Les souvenirs de Tatie Monique – Fête Nationale – Première partie

Pour le 14 juillet, l’étudiant était remonté à Paris, où il était attendu à une fête entre amis. Je croisai son cousin dans l’après-midi du 13, il faisait tellement chaud… je lui demandai s’il voulait m’accompagner à la plage. Il hésita un peu, puis, comme on se jette à l’eau, accepta.

Il me proposa de faire le trajet dans sa voiture. J’acceptai pour plusieurs raisons, déjà je n’aurais pas à pédaler en plein soleil et puis, ça me donnerait l’occasion de lui parler un peu. Je ne comprenais pas pourquoi il était devenu si distant avec moi depuis le départ de l’étudiant. Malheureusement, il conduisait sans dire un mot, regardant droit devant lui, impassible… même quand il respirait, il le faisait en silence, comme s’il voulait s’économiser… Quant à moi, pour masquer ma déception, je regardais la route défiler par la vitre de ma portière. À un moment, en passant une vitesse, sa main frôla ma cuisse, je crus qu’il me caressait, je me tournai vers lui en souriant, mais il eut ce mouvement, ce « non ! » de la tête qui me broya le cœur. Foutu pour foutu, je lui posai la question qui me brûlait les lèvres

– C’est fini ? Maintenant… tu me vois comme une fille facile et tu as honte de ce que nous avons fait ?

– Non ! Mais… comment te dire ? Si je t’avoue mon secret, c’est toi qui ne voudra plus me parler… c’est toi qui regretteras…

Il gara sa voiture et nous descendîmes le petit sentier escarpé qui menait à une petite crique, que je croyais être la seule à connaître. Ouvrant la marche, ne me donnant que son dos à voir, espérant que sa voix se perde dans le bruit du vent et des vagues, il me fit cet aveu à toute vitesse…

– Je ne sais pas pourquoi, mais pour bander assez fort… pour posséder une femme, il faut d’abord que je la voie jouir d’un autre homme… Si tu savais comme je rêverais de recommencer… te regarder… baisée par un homme et que mon sexe enfin dur puisse se frayer un chemin dans son sperme…

Hélas pour lui, point de vent et encore moins de vagues pour emporter au loin ses mots si lourds de culpabilité… À l’abri des rochers, j’enlevais non seulement ma robe, mais aussi mon maillot de bain, je voulais placer cet après-midi sous le signe de la légèreté, lui faire comprendre que je ne le jugeais pas. 

Il ouvrait des yeux comme des soucoupes… pour l’aguicher davantage, je dansais lascivement devant lui, me caressant les seins, m’approchant, une ondulation du bassin, puis un pas en arrière… Il ouvrait la bouche et la refermait, comme un poisson fraîchement sorti de l’eau… le repoussant d’une bourrade qui l’enjoignit à s’asseoir, tout en me caressant, je le rassurai…

– Te fais pas de bile, ici, on est à l’abri, ici, on ne peut pas nous voir…

Que son accent chantant m’a séduite quand il m’a répondu en riant

– C’est le point de rencontre de tous les voyeurs du coin, Monique !

Cette révélation aurait dû m’effrayer, au contraire, je sentis une excitation incroyable m’envahir. Je m’allongeai face à lui, les cuisses outrageusement ouvertes et me caressai en prenant garde qu’il ne perde pas une miette du spectacle que je lui offrais…

– Ça t’excite ? Tu aimes qu’on te mate ?

– Tu veux tout savoir ? J’étais vierge avant ce voyage en train… c’est ton cousin qui m’a dépucelée, mais je crois bien que oui… l’idée qu’on me voie… oui… Regarde comme je mouille ! Et puis… tous les trois dans ma chambre… c’était… oui ! Je crois que c’est comme ça que j’aime… Tu ne veux pas me baiser, mais j’aimerais que tu me fasses jouir avec ta bouche, avec tes doigts… ici… tout de suite… en plein jour… qui sait, peut-être aurons-nous un spectateur…

Il me prit dans ses bras, me demanda d’écarter davantage mes cuisses. Je sentais ses doigts virils caresser mon sexe, en écarter les lèvres, entrer et sortir de mon vagin… le soleil me chauffait agréablement les pieds et les chevilles… J’étais bien, je me laissais aller au plaisir croissant de ces caresses un peu brutales et pourtant tellement sensuelles et délicates… Je l’entendais respirer de plus en plus fort dans mon dos, comme s’il calait son souffle sur mon plaisir croissant…

– Regarde là-haut… Tu vois ? On te mate ! Ça te plaît toujours ?

J’aurais voulu lui répondre par des mots, mais quand j’ai remarqué, j’ai deviné les gestes de cet inconnu, à 50 mètres au-dessus de nous, j’ai été saisie par un orgasme incroyable… Dès que je retrouvai mon souffle, je me levai

– Attends ici que je te fasse signe… d’accord ?

Je me dirigeai vers cet homme en espérant qu’il ne se sauve pas, qu’il remarque mon sourire éclatant. Arrivée près de lui, je trouvai un autre voyeur, masqué par un buisson, je ne l’avais pas remarqué depuis la crique. Sans me poser plus de questions que ça, sans aucun sentiment de honte et avec beaucoup d’inconscience, je leur demandai s’ils aimeraient me baiser devant mon petit ami.

Ravis de cette aubaine, ils acceptèrent volontiers. Je me retournai pour faire signe à mon camarade de jeux, mais il m’avait emboîté le pas. Je le trouvai plus souriant, plus séduisant que jamais, j’allais le lui dire quand je me sentis touchée, palpée par des grosses mains rugueuses… Quelle surprise d’y prendre si rapidement autant de plaisir ! J’aimais la façon dont cet inconnu parlait de moi à mon compagnon… un peu comme si je n’avais pas été là, un peu comme si c’était à lui de décider pour moi… 

Il ne me fallut pas longtemps avant de comprendre que ces trois-là se connaissaient et en même temps, comment aurait-il pu en être autrement ? Le canton n’était pas une destination très prisée par les vacanciers, à l’époque, et les villages pas très peuplés… 

Le plus vieux des deux, celui qui parlait tout le temps, fourra sa langue dans ma bouche… une grosse langue baveuse, je détestai ce baiser… Non ! J’aurais dû détester ce baiser, tout comme je ne les aimais pas… la langue si enfoncée dans ma bouche qu’elle me donnait l’impression d’étouffer, ces litres de salive qui me donnaient la sensation de me noyer… Pourtant, ce baiser écœurant m’excitait, tout comme ses grosses mains nerveuses qui me touchaient, comme on palpe une vache dans un comice agricole… J’aimais, j’aimais vraiment cette sensation… je me demandais à quoi ressemblait son sexe, quand il me demanda, avec son accent rocailleux, de me mettre à quatre pattes.

Il me pénétra et je me sentis envahie, sa queue était bien trop grosse et mon sexe bien trop étroit, mais que c’était bon… ! Que c’était bon… ! L’autre comparse s’agenouilla devant moi et je commençai à sucer cette bite monstrueusement grosse, je me demandai si tous les hommes de la région étaient aussi bien dotés, quand j’entendis ces deux injonctions…

– Oui ! Suce-moi comme ça ! Tu aimes sucer les inconnus devant ton homme ?

– Resserre tes cuisses ! Que je profite mieux de ton petit con !

Je regardai le cousin de l’étudiant, il avait sorti sa queue et se caressait lentement. Est-ce dû à l’éclat de son regard, de son sourire, j’ai eu l’impression que mon ectoplasme s’envolait pour admirer la scène et la graver à tout jamais dans ma mémoire… Je me vis donc, à quatre pattes au milieu de la garrigue, sur la rocaille… un homme massif allait et venait dans mon sexe… un autre, à genoux devant moi, me caressait le visage tandis que je le suçais avec application et un plaisir non dissimulé… debout, un peu à l’écart, l’homme que je désirais par-dessus tout se branlait doucement… Cette vision était divine. Je sus immédiatement que c’était ainsi que j’envisageais le paradis… Ouille ! Une claque sur mes fesses me fit réintégrer mon corps.

– Serre tes cuisses et cambre-toi ! Oui ! C’est bien !

En guise de récompense, il me pinça un sein d’une main, tandis que de l’autre, il caressait mon clitoris.

– Oh oh ! Mais tu jouis, ma coquine !

Je tremblais encore de plaisir quand il s’enfonça han ! d’un coup de rein, tout au fond de moi.

– Suce mon collègue ! Oui, comme ça ! Suce-le comme ça ! Oh que c’est bon de se vider les couilles dans ta petite chatte !

Satisfait, il se retira, invita le cousin de l’étudiant à regarder, à admirer « son petit con rempli de mon foutre » et avant que j’aie pu dire ouf, son « collègue » prit sa place. Plus attentionné, j’aimais comment il me baisait mais, à mon corps défendant, je m’aperçus que je préférais les assauts plus rugueux de son comparse.

– Sors ta jolie petite langue et nettoie les outils !

Décidément, j’avais affaire à un bavard… et à un taciturne ! J’entrepris donc de lécher cette queue ni plus tout à fait dure, ni pas encore tout à fait molle… quand le bout de ma langue la frôla, je repensai au plaisir qu’elle m’avait offert. Ma bouche s’emplit de salive.

– Boudiou ! Mais c’est qu’elle s’y connaît, la coquine ! Regarde comme elle me refait bander !

Le bavard sortit sa queue de ma bouche pour faire constater à « mon homme » combien il bandait dur.

– Allez ! Suce-moi encore ! Tu aimes ça, coquine ? Dis-moi que tu aimes ça !

– Ooohh OUI !

Outch ! Quand le taciturne me pénétra de tout son long, je réalisai qu’il n’avait, depuis le début, rentré que son gland. J’avais la sensation que ces deux sexes, l’un dans mon vagin, l’autre dans ma bouche, allaient me faire exploser tant ils m’emplissaient. Mais que c’était bon ! Que c’était bon !

Le cousin me regardait jouir de ces deux hommes et m’encourageait à me donner davantage, à prendre encore plus de plaisir. Je tendis ma main vers lui, il l’attrapa et déposa un tendre baiser sur mes doigts, qui se crispèrent autour des siens. Le taciturne s’exclama soudain

– Ô, pute vierge ! Elle me fait venir… ! Ô, pute vierge, je viens ! Je viens ! Je viens !

À chaque « je viens ! », à chaque « ô, pute vierge ! », il changeait de rythme, tantôt ralentissant comme s’il voulait prolonger cette sensation, tantôt accélérant… Quand je sentis ses mains écarter mes fesses, son pouce appuyer sur mon petit trou je me raidis en criant « NON ! PAS PAR LÀ ! ». Il n’insista pas, mais ne cessa pas pour autant ses va-et-vient, ses incantations. Enfin, il sortit de moi et je dus, pour mon plus grand plaisir, nettoyer « son outil ».

En découvrant son sexe poisseux, recouvert de sperme, je me demandai s’il en resterait assez dans mon vagin pour que le cousin de l’étudiant ait envie d’y plonger. Mes craintes disparurent presque aussitôt, quand je l’entendis s’exclamer que je dégoulinais. 

Je ne saurais expliquer ni pourquoi, ni comment, mais quand il me pénétra, que je sentis sa main sur mon épaule, je réalisai qu’il était l’homme de ma vie, le compagnon aux côtés duquel j’avais envie de vieillir.

Nous fîmes longuement l’amour, même après le départ des deux autres hommes. Je souris en repensant à cette scène. Moi à quatre pattes, lui allant et venant en moi, saluant ses « collègues », leur serrant la main, le bavard se penchant vers moi pour me faire la bise « Non ! Ne te relève pas ! Profite… ! », le taciturne se pencha lui aussi, m’embrassa la joue en me remerciant.

Quand nous reprîmes la voiture, j’étais la plus heureuse des femmes et je n’avais aucune envie de le cacher.

– Alors ? Tu as aimé ?

– Je trouvais l’idée plaisante, mais je n’aurais jamais imaginé que ce serait à ce point !

– Vraiment ? Tu ne dis pas ça pour me faire plaisir ?

Je haussai les épaules, levai les yeux au ciel, hochai ma tête de gauche à droite, de droite à gauche, un peu vexée qu’il me pose cette question. Il éclata de rire.

– Tu m’aurais dit le contraire, je ne t’aurais pas crue ! C’est bon de te regarder jouir… de te faire jouir… de te regarder t’offrir à d’autres et le recevoir comme un cadeau…

Il m’embrassa. Nous rîmes en nous apercevant que mon sexe était tellement plein de ces trois spermes qu’il trempait littéralement mon siège… Il avait voulu me caresser la cuisse et s’était exclamé en constatant à quel point elle était mouillée…

– J’ai eu l’impression que ton… « collègue », le second, n’allait jamais cesser de jouir…

– Ça reste un grand mystère ! Personne n’a jamais compris, ni même lui, comment il fait… quand il éjacule… c’est comme si on ouvrait un robinet ! 

– Tu crois qu’il accepterait de me montrer ça ?

Il sourit, me caressa la joue et me promit de lui en toucher un mot.

– Et toi, qu’est-ce que tu as le plus aimé ? T’offrir à des inconnus ? Voir le plaisir que je prenais en te regardant ? Faire jouir plusieurs hommes ? Le faire en plein-air ? Dis-moi…

– Je crois que… non… je… tu vas te moquer…

– Allez ! Tu peux me le dire, tout de même !

– Je crois que c’est quand ils disaient « ton homme » en me parlant de toi…

Sa main s’est crispée sur ma cuisse, nous sommes restés silencieux, les yeux dans les yeux. Jamais fiançailles ne furent plus romantiques que les nôtres, dans cette voiture, après m’être faite baiser par trois hommes, dont deux que je voyais pour la première fois, au milieu de la garrigue. Jamais aucun homme ne fut plus séduisant que celui que j’appelle « le cousin de l’étudiant » et que vous connaissez sous le nom de « Tonton Christian ».

Cette journée mémorable se poursuit ainsi

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Milo Manara

Les souvenirs de Tatie Monique – Sieste estivale

Les vacances s’écoulaient paresseusement. Je passais une bonne partie de mes journées dans un transat que Bonne-Maman m’avait autorisée à installer dans son jardin. Quand j’avais un peu plus de courage, je prenais un grand sac, y glissais un drap de bain, de l’ambre solaire, une bouteille de citronnade, quelques abricots, un bon bouquin, arrimais le sac au porte-bagage de cette antique bicyclette et me rendais à la plage, à dix kilomètres du village.

Même si elle m’agaçait souvent, j’aimais ces heures passées avec Bonne-Maman. Elle me confiait ses recettes de cuisine, ses astuces de ménagère, m’apprenait à choisir les fruits et légumes, à reconnaître la qualité de la viande, des poissons, comment en agrémenter le goût d’aromates sans pour autant le masquer. Elle faisait de moi « une fille bonne à marier », mais quand, en riant, je le lui fis remarquer, elle eût une lueur étrange dans le regard, un subtil camaïeu de joies, de peines, de déception, de nostalgie, de secrets enfouis qui ne demandaient qu’à ressurgir, et puis, tout au fond, un feu d’artifice de souvenirs…

– Prends ton temps, ma fille… prends tout ton temps ! Profite de ta jeunesse, profites-en ! Profites-en pour ne jamais avoir de regrets… Tu as tout ton temps avant de t’engager… Profite de ta liberté, tant que tu le peux encore !

Un matin, alors que Bonne-Maman papotait avec une autre vieille femme devant l’étal du poissonnier, il me sembla reconnaître une voix. Je me retournai et, surprise, découvris le sourire éclatant de l’étudiant avec lequel j’avais voyagé depuis Paris. Je m’éloignai de Bonne-Maman et m’avançai d’un pas joyeux vers ce jeune homme dont j’ignorais toujours le prénom. Arrivée devant lui, je lui tendis la main. Il éclata de rire.

– Au point où nous en sommes, on pourrait se faire la bise, non ?

Il me présenta son cousin que j’avais déjà croisé dans le village. Je savais que son grand-père avait combattu aux côtés du mien, le mari de Bonne-Maman, dans les tranchées de la Somme. Mais c’était bien la seule chose que je connaissais de lui.

Je n’écoutais plus ce qu’ils me disaient, je me laissais bercer par l’accent chantant de ce jeune homme et certaines sensations éprouvées lors de ce voyage en train se rappelaient à mon bon souvenir…

– Quel souvenir est en train d’enflammer tes joues ?

À ces mots, je redescendis de ce rêve éveillé et nos sourires se répondirent…

Bonne-Maman interrompit ce moment chargé de sensualité, pour me dire qu’elle devait se hâter de préparer le déjeuner. Elle venait de s’engager à rendre visite à une vieille amie alitée depuis peu. Elle me laisserait déjeuner seule, quant à elle, elle partagerait son repas avec cette amie et ne rentrerait sans doute pas avant l’heure du goûter.

Je quittai ces deux jeunes hommes sur la promesse d’un rendez-vous très prochain et je courus pour rejoindre Bonne-Maman sur le chemin de sa maison.

– Tu aurais pu rester avec eux ! Si j’avais su que tu t’étais fait des amis, je ne t’aurais pas imposé ma présence…

– Sois tranquille, Bonne-Maman, tu ne m’as rien imposé… et puis, le village est si petit que je suis sûr de les revoir bientôt !

Comme elle me l’avait annoncé, je déjeunai toute seule. Après le dessert, je sortis du frigo un grand pichet de citronnade bien fraîche et me couchai nue sur mon petit lit pour y faire la sieste. La chaleur des après-midis avait tendance à me plonger dans une léthargie certaine, mais en cette après-midi précise, mon corps réclamait sa dose de caresses…

Je fermai les yeux, essayant de me souvenir de la douceur des doigts de l’étudiant, de la vigueur de son sexe… Le vent heurta les persiennes closes pendant quelques secondes avant que je comprenne qu’il n’en était rien… C’était une main humaine qui les frappait… un peu inconsciente, grisée par les sensations que je m’étais promises, j’ouvris la fenêtre, entrouvris les persiennes et tombai nez à nez avec l’étudiant et son charmant cousin.

Leur regard sur mon corps nu me donna envie d’eux… une folle envie… une irrésistible envie… Je les invitai à passer ces prochaines heures à mes côtés.

Après leur avoir ouvert la porte, dès qu’ils en eurent franchi le pas, nous nous précipitâmes dans ma chambre et nous nous y enfermâmes. Tandis que l’étudiant se déshabillait, me félicitant de la beauté de mes cheveux, qu’il voyait enfin lâchés, de mes seins ronds et pleins, auxquels il promettait de douces caresses, j’embrassai son cousin pour la première fois… comme j’ai aimé ce baiser ! Comme ses mains viriles, comme ses avant-bras musclés m’excitaient ! Il était de mon monde et nous succombions déjà au charme l’un de l’autre…

Quand l’étudiant fut totalement nu, que je découvris son corps pour la première fois, qu’il électrisait le mien grâce à cette danse improvisée… il frôlait mon corps en me disant à quel point je l’excitais,  en me promettant tous les plaisirs de notre partie de jambes en l’air dans ce compartiment de train et bien d’autres encore… le bout de son sexe caressait ma cuisse, mon ventre pendant qu’il me faisait valser dans cette chambre exiguë…Enfin, il se jeta sur le lit et me demanda de le sucer avec autant de grâce et d’ardeur que j’avais sucé le fils de bonne famille… Je me retournai et, constatant qu’il était encore vêtu, demandai au cousin de l’étudiant de se déshabiller.

– Pas tout de suite… sois patiente… donne-moi un peu de temps…

Pour effacer la déception qu’il pouvait lire sur mon visage, il s’agenouilla devant moi, écarta mes cuisses d’un geste à la fois tendre et brutal, sa langue vint me lécher à des endroits dont je n’avais jamais soupçonné l’existence.

Mes mains devenaient folles. Elles s’accrochaient à ses cheveux, les arrachant presque, puis caressaient mes seins… ma gorge… à nouveau, elles s’agrippaient à sa tête… puis, remontaient de ma taille à mon cou… j’ondulais sous ses baisers, sa bouche gourmande… sa langue experte et curieuse… J’aimais les cris qu’il faisait naître de mon intimité… ces cris qui suivaient le même chemin que mon plaisir…

Le haut du corps rejeté en arrière, mes mains dans mes cheveux, je pris conscience que ses baisers m’avaient transportée aux portes du Paradis… Les yeux fermés, je me laissai aller, quand l’étudiant se mit debout sur le lit, posa son gland sur mes lèvres qui s’écartèrent pour l’avaler tout entier… c’est ainsi que les portes du Paradis s’ouvrirent tout à fait pour nous y accueillir.

J’aimais ces décharges électriques qu’ils m’offraient chacun à leur manière. Je sus immédiatement que je n’aurai jamais honte de ce plaisir que je prenais avec ces deux hommes en même temps, de ce plaisir que je leur offrais avec spontanéité et générosité.

J’aimais ces mots crus qu’ils employaient, ils me flattaient, me faisaient voyager tout autant que leurs caresses, que leurs baisers. Je ne parvenais pas à contrôler, à calmer les tressautements de mon corps… Quand je pris conscience que je tétais le sexe de l’étudiant avec démesure, il se dégagea de ma bouche, me pinça le mamelon à m’en faire crier de douleur… « pour te punir ! », puis constatant qu’il m’avait réellement fait mal, se confondit en excuses, s’allongea à plat dos sur ce lit et m’invita à me faire jouir en me servant de son corps…

J’aimais cette sensation de liberté absolue… J’aimais faire entrer le sexe de l’étudiant dans le mien, au rythme et à la profondeur que je désirais… j’ai aimé comment son cousin tétait mon mamelon endolori, le recouvrant de sa salive, puis soufflant dessus… j’aimais ses caresses, mais même s’il m’embrassait, même s’il me caressait, me touchait avec une excitation croissante, il refusait toujours de se dévêtir, ce que je trouvais frustrant… Quel trésor refusait-il d’offrir à mon regard ? Comment son étreinte pouvait-elle me manquer, alors qu’il me tenait dans ses bras ?

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Je le suppliai, il me demanda d’attendre un peu encore, sa voix quand il me susurra à l’oreille « Bientôt… bientôt… » sa voix… « Offre-toi ! » sa voix… « Offre-toi à lui… »  sa voix… « Offre-toi à lui, rien que pour moi… ! » sa voix… sa voix… sa voix !

Fais-moi bouger sur sa pine, comme tu voudrais que je bouge sur la tienne ! Montre-moi… apprends-moi à me faire baiser par toi !

Je ne rougis même pas des mots que j’employais, alors qu’en temps habituel, je me serais évanouie de honte de les avoir prononcés… d’avoir songé à les prononcer…

Il attrapa mes hanches, les fit basculer en avant « Offre ta chatte à sa vue! »… il me souleva ensuite « Montre-lui comme tu aimes ça ! »… il bascula davantage mon bassin vers l’avant, m’ordonna d’écarter les lèvres de mon sexe « Fais ta vicieuse » puis m’empala brutalement « Mieux que ça ! » Je lui obéissais, jouissant sur l’étudiant en me traitant intérieurement de catin, de putain, de salope… ce qui ne fit qu’attiser le feu de ce plaisir que je prenais…

L’étudiant commentait les contractions de mon sexe autour du sien, en disant à quel point il aimait ça… Son cousin me touchait… ses mains avaient la taille idéale pour mes seins, pour leur faire connaître un plaisir insoupçonné jusque là… Nous nous laissions aller à toutes nos fantaisies quand l’étudiant jouit enfin, à son tour, il ne parvint pas à contenir son cri de plaisir…

Alors son cousin me lâcha, se dévêtit complètement, je tombais amoureuse de son corps, de son sexe que je voulais sentir partout en moi, partout sur moi… Il me demanda de m’allonger à plat dos sur le ventre de l’étudiant, lécha un peu l’intérieur de mes cuisses, me faisant onduler… J’éprouvai un bref sentiment de honte à prendre autant de plaisir quand son sexe entra dans le mien, tout ruisselant de la semence d’un autre…

Il me fit longtemps l’amour dans cette position, puis je me retrouvai à quatre pattes sur le lit, le sexe à nouveau dur de l’étudiant dans ma bouche, celui de son cousin coulissant dans mon fourreau…

– C’que tu suces bien… c’que tu suces bien… !

– C’que t’es bonne… c’que t’es bonne… !

Je n’en pouvais plus de tant de plaisir… J’ai cru m’évanouir à plusieurs reprises… Je bus avec délice le sperme de l’étudiant quand il jaillit dans ma bouche… Me voyant déglutir, son cousin s’enfonça au plus profond de moi et jouit à son tour…

Quelle heure était-il quand nous entendîmes retentir la musique tonitruante ? Nous étions tous les trois enlacés dans mon lit étroit, l’étudiant m’embrassait, sa langue jouant avec la mienne, tandis que son cousin faisait ressortir avec ses doigts tous les sucs de mon vagin et s’en délectait en silence.

Quand nous entendîmes la musique, ils se levèrent d’un bond, se rhabillèrent prestement, et je les fis sortir de ma chambre par la fenêtre qui donnait sur le jardin… Un dernier baiser à l’étudiant, un autre à son cousin… Un « À bientôt ! » murmuré comme une promesse… pour les inciter à la tenir, je les aguichai en tripotant mes seins…

J’enfilai une robe et rejoignis Bonne-Maman en lui disant que je m’étais assoupie et que je n’avais pas vu passer l’après-midi. Son sourire était étrangement tendre et indulgent quand elle me répondit :

– Je pense qu’il est grand temps de t’installer un lit plus confortable… le sommier grince bien fort quand ton sommeil est agité…

Fête Nationale – Première partie

 

 

Les souvenirs de Tatie Monique – Le départ en vacances

Je n’oublierai jamais l’été de mes vingt ans… Quelques mois auparavant, un nouveau président de la République avait été élu et m’avait faite majeure un an plus tôt que prévu. Je me sentais libre et, en même temps, toujours un peu mineure. Aussi, quand mes parents m’avaient imposé de rejoindre Bonne-Maman, ma grand-mère, dans le sud de la France, à plus de huit heures de train de mon univers quotidien, je n’avais pas osé refuser… Je n’y avais même pas pensé, en fait !

En arrivant à la gare, je m’aperçus que j’avais oublié de prendre mon pique-nique. Huit heures de train, sans manger, ni boire… ces vacances s’annonçaient mal… Ma mère me rassura, elle appellerait la tante Léonie qui me donnerait de quoi me sustenter, puisque le train marquait l’arrêt à Dijon…

Mes parents me dirent au revoir sur le quai et je montais dans le wagon. Pour mes dernières vacances imposées, j’avais cassé ma tirelire, mais je tenais à faire ce long trajet en première classe… Avec un peu de chance, je serais seule et je pourrais m’allonger ou m’installer confortablement.

Un rapide coup d’œil sur la porte vitrée du compartiment m’apprit que nous ne serions que trois jusqu’à Lyon et que pour la fin du trajet, nous serions cinq. Deux jeunes hommes étaient déjà assis et faisaient connaissance.

J’appris que l’un des deux était étudiant, tandis que l’autre était un fils de bonne famille, qui comptait profiter de la vie avant de se marier et de reprendre l’affaire familiale.  Quant à moi ? J’étais vendeuse en parfumerie dans un grand magasin, mais je préférais m’inventer esthéticienne. Allez savoir pourquoi ! Le train s’ébranla.

Nous devisions joyeusement quand je remarquai le regard oblique du jeune fils de famille. Amusée, je le tançai un peu, mais le clin d’œil complice que lui adressa l’étudiant fit voler en éclats toutes mes craintes, tout ce qu’on appelle « sens des convenances », pour laisser place à un désir fou. Une envie de vivre quelque chose d’incroyable. Pourquoi me soucier du qu’en dira-t-on, de ce que ces jeunes hommes pourraient penser de moi, puisque dans quelques heures nos routes se sépareront et que je ne les verrai jamais plus ?

Je remontai ma robe pour dévoiler le haut de mes cuisses, bien au-dessus des bas.

C’est ce que tu voulais voir ?

Je n’entendis pas sa réponse parce que mon esprit était accaparé par ce que je voyais… ce pantalon et la bosse qui y était apparue… soudaine… monstrueuse…

Comme si j’avais été une marionnette, mue par des mains invisibles, je me levai de mon siège, pour m’agenouiller devant lui.

– Laisse-moi faire… !

Je ne reconnaissais pas ma voix, mais elle m’excitait incroyablement… tout autant que la vue de mes mains le débraguettant, extirpant ce sexe vigoureux… comme sa peau était douce… ! Comme ce gland violacé était appétissant… !

Dans le compartiment, on n’entendait plus un mot, seuls les bruits métalliques du train étaient perceptibles… Je me penchai davantage, posai mes lèvres sur son gland et attendis sa réaction sans bouger… un soubresaut… son gland écarta un peu mes lèvres… je me figeai… un autre soubresaut… son gland entra tout à fait dans ma bouche… ma langue s’écarta pour lui laisser le passage…

– Ooohh… encore… !

Impatient, le fils de bonne famille n’attendit plus d’être à la merci des secousses du train, d’une main de fer, il appuya sur ma tête, une fois… deux fois… six fois avant que son sexe soit presque entièrement dans ma bouche…

– Maintenant, laisse-moi faire… ! Continue à me laisser faire… !

J’obéis à cet ordre et ma bouche commença ses va-et-vient, guidée par les mains de cet inconnu… Il me tirait les cheveux et appuyait sur mon crâne alternativement…

– Oh oui… hmmm… c’est bon… hmmm… maintenant… lèche-moi… oui… ! Comme ça… ! Oui… ta langue bien humide… hmmm… OUI ! COMME ÇA !

Ses mains imprimaient toujours la cadence, mais j’étais maîtresse des mouvements de ma langue… j’étais excitée comme je ne l’avais jamais été auparavant… et plus je me faisais vicieuse, plus j’avais envie de l’être davantage… j’aimais le goût de ce sexe… sa texture… ses reliefs… j’aimais aussi le goût du danger… le risque de me faire surprendre… j’aimais entendre ces gémissements… ces commentaires flatteurs… ces mots que mes compagnons de voyage se disaient… me disaient… leurs encouragements…

– Oh ! OUI ! Comme ça… ! Ooohh… OUI !

Je sentis le jet chaud, au goût un peu aigre sur mon palais, sur ma langue… mon visage bloqué dans cette position, je m’aperçus que son sexe débandait, mais les mains du jeune homme m’interdisaient tout mouvement… Devais-je avaler ce liquide poisseux ? Le laisser couler sur mon menton ? Le temps de me poser la question, il m’empoigna par les cheveux et me releva ainsi jusqu’à son visage et m’embrassa… Quand sa langue lécha son propre sperme sur la mienne, j’eus l’impression qu’il bandait à nouveau… Je vérifiai d’une main… c’était le cas…  d’une voix charmante, le jeune homme me demanda :

– As-tu aimé ?

Un sourire éclatant naquit sur mes lèvres et je répondis d’un « OUI ! » enthousiaste, sans prendre conscience que ma main caressait la peau si douce de ce sexe qui venait de me procurer tant de plaisir.

Mais ? Tu en veux… ENCORE ? 

– Oh ! OUI !

J’aurais pu battre des mains tant j’en avais envie… Je sentis les mains de l’étudiant dégrafer les boutons de ma robe….

– Pas les deux en même temps ! Laisse-moi d’abord m’occuper un peu de lui… ce sera ton tour ensuite…

– Hmmmmmmmmm

Leur voix s’étaient unies dans ce murmure chargé de promesses de plaisir. Je recommençais mon petit manège, mais ma langue était plus hardie… Combien de fois jouit-il dans ma bouche ? Combien de baisers au sperme avant qu’il ne puisse plus bander ? Avant que je puisse le rhabiller, le rebraguetter ? Avant de le laisser à la limite de l’inconscience, un rictus de plaisir vicieux aux lèvres ?

Je me souviens que c’était un peu avant l’arrivée du train en gare de Dijon. Comme convenu, je baissai la vitre et guettai la silhouette de ma tante sur le quai… L’étudiant impatient, excité, me baissa brutalement la culotte, glissa un doigt inquisiteur entre mes cuisses. Je ne savais pas que mon sexe pouvait être aussi humide qu’il se le révéla sous cette caresse… L’étudiant s’assit. Je jetai un regard en coin sur cette queue, que je découvris longue, nerveuse et terriblement excitante…

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Ma tante me tendit un petit panier, me souhaita un bon voyage, s’enquit de la santé de mes parents, me demanda de saluer Bonne-Maman de sa part et je lui parlai jusqu’à ce que le train redémarre… Elle ne remarqua pas l’excitation dans ma voix, ou peut-être la crut-elle due à la perspective de ce mois de vacances ? De mon côté, je ne pensais qu’au plaisir de la situation, parler de tout et de rien avec la sœur de ma mère, alors que ma robe était aux trois-quart déboutonnée, ma culotte à mi-cuisses, alors que je venais de sucer cet homme à-demi évanoui de plaisir… et que cet autre, qu’elle ne pouvait voir, préparait sa queue, la cajolait en attendant de lui offrir la primeur de mon sexe…

Quand le train s’ébranla, alors que ma tante était redevenue une silhouette anonyme dans cette foule éparse, guidée par les mains de cet étudiant, je m’empalai sur cette verge, qui me déflora sans la moindre douleur…

Sa main prit la mienne et c’est ensemble qu’elles me firent jouir une première fois… L’étudiant me fit coulisser, ensuite, le long de sa verge en me demandant si j’aimais ça… en me caressant et me demandant de m’offrir du plaisir sur lui… oui… comme ça… !

J’aimais sentir mes fesses se soulever… j’aimais aussi quand il les faisait heurter violemment ses cuisses… J’avais parfois la sensation que son gland allait sortir par ma bouche, quand il se faisait plus brutal, mais en même temps, j’étais traversée par une onde de plaisir incroyable, alors, je souhaitais, j’appelais de tous mes vœux ce choc, ce contact cinglant… J’aimais les mots qu’il me disait, ces mots qui me permettaient de me laisser aller à mes désirs, à mon plaisir, sans crainte du qu’en dira-t-on… Ses mots qui ne m’ont jamais quittée depuis…

Quand il jouit enfin, il me releva, s’agenouilla devant moi pour me remonter la culotte, se redressa et à chaque bouton qu’il rattachait, m’offrait un doux et chaste baiser sur la nuque, dans mon cou. Il m’enlaça, m’embrassa en regrettant de ne pouvoir passer sa main dans mes cheveux. Quand je repris ma place, en face de lui, il me dit :

– Je n’oublierai jamais ce voyage, ce jour où j’ai fait l’amour à une déesse… en garderas-tu un bon souvenir ?

Je lui souris et le rassurai tout à fait.

À Lyon, un couple de vieux s’installa, maugréant contre le manque de tenue de ce jeune homme, qu’ils croyaient ivre, « la bave aux lèvres ! » et nous jetant un regard sévère auquel je répondis par un sourire éclatant de fraîcheur, d’insouciance candide, qui les rassura tout à fait quant à ma respectabilité.

Quand la chaleur d’un été provençal est propice à une sieste estivale