Allez hop, tout l’monde à la campagne ! – Septième épisode

Mon mari se lève soudain, comme un diable sort de sa boîte.

– Je ne vais pas pouvoir tenir plus longtemps… Je vais prendre une douche, histoire de me calmer un peu. 

Nous lui laissons quelques minutes secondes de répit. Dès que nous entendons l’eau couler, nous nous précipitons dans la salle d’eau et nous nous réfugions à l’abri du rideau de douche, comme si mon époux n’était pas là.

– Vite, vite ! J’entends les pas de mon mari sur le gravier… Ô mon Dieu, qu’avons-nous fait ?

– Tu veux que je te rafraîchisse la mémoire ?

– Chut ! S’il entendait votre voix… Ô mon Dieu, pourquoi ai-je succombé si facilement ? Jamais en 50 ans de mariage, je n’ai regardé un autre homme que mon mari et même mon mari, je ne l’ai pas tant regardé que ça… Ô Seigneur Jésus ! Regardez tout cette… cette semence qui coule et recouvre mes cuisses ! Oh, comment vais-je faire pour la retirer ?

– Une p’tite douche, peut-être ?

– Vous n’y pensez pas ! Si mon mari entendait l’eau couler, il me penserait malade ou inconsciente dans la douche et viendrait s’enquérir de mon état ! Et si je me sers d’une serviette de toilette, il s’en apercevra… Et tous ces… litres qui coulent… Comment un homme peut avoir autant de semence ?

– T’as vu la taille de mes couilles ?

– Vos cou…?! Ô grand Dieu, non ! Quelle horreur !

– Tu trouves ça si laid que ça ?

– Je ne saurais le dire, je n’ai jamais posé mon regard sur les parties intimes d’un homme.

– Ne me dis pas que tu n’as jamais regardé celles de ton mari !

– Chut ! Moins fort ! Encore moins, c’est bien le dernier homme que j’observerais de la sorte ! Par pitié, ne me regardez pas comme ça, ne me souriez pas ainsi… Je risquerais de succomber encore…

Sourd à mes suppliques et ignorant toujours mon mari adoré, notre conjoint s’agenouille devant moi. Je remarque alors que mon époux ne se branle pas sous la douche, mais presse doucement ses bourses dans le creux de sa main gauche.

– Mais… mais que faites-vous ?!

– Je résous ton problème, ma p’tite dame… écarte les cuisses… un peu plus… voilà ! Oh, mais quelle belle petite chatte ! Écarte tes lèvres avec tes doigts que j’y voie mieux… Ben, qu’est-ce que t’attends ? Ah ah ! Mais non, pas celles-là ! C’est celles du bas dont je te parle ! Tu sors du couvent des p’tits zoziaux, ma parole !

– Ne dites pas n’importe quoi, il a fermé ses portes en 1904 ! Non, j’étais à la Sainte Famille de Nazareth. Le couvent des oiseaux… Mais… mais… oh… par quel… sortilège… ?

– Quel veinard je fais ! Un beau clito tout neuf, jamais servi à me mettre sous la langue !

– La… langue ?! Vous allez y mettre la… Ô Jésus, Marie, Joseph… c’est divin… oh… ooh… Oooh !

– Chut ! Fais moins de bruit ! Tiens, attrape mon tee-shirt et mords dedans ! Dans d’autres circonstances, je t’aurais bien mis autre chose dans la bouche, mais après avoir tout déchargé, il a besoin de reprendre des forces avant de…

– Votre… dans ma bouche ?! Vous n’y pensez p… Oooh… hmm… c’est trop bon pour être un péché… Oooh ! Voilà… que… que ça… que ça me… re… re… reprend !

Après m’avoir fait jouir, notre conjoint se relève. Tournant le dos à mon mari, il me roule une pelle digne de figurer dans les anthologies du roulage de pelle.

– Oh, mais c’est qu’ tu m’as l’air d’aimer le goût de mon foutre aromatisé à ta mouille, ma p’tite nonne !

– Oooh… encore un petit baiser, monsieur… Jésus, Marie, Joseph, j’ignore jusqu’à votre nom !

– T’as pas besoin de l’savoir, pense fort à moi et si tu me promets de m’accueillir comme aujourd’hui, je ferai le détour pour te rendre visite !

– Il me suffira de penser à vous ? Mais comment pourriez-vous connaître mes pensées ? Seriez-vous un ange ? Mon ange gardien ?!

– Chut ! Je voyage incognito ! Viens… penche-toi au-dessus du lavabo que je vérifie que ma… semence divine ne recouvre pas l’arrière de tes cuisses et ton derrière… Oui. Comme ça. Écarte tes fesses avec tes mains… Bon sang ! Ton petit cul est intact, tout cacheté comme au premier jour ! Ton mari ne l’a donc jamais honoré ?!

– Honoré comme… comme le font les sodomites ?! Seigneur Dieu, jamais ô grand jamais ! Ce serait pécher, non ?

– Pécher… pécher… oui et non. Ce n’est pécher que si l’on n’y prend aucun plaisir… mais si Notre Seigneur t’accorde la grâce d’en prendre de ce côté-là… c’est tout le contraire d’un péché !

– Êtes-vous certain de ce que vous affirmez ?

– Aussi certain que je suis ton ange-gardien ! Attends, il y a un moyen infaillible pour le savoir… Penche-toi… écarte bien tes fesses…

– Mais… mais pourquoi vous agenouillez-vous encore ? Ô Seigneur Dieu, vous n’allez tout de même pas y poser vos lè… votre lan… Oooh… Oooh… Je ne suis pas pécheresse… ooh… ooh… tout mon être s’enflamme… Oooh… hmmm… ooohh…

Je jouis une nouvelle fois. Notre conjoint se relève. Me roule une pelle. Me demande de regarder sa pine à demi-molle, mais déjà un peu dressée.

– Je reviendrai très vite, elle sera plus en forme et elle te fera connaître des tas de plaisirs auxquels tu n’as jamais songé t’adonner.

– Je crois avoir entendu démarrer la voiture de mon époux, je descends en premier pour m’en assurer.

– Oui, bonne idée, et va en paix, ma fille !

Sur ces bonnes paroles, nous sortons de la salle d’eau. Je fais mine d’ignorer la présence de mon époux, mais je remarque tout de même son sourire amusé et sa main gauche maculée.

Avec tout ça, le café a refroidi dans la cafetière et les viennoiseries sont toujours dans leur emballage. Nous y remédions et prenons enfin notre petit-déjeuner à dix heures et demi passées. L’ambiance, d’ordinaire très détendue, l’est encore davantage en ce matin. Nous plaisantons et ricanons comme trois gamins ravis du tour qu’ils viennent de jouer.

Allez hop, tout l’monde à la campagne ! – Sixième épisode

Pour son anniversaire, mon époux adoré nous a demandé de le faire spectateur de nos ébats. Nous devrons donc faire l’amour en faisant semblant d’ignorer sa présence ou le contraire selon notre humeur du moment. L’idée l’émoustillait tellement que nous n’avons pas songé à refuser, pour être tout à fait honnête, je dois préciser que l’idée nous émoustillait au moins tout autant.

Excluant mon époux de nos préparatifs, il observait de loin nos conciliabules ce qui l’excitait déjà beaucoup, notre conjoint a eu l’idée de faire imprimer de petites cartes avec quelques-unes de mes images, elles seront comme les cailloux du Petit Poucet, le moyen qui nous permettra de ne pas nous éloigner du programme que nous réservons à mon mari. Ces images ne seront pas forcément reproduites à l’identique, nous nous sommes arrogés le droit de modifier certains détails si une autre conformation s’avérait mieux nous convenir, mieux convenir à la situation.

Le café prend tout son temps pour passer. Tranquillement installé à table, mon époux sourit, serein, l’âge sans doute… Je veux bien admettre que mon agacement est disproportionné, mais je ne vois pas en quoi l’idée d’un bon détartrage serait si risible dans la mesure où ça nous permettrait de ne pas avoir à attendre des heures que le café passe, pas plus que je ne vois en quoi l’absence de sexe au réveil aurait un quelconque rapport avec ma soi-disant mauvaise humeur ! La véritable raison de mon agacement est la crainte que mon impatience ne me rende trop bavarde.

Notre conjoint arrive enfin de la boulangerie, un énorme sachet rempli de viennoiseries au-dessus de la boîte contenant le gâteau d’anniversaire. Il pose le tout près de la cafetière avant de retourner « au pas de course » à la voiture pour y récupérer la baguette. J’ai fini par m’asseoir aux côtés de mon époux. Notre conjoint nous rejoint, non sans regretter que quelqu’un ait éteint la cafetière qu’il avait pourtant mise en route avant de partir en ville. J’évite son regard ainsi que celui de mon époux, qui lui intime le silence de son index posé sur ses lèvres.

Ignorant l’incident, notre conjoint se débarrasse de son pantalon de jogging et, tout à fait désolé, nous explique qu’il ne sera pas en mesure de me faire l’amour devant son « cher ami ».

– Je ne comprends pas pourquoi ma pine refuse de bander… justement aujourd’hui !

– Elle refuse de bander, vraiment ? Elle n’en donne pas l’impression, pourtant !

– Détrompez-vous, mon ange, il s’agit d’une érection de façade, une simple érection de façade, mon ange…

Tout guilleret, mon époux se frotte les mains, le spectacle vient de commencer et il s’en réjouit à l’avance, notre conjoint se tient debout entre lui et moi toujours assis sur nos chaises respectives.

– Laissez-moi ausculter votre pine et tenter de remédier au problème… si problème il y a.

Je prends sa « pine défaillante » entre mes doigts et entreprends de l’observer sous toutes les coutures. Érection de façade, tu parles ! Sa grosse bite est aussi dure, gonflée et tendue que celle d’un jeune troufion retrouvant sa dulcinée lors de sa première permission après trois mois de casernement ! Mon époux adoré, que j’épie du coin de l’œil, a du mal à garder son sérieux.

Je décalotte le sexe de notre conjoint le plus lentement possible et avec la même lenteur recouvre le gland pourpré de son prépuce. Mon mari a retrouvé tout son sérieux, ses yeux brillent d’excitation, il ne perd pas une miette du spectacle. Je réitère l’opération une fois, deux fois, dix fois avant de m’interroger. Et si c’était le frein qui aurait perdu de sa sensibilité ? Pour m’en assurer, je le titille dans un mouvement vibratoire du bout de ma langue imbibé de salive.

– La sensibilité vous paraît-elle normale, mon sémillant amour ?

– On dirait qu’elle revient, mon ange, mais… ne cessez pas pour autant. Mon cher ami, seriez-vous celui qui aurait enseigné la réanimation pinale à votre épouse ?

– C’est un volet particulier de la formation aux premiers secours, en effet et je me réjouis de la motivation particulière de mon élève ! Ma chérie, n’oublie pas d’humidifier la hampe avant de pratiquer le bouche-à-gland ! Voilà qui est mieux !

– Dire que j’ai vécu toutes ces années sans savoir qu’une telle perfection… ooh… votre langue, mon ange… qu’une pipe pouvait… outch ! Pouvait atteindre… ooh… une telle perfection !

– Je prends ma part de votre compliment, mon cher ami… En formateur rigoureux, j’ai entraîné, j’entraîne, j’entraînerai ma délicate épouse au quotidien et vous me voyez ravi que nos efforts n’aient pas été vains !

– Vos efforts ?! Oooh… je veux bien con… consentir… les pointillés, mon ange, les pointillés ! Je veux bien consentir à en supporter ma part…

Notre conjoint m’ayant demandé les pointillés, je dégage ma bouche. Le slurp bruyant de ma manœuvre nous instille à tous trois une dose supplémentaire d’excitation

– Veuillez pardonner mon avidité, mais que voulez-vous, votre grosse pine m’inspire !

– Que votre pieux mensonge est plaisant à mes oreilles, charmante créature !

– Pieux mensonge ?! Il n’en est rien ! Vérifiez donc, si vous ne me croyez pas !

En fermant les yeux, serrant les dents pour ne rien laisser paraître, je jouis sous les doigts de notre conjoint tandis que mon époux plaisante en lui demandant s’il s’agit là du fameux « Guili guili ». Pendant une fraction de seconde, notre conjoint a fermé les yeux, son majeur et son index m’ont pénétrée et se sont figés dans mon vagin qui s’est contracté autour d’eux.

Je remarque une goutte d’émotion perler de son gland et je repense à la confidence qu’il nous a faite, à la mi-février. Son divorce n’a pas été houleux, les suites du divorce non plus, pourtant il a eu pour conséquence de lui imposer ce célibat de longue durée. Une simple remarque de son ex-femme, exprimée avec calme et sérénité, lui avait interdit de chercher à refaire sa vie. « Je voyais bien que tu t’appliquais, mais il faut te rendre à l’évidence, malgré tous tes efforts, tu ne seras jamais capable de faire jouir une femme. À mon avis, c’est ce qui explique ta libido anormale. » Il retire ses doigts de mon entrecuisse.

– Mon ange ! Nous avons failli oublier ! La récompense remise aux enfants sages…

Il ouvre la petite boite contenant les cartes imprimées, nous choisissons ensemble celles que nous donnons à mon époux en prenant bien garde à cacher les autres à sa vue. L’intermède « sage comme une image » est terminé, je caresse d’une main légère le sexe de notre conjoint qui se dresse aussitôt.

– Laissez-moi vérifier si cette érection ne mériterait pas une consolidation de façade, allez hop, sur la table d’auscultation !

Notre conjoint s’assied, je reprends ma place sur la chaise. Je tâte, palpe, titille son membre, je souffle sur ses bourses, les lèche un peu, sous le regard brûlant de passion de mon époux. Sans que j’aie eu besoin de le lui demander, notre conjoint s’avance sur la table, il se penche en arrière, ainsi je peux me régaler de ses énormes couilles et je ne m’en prive pas. Tout en les léchant, je caresse son périnée, que je finis par gratifier de mes coups de langue. J’aime sentir son sexe vibrer quand ma langue dérape vers son anus. Je n’insiste pas, il est peut-être trop tôt pour lui, en tout cas il est trop tôt pour moi, je ne suis pas certaine de savoir jusqu’où je serais prête à aller.

La respiration bruyante de mon mari, ses grognements retenus captifs au fond de sa gorge m’indiquent qu’il est temps de passer à l’étape suivante. Je me lève, me tiens debout face à mon époux, me penche en avant et demande à notre conjoint de me prendre, comme ça, en toute amitié, mais avec passion, en regardant son ami droit dans les yeux.

Il me pénètre, comme il le fait parfois, un doigt sur mon clito, un autre à l’entrée de mon vagin, un peu comme un guide qui indiquerait le sens de la visite. Je ferme les yeux un court instant, il me semble entendre mon mari se branler, comme si son gland cognait contre le plateau de la table. J’ouvre les yeux, les siens brûlent d’excitation, un peu de salive blanche et épaisse est visible à la commissure de ses lèvres. Je m’aperçois que je gémis de plaisir. Notre conjoint se retire, il va à la cuisine et revient aussitôt, un mug à la main, mug qu’il tend à mon époux.

– Si vous ne voulez pas regretter d’avoir joui trop vite, branlez-vous de la main gauche, cher ami, et pour ne pas être tenté de le faire de votre main habituelle, tenez fermement ce mug, croyez-moi c’est d’une efficacité redoutable !

Mon mari le remercie, il s’étonne que notre conjoint ait pu deviner ce qui était en train de lui arriver.

– Je vous observe depuis plusieurs mois, je connais votre façon de faire, votre visage, votre regard quand la frénésie vous devient incontrôlable…

Les choses étant dites, il reprend sa place dans mon dos et me pénètre « à la voyou » s’enfonçant jusqu’à la garde d’un seul coup de rein. Un cri de surprise et de plaisir mêlé s’échappe de ma bouche. Notre conjoint me demande s’il n’y est pas allé trop fort, trop profond. Je le rassure. Il se retire au ralenti avant de me pénétrer aussitôt d’un coup de rein assuré. Encore ! Encore !

– Mais vous aimez ça, mon ange ! Votre chatte est bouillante !

Sa grosse pine est fraîche, je trouve ce contraste délicieux.

– Que tu es belle, ma chérie, quand notre ami te baise comme ça, l’air de rien, sur un coin de table !

Mon mari se lève soudain, comme un diable sort de sa boîte…

Allez hop, tout l’monde à la campagne ! – Cinquième épisode

Depuis l’autre jour, mon mari passe de longues heures penché sur le dessin qui décorera le mur face au lit. De son côté, notre conjoint trace des plans, imagine l’aménagement de notre chambre, il hésite sur ce qu’il va confectionner, un cosy ou une console ? Alors, entre un époux, roi des pinceaux et un conjoint, pape de la chignole, j’ai très vite ressenti le besoin d’exprimer ma fibre créatrice. Hélas, à la différence de mes deux hommes, je n’ai aucun don pour les arts graphiques.

On me dit têtue, obstinée voire butée, en toute objectivité je me qualifierais plutôt d’opiniâtre, volontaire, tenace. J’ai donc décidé d’apprendre à modifier des images à l’aide d’un logiciel conçu à cet effet. J’y avais renoncé pendant le confinement, parce que la situation me mettait les nerfs à vif et ma patience se brisait devant la moindre difficulté, aussi sûrement qu’une assiette lancée avec force et colère à travers la cuisine.

Mon époux et notre conjoint étant installés à la grande table et puisque la météo clémente me le permet, je décide d’occuper la table de la petite terrasse à l’arrière de la maison. L’avantage c’est que si je renonce, ils n’en sauront rien.

Je suis plutôt surprise de parvenir aussi vite à maîtriser ce logiciel et à obtenir le résultat que je souhaitais. Forte de cette première réussite, je décide de bidouiller non pas une image, mais de créer toute une série. Je ne m’interromps que lorsque mes deux complices me rejoignent pour « un petit pique-nique histoire de se sustenter ». D’abord étonnés, ils deviennent curieux en me voyant rabattre vivement l’écran de mon ordinateur.

– Qu’est-ce que tu nous caches, mon ange ?

– La curiosité est un vilain défaut, sémillant conjoint !

– Et à moi, le dirais-tu, ma chérie ?

– Rien à faire, je resterai inflexible… je dirais même deux flexibles ! Et c’est pas la peine de tenter un de vos tours de cochon, je ne dirai rien. Rien de rien.

– Tant pis, alors…

Pourquoi ne suis-je pas surprise de les voir capituler sans combattre ? Pourquoi n’y détectè-je pas un piège ? Notre conjoint s’assied à mes côtés, m’embrasse… sa langue… oh, sa langue dans ma bouche… ! Mon époux, debout dans mon dos, commente la tentative de son ami. « Pour la faire changer d’avis, pourquoi ne pas user d’arguments imparables ? », il prend ma main, la glisse dans le jogging de notre conjoint et la guide jusqu’à ses grosses couilles qui semblaient n’attendre que ça.

Je la retire prestement.

– Je m’occupe à bidouiller des images, mais si c’est pour vous moquer de moi… je préfère ne pas vous montrer mes essais.

– Pourquoi crois-tu qu’on se moquerait de toi, mon ange ?

D’un coup de menton, je désigne mon époux (que j’adore un tout petit peu moins à cet instant précis). Semblant presque s’en excuser, il explique à notre conjoint à quel point je n’arrive pas à dessiner quoi que ce soit et prolonge l’explication en racontant quelques anecdotes qui ne me mettent pas spécialement en valeur. Je voudrais arracher le sourire contrit du visage de notre conjoint et m’en servir pour le gifler à pleine volée.

Le pique-nique est délicieux. Le petit vin blanc « qu’on boit sous les tonnelles, quand les filles sont belles… » fait flancher ma détermination. J’obtiens leur serment de ne pas ricaner, si le résultat ne les satisfait pas autant que je le suis. Je consens, alors, à leur montrer une de mes images.

– Mais c’est plus que pas mal, ma chérie ! C’est même très bien ! Ça t’a pris beaucoup de temps ?

– Pas tant que ça… j’en ai fait d’autres… et puis, j’ai inventé des légendes pour quelques-unes. Vous voulez voir ?

Ils rient à mes bêtises et à mes commentaires expliquant le pourquoi du comment de certaines légendes. Je suis tellement heureuse, tellement heureuse que j’en oublie d’être fière de moi. Une chose est certaine, notre conjoint ne perd pas le Nord. Alors que le café est en train de passer, il affirme qu’une remise à niveau en matière de secourisme ne serait pas superflue et puisque nous avons un sauveteur secouriste du travail… D’abord interloqué, mon époux finit par comprendre l’allusion.

L’herbe est drue, les haies auraient besoin d’être taillées, nous avons tous les trois un petit coup dans l’aile, nous pratiquerons donc la PLS dans le jardin. J’en frémis d’excitation et je remarque le même effet chez mes deux complices.

– Je choisis cette version, alors…

– Quelle est la différence avec l’autre ?

– Ben… ah oui, je ne vous avais pas dit… en bleu, c’est toi, mon cher mari et en vert c’est vous, mon amour… euh… mon sémillant conjoint !

– J’aimais bien votre « mon amour »…

– Moi aussi, ma chérie, regarde comme ça me fait bander ! Mais où vas-tu comme ça ? Ne t’enfuis pas !

Je reviens auprès d’eux, le tube de lubrifiant à la main.

– Tiens, monsieur le sauveteur secouriste du travail…

– J’hésite encore… fromage ou dessert ?

– Fromage et dessert, si ça ne t’ennuie pas… sinon, ce ne serait pas une PLS…

– Madame votre épouse est gourmande, cher ami

– Vous ne croyez pas si bien dire, mon fringuant… amour…

Je ne sais pas si c’est la crainte d’être vue, surprise qui met tous mes sens en alerte, ou si c’est l’odeur herbeuse de la terre ou bien le petit vin blanc qui me fait tourner la tête, quoi qu’il en soit, jamais le sexe de notre conjoint ne m’a paru aussi délicieux. Et ses mains crispées sur mes tempes… ! Et ses mots… ses putains de mots… !

Je sais que mon époux adoré se régale du spectacle. Depuis ce fameux réveillon, il me l’a dit souvent, ce fantasme devenu réalité lui apporte, outre de nombreux plaisirs, une sérénité qu’il n’aurait jamais imaginée, le bonheur aussi de s’être trouvé, au-delà d’un complice, un véritable ami, un frère.

Je lèche la grosse pine de notre conjoint en pensant à tout cela, aux frissons qui me parcourent à l’évocation de ces mots « grosse pine » « énormes couilles ». L’odeur du vieux rosier adossé à la remise se marie merveilleusement à celle du pubis de notre voisin. Il faut que je pense à lui demander s’il a été planté à cet effet.

– Regardez, cher ami, votre épouse bave tellement que sa salive inonde mes couilles !

– Ma chérie, ne prends pas le risque de faire gercer les énormes attributs de notre conjoint !

Tandis que je me penche pour lécher, gober les bourses de mon fringuant amour, mon mari me pénètre avec art et application. J’aime l’entendre s’extasier sur la chaleur humide de ma chatte… l’entendre parler de chatte m’excite autant que lorsque je pense aux mots « grosse pine » « énormes couilles ». Quand il invite son « cher ami » à admirer comment ma mouille fait reluire sa queue, je grogne de plaisir. Notre conjoint dérobe son sexe à l’avidité de ma bouche, je lève vers lui un regard implorant, tout en caressant ma joue, il me répète « Les pointillés, mon ange… les pointillés ». Je dois alors me contenter de coups de langue sur l’aine, de baisers sur son pubis, son odeur musquée me rend folle de désir.

Et leurs mains… leurs mains complices qui me caressent en toute délicate impudeur… et mon corps qui semble naître à chaque attouchement… et ce plaisir qui gronde en moi, comme un orage d’été qui prendrait tout son temps avant d’éclater… ma gorge se noue de tous ces cris à jamais retenus…

À qui sont les mains qui écartent mes fesses ? Lequel des deux verse autant de gel entre elles ? Le plaisir fait bourdonner mes tympans, je n’entends pas ce qu’ils se disent… quelques mots seulement… « Attends… attends ! » Notre conjoint pénètre ma bouche au même rythme que mon mari m’encule… Je n’aurais jamais imaginé pendre autant de plaisir à l’évocation du verbe « enculer », jusqu’à ce mois de janvier, je préférais les litotes, mais depuis que nous sommes trois, j’ai appris à écouter, à dire ce mot avec plaisir, parce qu’il évoque la vérité du plaisir que je prends.

Mon orgasme est si puissant que je manque de m’évanouir. La conjonction de leur sexe l’un dans ma bouche, l’autre dans mon cul, la main de mon mari dans mes cheveux, celle de notre conjoint sur ma joue, leur autre main caressant ma vulve… le goût de la grosse pine dans ma bouche, l’odeur du jardin, et ces merveilleux va-et-vient de mon époux… existe-t-il, dans l’Univers, une femme plus heureuse que moi actuellement ? J’aimerais pouvoir répondre oui, mais j’en doute fortement.

– Tenez, tenez, mon ange… régalez-vous !

Je tremble comme une feuille, le plaisir ne me quitte pas. La bouche encore pleine du goût du sperme de notre conjoint, le voici qu’il s’agenouille et m’offre un de ses merveilleux baisers.

– Oh, vous me faites jouir, tous les deux… regardez comment

J’interromps brutalement la pelle que nous nous roulions.

– Non, mon chéri ! S’il te plaît, décharge au fond de mon cul !

Sans le voir, je sens la surprise de mon époux, il n’est pas habitué à m’entendre parler ainsi et il en est tellement heureux. Il m’a tannée pendant des années, mais ces mots restaient bloqués, verrouillés dans mon cerveau. C’est aussi un des beaux cadeaux que nous devons à notre conjoint.

Nous restons de longues minutes, allongés par terre, blottis les uns contre les autres, à nous dire de jolies choses avec de vilains mots, à nous promettre d’autres galipettes dans le jardin. Je les fais sourire en leur confiant que j’ai bien aimé fêter ainsi ma réussite dans ma première tentative d’œuvre graphique.

Mon époux se lève, va faire un brin de toilette avant de se remettre aux pinceaux. Je me rhabille, notre conjoint aussi. Nous nous dirigeons vers la maison, quand je réponds à son interrogation muette, oui j’ai quelque chose à lui dire.

– Je t’aime, mon amour, je t’aime.