de l’étudiant dégrafer les boutons de ma robe….

– Pas les deux en même temps ! Laisse-moi d’abord m’occuper un peu de lui… ce sera ton tour ensuite…

– Hmmmmmmmmm

Leur voix s’étaient unies dans ce murmure chargé de promesses de plaisir. Je recommençais mon petit manège, mais ma langue était plus hardie… Combien de fois jouit-il dans ma bouche ? Combien de baisers au sperme avant qu’il ne puisse plus bander ? Avant que je puisse le rhabiller, le rebraguetter ? Avant de le laisser à la limite de l’inconscience, un rictus de plaisir vicieux aux lèvres ?

Je me souviens que c’était un peu avant l’arrivée du train en gare de Dijon. Comme convenu, je baissai la vitre et guettai la silhouette de ma tante sur le quai… L’étudiant impatient, excité, me baissa brutalement la culotte, glissa un doigt inquisiteur entre mes cuisses. Je ne savais pas que mon sexe pouvait être aussi humide qu’il se le révéla sous cette caresse… L’étudiant s’assit. Je jetai un regard en coin sur cette queue, que je découvris longue, nerveuse et terriblement excitante…

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Ma tante me tendit un petit panier, me souhaita un bon voyage, s’enquit de la santé de mes parents, me demanda de saluer Bonne-Maman de sa part et je lui parlai jusqu’à ce que le train redémarre… Elle ne remarqua pas l’excitation dans ma voix, ou peut-être la crut-elle due à la perspective de ce mois de vacances ? De mon côté, je ne pensais qu’au plaisir de la situation, parler de tout et de rien avec la sœur de ma mère, alors que ma robe était aux trois-quart déboutonnée, ma culotte à mi-cuisses, alors que je venais de sucer cet homme à-demi évanoui de plaisir… et que cet autre, qu’elle ne pouvait voir, préparait sa queue, la cajolait en attendant de lui offrir la primeur de mon sexe…

Quand le train s’ébranla, alors que ma tante était redevenue une silhouette anonyme dans cette foule éparse, guidée par les mains de cet étudiant, je m’empalai sur cette verge, qui me déflora sans la moindre douleur…

Sa main prit la mienne et c’est ensemble qu’elles me firent jouir une première fois… L’étudiant me fit coulisser, ensuite, le long de sa verge en me demandant si j’aimais ça… en me caressant et me demandant de m’offrir du plaisir sur lui… oui… comme ça… !

J’aimais sentir mes fesses se soulever… j’aimais aussi quand il les faisait heurter violemment ses cuisses… J’avais parfois la sensation que son gland allait sortir par ma bouche, quand il se faisait plus brutal, mais en même temps, j’étais traversée par une onde de plaisir incroyable, alors, je souhaitais, j’appelais de tous mes vœux ce choc, ce contact cinglant… J’aimais les mots qu’il me disait, ces mots qui me permettaient de me laisser aller à mes désirs, à mon plaisir, sans crainte du qu’en dira-t-on… Ses mots qui ne m’ont jamais quittée depuis…

Quand il jouit enfin, il me releva, s’agenouilla devant moi pour me remonter la culotte, se redressa et à chaque bouton qu’il rattachait, m’offrait un doux et chaste baiser sur la nuque, dans mon cou. Il m’enlaça, m’embrassa en regrettant de ne pouvoir passer sa main dans mes cheveux. Quand je repris ma place, en face de lui, il me dit :

– Je n’oublierai jamais ce voyage, ce jour où j’ai fait l’amour à une déesse… en garderas-tu un bon souvenir ?

Je lui souris et le rassurai tout à fait.

À Lyon, un couple de vieux s’installa, maugréant contre le manque de tenue de ce jeune homme, qu’ils croyaient ivre, « la bave aux lèvres ! » et nous jetant un regard sévère auquel je répondis par un sourire éclatant de fraîcheur, d’insouciance candide, qui les rassura tout à fait quant à ma respectabilité.

Quand la chaleur d’un été provençal est propice à une sieste estivale