La nouvelle vie d’Odette – Réveil charmant

Au petit matin, la conversation à mi-voix entre Jim et Jimmy me sort du sommeil. Leurs caresses aussi. Jim, dans mon dos, s’extasie de pouvoir regarder mon corps sitôt réveillé et de pouvoir le toucher.

– Rien n’égale la lumière de l’aube provençale… Vé, elle fait resplendir sa peau comme si elle était recouverte de poussière d’or !

Je suis à chaque fois troublée d’entendre la voix grave de Jim lors de ses échanges avec Jimmy, l’anglais a presque déserté sa bouche et son accent australien cède peu à peu la place à celui chantant de la Provence. Les yeux toujours clos, je m’étire, féline, attrape la main la plus proche, la pose sur mon pubis. J’ondule et d’une voix éraillée par le sommeil, leur demande de se montrer polis. Je sens leur sourire.

– Et comment devons-nous nous montrer polis ?

Je me retourne pour sentir le corps de Jimmy contre mon dos.

– En respectant les traditions.

Je n’ouvre pas les yeux. Jim semble ignorer mon éveil et poursuit son propos brièvement interrompu.

– Tu crois qu’un peintre pourrait rendre cette impression ?

– Ou un photographe…

– Non. Aucun ne serait assez subtil. Il faut du temps pour rendre… vé… là… sur son ventre… sur ses seins… et son bras…

– Une chambre alors…

– Une chambre ?

– Une chambre photographique… tu sais, les vieux appareils… avec des plaques… le temps de pause était assez long…

Je sens l’érection de Jimmy contre mes reins.

– Il me tarde que ma Princesse sorte de son sommeil parce que la sentir vivante contre moi… Tu sais comment on réveille une princesse endormie ?

– Par le baiser de son Prince Charmant !

– Mais ce matin, lequel de nous deux le sera ?

– Embrasse ses lèvres du haut, je m’occupe de celles du bas…

J’ai du mal à réfréner mon envie de rire. Ce rire nerveux et incontrôlable qui monte en moi, un mélange de bonheur enfantin et d’émotion transgressive. Je me concentre pour ne pas ouvrir les yeux trop vite. Jouer à la princesse assoupie le plus longtemps possible, profiter encore de la douceur de leurs baisers. J’y parviens en imaginant une succession de paupières recouvrir mes globes oculaires comme des stores vénitiens qu’on descendrait d’une pichenette sur le cordon.

Les lèvres de Jimmy sur ma bouche, sa langue agace mes dents les incitant à s’entrouvrir, sa langue qui s’insinue pour partir à la rencontre de la mienne, ravie de la retrouver dans une danse sensuelle et humide. La bouche de Jim qui prend tout son temps avant d’embrasser ma vulve. Ses lèvres douces bien qu’un peu rugueuses semblent hésiter, elles s’attardent sur mes seins, descendent lentement jusqu’à mon pubis, remontent un peu. Je succombe et ne parviens pas à empêcher mes cuisses de s’écarter, mon bassin de se projeter en avant.

Jimmy a sans doute envie de me croire endormie, à moins qu’il ne veuille sentir mon corps collé à son corps. Sa main toute en douceur ferme, presse mon ventre me contraignant à l’immobilité. Il n’interrompt pas son baiser pour autant. La langue de Jim se faufile dans les replis de mon sexe dont il se délecte en grognant d’aise. Je repense à ce qu’il m’avait dit à Katherine en m’offrant ma huitième breloque, à ses mots quand il avait comparé notre plaisir au magma bouillonnant dans les entrailles de la terre.

Je veux contenir mon plaisir, le retenir en moi, le faire bouillonner avant de le laisser exploser dans sa bouche. Les sensations de notre première sodomie polie m’assaillent. Ma peau se souvient de la fraîcheur qui régnait dans cette grotte, je sens encore l’odeur de nos souffles mêlés, celle de la peinture qui recouvrait nos corps, je me rappelle de l’obscurité totale qui me rassurait. Je veux croire que ces mêmes souvenirs les envahissent aussi, quand les doigts de Jimmy glissent le long de ma raie, quand Jim invoque son dieu dans un murmure, quand il attend un signe de son ami, son frère avant de me pénétrer, m’inondant de mots d’amour et enfin, enfin, sentir le gland brûlant de Jimmy à l’entrée de ce paradis que j’ai trop longtemps pris pour l’enfer.

Il se demande à mi-voix si dans mon sommeil, je pourrais percevoir le passage de sa petite bosse. Jim lui conseille de ne pas aller au-delà, d’aller et venir doucement, comme s’il voulait ne stimuler que son bourrelet. C’est ce que je ferais à ta place. Leur conversation reprend. Excitée et excitante.

– Pourquoi restes-tu immobile ?

– Parce que tes va-et-vient suffisent à me stimuler.

– Vraiment ?

– Vraiment.

– Et si j’arrête de bouger, tu bougerais à ton tour ?

– Oui

Jimmy s’enfonce un peu plus et se fige. Jim va et vient en moi. À la demande de Jimmy, il sort entièrement de mon vagin pour me pénétrer d’un coup de rein.

– Princesse aime tellement cette sensation…

– Blanche-Minette, tu veux dire…

– Non. Princesse. Blanche-Minette est notre consœur, Princesse, c’est notre femme.

– Notre femme ?!

Je sens l’émotion dans la voix de Jim et dans la crispation de sa main sur mon épaule. J’entends à peine la réponse de Jimmy parce que la main de Jim caresse ma joue et s’est arrêtée sur mon oreille. Je crois avoir compris qu’il est question de chambre conjugale qui est désormais aussi la sienne.

Jimmy reprend ses va-et-vient plus vigoureusement. Je dois faire un effort surhumain pour ne pas ouvrir les yeux. J’ai renoncé à ne pas onduler. Mes lèvres se posent sur le torse de Jim. Je sens le bout de ses doigts effleurer ma nuque. Ils plaisantent sur ma scarification rituelle, la tendresse de leur ton me fait chavirer. Je n’y tiens plus, j’ondule plus visiblement. Dans un sursaut aveugle, je me redresse pour embrasser la bouche de Jim. D’une voix évaporée, je prononce ces mots qui scellent notre union. Je fais le vœu qu’à chaque fois où dans mes rêves, deux princes, frères d’âme, me feront l’amour comme ils le font en ce moment, ils ne puissent résister à l’envie de transpercer ma peau de leurs dents puissantes, que leur morsure me sorte du sommeil et qu’à mon réveil, je les trouve à mes côtés, aussi comblés que je le serai.

Je fais toujours semblant d’être endormie. Jim demande à Jimmy s’il a bien compris ce qu’il a cru comprendre. Je sens son cœur battre à tout rompre. Jimmy le lui confirme. Mais où devrais-je mordre Princess ? Il lit la réponse sur mes lèvres plus qu’il ne l’entend. Où tu le souhaiteras.

Jim ne bouge plus. L’étreinte de Jimmy se fait fougueuse. Il se déchaîne en me suppliant d’attendre un peu avant de me réveiller. Je sens dans mes orteils les picotements annonciateurs de cet orgasme qui n’attend qu’une étincelle pour exploser. Les yeux toujours clos, je sais exactement à quoi ressemble le visage de Jimmy. Je le sais à sa façon de déglutir, aux gouttes de salive qui s’échappent de sa bouche malgré ses efforts pour les retenir. Son souffle s’approche de ma nuque. Je visualise sa langue affutant ses dents. Que j’aime quand son cri transperce ma peau aussi sûrement que ses crocs !

L’étincelle a fait exploser le premier orgasme, mais mon corps en veut plus. Jimmy le comprend. Il se retire et pendant que Jim se déchaîne à son tour, ses doigts prennent le relai. Je me demande s’il sent les va-et-vient de son ami, son frère qu’il encourage. Quelle folie s’empare de moi, qui me fait supplier Jim de me donner son plaisir à boire ?

– Il ne fait jamais contrarier une princesse endormie.

Jim suit les conseils avisés de son ami, son frère et tandis que ses doigts prennent eux aussi la place de son membre, il me baise la bouche comme si nos vies en dépendaient. Je jouis comme une chienne lubrique et je tète son sexe comme un nourrisson affamé. En se penchant pour enfin goûter au plaisir de me mordre, son membre s’enfonce si profondément que je perçois à peine le goût de son sperme. Comme Alain, il a cette faculté à jouir longtemps, à longs jets, ce qui me permet d’en profiter quand même.

Quand ses dents déchirent ma peau, je perds le contrôle de mes jambes que je sens remuer dans tous les sens, comme celles d’un pantin désarticulé. Jamais cette perte de contrôle n’a été aussi vive.

Jim sort de ma bouche, m’embrasse d’un baiser au goût métallique, celui de mon sang. Jimmy m’embrasse à son tour. Je me retrouve dans la position de départ, face à lui, Jim dans mon dos. Je m’étire, baille exagérément avant d’ouvrir les yeux. Je les regarde alternativement et, ingénue, leur fais part des bribes du merveilleux rêve que je viens de faire. Tendrement, Jimmy caresse ma joue en m’affirmant envier ma chance et demande à Jim s’il ne m’envie pas aussi.

La faim nous tenaille, mais nous devons attendre une bonne demi-heure avant de trouver la force de sortir du lit. De notre lit. Notre lit conjugal.

Après ce réveil charmant, Odette aura-t-elle la force de tenir sa promesse et de faire un tour sur le carrousel avec Linus ?

Après la pluie, vient le beau temps, pendant la pluie, prenons du bon temps !

Chaque jour passé ensemble nous unissait davantage à Jim. Bien que mâtiné de provençal, ses progrès en français étaient impressionnants. Une fois*, j’avais osé lui reprocher une formulation, il m’avait alors répliqué « Fas cagua Blann’che Minette ! » avant d’éclater de rire et de me prendre dans ses bras. J’avais tenté de l’amadouer en lui confessant que je ne comprenais pas tout quand il parlait cette langue. Jimmy était présent et je sais mieux que quiconque comment le rallier à mes arguments. Devant mon air de Caliméro, il me fit son joli sourire et de sa voix la plus douce, me dit « Tu n’as qu’à l’apprendre. Tout est question de motivation. Tu veux qu’on te motive ? »

Les provençaux sont des fourbes, mais bon sang, comme j’aime leur fourberie !

Je découvrais une Provence bien éloignée de celle que j’avais imaginée. Je la croyais aride et mollassonne comme une vieille biscotte oubliée derrière un bocal d’olives et ce mois de novembre si pluvieux me la révélait vivante, stimulante et indomptable. J’avais accompagné Jim et Marcel chez Jean-Luc pour constater l’état du verger, nous devions ensuite rejoindre nos amis dans la maison de la rue basse et avions décidé de nous y rendre à pied puisque le temps le permettait.

Un violent orage nous contraignit à trouver refuge chez Marcel. Je m’essuyais les cheveux quand Jim voulut nous montrer ses progrès en français.

– Il pleut comme vache qui pisse !

– Non, non coumpan ! Il pleut comme femme qui jouit !

Je haussai les épaules en faisant non de la tête, me dirigeai vers la fenêtre pour tenter de déchiffrer le ciel à travers la vitre. Cette pluie allait-elle bientôt cesser ? Mes vêtements étaient trempés et je frissonnais. Marcel m’apporta une serviette et m’invita à faire sécher mes affaires avec les leurs au coin du feu. Je me déshabillais entièrement et, en lui tendant mes vêtements, lui reprochai de s’être moqué de moi, ils n’avaient ôté que le haut et s’il y avait bien une cheminée, elle n’avait sans doute pas fonctionné depuis des décennies.

– Vous n’êtes vraiment que deux gamins !

– Parce que toi, t’en es pas une peut-être ?

Marcel me désignait le graffiti que j’avais dessiné du bout des doigts sans m’en apercevoir. Une fois encore, je devais m’avouer vaincue.

– T’aurais pas une chemise ou un truc, histoire que je ne chope pas la crève ?

– On pourrait aussi se réchauffer… à la chaleur animale…

– Tu perds pas le Nord, toi !

Marcel sourit, prenant mes derniers mots pour ce qu’ils étaient, un vrai compliment. Il montra la vitre à Jim.

– Tu sais comment qu’on dit en français, coumpan ? « Brochette »

– Yes « Brochette », La brochette à Dédette !

– Non, non ! « La brochette de Dédette » parce que c’est Dédette au milieu…

Pestant contre son traducteur, qui décidément avait été une dépense inutile, Marcel réussit tout de même à lui expliquer la différence entre une Dédette’s brochette et une Dédette brochette. Jim se grattait la tête, semblant se dire que la langue française était pleine de subtilités bien subtiles. Convaincue de la justesse des arguments de Marcel sur le causer simple, je décidai de m’abstenir de préciser à Jim qu’en français correct, il fallait dire Brochette de Dédette que j’en sois la propriétaire ou l’ingrédient principal.

S’il est une chose que j’apprécie dans les leçons que Marcel donne à Jim, c’est leur évidence, leur naturel. Mon corps, les leurs, ceux de nos consœurs et ceux de nos confrères, ce que nous en faisons, comment nous en jouissons ou n’en jouissons pas sont abordés avec la même aisance que les noms des différents vents, des reliefs, des aliments, des plantes ou des animaux.

Il me fallut déterminer nos places respectives. Pour la mienne, elle allait de soi puisque c’était une brochette de Dédette, mais quand je dus choisir lequel serait devant, lequel serait derrière, l’expression choix cornélien prit tout son sens. Marcel approuva ma configuration par une formule dont il a le secret. Ta bouche pleine de ma queue c’est bien… ça t’évitera de dire des conneries ! Son sens inné du compliment me ravira toujours !

J’étais penchée au-dessus de la table, me tenant à ses bords. Marcel à mes côtés plus que devant, cette position était plus stable pour moi, Jim étant trop grand, je devais me tenir sur une sorte de marchepied et je craignais de perdre l’équilibre. Va pas lui faire une fracture de la bite à notre coumpan ! Nous étions tous les trois bien d’accord sur ce point précis.

J’aimais me sentir la raison de leur complicité autant que j’aimais sentir leurs mains rugueuses parcourir mon corps, se rencontrer sur mon pubis. Blann’che Minette. J’aimais sentir les grosses mains carrées de Marcel sur mes joues.

– Oui… suce-moi comme ça ! Tu vois, coumpan, là… elle me suce… regarde ! Et là… je lui baise la bouche. Répète !

– Baise la bouche…

– Oui ! C’est ça ! Et là ?

Jim se pencha pour être certain de sa réponse.

– Une pipe andante !

– Une pipe quoi ?!

– Andante ! No… sorry… allegro !

– Qu’est-ce tu racontes ?

Je m’efforçais de suivre le tempo et de garder mon sérieux tout à la fois. Jim s’était fiché en moi et me donnait les indications. Adagio. Andante. Moderato. Allegro. Presto ma non troppo.Soudain, il s’exclama, en s’adressant à Marcel baise la bouche ! Je sentis une goutte de salive atterrir sur mes reins tandis qu’il reprenait ses va-et-vient.

Marcel était enchanté de ces pipes musicales et demanda à son coumpan de lui indiquer à nouveau les différents tempos. Pour être sûr d’avoir tout bien saisi les nuances. J’aimais sa façon de caresser mon crâne, mes joues.

Jim avait repris ses va-et-vient, de ses grandes mains puissantes, il écartait mes fesses et s’extasiait de regarder sa grosse et dure queue noire aller et venir dans mon vagin. Une de ses mains glissa sous mon ventre, rejoignit celle de Marcel sur ma poitrine.

En me cambrant, j’avais redressé la tête et la bouche libérée, j’enjoignis Jim.

– Fuck ! Fuck ! Fuck ! Fuck me ! Fuck me hard ! Fuck me strong ! Fuck me deep ! Fuck me… wild !

– On cause pas angliche chez moi, Blanche-Minette !

Et comme si je pouvais considérer son geste comme une punition, remit sa bite dans ma bouche.

– Qu’est-ce qu’elle t’a dit, coumpan ? Ça veut dire quoi exactement tout ce qu’elle t’a dit ?

Jim, ravi de lui rendre ce service, s’appliqua à montrer les différentes variations. J’étais au Paradis ! Marcel pouvait s’en rendre compte à l’ardeur avec laquelle je le suçais.

– Remontre-moi le phoque arde… aahh… oui… hmm… et le phoque dip… ooohh… Et le phoque strongue… Elle va me faire venir à force… Vas-y adagio, Blanche-Minette… Oui… Encore un coup de phoque arde… Ô putain, j’ai déjà oublié… c’est comment déjà le phoque oualde ? Ah…hmm… oui… reste sur le oualde… C’est bien comme… Adagio, j’avais dit ! Ô, pute borgne, elle m’a fait venir !

– Non ! Reste dans ma bouche, Marcel… même si tu débandes… c’est meilleur en…

– En brochette, capoune ?

– Yeah ! La brochette de Dédette !

– T’apprends vite, coumpan, c’est bien ! Vé comme vous êtes beaux ! Oui… comme nous sommes beaux, mais pour moi, c’est une évidence, Blanche-Minette la gourmande des brochettes ! Té… elle va venir ! Titille-lui son bouton, coumpan !

Je jouis si fort que je faillis tomber par terre. Je suppliai Jim. Encore ! Encore ! Marcel s’était retiré de ma bouche. Manquerait plus que tu me la coupes avec tes acrobaties ! Jim était déchaîné et par là même me déchaînait.

– Oui, c’est ça ! Phoque-la oualde ! C’est bon pour toi ?

Et comment que ça l’était ! Je me sentais couler de plaisir, mon dos était couvert de sueur et de salive. Jim criait son bonheur, sa surprise dans un mélange d’anglais et de franco-provençal. Il prenait son Dieu à témoin et lui demandait de regarder comment lui, Jim O’Malley, faisait jouir sa Princess. J’attrapai sa main crispée sur mon épaule, l’approchai de ma bouche et la mordis de toutes mes forces quand je le sentis sur le point de jouir.

Mon sexe dégoulinait de son sperme et de ma propre jouissance mêlés. Jim m’assit sur la table, le temps que je reprenne un peu de force et me téta le sein comme il sait si bien le faire. Comme s’il s’agissait d’un secret honteux, il attendit que Marcel soit parti récupérer mes vêtements secs pour me murmurer à l’oreille I love you, Princess. I’m really in love with you. Je l’embrassai pour que ma langue dansant avec la sienne lui fasse comprendre à quel point je l’aime aussi.

La nuit était sur le point de tomber, la pluie avait cessé quand nous nous remîmes en chemin.

Nous n’avions pas fait cent mètres qu’une voiture nous klaxonna. C’était la familiale de Daniel dans laquelle nous prîmes place à l’arrière, aux côtés de Jimmy. Mireille nous demanda si nous nous étions abrités de la pluie chez Marcel.

– On n’a pas fait que s’abriter, on en a profité pour améliorer mon angliche !

– Et pour te donner une leçon de solfège…

– Et pour me donner une leçon de solfège.

Mireille, incrédule, se retourna pour s’assurer que nous ne nous moquions pas d’elle.

– Une leçon d’anglais et une de solfège ? Vraiment ?

Jimmy traduisit la réponse de Jim. C’est l’exacte vérité ! Et nous nous abstînmes de rire.

Comme l’affirme le dicton « À la Sainte-Catherine »…

*Bon, il semblerait que ce soit arrivé plus d’une fois…

Instantané – Divine brochette

WD D 0852 Tu piques !

Il me regarde et sourit. Je sais que ma peau est déjà toute irritée autour de ma bouche, sur mon menton… Je ne suis pas fan des sexes rasés, mais à la repousse, c’est pire que tout !

Je pique ?

Oui ! Tu piques !

Et moi ? Je fais quoi, moi ?

Je me retourne, te souris…

Toi, tu niques !

Une claque sur mes fesses. Je la voulais, je suis ravie que vous l’estimiez méritée !

Parfois, le temps s’accélère et quand il file à la vitesse de l’éclair, on ne désire rien d’autre que le ralentir… un peu… rien que ce matin…