Antiviral, tu restes chez toi

Comme certains et certaines le savent déjà, ce putain de COVID19 me fout tellement en colère, m’inquiète tout autant que je ne trouve pas l’envie d’écrire. J’ai des tas d’idées, quelques chapitres sont prêts dans ma tête, mais pas l’envie d’écrire. L’âge de mes personnages n’est pas étranger à cet état de fait.

Je viens de recevoir le lien vers cette vidéo reprise du tube de Trust, pardon pour ce gros mot (alors, ça c’est juste une vile provocation d’une ancienne kepon à l’encontre des fans de hard rock). Et j’ai de nouveau le sourire.

Odette aimerait certainement cette version qu’elle chanterait à tue-tête.

Et un grand merci à Nico le goss’bô du cinq-zéro pour ce partage ! Smouïk confiné à lui et à vous tous et toutes.

Face à face

Éberlué, Jim semblait paralysé. Son visage s’anima, ses mains s’agitèrent ( ;-) !) comme un enfant découvre ses cadeaux au pied du sapin et se demande quel paquet déballer en premier. Souhaitait-il que nous convions Jimmy ? Il fit non de la tête, le regard implorant.

– Je suis morte de trac, en fait…

– Moi aussi, Princess, moi aussi !

Je fis la moue et désignant son membre lui reprochai de bien cacher son jeu. Il éclata de rire et nous convînmes de faire à notre façon, sans nous soucier des conventions, mais de nous fier à notre instinct, à ce lien si particulier qui nous unit. Seuls dans le bureau de Jimmy, nous entendions, comme des bouffées de vie, la musique, les éclats de rire et de voix de nos amis. Nous jouissions du luxe d’avoir tout notre temps, l’assurance de ne pas être interrompus par l’arrivée inopportune de l’un ou l’autre.

Aussi étrange que cela puisse paraître, je me sentais pucelle. Après Jimmy, Jim allait être le premier à me sodomiser. Allions-nous y prendre autant de plaisir ? Je lui fis part de cette interrogation à laquelle il répondit par un énigmatique « Moi aussi, Princess, moi aussi ».

Nus comme au premier jour, nous dansions, presque immobiles, sans autre musique que celle des battements de nos cœurs, du rythme de nos souffles. J’aimais la façon dont il caressait mes joues, mon cou pendant que nous nous embrassions. Mes mains couraient le long de son dos. Je me délectais de la cambrure de ses reins. Je caressais ses fesses quand je m’aperçus que nos caresses se répondaient, qu’elles étaient jumelles.

– Princess, pour cette première fois, j’aimerais que tu mènes la danse, si ça ne t’ennuie pas.

Son sourire radieux contrastait avec le reflet craintif qui obscurcissait son regard. J’aurais pu rire de l’incongruité de cette crainte, mais n’en avais aucune envie. Au contraire, je le remerciai de me faire cette proposition qui m’honorait et l’acceptai volontiers.

Il fut surpris que je lui demande de s’asseoir sur le canapé. Son membre me parut plus massif qu’à l’ordinaire, étonnamment dur aussi. Tandis que je l’enduisais de lubrifiant, Jim psalmodiait, implorant son Dieu de ne pas le réveiller si tout ceci n’était qu’un rêve. Ses mots, qui ne m’étaient pas destinés, me conféraient une force incroyable. J’étais la princesse qui lui ouvrirait les portes de son Paradis, comment aurais-je pu en douter puisqu’il en était si persuadé ?

– Ta queue est si belle quand elle brille comme ça ! J’ai presque honte de devoir la cacher.

– N’aie pas honte, Princess, tu la reverras bientôt !

Je le chevauchai, face à lui, me cambrant à l’extrême. Je versai un peu de gel sur ses doigts et le priai de préparer le terrain, ce qui me donna l’occasion de lui apprendre une nouvelle expression en français. Nos mains guidaient son membre vibrant entre mes fesses. Je pensais qu’il nous faudrait y aller très lentement pour que ce ne soit désagréable voire douloureux ni pour lui, ni pour moi. À notre grand étonnement, il me pénétra sans effort. Bon sang, comme j’ai aimé cette sensation !

Je ne me lassais pas d’aller et venir le long de sa belle grosse queue noire. J’ouvris les yeux quelques secondes avant qu’il n’ouvre les siens.

– Que regardes-tu, Princess ?

– Ta bouche… je ne me souviens pas de t’avoir vu sourire autant.

– C’est pour ça que tu as choisi cette position ?

– Non. Tu sais très bien pourquoi je l’ai choisie !

Ses yeux glissèrent des miens jusqu’à mes seins. Il comprit enfin, me sourit. Je dirigeai mon mamelon vers sa bouche et ne retins pas mon murmure de plaisir quand il l’embrassa. Je sentais la chair de poule se déployer de mes reins vers chacune des extrémités de mon corps, comme une toile d’araignée sensuelle.

Ses mains palpaient, trituraient mes fesses. Un de ses doigts glissa le long de ma raie comme si Jim cherchait à s’assurer qu’il ne rêvait pas, que sa belle grosse queue noire était bien dans mon cul. Tout en ondulant, en coulissant sur son membre, je lui demandai si c’était aussi bon qu’il l’avait imaginé. Je connaissais par avance sa réponse, mais je voulais l’entendre me la donner. Il m’affirma que c’était encore meilleur, qu’il était au Paradis sans avoir eu à mourir pour l’atteindre. J’aime beaucoup quand il saupoudre ses propos rugueux de mots d’une infinie poésie.

– Je voudrais que tu mènes la danse à ton tour. Montre-moi comment un bel Australien honore le cul d’une princesse !

Il empoigna mes hanches, me pencha afin que mes seins se frottent à son torse puissant. Il accéléra et amplifia progressivement les va-et-vient. Plus je criais mon plaisir, plus il criait le sien. Nous étions seuls au monde, plus rien ne comptait que la fusion de nos corps. Quand il pinça mon mamelon, l’orgasme qui couvait en moi explosa comme transpercé par un éclair. Il jura son plaisir de me faire jouir. Il lui fallut répéter son souhait plusieurs fois avant que je l’entende.

– Tu ne veux pas que je te morde, que ta peau cède sous mes dents, mais accepterais-tu de déchirer la mienne ?

Comme s’il sentait le besoin de me motiver et pour appuyer sa requête, sa main glissa de ma hanche vers mon ventre, juste au-dessus de mon pubis, ses doigts se crispèrent sur ma peau. Il sait y faire, le bougre ! Je retins mon plaisir le temps de plonger vers son épaule et d’y planter mes crocs comme la lionne que j’étais devenue.

Il cria si fort en jouissant que Christian nous affirma plus tard avoir senti la maison vaciller sur ses fondations, mais je le soupçonne d’avoir un tantinet versé dans l’exagération. En revanche, ce qui est véridique, c’est que je fus sourde d’une oreille pendant de longues minutes.

À ma demande, Jim resta en moi aussi longtemps que la raideur de son membre le lui permit. Nous nous embrassions, nous caressions, nous disions des mots doux pour prolonger encore un peu la magie de ce moment. Nous rhabiller fut presque un déchirement. Je vivais comme un sacrilège de le voir revêtir ses vêtements. Je voulus arranger son tee-shirt, mais il retint mon geste. Il tenait à ce que tout un chacun puisse voir la trace de mes dents sur sa peau, cette morsure qu’il arborerait comme une médaille. Je me sentis rougir de fierté à cette idée.

Quand nous rejoignîmes la salle des fêtes, certains étaient partis se coucher, la petite classe avait rejoint la maison du Toine. De petits groupes s’étaient formés et faisaient plus ample connaissance. Marcel sourit à Jim ouvrant la main dans un geste d’évidence. Je n’en comprenais pas la raison. Il vint à notre rencontre, aussitôt rejoint par Mireille et Jimmy.

Je pressentais que le Bavard savait quelque chose que j’ignorais. Je lui posai la question. Il interrogea Jim du regard avant d’y répondre.

– Il avait peur de rater sa première fois…

J’ouvris des yeux comme des soucoupes, mais avant que je puisse le lui reprocher, Jim énonça fièrement les nouvelles expressions qu’il avait apprises, en levant un doigt à chacune d’entre elles. Face à face. Préparer le terrain. Mener la danse. Honorer le cul. Ça rentre comme dans du beurre. Oui, bien au fond. Marcel et Jimmy éclatèrent de rire. Mireille confirma ma théorie sur l’importance de la motivation en matière de pédagogie. Ne sachant l’exprimer en français, Jim nous regarda, elle et moi avant d’affirmer de sa belle voix grave I really love the way you teach me french, ladies ! I really love it !*

En avant la musique !

*J’adore votre façon de m’enseigner le français, mesdames ! Je l’adore vraiment !

Alliance française

Comme dans n’importe quel pince-fesses, nous déambulions d’un buffet à l’autre, un verre, une cigarette à la main. À ceci près que les fesses y étaient plus caressées que pincées, tel un apéritif pré-orgiaque plein de promesses. Dès la fin de leur spectacle, les gamins nous avaient entourés, Émilie surtout voulait savoir si ça nous l’avait refait. Vincent souriait en coin, déjà certain de notre réponse. Une fois encore, quand, sur scène, Émilie avait caressé Vincent, j’avais senti la peau de Marcel sous mes doigts et il avait ressenti mes mains sur son corps et quand Vincent l’avait pénétrée, Christian avait pris la place de Marcel dans nos sensations. Marcel avait d’ailleurs demandé à son petit-fils si, une prochaine fois, il n’y aurait pas moyen de changer l’ordre des choses.

Je cherchai Betsy du regard avant de l’apercevoir en grande discussion avec Joseph, Alain servant d’interprète, je voulais justement les présenter l’une à l’autre. Un peu plus tard, Roweena me fit part de sa surprise en apprenant que Mireille ne parle pas ou si peu anglais. Vincent venait de lui expliquer C’est Émilie qui a traduit les dialogues. J’entendis l’éclat de rire d’Alain et de Jimmy, je les regardai. Monique riait également. Jim avait l’air innocent de l’agneau qui vient de naître. Il argumentait, prenant Jimmy à partie. Il me chercha du regard, je m’approchai escortée de Mireille et Roweena.

– Ils ne me croient pas quand… Jimmy me répète tout le temps que je dois apprendre le français, n’est-ce pas ? Et maintenant que je veux être sûr de comprendre les subtilités de votre langue, il se moque de moi !

– Comment ça ?

– Je voudrais être sûr d’avoir bien saisi la différence entre “fellation post-prandiale”, “turlutte matinale” et “gâterie dominicale”, j’ai demandé à Mounico parce que…

– Parce qu’elle était institutrice ?

– Ah bon ? Elle aussi ? Mais vous étiez tous enseignants ?!

Non, non ! Seulement Monique, Jimmy, Martial et Jean-Luc ! Mais pourquoi Monique alors ?

– Alan m’a appris que pour les pipes, Mounico…

– Aloune ! Si tu m’appelles Mounico, tu l’appelles Aloune, s’il te plaît !

– Aloune m’a dit que Mounico… c’était juste pour apprendre…

– Et comme professeur de mauvaise foi, t’as eu Odette ?

– Non ! Odette c’est la levrette à Dédette !

– Rigole pas en mangeant, je ne suis pas certaine de te ranimer, cette fois !

– De toute façon Christian est infirmier et pompier bénévole, tu ne risques rien parmi nous !

Jimmy traduisit les propos de Mireille. Jim s’exclama

– Vous avez aussi des incendies, ici ?

– Mais boudiou, t’as donc pas vu la végétation ?!

– Et quand je l’aurais vue ? Après l’aéroport, on est allés dans la belle maison et ensuite ici !

– Je te montrerai ça, mon gars, tu verras et tu comprendras.

En revanche, ce que nous ne comprenions pas, c’est que parlant chacun dans sa langue maternelle, ces deux-là se comprenaient parfaitement. Socrates et Linus invitèrent Jimmy, Marcel et Roweena à les rejoindre. Je vis Marcel tendre son traducteur à Linus qui le retourna dans tous les sens avant de le passer à Gideon. Les Irlandais, satisfaits, opinèrent en souriant.

– Hé, Blanche-Minette, quand tu auras fini de rêvasser, tu penseras à remplir tes obligations ! Ne me regarde pas avec tes yeux de merlan frit ! Tu sais bien pourquoi, on ne parle pas toutes le français avec le même accent ! Élève Jim, si vous voulez bien vous donner la peine…

Mireille nous fit signe de la suivre jusque dans le bureau de Jimmy. Alain se joignit à nous afin de superviser la leçon, qui débuta par ses mots.

– Bon, Princesse à Jimmy, montre à tes collègues ce que tu entends par “fellation post-prandiale”, que vous soyez bien d’accord sur les termes.

Je m’agenouillai devant Jim, assis sur le canapé, le débraguettai, constatai qu’il portait son jean à même la peau, ce qui, d’après Mireille “dénote une réelle envie de progresser dans l’apprentissage de la langue de Molière. Jim était aux anges et souriait béatement.

Je léchai son membre d’une langue gourmande, agaçai le bout de son gland avec mes lèvres. Quand il posa ses mains puissantes sur mon crâne, je l’avalai lentement. Quelques va-et-vient, d’autres coups de langue, d’autres agacements, je relevai la tête. “Fellation post-prandiale. Mireille sursauta.

– Ah bon ? Pour ma part, j’aurais ajouté… Oh, mais tu n’avais pas menti, Blanche-Minette ! Votre membre est une œuvre d’art, mon cher, une véritable œuvre d’art ! À une fellation post-prandiale, j’ajouterais… attends, je te montre…

Mireille demanda à Jim d’ôter son jean, ce qu’il fit volontiers, elle comprima alors ses seins pour en faire un petit nid au creux duquel elle blottit les deux œufs de Jim. Elle dégusta son membre d’une langue gourmande, embrassa son gland du bout des lèvres, avant d’avaler son sexe jusqu’à la moitié de la hampe. Quelques va-et-vient, d’autres agacements, ses mains comprimant toujours ses seins.

Jim marmonnait, entre gémissements et grognements. Le contraste entre le ton de sa voix et celle d’Alain, qui traduisait ses propos, était saisissant. “Oh, mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Quel bonheur ! Quel chanceux je suis oh mon Dieu ! Je me suis vu mourir seul dans oh mon Dieu ! Seul dans mon bateau… Princess m’a sauvé oh mon oh oui conte de fées par quel miracle ?” Mireille stoppa net, le regarda dans les yeux, fronça les sourcils.

– Tu as déjà oublié le philtre d’amour ? Tu as été bien attentif pendant la représentation, j’espère !

– Oh oui, Madame !

Elle reprit sa démonstration, offrant les mêmes caresses, les mêmes baisers, les mêmes agacements, les bourses et la base du membre de Jim nichées entre ses seins. Elle cessa dès qu’elle le sentit sur le point de jouir. “Fellation post-prandiale. Jim répéta “Fellation post-prandiale.

– Et pour toi, Monique, c’est comment une fellation post-prandiale ?

– On verra plus tard, montre-nous plutôt la différence entre turlutte matinale et gâterie dominicale !

Mireille se releva, défroissa sa jupe. Jim tendit les mains pour la dégrafer. “Tss, tss ce sera après la leçon. Le bon point récompensant l’élève attentif !” Elle s’assit à la droite de Jim. “Une turlutte matinale, c’est comme ça. Elle ouvrit sa bouche en cœur, fit d’amples va-et-vient, tout en tapotant du bout de ses doigts la hampe du membre de Jim quand sa bouche arrivait au niveau du gland.

– Turlutte matinale

Jim rouvrit les yeux et répéta. “Turlutte matinale”. Satisfaite, Mireille se redressa, sagement assise à la droite de Jim. “Et maintenant, la gâterie dominicale.” Elle se pencha à nouveau, d’une langue humide, lécha Jim des gonades jusqu’au gland, ses lèvres, désormais vierges de toute trace de maquillage, se posèrent dessus et s’ouvrirent pour avaler tout en douceur le membre de notre élève studieux. Avec la même douceur, elle fit marche arrière, asséna une délicate pichenette sur le scrotum.

– Oh, my God !

– Et oui, oh my God ! C’est pour cela qu’on parle de gâterie dominicale, à cause du jour du Seigneur ! À vous de jouer, mesdames !

Je donnai libre cours à mon imagination ou, pour reprendre l’analyse de Mireille “le turlutai à la parisienne et le gâtai comme une impie. Mes confrères et consœurs louent souvent ma mauvaise foi, il me faut admettre que je partage cette qualité avec Madame. Quand Monique s’agenouilla devant Jim, sans nous être concertées, Mireille et moi avons entonné l’air joyeux d’une fanfare de cirque annonçant le clou du spectacle.

– Vous me filez le trac avec vos conneries !

Les yeux et le visage de Jim, muet de surprise, confirmèrent la réputation de notre consœur. Après la leçon, il dut se soumettre à une interrogation orale, c’est le cas de le dire. Les yeux fermés, les mains dans le dos pour ne pas être tenté de les poser sur nos crânes, il lui fallut distinguer les fellations post-prandiales des turluttes matinales et des gâteries dominicales ainsi que l’enseignante qui les lui prodiguait. Une chose est acquise, Jim est un élève studieux, attentif et appliqué puisqu’il ne commit aucune erreur.

Après cette première leçon, Alain, Mireille et Monique se dirigèrent vers la porte du bureau, quand Jim, à l’érection impressionnante, se plaignit. “Vous ne pouvez pas me laisser dans cet état !” Mireille surjoua la surprise.

– Blanche-Minette ne t’a donc pas prévenu qu’elle a changé d’avis ?

Interloqué, il interrogeait Alain du regard quand ses yeux s’écarquillèrent et qu’un sourire incrédule s’épanouit sur son visage. “Oh, oh, oh my… oh my fucking God !”

Face à face