Chroniques matrimoniales – Est-ce qu’il y a besoin de se mettre la cervelle à l’envers pour être heureux dans l’amour ?

b9072c4f9d7aec73e7d403841a3ff29dJusqu’à sa mort, je taquinais Neuneuille en m’excusant régulièrement d’avoir chamboulé son programme si bien établi. Il me menaçait alors de sa canne « Méfie-toi ! Si je t’attrape, canaille, gare à tes fesses ! », mais c’était pour le simple plaisir de me faire éclater de rire.

Je dois reconnaître que pour les avoir bouleversés, nous les avions sacrément bouleversés, nos plans ! Tous autant que nous étions !

Dès la première réunion de la Confrérie du Bouton d’Or, nous avions tous noté une nette amélioration de l’état de Neuneuille. À la fin de ce premier dimanche consacré à la Confrérie, les vieux évoquèrent sa vie solitaire, l’ennui durant ces journées et ces soirées qui lui paraissaient interminables. Dans un même élan, nous proposâmes à Neuneuille de venir s’installer rue Basse avec Rosalie, Valentino et Nathalie s’il ne craignait pas les commérages à son propos. Il eut cette réponse qui m’étonna avant de me paraître évidente.

– Parce que tu crois que les gens s’imaginent que nous batifolons encore à nos âges ? Et même toi, petite, quand tu me croisais dans le village, y pensais-tu ?

Je dus reconnaître que non.

– Les vieux, ou ce qu’il en reste, savent tous que Nathalie et moi soulagions les tourments des anciens combattants, leurs enfants, qui ont l’âge d’être vos parents, le savent aussi… plus ou moins… Même quand nous étions des « jeunesses », personne ne s’est jamais douté de quoi que ce soit… alors, tu t’imagines bien que ce n’est pas à nos âges…

Alain se demanda à voix haute pourquoi on n’imaginait jamais que les vieux puissent avoir une sexualité.

– Parce que nous sommes conditionnés à relier la sexualité à la procréation ! Or, les vieilles ne peuvent plus enfanter, quant aux vieux… on s’imagine que la longue mise en route est rédhibitoire. Je pense surtout que personne ne veut admettre que son pépé, sa mémé, son père, sa mère puissent s’envoyer en l’air !

Rosalie poursuivit en me prenant pour exemple. Il est vrai qu’avant de lire son cahier, je ne l’aurais jamais imaginée pratiquant une sexualité identique à la mienne quand elle avait mon âge et qu’après l’avoir lu, après plus d’un an passé à ses côtés, je n’avais pas soupçonné qu’elle rejoignait Valentino quand elle s’absentait plusieurs jours.

Cathy, Alain, Christian et moi partagions souvent nos dîners avec eux, tantôt rue Basse, tantôt « chez Toine », c’est lors de ces repas que je taquinais Neuneuille.

Barjaco finit par s’installer avec ses amis, prétextant vouloir offrir un peu de liberté à son fils et à sa bru. Le Bavard travaillait toujours dans l’exploitation familiale, mais il venait de s’installer dans sa propre maison. Tu te rends compte ? Après dix ans de mariage ! Cette promiscuité a parfois engendré des drames familiaux, mais je n’en avais absolument pas conscience à cette époque.

Je me souviens parfaitement du soir où la décision fut prise. Barjaco venait d’arriver, comme à son habitude, il fit un gros bisou baveux sur la nuque de Bouton d’Or. Il aimait par-dessus tout me taquiner à propos de mon geste agacé pour essuyer la salive qui n’était pourtant pas sur ma peau. De mon côté, j’aimais par-dessus tout qu’il me taquinât ainsi et il savait que j’aurais été déçue qu’il ne le fît pas. Et s’il le savait, c’est parce que je le lui avais dit.

Aucune séance de la Confrérie du Bouton d’Or n’était prévue, mais il avait voulu passer la soirée avec nous parce que la télé lui cassait les oreilles, malgré le volume trop bas pour qu’il puisse suivre les dialogues. Il n’entendait qu’un brouhaha gênant et fatiguant à la longue, il comprenait cependant qu’après une journée d’un dur labeur, son fils ait besoin de se détendre. Il était donc venu passer quelques heures en notre compagnie.

Il n’avait jamais ressenti une affection particulière pour le Bavard, après tout, il avait de nombreux petits-enfants et était même déjà arrière grand-père. Mais depuis ce fameux 13 juillet 1974, il s’était rapproché de lui. « Grâce à toi, Mounico, grâce à toi ! » Maintenant que le Bavard était parti avec femme et enfants, pour emménager dans sa propre maison, Barjaco ne se sentait plus à son aise à la ferme. Il se surprenait à réagir comme réagissaient ses parents quand il voulait moderniser l’exploitation.

Puis, comme s’il nous avouait une faute, il finit par nous dire que la veille au soir, il avait surpris la fin d’une conversation entre son fils et sa bru. Pour être exacte, il n’avait entendu que ces quelques mots « Tant que le père sera parmi nous, ce n’est pas la peine d’y songer » Il nous regarda, ne chercha pas une seconde à masquer sa peine, à contenir ses larmes « Je leur pourris la vie, comme mes parents ont pourri la mienne ». Il y eut un silence embarrassé. Barjaco se reprit aussitôt, se racla la gorge.

– Dis, cousin, puisque tu vas vivre ici, chez Bouton d’Or, tu voudrais bien me la prêter, ta bicoque ? Ou me la louer ?

– Certainement pas ! Non, n’y compte pas !

Avant que mon « Pourquoi ? » ne sorte de ma bouche, Valentino posa sa main sur l’épaule de Barjaco.

– Tu te figures tout de même pas que je vais laisser ma maison, l’héritage de MES ancêtres à un gars comme toi ? Tu crois qu’on va te laisser tout seul, là-bas maintenant que nous sommes réunis ? N’y compte pas ! Tu viens t’installer ici, avec nous ! Non, mais !

C’était vraiment leur truc, ça ! Offrir un cadeau comme on quémande une faveur ou comme on inflige une sanction et celui qui le recevait râlait comme s’il lui en coûtait ! Au début, je m’en étais étonnée, mais en cet automne 1975, je m’y étais déjà accoutumée.

Nathalie, toute guillerette, taquina la moustache de Barjaco avant de lui rouler une pelle. Rosalie nous désigna à son amie d’un mouvement de menton. Nathalie nous regarda, Cathy et moi.

– Hé bé ?

– On voyait ta langue… et la sienne !

– Et alors ? Vous faites comment, vous autres ? ! Vous mettez pas la langue ?

– Oui, mais… on est…

– Jeunes ? C’est ça ?

En réalité, ce qui nous avait troublées, ce n’étaient pas tant leur langue, ni même leur âge, mais Nathalie avait embrassé Barjaco exactement comme Cathy embrassait Christian. Il était plus simple pour nous de le leur expliquer.

– Tu sais donc ce qu’il te reste à faire, mon garçon !

En disant ces mots, Barjaco enroula sa longue moustache autour de son index ce qui m’amusa beaucoup.

Nous décidâmes de fêter dignement cette nouvelle installation. Je vis pétiller les yeux de ma grand-mère, ceux de celle de mon mari. Je me souvins du récit que Bonne-Maman m’avait fait de leurs retrouvailles avec Pierrot et Toine. Rosalie posa sa main sur la mienne.

– Si tu as une bonne idée, ne la garde pas pour toi !

– Si nous nous offrions un séjour à Nice pour fêter ça ?

Plus tard, quand je lui demandai comment elle avait su à quoi je pensais, Bonne-Maman me répondit « le bleu de tes yeux a eu, l’espace d’une seconde, le reflet ambré de l’huile d’olive ».

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Dessin de Marc Dubigeon

J’étais assise aux côtés du Bavard, peu avant, nous avions décidé qu’à la première occasion, nous rendrions la monnaie de leur pièce à Rosalie et Barjaco qui riaient comme des gamins à me voir sursauter quand il l’embrassait ou lui pinçait les fesses. Pour que le phénomène se produise, il fallait que je sois dans la même pièce que Rosalie et nous le savions déjà. Nous le savions sans pour autant nous l’expliquer.

Le Bavard m’avait suggéré d’inverser les rôles et de faire sursauter Rosalie quand elle s’y attendrait le moins. Nous étions assis sur le canapé, tandis que Rosalie et Nathalie parlaient avec Catherine près de la fenêtre. Neuneuille faisait quelques pas dans le jardin en compagnie de Valentino et d’Alain. Barjaco, sur le pas de la porte du salon, discutait avec Christian. Nous attendions tous l’arrivé du Balafré pour mettre au point notre séjour à Nice.

Le Bavard m’embrassa dans le cou, mais Rosalie ne réagit pas. Je ricanai quand il me demanda à l’oreille si son absence de réaction n’était pas due à « sa vieille peau tannée par les ans et le soleil de la douce Provence », il glissa alors sa main sous ma robe, caressa l’intérieur de ma cuisse espérant que la sensibilité n’ait pas disparu, elle aussi. Aucune réaction de Rosalie, mais je remarquai un léger sursaut de Barjaco qui regarda la paume de sa main d’un air surpris.

Dans un sourire, je dis au Bavard « C’est pas elle… c’est lui ! » et caressai son sexe au travers du tissus. L’aïeul et son descendant marmonnèrent simultanément « Boudiou ! »

Je tournai mon visage vers Barjaco et lui souris comme une gamine effrontée. Personne ne remarqua mon manège, jusqu’à ce que Barjaco, pétri de mauvaise foi, demande à Rosalie si la diablerie était le fait des Normandes. Rosalie me regarda, me sourit et haussa les épaules pour toute réponse.

– Que racontes-tu là, Barjaco ?

– Je parle de diablerie et de ces diablesses normandes !

– Tout finit par s’expliquer un jour, aie confiance en la science et dans ses progrès !

Nathalie se prit la tête entre les mains.

Pauvres de nous ! Maintenant que Toinou et Pierrot ne sont plus là, c’est lui qui s’y met !

Serrant ses poings sur ses hanches, elle défia Valentino du regard.

Et si ça nous plaît mieux, à nous, d’y voir de la magie, en quoi ça te dérange ?

Ça me dérange qu’on traite ma Rosalinetta de diablesse, voilà ce qui me dérange !

Boudiou, tu m’as fait peur… j’ai cru un moment que tu me reprochais le mot « normande »… !

Allons, voyons, cousin, je le savais depuis le début… souviens-toi… quand elle m’a déniaisé…

Toute l’assemblée éclata de rire, puis nous nous sommes regardés et l’air de la pièce s’est soudain chargé d’une sérénité absolue.

Le Balafré arriva enfin, s’excusa de son retard, mais la bonne nouvelle dont il était porteur nous récompensa amplement de notre attente. Il avait trouvé où nous loger pendant notre séjour à Nice et, si d’aventure il prenait aux autres membres de la Confrérie l’idée de venir nous rendre visite, nous pourrions les y héberger ! Valentino lui ouvrit grand ses bras et leur accolade m’emplit de bonheur. Nous trinquâmes à la joyeuse perspective de ce séjour.

Avant de passer à table, le Bavard tint à remercier Rosalie d’avoir convié Barjaco à vivre chez elle, lui offrant ainsi une bonne raison de passer quelques soirées au village « rapport à la piété filiale ! Non seulement, je passe pour un brave petit, mais je peux profiter des caresses de Monique, de ses baisers.. »

– Et de mon petit con et de mon joli cul !

– Tu vois, Rosalie, c’est ça, le drame de ma génération… les filles n’ont plus le goût à la poésie, tout ce qui les intéresse c’est de tout salir !

Je m’assis à ses côtés, il me fit un clin d’œil complice et je remarquai qu’il s’était débrouillé pour sortir son sexe de son pantalon sans que personne ne s’en aperçoive.

Durant tout le repas, nous nous amusâmes à taquiner Barjaco. Le Bavard me caressa la cuisse et quand nous eûmes confirmation que Barjaco ressentait la même chose que mon comparse, nous poussâmes le jeu un peu plus en avant.

Je portai ma cuillère à ma bouche quand le Bavard me heurta le coude.

– C’est mariée, mais ça ne sais toujours pas manger proprement !  Regarde, tu t’en es foutu partout !

En disant ces mots, il fit mine d’essuyer ma robe. Personne ne nous prêtait spécialement attention, ce qui nous convenait bien.

Mais… tu ne t’es pas brûlée, au moins ?

En disant ces mots, il échancra l’encolure de ma robe et caressa ma poitrine de sa grosse main rugueuse et délicate à la fois. Barjaco, surpris, lâcha sa cuillère qui tomba avec fracas sur le bord de son assiette. Le silence se fit le temps que chacun comprenne qu’il ne s’agissait pas là d’un malaise. Les conversations reprirent, mais je vis un large sourire s’épanouir sur le visage de Rosalie.

Confortée par cette marque silencieuse de complicité, je glissai ma main le long de la cuisse du Bavard, qui fit tomber ma serviette en me traitant de maladroite. Je me penchai donc pour la ramasser, mais faisant preuve d’une maladresse supplémentaire, je la fis glisser… oh… pas de chance… jusqu’au centre de la table… ce qui me contraignit à me mettre à genoux entre les cuisses du Bavard.

Je souris en repensant à mon relatif dépit ce soir-là. J’aurais donné tout ce que je possédais pour être à la place du Bavard et voir la réaction de Barjaco quand ma langue humide a léché le gland de son petit-fils, quand mes lèvres se sont entrouvertes et que ma bouche a commencé à déguster sa bite raide, dure, appétissante comme le meilleur des sucres d’orge…

La plaisanterie ne dura que quelques dizaines de secondes, mais le Bavard me dit que je venais de lui offrir le plus beau cadeau qu’il aurait pu imaginer. Je repris ma place à table. Barjaco me fit les gros yeux, mais il eut en même temps un hochement flatteur de la tête pour signifier à son petit-fils qu’il avait bien de la chance.

Tout ceci se passa sans que les autres conversations aient cessé. Je n’y prêtais guère attention, toute occupée à imaginer le prochain « agacement ». Barjaco voulu me faire la réponse du berger à la bergère en titillant Rosalie, mais elle fit comme si sa conversation avec Cathy revêtait une telle importance qu’elle ne voulait pas l’interrompre avec ces billevesées. Elle repoussa la main de Barjaco d’un mouvement agacé de l’épaule, tout en m’adressant un discret clin d’œil. Barjaco voulut alors l’embrasser. Valentino intervint.

– Mais fous-lui donc la paix, bordel de dieu !

– C’est la gamine ! Depuis tout à l’heure, ces deux-là… je voulais…

– Et pour toi, Rosalinetta, c’est une poupée ?! Une poupée avec laquelle tu vas faire enrager les gamins ? ! Et c’est quoi la prochaine étape ? Ma… cette mentalité… je comprends pourquoi papa a préféré s’installer à Paris… !

Barjaco ayant expliqué ce qui se passait, toute l’assemblée voulut étudier le phénomène « Ma… c’est à visée scientifique… tu te doutes bien que si c’était pas pour la science… »

Je m’assis sur le canapé, aux côtés du Bavard, tandis que Barjaco s’installait dans le grand fauteuil près de la fenêtre. Alain, Christian, Cathy, Nathalie, Neuneuille, Rosalie, Valentino et le Balafré s’étaient levés, comme si la position debout accentuait le caractère « amoureux de la science » de l’observation.

Je caressai du bout des ongles la queue mi-molle du Bavard. « Escusez… c’est… l’émotion ! » Il a toujours eu un sens de l’humour incroyable ce Bavard… ! Il reprit de son assurance en même temps que sa vigueur. Je le branlai doucement. Un « OOOOHHH ! » ébaubi enfla et emplit la pièce.

Je n’osai pas encore regarder « en vrai » la queue de Barjaco, mais son regard m’informait de son état. Sa voix fut d’une beauté et d’une mélodie incroyables quand il nous dit :

– Petit, tu as compris maintenant ? Tu as compris pourquoi ton corps connaissait le sien ? Pourquoi tu la connaissais si bien dès la première fois? Elle a la douceur de Bouton d’Or, la fille de Mère-Nature ! Et toi, tu as ma peau ! Et vous autres… si vous aviez… sous la table… tout à l’heure… !

Il fit un très joli sourire à Rosalie « Les jolies chattes font de douces minettes… ! », cligna de l’œil et, en plaisantant, me demanda si je voulais « renouveler l’espérience ». Je ne saisis pas la plaisanterie sur l’instant.

Un peu gênée, j’acceptai à condition que les vieux ne me regardent pas faire. Je ne saurais expliquer la raison de cet accès soudain de pudeur, puisqu’ils nous avaient déjà tous matés depuis leurs postes d’observation pendant plusieurs partouzes.

Personne ne me taquina ou ne fit la moindre remarque.

Je m’installai le plus confortablement possible et suçai le Bavard en y mettant tout mon cœur, toute mon âme, tous mes rêves, toute mon ardeur et toute ma science. Pour la première fois, nous les entendîmes commenter en même temps ce que ma bouche leur offrait. C’était surprenant, leurs mots, leurs interjections, leurs cris, leurs souffles qui se répondaient, s’entrechoquaient, comme sur une mauvaise bande stéréo.

Mon ectoplasme s’échappa une nouvelle fois. Valentino caressait la poitrine de Rosalie, il lui fallut un peu de courage pour oser s’approcher un peu d’eux et constater que Rosalie était empalée sur le sexe de Valentino et qu’elle « se faisait minette ».

Neuneuille avait calé son membre entre les seins de Nathalie, que je trouvai étonnamment beaux.

Barjaco, affalé dans le fauteuil souriait aux anges « Continue… oui… comme ça… »

Catherine me regardait attentivement, elle encourageait régulièrement le Balafré et Christian à se branler. Elle savait trouver les mots justes pour expliquer ce que nous ressentions, elle et moi, quand des hommes nous observant, se branlaient ostensiblement, comme les sentir envieux nous excitait, nous donnait envie d’en offrir davantage…

Alain venait en elle dans une levrette claquée.

Le Bavard se laissait faire, ses doigts froissant mes cheveux, parlant comme à son habitude « Ah ! Te voilà, toi ? Dis, pépé, tu la vois, toi aussi ? » Mon ectoplasme se dirigea vers Barjaco, qui ne le vit pas, malgré les indications précises du Bavard.

Té, Alain… fais-lui plaisir ! Montre-lui mieux ta grosse queue brillante de la mouille de ton épouse ! Voui ! Comme ça ! T’es contente, hé capoune ? T’aime bien regarder comme une petite vicieuse… ça te donne des idées… c’est ça ?

Mon ectoplasme fit oui de la tête et sourit au Bavard qui l’invita à s’approcher d’un geste de la main.

Vai… fais-moi venir, petite créature… fais-moi venir… peti…

Le Bavard jouit dans ma bouche, mais il me sembla percevoir un arrière-goût, un goût différent, un goût jusque là inconnu de mes papilles.

Barjaco se plaignit.

Boudiou ! Même puceau… même minot… jouir comme ça… sans rien faire… sans rien contrôler… mais… boudiou de boudiou… quelle pipe !

La Confrérie du Bouton d’Or à la rescousse ! (hommage à Enid Blyton)

Chroniques matrimoniales – L’anniversaire de Catherine – Deuxième partie

En demandant l’aide du Bavard, du Notaire, de Joseph et du Balafré pour l’organisation de cette fête d’anniversaire, j’étais loin d’en mesurer toutes les conséquences. Comme ce fut à chaque fois le cas, ils se montrèrent tous à la hauteur de la surprise qu’Alain voulait offrir à sa Catherine.

J’avais suivi les préparatifs de loin, par crainte de dévoiler ce plan secret, un mot en entraînant un autre, mais la raison principale était que je passais beaucoup de temps avec Rosalie et Valentino. Au fil des mois, j’avais pris conscience d’être passée à côté de mon grand-père. J’avais de vagues souvenirs d’un vieillard prompt à la rigolade, à l’accent provençal très prononcé, mais j’étais trop petite quand il est mort pour deviner le Pierrot qui se cachait derrière mon papé.

La première fois où Valentino m’avait parlé de lui, un bonheur incroyable s’était emparé de moi, un sentiment de joie profonde et de sérénité. Savoir que ce que Valentino et Rosalie vivaient ensemble n’avait jamais nui à l’amitié qui l’unissait à Pierrot. J’avais voulu tout de même avoir quelques précisions.

Mais quand vous vous rencontriez, quand vous parliez politique, quand vous passiez des soirées, des journées entières ensemble avec Pierrot, Toine et Nathalie, tu n’avais pas envie de prendre Rosalie dans tes bras ? De l’embrasser ? De la caresser ?

Ils s’étaient regardés, abasourdis par ma question.

– Mais j’étais face à Rosalie !

– Justement !

– Non ! Tu ne comprends pas ! Ce n’était pas ma Rosalina, ma Rosalinetta… non ! Là, j’étais face à Rosalie, la femme de Pierrot, mon ami… tu comprends ce que je veux dire ?

J’avais été sidérée de tant d’évidence…

Les semaines avaient passé. Arriva l’anniversaire de Catherine. Ils s’étaient tous surpassés, quelle fête incroyable ! Alain avait loué une belle villa dans les terres. Il avait prévenu Catherine que le meilleur traiteur de la région leur cuisinerait ses plats préférés, qu’un serveur viendrait les leur servir « comme si on était les deux seuls clients d’un restaurant étoilé », mais elle n’en savait pas plus.

Christian et moi arrivâmes avant tout le monde. Je découvris, épatée, la villa. La salle où se tiendrait le dîner était pourvue de grands miroirs sans tain, ce qui nous permit de ne rien rater du spectacle, sans être vus. Pour être tout à fait certain de ne pas être remarqués, Christian s’installa à table et me demanda de parler depuis un des salons derrière un miroir. Ce que je fis. Ne me demande ni pourquoi, ni comment, mais j’entendais distinctement chacun de ses mots alors que ma voix ne lui était pas audible.

J’en eus la confirmation quand le Balafré arriva dans mon dos, qu’il me surprit en me prenant dans ses bras. Je criai et Christian ne l’entendit pas. Je lui expliquai en deux mots ce que nous étions en train de vérifier et lui demandai si c’était lui qui avait eu l’idée de cette villa. Il eut un sourire éclatant.

– Non ! Pour la villa, c’est le Notaire et le Bavard qui méritent tes louanges !

Arriva le moment que je redoutais un peu, tout en l’espérant vivement.

Tu veux toujours connaître mon vœu ?

Qu’il était radieux en prononçant ces mots ! Son visage semblait parcouru de décharges électriques qui faisaient palpiter les ailes de son nez, tressauter sa lèvre supérieure d’une façon extraordinairement sensuelle. Je sentis mon propre trouble dans le ton de ma voix.

– Tu oses me poser la question ? Combien de fois te l’ai-je demandé ?

Je n’ai jamais su s’il avait voulu faire durer le suspens ou si l’arrivée des premiers invités l’avait interrompu. Sa version varie à chaque fois que je lui pose la question. Il me désigna ces hommes qui arrivaient dans la salle à manger, saluant Christian qui leur donnait les consignes.

– Voici ma contribution !

Je les regardais, je ne pouvais m’empêcher de les jauger. Un autre groupe arriva. Je m’exclamai « Mais y’en a combien ? » quand je sentis la grosse main puissante du Bavard triturer mes fesses.

– Fais marcher ta tête, Monique ! Elle va faire combien, la Catherine ?

Euh… 33 ans…

– Alors, tu l’as, ta réponse !

Trente-trois hommes pour Catherine ! Je l’enviai tout en me demandant si je pourrais survivre à tant de plaisir. Joseph arriva, me salua. Comme toujours, ses mots étaient choisis et délicats. Le Bavard lui proposa d’aller saluer les collègues qui patientaient dans un autre salon, me laissant seule avec le Balafré. Je trépignais d’impatience.

– Alors ? Ce vœu ?

Avant qu’il ait eu le temps de me répondre, je perçus une agitation dans la salle à manger. Joseph venait de prévenir tous les participants de l’arrivée prochaine d’Alain et de Catherine. Toute la petite troupe partit se cacher dans les différents salons, seul un homme en smoking ne les rejoignit pas, il serait le majordome durant la soirée.

Je les regardais, machinalement, j’avais posé mes mains sur un miroir et m’y étais collée en me demandant lequel ferait quoi… et comment… et quand… Je sentis les lèvres du Balafré sur mon cou, il les faisait danser sur ma peau, de l’épaule jusqu’à l’oreille… ses mains couraient sur ma robe, remontant de mon ventre à ma poitrine… il fit glisser la fermeture Éclair d’une main et de l’autre caressa mon sein.

– Oh, Monique… !

– Pourquoi ce ton plein de reproches ?

– Tu… j’aurais voulu que tu portes un soutif… mais… sentir tes seins… tes jolis petits seins… savoir que tu étais nue sous ta robe… oh, Monique !

Je voulus me retourner pour voir ses yeux, son visage, son sourire, mais il m’en empêcha. Malgré notre intimité, malgré toutes les fois où nous avions couché ensemble, il n’osait affronter mon regard.

– Voici le vœu que tu me dois, Monique. Pendant tout le week-end, aussi longtemps que durera la fête, je te prendrai après chacun des partenaires avec lesquels tu coucheras, je ne jouirai pas en toi, cependant… je veillerai à m’arrêter avant et tu enchaîneras avec le suivant. À chaque fois, je te prendrai comme il t’aura prise… Et lorsque tu me supplieras, que tes supplications seront à la hauteur de ton désir pour moi, je jouirai enfin, là où tu le souhaiteras…

Je me retournai, le regardai droit dans les yeux.

– Pourquoi ce vœu ? Ce vœu si… particulier ?

– Tu le sais bien !

– Peut-être que je le sais… mais je veux que tu me le dises… je veux t’entendre me le dire…

– Parce que je suis amoureux de toi, Monique ! Je t’aime !

– Et tu sais pourquoi j’accepte…

– Parce que tu me dois un vœu et que tu es de parole !

Tu n’as donc pas compris ? !

– Qu’est-ce que je n’ai pas compris ?

– Mais… que je suis amoureuse de toi ! Que je t’aime !

– Mm… et Christian ?

– Je l’aime aussi, mais différemment… mon amour pour lui est aussi sincère que celui que j’éprouve pour toi… il est juste différent… mais… je… Quand tu ne viens pas partouzer avec nous, tu me manques… Je rêve qu’un jour tu viennes… que tu m’enlèves… comme ça… un jour comme les autres… un jour où je ne m’y attendrai pas… et qu’on passe un week-end… quelques jours ensemble… rien que toi… toi et moi…

– Et Christian le sait ?

– Bien sûr ! Pourquoi devrais-je le lui cacher ? Ce n’est pas honteux !

– Et il en pense quoi ?

– Il dit que tu es mon Valentino ! Et puis… il sait qu’il restera pour toujours l’homme de ma vie… Il t’aime beaucoup, tu sais… Il a beaucoup de respect pour toi, parce que…

– Parce que ?

– Parce qu’il aime te regarder quand on couche ensemble… parce que, comme il dit, il t’arrive souvent de me faire tellement l’amour que tu en oublies de me baiser… parce que tu sais me faire l’amour en me laissant rester salope aussi…

– Elle dit vrai, tu sais !

Christian nous avait rejoints et avait demandé aux partenaires de la soirée qu’il me réservait, de patienter dans un autre salon privé.

– Mais ça ne t’ennuie pas un peu ? Elle ne parle pas que de cul ! Elle parle de sentiments… d’amour ! Ça ne t’ennuie vraiment pas ?

– Pourquoi veux-tu que ça m’ennuie ? ! Au plus elle aime, au mieux elle aime, ma merveilleuse Monique !

– Tu voudrais bien me laisser ta place pour ce week-end ?

– Comment ça ?

– Je te regarde la baiser… tu la baises comme un fou… et après… je la prendrai dans ton foutre… oh ! Je voudrais vivre rien qu’une fois, ce que tu vis… ce que tu as la chance de vivre…

Les yeux de Christian s’emplirent de larmes, ce qui n’était pas dans ses habitudes. Il déglutit bruyamment avant d’accepter. Mon cœur s’emballa quand ils se donnèrent l’accolade. Je me blottis contre eux et les embrassai… à tour de rôle… l’un après l’autre… encore et encore…

Christian remonta la fermeture Éclair de ma robe en me souriant. Je compris tout de suite ce qu’il voulait. Je penchai ma tête sur le côté… un regard coquin… un sourire enjôleur… le bout de ma langue entre mes dents… mes doigts sur son tee-shirt… les doigts du Balafré sur ma fermeture Éclair… Un cran… des sourires… un autre cran… d’autres sourires… leur sexe dur contre mes cuisses… mes doigts s’aventurant sur la peau de Christian… quelques crans encore… des encouragements… mes attitudes de Sainte-Nitouche… de Sainte-Quitouche comme le disait Toine… les mains soudain impatientes de Christian… ma robe totalement ouverte…

Je me retrouvai les mains plaquées sur le mur, le visage collé au miroir… ma robe ouverte dont Christian releva le bas… ses doigts qui me fouillaient… ses mots à mon oreille… « Tu aimes ça ? »… ses doigts qui me fouillaient davantage, à la recherche de la réponse… ses doigts qui la trouvèrent… « Fatché ! Oh oui ! Tu aimes ça… ! » … « Penche-toi davantage »… le bruissement du tissu d’un pantalon jeté à terre… À nouveau ses doigts… son gland qui me pénètre… Je remarquai à peine Catherine et Alain trinquant au Champagne, seuls au milieu de cette grande salle… Je me contractai autour de son gland, ce qui le fit durcir davantage… ses doigts remontèrent le long de mon ventre… j’aimais ces caresses romantiques et sauvages sur mes seins… Les premiers va-et-vient passionnés, de plus en plus brutaux… Christian me baisait exactement comme j’avais envie de l’être à ce moment précis…

L’orgasme montait en moi, comme une fusée de feu d’artifice monte dans le ciel… je le sentais monter… monter… enfler… m’envahir… monter encore… Christian et le Balafré m’exhortaient

– Laisse-toi aller !

– Vas-y ! Crie comme une chienne !

– Sors l’animal qui est en toi ! Libère-le !

– Oui ! Oui ! Encore ! Crie encore comme ça !

– Dis-le plus fort que c’est bon !

– Crie ! Crie, Monique !

– Regarde comme il se branle ! Il t’aime comme je t’aime !

– Oui ! Regarde-moi, Monique ! Regarde comme je me branle pour toi !

– Tu aimes ça ? Oh oui, Monique ! Crie-le encore que tu aimes ça !

– Regarde encore, Monique !

– Regarde-le ! Vé comme il aime nous mater quand je te baise !

Je perdis tout contrôle et la fusée explosa enfin. Comme le ciel noir est aspergé de lumières multicolores, l’orgasme qui éclata en moi colora de vie chaque cellule de mon corps… Je n’étais plus Monique, il n’était plus Christian, nous n’étions que jouissance… Je sentis les ondes de son plaisir monter en lui avant même qu’il n’explose en moi… Christian rugit. Lui aussi redevenait animal !

Dessin de Milo Manara

Il se retira. J’étais pantelante… Je m’affalai sur le sofa et, avec une joie infinie,  écartai mes jambes… mes cuisses… pour que Christian puisse montrer « son œuvre » au Balafré qui siffla, admiratif, avant de me rouler une pelle… Peu de mes partenaires m’embrassaient ainsi… nous en parlions parfois avec Catherine, nous étonnant de cet accès de pudeur de la part d’hommes qui par ailleurs se livraient totalement à nous.

Le Balafré posa mes chevilles sur ses épaules, me demanda d’écarter mes genoux au rythme de sa pénétration.

– Comme c’est bon de la baiser dans ton foutre tout chaud ! Putain… c’que c’est bon !

Je les regardais se sourire, j’aimais l’amitié qui les unissait… j’aimais en être l’origine… Le Balafré allait et venait en moi. Il avait écarté les deux pans de ma robe, mais avait refusé que je l’enlève… il regardait mon corps… il caressait mon ventre… mes seins… il écarta d’une main les lèvres de mon sexe et se saoula de la vue de mon clito bandé… luisant… il s’enfonça profondément en moi… « pour que mes poils noirs se tissent avec ta blonde toison » … Je souris, surprise de l’entendre utiliser une expression de Rosalie… Je me cambrai tant pour ne faire qu’une avec son corps, que j’étais presque en position de souplesse arrière, seul le dessus de mon crâne touchait le canapé. Je devais ressembler à une contorsionniste ! Christian s’exclama « Qu’elle est belle… » et ajouta « … ta Monique ! »

Je sentis le sexe du Balafré enfler. Ses va-et-vient se firent plus amples, moins saccadés… pour cette nuit, je serai sa femme, il pouvait donc me faire l’amour sereinenement. D’une voix douce, il me demanda

– Ma chérie, tu veux bien sucer mon ami ? Qu’il puisse goûter à la douceur de ta bouche quand je te baise…

Christian, qui ne bandait pas, refusa ma bouche d’un geste de la main. Je n’ai jamais su s’ils avaient mis au point ce scénario ou s’il naquit de la situation.

– Ne t’en fais pas, mon ami, les pipes de ma femme feraient bander un mort ! Allez, ma chérie, montre-lui ! Suce-le bien pendant que je te baise !

Christian s’approcha de moi, son sexe tout mou avait du mal à rester dans ma bouche. Je fermai les yeux. Le Balafré se pencha vers moi, me souleva un peu la tête et, dans un mouvement d’une assurance absolue, me fit pivoter. Je me retrouvai ainsi allongée sur le côté. Nous voulions me mettre à quatre pattes sans qu’il ne sorte de moi.

Quand ce fut chose faite, qu’il me prit en levrette, il remarqua que je rejetais la tête en arrière et comprit ce que je désirais. D’une main, il attrapa la queue de Christian qui reprenait un semblant de vigueur, me la fourra dans la bouche, tandis que de l’autre, il me tira les cheveux.

– Regarde mon ami dans les yeux, ma Monique ! Montre-lui comme tu suces bien les queues quand je te fourre !

Christian bandait tout à fait désormais. Je sentais à nouveau tout le plaisir de chacune de mes cellules vouloir converger au creux de mon ventre, en faire une boule de feu qui grossirait jusqu’à exploser les irradiant en retour. Je dégageai ma bouche.

– Je le sucerais mieux si tu me parlais, mon amour et si ton ami m’encourageait de ses mots…

Le Balafré, amusé, me dit

– Ce sera tout ?

– Non ! Baise-moi comme une salope ! Montre à ton ami comme tu sais bien le faire !

Je sentis l’excitation du Balafré à la crispation de ses doigts sur mes hanches. J’aimais « le faire à la parlante », comme on disait, mais ce soir-là, leurs commentaires me firent décoller bien plus vite, bien plus haut, bien plus fort que je ne l’aurais imaginé.

– C’est vrai qu’elle suce bien, ta petite femme !

– Regarde-le, Monique !  Fais-lui ton regard de salope !
Oui… comme ça… suce-lui bien la pine !

– Oui ! Regarde-moi comme ça !

– Tu aimes comme elle te suce ?

– Oui ! Fatché ! Elle s’y connaît ! Elle suce toujours comme ça ?

–Regarde, si je lui touche le clito…

Je grognai de plaisir, la bouche pleine du sexe de Christian.

– Hummm que c’est bon quand elle grogne… ! Avale, avale ma queue !

– Tu veux que je la fasse rugir ?

– Oh oui ! Montre-moi comment tu t’y prends !

– Regarde…

Tout en allant et venant en moi, le Balafré posa un doigt sur mon petit trou et entreprit de l’enfoncer. Je criai de plaisir.

– Ouch… tu as raison, c’est bon quand elle rugit…

– Elle ne rugit pas encore… regarde comment il faut s’y prendre…

Il se retira lentement, du bout de ses doigts récolta un peu de nectar au fond de ma chatte et s’en servit pour lubrifier ses doigts qui entrèrent dans mon cul comme dans du beurre. Je poussai toute une gamme de cris. Je sentais mon ectoplasme à l’étroit dans mon corps, mais il y restait coincé… pour la première fois de ma vie, je me demandai comment faire pour le libérer.

– Regarde ! Regarde comme elle me tend ses fesses ! Tu vois ?

– Tu ne vas pas l’enculer, tout de même ! Pas devant moi…

Je sentis la salive du Balafré sur mes reins et celle de Christian sur mon omoplate, ils étaient aussi excités que moi !

– Elle n’attend que ça !

– Tu crois ?
Dis-moi, Monique… tu veux bien que… que ton… que ton mari t’encule devant moi ?

Je grognai « Oui ! », la bouche pleine du sexe de Christian qui l’avait enfoncé encore plus profondément dans ma bouche. Une claque sur mes fesses « On ne parle pas la bouche pleine ! » libéra mon ectoplasme.

Je nous vis, moi à quatre pattes, bien plus cambrée que je ne l’aurais imaginé, Christian dans ma bouche, une main sur sa hanche, l’autre caressant mon visage, la cicatrice brune du Balafré apparaissant, disparaissant entre mes fesses si blanches, apparaissant disparaissant encore, ses mains qui couraient sur mon corps, les miennes qui se crispaient sur un coussin du sofa.

Ils n’avaient pas interrompu leur conversation, mais fascinée par le spectacle de nous trois dans ce petit salon, je ne la captais que par bribes…

– Mais bien sûr que si ! Elle est en train de rugir !

– Ne dis pas n’importe quoi ! Elle miaule à peine !

– Ça ne peut pas être mieux que ça…

– Attends et tu vas voir ce qu’elle peut offrir, ma petite femme…

J’aurais voulu qu’ils fussent mille et que ces mille me prissent mille fois, de mille manières, au même moment ! Mon sang galopait dans mes veines avec la fougue d’un troupeau de tauraux sauvages à la poursuite d’un seul objectif, le plaisir.

– Allez ! Lâche tout, ma Monique ! Lâche tout !
Libère la lionne qui est en toi !

– Il a raison ! Lâche tout, ma… sa…

Mon ectoplasme captura leur regard au vol.

– … notre Monique !

– On ne sera pas trop de deux, si tu veux mon avis…

Alors, Christian fit l’amour à ma bouche, pendant que le Balafré le faisait à mes fesses, leurs mains se complétaient idéalement pour aimer le reste de mon corps. Toute mon animalité put enfin sortir de moi dans un incroyable rugissement. Le Balafré ne put ou ne voulut se retirer à temps, il jouit en criant presque aussi fort que moi, que Christian dont le sperme avait le goût du meilleur des nectars.

J’étais vidée ! Le Balafré et Christian m’apprirent qu’ils avaient convié les membres de notre « amicale » à une partouze pour les remercier d’avoir permis à Alain d’offrir ce beau cadeau à Catherine…

Catherine ! Je l’avais presque oubliée ! Catherine et ses trente-trois amants d’un soir ! Pourvu qu’elle ne succombe pas à tant d’hommes… j’étais vidée… comment ferait-elle ? Je demandai quelques minutes de répit, le Balafré me répondit

– Bien sûr ! Et puis… tu dégoulines de partout… il va falloir faire appel à un nettoyeur…

Pourquoi cet air de dégoût ? Lui et Christian étaient plutôt amateurs du spectacle de mon corps ruisselant, couvert de sperme… J’eus la réponse dès que le nettoyeur entra dans la pièce et qu’ils me racontèrent son histoire.

Je ne suis pas cruelle, si vous souhaitez savoir ce qui arriva ensuite, il vous suffit de cliquer ici !