Les souvenirs de Tatie Monique – L’écolière

Charlie a fait une lecture érotique de ce texte, vous pouvez l’écouter en cliquant sur ce lien.

Durant cet été 1974, j’ai découvert de nombreux plaisirs avec Christian, mais je lui en ai fait découvrir aussi certains. Nous pensions avoir peu de temps devant nous, nous craignions que notre romance ne s’achève à mon retour sur Paris. La vie était tellement injuste… tellement injuste… ! Il était l’homme de ma vie, j’étais la femme de la sienne, nous nous étions trouvés, mais maintenant que je le savais, qu’il me savait, les kilomètres allaient déchirer notre belle histoire d’amour, la froisser et la jeter à la poubelle comme on le fait d’un prospectus indésirable ! 

Il ne nous restait que deux semaines pour jouir de notre amour, alors, nous avons décidé d’en jouir pleinement, de laisser libre cours à notre imagination. Je me souviens de ce premier jeu de rôle… J’avais demandé à Christian de m’accompagner à la ville, rien que nous deux. Quand il me vit arriver, il éclata de rire.

– Avec cette tenue, on croirait une écolière ! Il ne te manque qu’un cartable et deux couettes et…

– Attends ! Je reviens !

J’entrai en trombe chez Bonne-Maman, qui me regarda, surprise.

– Christian trouve que je ressemblerais à une écolière, si j’avais deux couettes et un cartable ! Je veux lui faire une blague… mais chut !

Bonne-Maman me sourit, se leva et sortit de la salle à manger. J’étais en train de nouer ma deuxième couette quand elle revint avec un grand sourire… et un vieux cartable à la main ! Elle me le tendit, mais paraissait dubitative. Enfin, elle lâcha

– Je crois que deux tresses feraient plus « écolière » que tes deux couettes… Viens par ici, que je t’arrange ça…

Je me laissai coiffer, étonnée de tant d’habileté, ma grand-mère n’avait pourtant tressé aucune jeune fille depuis des lustres ! Le temps de le dire, elle avait fini. Je me regardai dans le miroir, deux longues tresses blondes encadraient mon visage, masquant une bonne partie des bretelles du cartable sur mes épaules, je souriais. Bonne-Maman me fit sortir, accompagnant sa claque sur mes fesses d’un joyeux « Allez, file… mauvaise troupe ! »

Je rejoignis Christian qui me demanda, tout en riant, si Bonne-Maman m’avait vue ainsi.

– C’est elle qui m’a coiffée ! Et qui m’a donné ce cartable !

– Et ça ne te gêne pas ?

– Non ! Comment veux-tu qu’elle devine ? Et puis, elle me dit que je lui rappelle sa jeunesse… Quand elle me dit « Profite, profite, ma toute petite ! », j’ai le droit de le comprendre comme je veux, non ?

Alors, il me raconta que la dernière fois où il était allé rendre visite à sa grand-mère, elle l’avait houspillé, lui reprochant de perdre du temps avec elle, au lieu de le passer avec « la Monique » et de « profiter ».

Après plus d’une demi-heure de route, nous arrivâmes en ville. Je demandai à Christian de se tenir à l’écart de moi. Je m’assis à une table de la terrasse du bar-tabac-PMU, il s’installa sur un banc, de l’autre côté de la place. Je commandai un diabolo-fraise « avec une paille » et attendis qu’un poisson morde à l’hameçon. J’aimais regarder les bulles qui explosaient dans mon verre tandis que je soufflais dans la paille au lieu d’aspirer.

– Tu as perdu un pari ?

Je levai mes yeux pour regarder le poisson que je venais de ferrer. « Tiens, un bidasse… » sa coupe de cheveux ne laissait subsister aucun doute à ce sujet…

– En quelque sorte…

Il me dragua bêtement. Je fis semblant de succomber à son discours de pacotille. Après un quart d’heure de bavardages oiseux, il me demanda si je connaissais cette ville, je répondis « Non ». Ce qui était la stricte vérité. Il me proposa de me la faire découvrir, ce que j’acceptai. Il m’entraîna derrière l’église, dans une sorte de terrain en friche, me plaqua contre un mur à-demi écroulé, m’embrassa, me demandant si j’embrassais aussi facilement les inconnus, je répondis « Non, tu es le premier, je ne comprends pas ce qu’il m’arrive ». Ce qui était un gros mensonge ! 

Ses mains se firent plus audacieuses, je lui dis qu’il me rendait folle, que j’avais envie de… laissant volontairement ma phrase en suspens. Je posai sa main sur mon sein gauche pour lui faire constater à quel point mon cœur battait fort. En réalité, je venais d’apercevoir Christian, dissimulé un peu plus loin, au-dessus de nous. 

Je sentais ce jeune bidasse bander contre mon ventre, innocemment, je laissais courir le bout de mes doigts le long de son avant-bras. Il me demanda si j’étais vierge, je lui répondis que je n’en savais rien.

– Comment ça, tu n’en sais rien ?

Je lui sortis le bobard habituel dont certaines se servaient à l’époque.

– Petite, je suis tombée de vélo. Comme ça (je mimais la chute)… il paraît que ça peut déchirer le… la.. tu vois, quoi… !

Il y crut, me proposa qu’on se voie ce soir, cette nuit pour « aller plus loin ». Je lui dis que c’était, hélas, impossible, que j’avais pris le car, pour accomplir mon gage, mais que le soir, mes parents ne m’autorisaient pas à sortir, que c’était la seule occasion pour moi d’échapper à leur surveillance, que tant pis, j’aurais bien aimé qu’il fusse le premier, mais que…

Je l’embrassai et fis mine de retourner à la terrasse du café. Il me retint.

– Je n’ai nulle part où aller, pour… on ne va pas le faire ici, tout de même !

– Tu penses qu’on pourrait nous voir ?

– Non ! Bien sûr que non ! Mais… ce n’est pas très… romantique, pour une première fois !

– Mais le romantisme, c’est la situation, c’est toi, c’est moi, ce n’est pas le lieu ! 

Il me sourit, m’embrassa et, candide, je lui demandai comment faire. Nous nous assîmes par terre, adossés contre le mur, sans le savoir, il offrait à Christian une place de spectateur privilégié. Nous nous embrassâmes encore, je sursautai quand sa main chercha à se glisser dans ma culotte, à sa demande, je l’ôtai pendant qu’il se débraguettait, je glissai un regard en coin.

– Si tu veux le regarder… voici à quoi ressemble le hum-hum d’un homme amoureux…

Riant intérieurement de cet accès de pudeur qu’il lui interdisait de nommer son sexe, je le regardai ouvertement, surprise, un peu déçue de le voir si fin, je me demandai s’il me donnerait du plaisir.

– Tu veux le caresser ? Oh !

Il venait d’entrer son majeur dans mon minou et était agréablement surpris de le trouver si humide. Je regardai Christian, toujours dissimulé au-dessus de nous et me laissai enfin aller aux caresses de ce jeune appelé. Tous comptes faits, j’aimais la façon dont il s’y prenait, certes, il ne mettait qu’un doigt, mais le faisait aller et venir très agréablement… Je le caressais au même rythme. J’aimais l’entendre me dire qu’il aimait mes caresses. 

Je fermai les yeux pour mieux me laisser aller à ces douces sensations, son doigt délicat allant et venant en moi, lentement, respectueusement, la peau de son sexe si douce dans le creux de ma main, sous le bout de mes doigts, son autre main qui caressait mes seins, mon cou, mes seins, mes joues, mon autre main dans ses cheveux outrageusement courts pour l’époque, nos langues qui s’enroulaient l’une autour de l’autre, comme si elles s’imaginaient nos corps enlacés dévalant le versant d’une colline herbeuse, ce petit vent du Sud chargé de mille odeurs, ce soleil qui nous éclairait tout en nous réchauffant. Oui, j’aimais vraiment cette étreinte !

Enfin, il me demanda de m’allonger, d’écarter mes cuisses et me pénétra lentement. Comme cette sensation était différente de celles que j’avais ressenties jusqu’alors ! Différente, mais bien agréable quand même ! Il allait et venait, s’enfonçant davantage à chaque coup de rein, j’aurais presque pu jouir de cette galipette, s’il n’avait subitement perdu tout contrôle, accéléré brusquement et joui sans un mot, s’écroulant sur moi, avant de se retirer.

Je remis ma culotte, tandis qu’il rentrait son sexe dans son slip et se rebraguettait sans plus de considération pour la verge qui venait de lui offrir du plaisir. Je le trouvai méprisable d’agir ainsi. Il me regarda à nouveau, un sourire à la fois tendre et carnassier aux lèvres.

– Alors ? Heureuse ?

Quelle suffisance ! Je mentis une nouvelle fois.

– Oh oui !

Il me prit par la main et me raccompagna jusqu’à la terrasse du café où nous nous étions rencontrés. Il me demanda où et quand nous pourrions nous revoir, je cherchai une excuse valable pour décliner cette invitation sans le froisser, quand Christian arriva, hors de lui…

– T’étais où ? J’ai accepté de te couvrir vis-à-vis de tes parents, je te demande de rester tranquillement assise, je m’absente cinq minutes et tu disparais ! Je t’ai cherchée partout, inquiet et je te retrouve, la bouche en cœur, à parler à un inconnu ! Allez, viens ! On rentre ! Et ne me demande plus jamais de te rendre service !

Interloqué, le bidasse resta coi avant de me demander mon prénom et le nom du village où je passais mes vacances. Christian m’avait pris la main et faisait semblant de m’obliger à le suivre, je tournai mon visage vers ce jeune homme en lui criant « Nicole ! ». Je mentis également sur le nom du village. Dans la voiture, Christian me fit remarquer que dans ma précipitation, j’avais réuni le nom de deux bourgs situés à deux extrémités du canton. 

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« Ta chatte a le goût de la vertu quand elle coule du plaisir que tu offres aux inconnus »  (Dessin d’Apollonia Saintclair)

Nous roulâmes pendant quelques kilomètres, puis il se gara près d’un verger. Il s’allongea sur le dos, j’allais ôter ma culotte, mais il me pria de ne rien en faire. Je m’installai au-dessus de son visage, sa langue, dégustant les sucs du bidasse au travers du tissu, me mena aux portes du Paradis, et son sexe dur, épais, long, aux veines saillantes, dans ma bouche me les ouvrit. 

Comme j’ai aimé lorsque, trouvant qu’il n’avait plus rien à lécher, il écarta le tissu de ma culotte et alla chercher de ses longs doigts puissants, tout au fond de mon vagin de quoi se régaler encore ! Un orgasme fulgurant me saisit à cette caresse, comme il le faisait déjà, comme il le fait toujours, il me complimenta, me remercia « C’est si bon de te faire jouir, tu es si généreuse de te laisser aller ainsi ! »

J’aimais le faire jouir, tout autant qu’il aimait me faire jouir, au vu et au su de tout un chacun, à la merci du regard d’un curieux… Que son sperme avait un goût divin au milieu de ces arbres couverts de fruits ! Je le dégustai comme les Dieux dégustaient le nectar dans l’Olympe.

Le ciel se remplissait de nuages, de ceux qui annoncent la fin de la journée, pas la pluie, quand il me dit qu’il était temps de rentrer. Dans la voiture, nous parlâmes du plaisir de ce jeu de rôle et nous en convînmes d’un autre. En me taquinant, il me demanda si je ne voyais pas d’inconvénient à ce qu’Aloune, y participe… je lui pinçai la cuisse, lui reprochant sa moquerie.

Il rit et sifflota tout le reste du trajet.

Il ne faut pas s’étonner qu’une écolière lubrique se mue en épouse adultère !

Les souvenirs de Tatie Monique – Fête Nationale – Deuxième partie

En arrivant devant la maison de Bonne-Maman, je vérifiai dans le rétroviseur que rien, sur mon visage, ne trahissait ces dernières heures. J’essuyai mon entrecuisses avec le drap de bain. Prudente, j’essuyai jusqu’aux genoux, ce qui amusa Christian. Un rapide coup d’œil vers la maison, Bonne-Maman ne guettait pas mon arrivée à la fenêtre. J’embrassai donc « mon homme » et rentrai prestement.

Bonne-Maman était dans la cuisine en train d’éplucher des légumes. Elle me demanda si mon après-midi avait été agréable. Je lui répondis que oui, l’après-midi avait été délicieuse, que j’étais allée à la mer. Elle sursauta, me regarda, un peu surprise

– Tu y es allée à pied ? Ton vélo n’a pas bougé de la remise…

– Non ! Je n’y suis pas allée à vélo, Christian m’y a amenée en voiture…

– Ah… le petit Christian… le petit-fils du Toine et de la Nathalie…

– C’est drôle que tu dises ça… « le petit-fils du Toine et de la Nathalie », il est avant tout le fils de ses parents, non ?

– Tu as raison, mais que veux-tu, nous étions les meilleurs amis du monde… Si la mort ne nous avait pas arrachées à nos hommes… nous serions encore… comme ça…

Je regardai Bonne-Maman entrecroiser ses doigts et les serrer de toutes ses forces, comme si ce geste pouvait ramener mon Papé et le Toine à la vie… Il y avait tant de fragilité dans son regard, tant de force, tant de rage et tant d’amour… Plus je la regardais, plus elle semblait rajeunir. Je me demandai quelle jeune femme elle avait pu être.

– Et où donc t’a-t-il emmenée te baigner, le Christian ? Sur la grande plage ?

– Non, non ! Du tout ! Dans une petite crique, un peu plus loin…

Bonne-Maman sourit, l’espace d’un instant, elle avait vingt ans. Elle me décrivit la crique, le chemin pour y accéder et me dit que c’était justement là qu’ils s’offraient du bon temps, tous les quatre. J’ai dû avoir l’air estomaqué, car elle s’empressa de me raconter leurs pique-niques, ces moments de loisirs qui faisaient jaser au village, à cette époque où le labeur était une vertu et le repos qualifié d’oisiveté. Puis, comme ça lui arrivait souvent, elle changea de conversation.

– Et le Christian, il te fera danser au bal, ce soir ?

– Hélas non, Bonne-Maman… hélas non… Il est pompier bénévole et devra se tenir prêt à porter secours…

– C’est une bien belle mission, tu sais, pompier bénévole… c’est bien qu’il fasse comme son grand-père… Mais ne te prive pas de danser pour autant, ma toute petite… de toute façon, je passerai la soirée chez la Nathalie. La pauvre ! Clouée au lit, je crois que c’est la première année où elle ne pourra pas assister au feu d’artifice…

Je réalisai soudain que l’amie chez laquelle elle était, pendant que je me faisais culbuter dans la petite chambre, était précisément la grand-mère d’un de mes deux partenaires ! Mais je n’en éprouvai aucune honte, ni aucun regret…

Je me levai et me rendis dans la minuscule salle d’eau, que Bonne-Maman nommait pompeusement « le cabinet de toilette », pour y prendre une douche.

En attrapant la serviette pour m’essuyer, je réalisai avec effroi que j’avais oublié de récupérer mon drap de bain, sur le dossier d’une des chaises de la cuisine ! Mue par une crainte sourde, je dévalai l’escalier et la cherchai du regard…

– Ta serviette était trempée, je l’ai mise à sécher…

– J’allais le faire, Bonne-Maman !

– Mais ne te tracasse donc pas pour des petites choses ! Ce n’est rien… Si on m’avait donné un sou pour chaque serviette que j’ai étendue dans ma vie, je serais millionnaire !

Un peu fatiguée de cette journée, la chaleur n’étant toujours pas retombée, Bonne-Maman partie chez « la » Nathalie, je décidai de m’allonger un peu pour profiter de la fraîcheur de cette vieille maison. Je m’endormis rapidement et ne fus réveillée que par les bruits du village qui s’animait. Un coup d’œil sur ma montre. Aïe ! J’avais dormi plus longtemps que prévu ! Le temps de mettre mes souliers, je sortis de la maison et arrivai juste à temps pour voir le feu d’artifice. Bonne-Maman m’avait prévenue qu’il ne durait pas longtemps, mais je n’aurais jamais imaginé qu’il puisse être si bref ! Quelques fusées, deux ou trois feux de Bengale et le bouquet final ! Je cherchai Christian du regard, mais ne le vis pas.

Je me rendis ensuite à la salle des fêtes où se tenait le bal. Devant l’entrée, la buvette, je décidai de prendre de quoi manger un peu, parce qu’avec tout ça, je n’avais pas dîné. Il y avait un peu d’attente. J’entendais les gens s’interpeller, je m’amusais intérieurement de leurs interjections, si différentes de celles auxquelles j’étais habituée. Quand j’entendis la voix du bavard, le souvenir de cet après-midi m’enflamma immédiatement. Je me retournai et constatai qu’il était venu en famille, je fis comme si je ne le connaissais pas et, un peu perturbée, oubliai ce que j’avais voulu commander, je bafouillais, les gens râlaient un peu, tous avaient faim, tous avaient soif, le bal allait bientôt débuter… Je commandai au hasard et le bavard se moqua à haute voix de mon accent parisien. J’ai tout de suite compris que ce serait son « alibi » pour me faire danser. J’entrai dans la salle des fêtes, où la musique retentissait.

Cherchant toujours Christian du regard et ne le trouvant pas, je sentis une main me prendre par la taille et je sus sur-le-champ qu’il s’agissait du taciturne. Pour la seconde fois de la soirée, mon corps s’embrasa.

– Une petite danse, mademoiselle ?

J’acceptai volontiers. Il était très bon danseur et me faisait tourner avec un tel talent que ma robe virevoltait, se soulevant à chaque fois, dévoilant ma culotte. Pour la forme, je m’en plaignis, mais il affirma que cacher d’aussi jolies fesses était un péché. Nous dansâmes ensemble, sans parler, jusqu’à la série des slows. Alors, il me glissa à l’oreille

– Tu cherches quelqu’un 

– Oui ! Christian ! Je pensais le voir, mais…

– Je sais où il se cache… tu sais qu’il t’observe depuis le début ?

– Il est où ? Dis-moi où il se cache !

– L’information n’est pas gratuite… mais si tu me suces comme tout à l’heure…

Piquée dans ma fierté, je le repoussai un peu, plantai mes yeux dans les siens, et, sans ciller, lui dis d’un ton cinglant :

– Pas de ça avec moi ! J’ai adoré te sucer, j’ai adoré sentir ta queue énorme aller et venir dans ma chatte, je rêve de te regarder « ouvrir le robinet », mais jamais, JAMAIS, tu m’entends ? Jamais je ne vendrai mon plaisir contre un service. En me proposant ça, tu me traites de pute, tu me voles ma dignité !

– Pardon… Je voulais plaisanter, pas te vexer… Je te respecte… tu me fais penser à Catherine…

– À Catherine ?

– Une femme incroyable… elle nous offrait son corps, ses caresses… comme tu l’as fait tout à l’heure… son mari est mort d’un accident de la route en octobre dernier…

– Et depuis, vous n’allez plus la voir ?

– Elle est partie vivre à la ville… cet après-midi, tu m’as fait penser à elle, et maintenant, encore plus…

– Oh la la… comme tu bandes… !

– Hé oui !

– Tu as envie de moi ?

– Oh oui !

– On va où ?

Le taciturne me prit la main et m’emmena jusque chez lui, à deux pas de là. Contrairement à ceux du bavard, j’aimais ses baisers savants… Il retira ma robe avec lenteur, caressant mes seins, les embrassant, se plaignant d’être à l’étroit dans son pantalon, mais refusant de se mettre à l’aise ou que je le fasse. Il ôta ma culotte, sa langue experte me fit jouir presque aussitôt…

– Monte sur la table, je bande trop pour rester à genoux.

– Mets-toi à poil, ce sera plus simple !

– Non ! J’aime cette sensation…

Je me mis debout sur la table, il me regarda attentivement, puis acheva sa phrase laissée en suspens.

– … et puis, si tu es sur la table, il peut nous voir… oh ! regarde comme ça t’excite ! Non ! Pas comme ça… avec tes doigts… Oooh oui… ô, pute vierge, c’que t’es bandante !

– J’te crois pas !

– Comment ça ?

– Je veux voir ! Et je veux que Christian voie comme je te fais bander !

Il retira son pantalon, son sexe me parût plus gros, plus long, plus rouge que dans l’après-midi… à quatre pattes sur la table, devant la fenêtre sans rideau, je le suçai comme la merveilleuse gourmandise qu’il était, tout en me caressant…

– Ô, pute vierge ! C’que tu me suces bien ! C’que tu me suces bien !

À chaque compliment, à chaque juron, j’avalai davantage ce sexe énorme, mais rapidement, j’ai cru qu’il allait me faire vomir, tellement il était enfoncé dans ma bouche, et il n’y avait même pas la moitié !

–  Encore un peu… ô pute vierge, je voudrais que tu me suces jusqu’au couilles… Tu suces tellement bien… !

– Comment je fais sans m’étouffer ? Montre-moi !

Le taciturne m’obligea à le regarder, me caressa doucement le visage et d’une voix tendre me demanda

– Tu… combien d’hommes as-tu sucés avant moi ?

Je regardai son visage, puis son sexe tellement appétissant… je repris mon baiser et levai trois doigts.

– Ô pu… 

Il sortit de ma bouche, me demanda de m’allonger sur le dos et me pénétra en me regardant droit dans les yeux… je sentis mon sexe trempé s’ouvrir à chaque mouvement qu’il faisait, j’ondulais, je voulais le sentir tout au fond de moi, je voulais me sentir envahie, pleine de cette queue énorme… Il ne cessait de me répéter que Christian nous regardait et je devenais folle de plaisir en l’imaginant. Quand le taciturne mit son pouce dans ma bouche, je le suçais comme je venais de sucer son sexe… ça le rendit fou à son tour, il accéléra ses mouvements, en psalmodiant son mantra personnel « Ô, pute vierge… tu me fais venir ! Ô, pute vierge, je viens ! ».

C’est à cet instant que Christian entra dans la pièce, il sortit son sexe sans se dévêtir et demanda à son ami de me montrer « l’ouverture du robinet ». Le taciturne commença à éjaculer un peu en moi, toujours en psalmodiant, puis sortit de mon sexe, continua d’éjaculer sur mon ventre, un étrange jet chaud et continu, me pénétra à nouveau. J’aimais le regard de ces deux hommes, mais je ne voulais qu’une chose désormais, que Christian me prenne à son tour et que cette nuit ne s’arrête jamais.

Mais Christian me fit une toute autre proposition. Voulais-je vivre un feu d’artifice ? Aimerais-je que d’autres hommes jouissent en moi ? Jouissent de moi ? Jouissent avec moi ? Jouissent de me faire jouir ?

Bien sûr que je le voulais ! Il me semblait même que je n’étais née que pour accepter cette proposition ! Nous prîmes donc sa voiture, tous les trois et il me conduisit dans ce lieu secret où les gens comme nous, ceux de notre espèce, avaient l’habitude de se retrouver. 

Je me souviens les avoir fait rire en chemin, cette nuit-là, parce que j’avais cru que le taciturne portait un prénom provençal… Je ne sais pas comment retranscrire ce que j’entendis et de la façon dont je l’entendis, maintenant que je le connais, après toutes ces années, ça me semble si évident ! Mais en cette nuit, je compris quelque chose qui ressemblait à « Aloune », il fallut qu’il me l’épelle pour que je comprenne enfin qu’il s’appelait Alain.

Nous arrivâmes les premiers dans cette bâtisse à moitié en ruine, mais étonnamment propre. J’appris que les usagers de ce lieu ne voulaient pas le voir se transformer en dépotoir, alors la règle était simple, chacun repartait avec ses bouteilles vides, ses détritus divers et variés. Le confort était sommaire, mais la propreté bien supérieure à d’autres lieux, plus officiels, que j’ai pu connaître par la suite.

Tout en me caressant, en m’embrassant, Christian et Alain m’expliquèrent que même si j’étais la seule femme de la soirée, je pouvais refuser qu’un homme me prenne, ou de faire ceci ou cela, même si je venais de le faire avec un autre…  et que j’allais le refaire avec un autre encore… 

Ce fut ma première nuit de tourbillon… C’est ainsi que je les nommais, parce que mes sens tourbillonnaient au fur et à mesure des différentes étreintes, des différents partenaires, des différents orgasmes. Je me souviens aussi qu’un de ces hommes était venu accompagné, mais que j’offrais l’attrait de la nouveauté. Cette autre femme, que je ne revis pas avant quelques années, ne semblait pas vexée pour autant, elle me prodiguait ses conseils, fort avisés au demeurant, avec une gentillesse incroyable.

J’aimais sa façon de m’encourager, ses mots crus et féminins, mais ce que j’ai aimé par-dessus tout de cette rencontre, était de l’observer quand elle se faisait pénétrer dans telle ou telle position. Parce que je voyais ce que je n’aurais pas vu sinon et que je savais ce qu’elle ressentait au plus profond de son corps.

De temps en temps, nous nous prenions la main, mais à la grande déception de certains messieurs, nous ne nous embrassâmes, ni ne nous caressâmes devant eux. Pour la simple raison que nous n’en éprouvions pas l’envie. Cette nuit-là, celle du 13 au 14 juillet 1974, nous étions deux femmes et ils étaient huit hommes, huit hommes qui nous firent jouir, huit hommes que nous fîmes jouir. L’un d’entre eux était le mari de cette femme, un autre allait devenir le mien.

Quand le jour s’est levé, que Christian me ramena chez Bonne-Maman, alors qu’Alain était déjà reparti chez lui, profitant de la voiture d’un autre participant, nous eûmes une conversation qui bouleversa le cours ma vie. Comme souvent, il voulait savoir ce que j’avais le plus apprécié, je crois que c’était pour nous la meilleure façon de faire réellement connaissance.

– Quand j’ai vu sa chatte dégouliner du sperme de ces hommes, je pensais à toi et j’ai compris quel plaisir tu en tirais… c’est tellement excitant ! Ça donne tellement envie ! 

Christian me caressait, je sentais sa main poisseuse du plaisir de ces hommes, du sien, et des larmes de bonheur inondaient mes joues. Des larmes de bonheur et aussi de tristesse parce que dans deux semaines, j’allais devoir retourner à Paris et je pressentais que ma vie était ici, à ses côtés.

Quand Tatie Monique jouait à l’écolière

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– Je ne l’ai jamais dit à aucune autre avant, je t’aime, Monique. Je t’aime.   (dessin de Milo Manara)

Les souvenirs de Tatie Monique – Fête Nationale – Première partie

Pour le 14 juillet, l’étudiant était remonté à Paris, où il était attendu à une fête entre amis. Je croisai son cousin dans l’après-midi du 13, il faisait tellement chaud… je lui demandai s’il voulait m’accompagner à la plage. Il hésita un peu, puis, comme on se jette à l’eau, accepta.

Il me proposa de faire le trajet dans sa voiture. J’acceptai pour plusieurs raisons, déjà je n’aurais pas à pédaler en plein soleil et puis, ça me donnerait l’occasion de lui parler un peu. Je ne comprenais pas pourquoi il était devenu si distant avec moi depuis le départ de l’étudiant. Malheureusement, il conduisait sans dire un mot, regardant droit devant lui, impassible… même quand il respirait, il le faisait en silence, comme s’il voulait s’économiser… Quant à moi, pour masquer ma déception, je regardais la route défiler par la vitre de ma portière. À un moment, en passant une vitesse, sa main frôla ma cuisse, je crus qu’il me caressait, je me tournai vers lui en souriant, mais il eut ce mouvement, ce « non ! » de la tête qui me broya le cœur. Foutu pour foutu, je lui posai la question qui me brûlait les lèvres

– C’est fini ? Maintenant… tu me vois comme une fille facile et tu as honte de ce que nous avons fait ?

– Non ! Mais… comment te dire ? Si je t’avoue mon secret, c’est toi qui ne voudra plus me parler… c’est toi qui regretteras…

Il gara sa voiture et nous descendîmes le petit sentier escarpé qui menait à une petite crique, que je croyais être la seule à connaître. Ouvrant la marche, ne me donnant que son dos à voir, espérant que sa voix se perde dans le bruit du vent et des vagues, il me fit cet aveu à toute vitesse…

– Je ne sais pas pourquoi, mais pour bander assez fort… pour posséder une femme, il faut d’abord que je la voie jouir d’un autre homme… Si tu savais comme je rêverais de recommencer… te regarder… baisée par un homme et que mon sexe enfin dur puisse se frayer un chemin dans son sperme…

Hélas pour lui, point de vent et encore moins de vagues pour emporter au loin ses mots si lourds de culpabilité… À l’abri des rochers, j’enlevais non seulement ma robe, mais aussi mon maillot de bain, je voulais placer cet après-midi sous le signe de la légèreté, lui faire comprendre que je ne le jugeais pas. 

Il ouvrait des yeux comme des soucoupes… pour l’aguicher davantage, je dansais lascivement devant lui, me caressant les seins, m’approchant, une ondulation du bassin, puis un pas en arrière… Il ouvrait la bouche et la refermait, comme un poisson fraîchement sorti de l’eau… le repoussant d’une bourrade qui l’enjoignit à s’asseoir, tout en me caressant, je le rassurai…

– Te fais pas de bile, ici, on est à l’abri, ici, on ne peut pas nous voir…

Que son accent chantant m’a séduite quand il m’a répondu en riant

– C’est le point de rencontre de tous les voyeurs du coin, Monique !

Cette révélation aurait dû m’effrayer, au contraire, je sentis une excitation incroyable m’envahir. Je m’allongeai face à lui, les cuisses outrageusement ouvertes et me caressai en prenant garde qu’il ne perde pas une miette du spectacle que je lui offrais…

– Ça t’excite ? Tu aimes qu’on te mate ?

– Tu veux tout savoir ? J’étais vierge avant ce voyage en train… c’est ton cousin qui m’a dépucelée, mais je crois bien que oui… l’idée qu’on me voie… oui… Regarde comme je mouille ! Et puis… tous les trois dans ma chambre… c’était… oui ! Je crois que c’est comme ça que j’aime… Tu ne veux pas me baiser, mais j’aimerais que tu me fasses jouir avec ta bouche, avec tes doigts… ici… tout de suite… en plein jour… qui sait, peut-être aurons-nous un spectateur…

Il me prit dans ses bras, me demanda d’écarter davantage mes cuisses. Je sentais ses doigts virils caresser mon sexe, en écarter les lèvres, entrer et sortir de mon vagin… le soleil me chauffait agréablement les pieds et les chevilles… J’étais bien, je me laissais aller au plaisir croissant de ces caresses un peu brutales et pourtant tellement sensuelles et délicates… Je l’entendais respirer de plus en plus fort dans mon dos, comme s’il calait son souffle sur mon plaisir croissant…

– Regarde là-haut… Tu vois ? On te mate ! Ça te plaît toujours ?

J’aurais voulu lui répondre par des mots, mais quand j’ai remarqué, j’ai deviné les gestes de cet inconnu, à 50 mètres au-dessus de nous, j’ai été saisie par un orgasme incroyable… Dès que je retrouvai mon souffle, je me levai

– Attends ici que je te fasse signe… d’accord ?

Je me dirigeai vers cet homme en espérant qu’il ne se sauve pas, qu’il remarque mon sourire éclatant. Arrivée près de lui, je trouvai un autre voyeur, masqué par un buisson, je ne l’avais pas remarqué depuis la crique. Sans me poser plus de questions que ça, sans aucun sentiment de honte et avec beaucoup d’inconscience, je leur demandai s’ils aimeraient me baiser devant mon petit ami.

Ravis de cette aubaine, ils acceptèrent volontiers. Je me retournai pour faire signe à mon camarade de jeux, mais il m’avait emboîté le pas. Je le trouvai plus souriant, plus séduisant que jamais, j’allais le lui dire quand je me sentis touchée, palpée par des grosses mains rugueuses… Quelle surprise d’y prendre si rapidement autant de plaisir ! J’aimais la façon dont cet inconnu parlait de moi à mon compagnon… un peu comme si je n’avais pas été là, un peu comme si c’était à lui de décider pour moi… 

Il ne me fallut pas longtemps avant de comprendre que ces trois-là se connaissaient et en même temps, comment aurait-il pu en être autrement ? Le canton n’était pas une destination très prisée par les vacanciers, à l’époque, et les villages pas très peuplés… 

Le plus vieux des deux, celui qui parlait tout le temps, fourra sa langue dans ma bouche… une grosse langue baveuse, je détestai ce baiser… Non ! J’aurais dû détester ce baiser, tout comme je ne les aimais pas… la langue si enfoncée dans ma bouche qu’elle me donnait l’impression d’étouffer, ces litres de salive qui me donnaient la sensation de me noyer… Pourtant, ce baiser écœurant m’excitait, tout comme ses grosses mains nerveuses qui me touchaient, comme on palpe une vache dans un comice agricole… J’aimais, j’aimais vraiment cette sensation… je me demandais à quoi ressemblait son sexe, quand il me demanda, avec son accent rocailleux, de me mettre à quatre pattes.

Il me pénétra et je me sentis envahie, sa queue était bien trop grosse et mon sexe bien trop étroit, mais que c’était bon… ! Que c’était bon… ! L’autre comparse s’agenouilla devant moi et je commençai à sucer cette bite monstrueusement grosse, je me demandai si tous les hommes de la région étaient aussi bien dotés, quand j’entendis ces deux injonctions…

– Oui ! Suce-moi comme ça ! Tu aimes sucer les inconnus devant ton homme ?

– Resserre tes cuisses ! Que je profite mieux de ton petit con !

Je regardai le cousin de l’étudiant, il avait sorti sa queue et se caressait lentement. Est-ce dû à l’éclat de son regard, de son sourire, j’ai eu l’impression que mon ectoplasme s’envolait pour admirer la scène et la graver à tout jamais dans ma mémoire… Je me vis donc, à quatre pattes au milieu de la garrigue, sur la rocaille… un homme massif allait et venait dans mon sexe… un autre, à genoux devant moi, me caressait le visage tandis que je le suçais avec application et un plaisir non dissimulé… debout, un peu à l’écart, l’homme que je désirais par-dessus tout se branlait doucement… Cette vision était divine. Je sus immédiatement que c’était ainsi que j’envisageais le paradis… Ouille ! Une claque sur mes fesses me fit réintégrer mon corps.

– Serre tes cuisses et cambre-toi ! Oui ! C’est bien !

En guise de récompense, il me pinça un sein d’une main, tandis que de l’autre, il caressait mon clitoris.

– Oh oh ! Mais tu jouis, ma coquine !

Je tremblais encore de plaisir quand il s’enfonça han ! d’un coup de rein, tout au fond de moi.

– Suce mon collègue ! Oui, comme ça ! Suce-le comme ça ! Oh que c’est bon de se vider les couilles dans ta petite chatte !

Satisfait, il se retira, invita le cousin de l’étudiant à regarder, à admirer « son petit con rempli de mon foutre » et avant que j’aie pu dire ouf, son « collègue » prit sa place. Plus attentionné, j’aimais comment il me baisait mais, à mon corps défendant, je m’aperçus que je préférais les assauts plus rugueux de son comparse.

– Sors ta jolie petite langue et nettoie les outils !

Décidément, j’avais affaire à un bavard… et à un taciturne ! J’entrepris donc de lécher cette queue ni plus tout à fait dure, ni pas encore tout à fait molle… quand le bout de ma langue la frôla, je repensai au plaisir qu’elle m’avait offert. Ma bouche s’emplit de salive.

– Boudiou ! Mais c’est qu’elle s’y connaît, la coquine ! Regarde comme elle me refait bander !

Le bavard sortit sa queue de ma bouche pour faire constater à « mon homme » combien il bandait dur.

– Allez ! Suce-moi encore ! Tu aimes ça, coquine ? Dis-moi que tu aimes ça !

– Ooohh OUI !

Outch ! Quand le taciturne me pénétra de tout son long, je réalisai qu’il n’avait, depuis le début, rentré que son gland. J’avais la sensation que ces deux sexes, l’un dans mon vagin, l’autre dans ma bouche, allaient me faire exploser tant ils m’emplissaient. Mais que c’était bon ! Que c’était bon !

Le cousin me regardait jouir de ces deux hommes et m’encourageait à me donner davantage, à prendre encore plus de plaisir. Je tendis ma main vers lui, il l’attrapa et déposa un tendre baiser sur mes doigts, qui se crispèrent autour des siens. Le taciturne s’exclama soudain

– Ô, pute vierge ! Elle me fait venir… ! Ô, pute vierge, je viens ! Je viens ! Je viens !

À chaque « je viens ! », à chaque « ô, pute vierge ! », il changeait de rythme, tantôt ralentissant comme s’il voulait prolonger cette sensation, tantôt accélérant… Quand je sentis ses mains écarter mes fesses, son pouce appuyer sur mon petit trou je me raidis en criant « NON ! PAS PAR LÀ ! ». Il n’insista pas, mais ne cessa pas pour autant ses va-et-vient, ses incantations. Enfin, il sortit de moi et je dus, pour mon plus grand plaisir, nettoyer « son outil ».

En découvrant son sexe poisseux, recouvert de sperme, je me demandai s’il en resterait assez dans mon vagin pour que le cousin de l’étudiant ait envie d’y plonger. Mes craintes disparurent presque aussitôt, quand je l’entendis s’exclamer que je dégoulinais. 

Je ne saurais expliquer ni pourquoi, ni comment, mais quand il me pénétra, que je sentis sa main sur mon épaule, je réalisai qu’il était l’homme de ma vie, le compagnon aux côtés duquel j’avais envie de vieillir.

Nous fîmes longuement l’amour, même après le départ des deux autres hommes. Je souris en repensant à cette scène. Moi à quatre pattes, lui allant et venant en moi, saluant ses « collègues », leur serrant la main, le bavard se penchant vers moi pour me faire la bise « Non ! Ne te relève pas ! Profite… ! », le taciturne se pencha lui aussi, m’embrassa la joue en me remerciant.

Quand nous reprîmes la voiture, j’étais la plus heureuse des femmes et je n’avais aucune envie de le cacher.

– Alors ? Tu as aimé ?

– Je trouvais l’idée plaisante, mais je n’aurais jamais imaginé que ce serait à ce point !

– Vraiment ? Tu ne dis pas ça pour me faire plaisir ?

Je haussai les épaules, levai les yeux au ciel, hochai ma tête de gauche à droite, de droite à gauche, un peu vexée qu’il me pose cette question. Il éclata de rire.

– Tu m’aurais dit le contraire, je ne t’aurais pas crue ! C’est bon de te regarder jouir… de te faire jouir… de te regarder t’offrir à d’autres et le recevoir comme un cadeau…

Il m’embrassa. Nous rîmes en nous apercevant que mon sexe était tellement plein de ces trois spermes qu’il trempait littéralement mon siège… Il avait voulu me caresser la cuisse et s’était exclamé en constatant à quel point elle était mouillée…

– J’ai eu l’impression que ton… « collègue », le second, n’allait jamais cesser de jouir…

– Ça reste un grand mystère ! Personne n’a jamais compris, ni même lui, comment il fait… quand il éjacule… c’est comme si on ouvrait un robinet ! 

– Tu crois qu’il accepterait de me montrer ça ?

Il sourit, me caressa la joue et me promit de lui en toucher un mot.

– Et toi, qu’est-ce que tu as le plus aimé ? T’offrir à des inconnus ? Voir le plaisir que je prenais en te regardant ? Faire jouir plusieurs hommes ? Le faire en plein-air ? Dis-moi…

– Je crois que… non… je… tu vas te moquer…

– Allez ! Tu peux me le dire, tout de même !

– Je crois que c’est quand ils disaient « ton homme » en me parlant de toi…

Sa main s’est crispée sur ma cuisse, nous sommes restés silencieux, les yeux dans les yeux. Jamais fiançailles ne furent plus romantiques que les nôtres, dans cette voiture, après m’être faite baiser par trois hommes, dont deux que je voyais pour la première fois, au milieu de la garrigue. Jamais aucun homme ne fut plus séduisant que celui que j’appelle « le cousin de l’étudiant » et que vous connaissez sous le nom de « Tonton Christian ».

Cette journée mémorable se poursuit ainsi

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Milo Manara