Quand je découvre les joies du photomontage

Voici quelques photomontages que je m’amuse à faire pour promouvoir « Les souvenirs de Tatie Monique », plus ou moins réussis, je me suis bien amusée à les créer, alors je les regroupe ici pour en garder le souvenir.

 

 

 

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Parfois, j’y ajoute une légende… rarement fine… habituellement de mauvais goût… bref, à mon image…

 

 

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Jeune homme, vérifions si la chose… (Ode à Apollon)

Ronsard avait écrit cette magnifique « Ode à Cassandre » en 1545… merde, Ronsard quoi ! Souvenirs de lycée, quand on nous apprenait à dépecer les poésies pour chercher à en découvrir la magie… Je m’étais plainte auprès d’une prof, en lui disant que c’était comme autopsier le corps d’un être aimé. Elle m’avait répondu que non, c’était comme apprendre la recette d’un plat qu’on avait apprécié.

Je ne suis toujours pas convaincue, parce que si la poésie n’était qu’une suite de règles, elle perdrait de sa magie et par le fait, ne serait plus poétique… Je pense à Léo Ferré qui, à juste titre écrivait « Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s’ils ont leur compte de pieds, ne sont pas des poètes, ce sont des dactylographes ».

Ça tombe bien, j’étais dactylographe et quand on me demande de parodier l’Ode à Cassandre, je compte sur mes doigts et mon mauvais esprit pour relever ce défi !

Pour contextualiser cette parodie, j’ai imaginé la réponse que Cassandre aurait pu écrire au jeune Apollon qui lui demandait de succomber à ses charmes… une Cassandre un peu ironique, beaucoup désabusée…

Jeune homme, vérifions si la chose

À Apollon

Jeune homme, vérifions si la chose:
Qui au matin métamorphose
En se dressant vers le soleil,
Votre pyjama en soie mouillée
A point perdu sa dureté
Et son joli gland tout vermeil

Las ! Voyez comme ce dégueulasse,
Jeune homme, soudain s’efface,
Las, las encore il vous laisse choir !
Ô vraiment quelle imposture,
Puisqu’une telle trique ne dure
Que du lit jusques au pissoir !

Donc, si vous me voulez, jeune homme,
Tant que votre bite fanfaronne
Tandis que vous m’imaginez,
Baisez, prenez donc mes fesses
Et tâchez de les mettre en liesse
Avant d’avoir tout débandé.

Cornelis_de_Vos_-_Apollo_chasing_Daphne,_1630
« Ah ah ! T’es déjà tout mou, Apo’ ! » (tableau de Cornelis de Vos – 1630)

Instantané – La couleur des baisers

Tu me demandes de quelle couleur sont les baisers. Ferme-les yeux et plonge au plus profond de tes sensations.

Un baiser est rose quand une langue délicate et humide vient se poser sur une autre dans un sourire charmeur, dans un sourire séduit…

Mais un baiser peut être bleu, quand il est la promesse d’un ciel serein, d’un ciel d’été…

Un baiser vert, ce sont deux langues qui font connaissance, un peu timides, toutes frétillantes et curieuses du plaisir qu’elle vont se procurer…

Un baiser est rouge quand il est passionné, la passion qui coule dans nos veines, prélude à la jouissance qui nous fera chavirer… un baiser rouge est incroyablement vivant… c’est la vie même… un baiser rouge pourrait nous consumer s’il ne nous offrait pas ce petit supplément…

Un baiser en noir et blanc, c’est le souvenir d’un temps passé, quand notre doigt, glissant le long de nos lèvres, cherche à retrouver la sensation d’un amour envolé… il n’est pas triste, non ! Le baiser en noir et blanc est un baiser apaisé comme une sensation à tout jamais fixée… après passage dans le troisième bac…

Un baiser pourpre, c’est celui que l’on offre au milieu des décibels, quand le bruit nous protège, et que l’on peut se laisser aller à souffler de tout notre désir, comme un taureau peut le faire quand il est excité… personne alentour n’entendra l’étreinte enflammée que ce baiser promet…

Mais passées ces premières descriptions, tu commences à comprendre où je veux en venir… un baiser réussi est avant tout multicolore… toutes ces sensations, tous ces souvenirs que mes mots t’évoquent…

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Tu m’as demandé de quelle couleur sont les baisers. Je t’ai répondu, maintenant ouvre les yeux… embrasse-moi et conviens que la couleur importe peu… que ce qui compte, c’est d’embrasser !

Un dessin s’est échappé…