Les souvenirs de Tatie Monique – Sieste estivale

Les vacances s’écoulaient paresseusement. Je passais une bonne partie de mes journées dans un transat que Bonne-Maman m’avait autorisée à installer dans son jardin. Quand j’avais un peu plus de courage, je prenais un grand sac, y glissais un drap de bain, de l’ambre solaire, une bouteille de citronnade, quelques abricots, un bon bouquin, arrimais le sac au porte-bagage de cette antique bicyclette et me rendais à la plage, à dix kilomètres du village.

Même si elle m’agaçait souvent, j’aimais ces heures passées avec Bonne-Maman. Elle me confiait ses recettes de cuisine, ses astuces de ménagère, m’apprenait à choisir les fruits et légumes, à reconnaître la qualité de la viande, des poissons, comment en agrémenter le goût d’aromates sans pour autant le masquer. Elle faisait de moi « une fille bonne à marier », mais quand, en riant, je le lui fis remarquer, elle eût une lueur étrange dans le regard, un subtil camaïeu de joies, de peines, de déception, de nostalgie, de secrets enfouis qui ne demandaient qu’à ressurgir, et puis, tout au fond, un feu d’artifice de souvenirs…

– Prends ton temps, ma fille… prends tout ton temps ! Profite de ta jeunesse, profites-en ! Profites-en pour ne jamais avoir de regrets… Tu as tout ton temps avant de t’engager… Profite de ta liberté, tant que tu le peux encore !

Un matin, alors que Bonne-Maman papotait avec une autre vieille femme devant l’étal du poissonnier, il me sembla reconnaître une voix. Je me retournai et, surprise, découvris le sourire éclatant de l’étudiant avec lequel j’avais voyagé depuis Paris. Je m’éloignai de Bonne-Maman et m’avançai d’un pas joyeux vers ce jeune homme dont j’ignorais toujours le prénom. Arrivée devant lui, je lui tendis la main. Il éclata de rire.

– Au point où nous en sommes, on pourrait se faire la bise, non ?

Il me présenta son cousin que j’avais déjà croisé dans le village. Je savais que son grand-père avait combattu aux côtés du mien, le mari de Bonne-Maman, dans les tranchées de la Somme. Mais c’était bien la seule chose que je connaissais de lui.

Je n’écoutais plus ce qu’ils me disaient, je me laissais bercer par l’accent chantant de ce jeune homme et certaines sensations éprouvées lors de ce voyage en train se rappelaient à mon bon souvenir…

– Quel souvenir est en train d’enflammer tes joues ?

À ces mots, je redescendis de ce rêve éveillé et nos sourires se répondirent…

Bonne-Maman interrompit ce moment chargé de sensualité, pour me dire qu’elle devait se hâter de préparer le déjeuner. Elle venait de s’engager à rendre visite à une vieille amie alitée depuis peu. Elle me laisserait déjeuner seule, quant à elle, elle partagerait son repas avec cette amie et ne rentrerait sans doute pas avant l’heure du goûter.

Je quittai ces deux jeunes hommes sur la promesse d’un rendez-vous très prochain et je courus pour rejoindre Bonne-Maman sur le chemin de sa maison.

– Tu aurais pu rester avec eux ! Si j’avais su que tu t’étais fait des amis, je ne t’aurais pas imposé ma présence…

– Sois tranquille, Bonne-Maman, tu ne m’as rien imposé… et puis, le village est si petit que je suis sûr de les revoir bientôt !

Comme elle me l’avait annoncé, je déjeunai toute seule. Après le dessert, je sortis du frigo un grand pichet de citronnade bien fraîche et me couchai nue sur mon petit lit pour y faire la sieste. La chaleur des après-midis avait tendance à me plonger dans une léthargie certaine, mais en cette après-midi précise, mon corps réclamait sa dose de caresses…

Je fermai les yeux, essayant de me souvenir de la douceur des doigts de l’étudiant, de la vigueur de son sexe… Le vent heurta les persiennes closes pendant quelques secondes avant que je comprenne qu’il n’en était rien… C’était une main humaine qui les frappait… un peu inconsciente, grisée par les sensations que je m’étais promises, j’ouvris la fenêtre, entrouvris les persiennes et tombai nez à nez avec l’étudiant et son charmant cousin.

Leur regard sur mon corps nu me donna envie d’eux… une folle envie… une irrésistible envie… Je les invitai à passer ces prochaines heures à mes côtés.

Après leur avoir ouvert la porte, dès qu’ils en eurent franchi le pas, nous nous précipitâmes dans ma chambre et nous nous y enfermâmes. Tandis que l’étudiant se déshabillait, me félicitant de la beauté de mes cheveux, qu’il voyait enfin lâchés, de mes seins ronds et pleins, auxquels il promettait de douces caresses, j’embrassai son cousin pour la première fois… comme j’ai aimé ce baiser ! Comme ses mains viriles, comme ses avant-bras musclés m’excitaient ! Il était de mon monde et nous succombions déjà au charme l’un de l’autre…

Quand l’étudiant fut totalement nu, que je découvris son corps pour la première fois, qu’il électrisait le mien grâce à cette danse improvisée… il frôlait mon corps en me disant à quel point je l’excitais,  en me promettant tous les plaisirs de notre partie de jambes en l’air dans ce compartiment de train et bien d’autres encore… le bout de son sexe caressait ma cuisse, mon ventre pendant qu’il me faisait valser dans cette chambre exiguë…Enfin, il se jeta sur le lit et me demanda de le sucer avec autant de grâce et d’ardeur que j’avais sucé le fils de bonne famille… Je me retournai et, constatant qu’il était encore vêtu, demandai au cousin de l’étudiant de se déshabiller.

– Pas tout de suite… sois patiente… donne-moi un peu de temps…

Pour effacer la déception qu’il pouvait lire sur mon visage, il s’agenouilla devant moi, écarta mes cuisses d’un geste à la fois tendre et brutal, sa langue vint me lécher à des endroits dont je n’avais jamais soupçonné l’existence.

Mes mains devenaient folles. Elles s’accrochaient à ses cheveux, les arrachant presque, puis caressaient mes seins… ma gorge… à nouveau, elles s’agrippaient à sa tête… puis, remontaient de ma taille à mon cou… j’ondulais sous ses baisers, sa bouche gourmande… sa langue experte et curieuse… J’aimais les cris qu’il faisait naître de mon intimité… ces cris qui suivaient le même chemin que mon plaisir…

Le haut du corps rejeté en arrière, mes mains dans mes cheveux, je pris conscience que ses baisers m’avaient transportée aux portes du Paradis… Les yeux fermés, je me laissai aller, quand l’étudiant se mit debout sur le lit, posa son gland sur mes lèvres qui s’écartèrent pour l’avaler tout entier… c’est ainsi que les portes du Paradis s’ouvrirent tout à fait pour nous y accueillir.

J’aimais ces décharges électriques qu’ils m’offraient chacun à leur manière. Je sus immédiatement que je n’aurai jamais honte de ce plaisir que je prenais avec ces deux hommes en même temps, de ce plaisir que je leur offrais avec spontanéité et générosité.

J’aimais ces mots crus qu’ils employaient, ils me flattaient, me faisaient voyager tout autant que leurs caresses, que leurs baisers. Je ne parvenais pas à contrôler, à calmer les tressautements de mon corps… Quand je pris conscience que je tétais le sexe de l’étudiant avec démesure, il se dégagea de ma bouche, me pinça le mamelon à m’en faire crier de douleur… « pour te punir ! », puis constatant qu’il m’avait réellement fait mal, se confondit en excuses, s’allongea à plat dos sur ce lit et m’invita à me faire jouir en me servant de son corps…

J’aimais cette sensation de liberté absolue… J’aimais faire entrer le sexe de l’étudiant dans le mien, au rythme et à la profondeur que je désirais… j’ai aimé comment son cousin tétait mon mamelon endolori, le recouvrant de sa salive, puis soufflant dessus… j’aimais ses caresses, mais même s’il m’embrassait, même s’il me caressait, me touchait avec une excitation croissante, il refusait toujours de se dévêtir, ce que je trouvais frustrant… Quel trésor refusait-il d’offrir à mon regard ? Comment son étreinte pouvait-elle me manquer, alors qu’il me tenait dans ses bras ?

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Je le suppliai, il me demanda d’attendre un peu encore, sa voix quand il me susurra à l’oreille « Bientôt… bientôt… » sa voix… « Offre-toi ! » sa voix… « Offre-toi à lui… »  sa voix… « Offre-toi à lui, rien que pour moi… ! » sa voix… sa voix… sa voix !

Fais-moi bouger sur sa pine, comme tu voudrais que je bouge sur la tienne ! Montre-moi… apprends-moi à me faire baiser par toi !

Je ne rougis même pas des mots que j’employais, alors qu’en temps habituel, je me serais évanouie de honte de les avoir prononcés… d’avoir songé à les prononcer…

Il attrapa mes hanches, les fit basculer en avant « Offre ta chatte à sa vue! »… il me souleva ensuite « Montre-lui comme tu aimes ça ! »… il bascula davantage mon bassin vers l’avant, m’ordonna d’écarter les lèvres de mon sexe « Fais ta vicieuse » puis m’empala brutalement « Mieux que ça ! » Je lui obéissais, jouissant sur l’étudiant en me traitant intérieurement de catin, de putain, de salope… ce qui ne fit qu’attiser le feu de ce plaisir que je prenais…

L’étudiant commentait les contractions de mon sexe autour du sien, en disant à quel point il aimait ça… Son cousin me touchait… ses mains avaient la taille idéale pour mes seins, pour leur faire connaître un plaisir insoupçonné jusque là… Nous nous laissions aller à toutes nos fantaisies quand l’étudiant jouit enfin, à son tour, il ne parvint pas à contenir son cri de plaisir…

Alors son cousin me lâcha, se dévêtit complètement, je tombais amoureuse de son corps, de son sexe que je voulais sentir partout en moi, partout sur moi… Il me demanda de m’allonger à plat dos sur le ventre de l’étudiant, lécha un peu l’intérieur de mes cuisses, me faisant onduler… J’éprouvai un bref sentiment de honte à prendre autant de plaisir quand son sexe entra dans le mien, tout ruisselant de la semence d’un autre…

Il me fit longtemps l’amour dans cette position, puis je me retrouvai à quatre pattes sur le lit, le sexe à nouveau dur de l’étudiant dans ma bouche, celui de son cousin coulissant dans mon fourreau…

– C’que tu suces bien… c’que tu suces bien… !

– C’que t’es bonne… c’que t’es bonne… !

Je n’en pouvais plus de tant de plaisir… J’ai cru m’évanouir à plusieurs reprises… Je bus avec délice le sperme de l’étudiant quand il jaillit dans ma bouche… Me voyant déglutir, son cousin s’enfonça au plus profond de moi et jouit à son tour…

Quelle heure était-il quand nous entendîmes retentir la musique tonitruante ? Nous étions tous les trois enlacés dans mon lit étroit, l’étudiant m’embrassait, sa langue jouant avec la mienne, tandis que son cousin faisait ressortir avec ses doigts tous les sucs de mon vagin et s’en délectait en silence.

Quand nous entendîmes la musique, ils se levèrent d’un bond, se rhabillèrent prestement, et je les fis sortir de ma chambre par la fenêtre qui donnait sur le jardin… Un dernier baiser à l’étudiant, un autre à son cousin… Un « À bientôt ! » murmuré comme une promesse… pour les inciter à la tenir, je les aguichai en tripotant mes seins…

J’enfilai une robe et rejoignis Bonne-Maman en lui disant que je m’étais assoupie et que je n’avais pas vu passer l’après-midi. Son sourire était étrangement tendre et indulgent quand elle me répondit :

– Je pense qu’il est grand temps de t’installer un lit plus confortable… le sommier grince bien fort quand ton sommeil est agité…

Fête Nationale – Première partie

 

 

Les souvenirs de Tatie Monique – Le départ en vacances

Je n’oublierai jamais l’été de mes vingt ans… Quelques mois auparavant, un nouveau président de la République avait été élu et m’avait faite majeure un an plus tôt que prévu. Je me sentais libre et, en même temps, toujours un peu mineure. Aussi, quand mes parents m’avaient imposé de rejoindre Bonne-Maman, ma grand-mère, dans le sud de la France, à plus de huit heures de train de mon univers quotidien, je n’avais pas osé refuser… Je n’y avais même pas pensé, en fait !

En arrivant à la gare, je m’aperçus que j’avais oublié de prendre mon pique-nique. Huit heures de train, sans manger, ni boire… ces vacances s’annonçaient mal… Ma mère me rassura, elle appellerait la tante Léonie qui me donnerait de quoi me sustenter, puisque le train marquait l’arrêt à Dijon…

Mes parents me dirent au revoir sur le quai et je montais dans le wagon. Pour mes dernières vacances imposées, j’avais cassé ma tirelire, mais je tenais à faire ce long trajet en première classe… Avec un peu de chance, je serais seule et je pourrais m’allonger ou m’installer confortablement.

Un rapide coup d’œil sur la porte vitrée du compartiment m’apprit que nous ne serions que trois jusqu’à Lyon et que pour la fin du trajet, nous serions cinq. Deux jeunes hommes étaient déjà assis et faisaient connaissance.

J’appris que l’un des deux était étudiant, tandis que l’autre était un fils de bonne famille, qui comptait profiter de la vie avant de se marier et de reprendre l’affaire familiale.  Quant à moi ? J’étais vendeuse en parfumerie dans un grand magasin, mais je préférais m’inventer esthéticienne. Allez savoir pourquoi ! Le train s’ébranla.

Nous devisions joyeusement quand je remarquai le regard oblique du jeune fils de famille. Amusée, je le tançai un peu, mais le clin d’œil complice que lui adressa l’étudiant fit voler en éclats toutes mes craintes, tout ce qu’on appelle « sens des convenances », pour laisser place à un désir fou. Une envie de vivre quelque chose d’incroyable. Pourquoi me soucier du qu’en dira-t-on, de ce que ces jeunes hommes pourraient penser de moi, puisque dans quelques heures nos routes se sépareront et que je ne les verrai jamais plus ?

Je remontai ma robe pour dévoiler le haut de mes cuisses, bien au-dessus des bas.

C’est ce que tu voulais voir ?

Je n’entendis pas sa réponse parce que mon esprit était accaparé par ce que je voyais… ce pantalon et la bosse qui y était apparue… soudaine… monstrueuse…

Comme si j’avais été une marionnette, mue par des mains invisibles, je me levai de mon siège, pour m’agenouiller devant lui.

– Laisse-moi faire… !

Je ne reconnaissais pas ma voix, mais elle m’excitait incroyablement… tout autant que la vue de mes mains le débraguettant, extirpant ce sexe vigoureux… comme sa peau était douce… ! Comme ce gland violacé était appétissant… !

Dans le compartiment, on n’entendait plus un mot, seuls les bruits métalliques du train étaient perceptibles… Je me penchai davantage, posai mes lèvres sur son gland et attendis sa réaction sans bouger… un soubresaut… son gland écarta un peu mes lèvres… je me figeai… un autre soubresaut… son gland entra tout à fait dans ma bouche… ma langue s’écarta pour lui laisser le passage…

– Ooohh… encore… !

Impatient, le fils de bonne famille n’attendit plus d’être à la merci des secousses du train, d’une main de fer, il appuya sur ma tête, une fois… deux fois… six fois avant que son sexe soit presque entièrement dans ma bouche…

– Maintenant, laisse-moi faire… ! Continue à me laisser faire… !

J’obéis à cet ordre et ma bouche commença ses va-et-vient, guidée par les mains de cet inconnu… Il me tirait les cheveux et appuyait sur mon crâne alternativement…

– Oh oui… hmmm… c’est bon… hmmm… maintenant… lèche-moi… oui… ! Comme ça… ! Oui… ta langue bien humide… hmmm… OUI ! COMME ÇA !

Ses mains imprimaient toujours la cadence, mais j’étais maîtresse des mouvements de ma langue… j’étais excitée comme je ne l’avais jamais été auparavant… et plus je me faisais vicieuse, plus j’avais envie de l’être davantage… j’aimais le goût de ce sexe… sa texture… ses reliefs… j’aimais aussi le goût du danger… le risque de me faire surprendre… j’aimais entendre ces gémissements… ces commentaires flatteurs… ces mots que mes compagnons de voyage se disaient… me disaient… leurs encouragements…

– Oh ! OUI ! Comme ça… ! Ooohh… OUI !

Je sentis le jet chaud, au goût un peu aigre sur mon palais, sur ma langue… mon visage bloqué dans cette position, je m’aperçus que son sexe débandait, mais les mains du jeune homme m’interdisaient tout mouvement… Devais-je avaler ce liquide poisseux ? Le laisser couler sur mon menton ? Le temps de me poser la question, il m’empoigna par les cheveux et me releva ainsi jusqu’à son visage et m’embrassa… Quand sa langue lécha son propre sperme sur la mienne, j’eus l’impression qu’il bandait à nouveau… Je vérifiai d’une main… c’était le cas…  d’une voix charmante, le jeune homme me demanda :

– As-tu aimé ?

Un sourire éclatant naquit sur mes lèvres et je répondis d’un « OUI ! » enthousiaste, sans prendre conscience que ma main caressait la peau si douce de ce sexe qui venait de me procurer tant de plaisir.

Mais ? Tu en veux… ENCORE ? 

– Oh ! OUI !

J’aurais pu battre des mains tant j’en avais envie… Je sentis les mains de l’étudiant dégrafer les boutons de ma robe….

– Pas les deux en même temps ! Laisse-moi d’abord m’occuper un peu de lui… ce sera ton tour ensuite…

– Hmmmmmmmmm

Leur voix s’étaient unies dans ce murmure chargé de promesses de plaisir. Je recommençais mon petit manège, mais ma langue était plus hardie… Combien de fois jouit-il dans ma bouche ? Combien de baisers au sperme avant qu’il ne puisse plus bander ? Avant que je puisse le rhabiller, le rebraguetter ? Avant de le laisser à la limite de l’inconscience, un rictus de plaisir vicieux aux lèvres ?

Je me souviens que c’était un peu avant l’arrivée du train en gare de Dijon. Comme convenu, je baissai la vitre et guettai la silhouette de ma tante sur le quai… L’étudiant impatient, excité, me baissa brutalement la culotte, glissa un doigt inquisiteur entre mes cuisses. Je ne savais pas que mon sexe pouvait être aussi humide qu’il se le révéla sous cette caresse… L’étudiant s’assit. Je jetai un regard en coin sur cette queue, que je découvris longue, nerveuse et terriblement excitante…

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Ma tante me tendit un petit panier, me souhaita un bon voyage, s’enquit de la santé de mes parents, me demanda de saluer Bonne-Maman de sa part et je lui parlai jusqu’à ce que le train redémarre… Elle ne remarqua pas l’excitation dans ma voix, ou peut-être la crut-elle due à la perspective de ce mois de vacances ? De mon côté, je ne pensais qu’au plaisir de la situation, parler de tout et de rien avec la sœur de ma mère, alors que ma robe était aux trois-quart déboutonnée, ma culotte à mi-cuisses, alors que je venais de sucer cet homme à-demi évanoui de plaisir… et que cet autre, qu’elle ne pouvait voir, préparait sa queue, la cajolait en attendant de lui offrir la primeur de mon sexe…

Quand le train s’ébranla, alors que ma tante était redevenue une silhouette anonyme dans cette foule éparse, guidée par les mains de cet étudiant, je m’empalai sur cette verge, qui me déflora sans la moindre douleur…

Sa main prit la mienne et c’est ensemble qu’elles me firent jouir une première fois… L’étudiant me fit coulisser, ensuite, le long de sa verge en me demandant si j’aimais ça… en me caressant et me demandant de m’offrir du plaisir sur lui… oui… comme ça… !

J’aimais sentir mes fesses se soulever… j’aimais aussi quand il les faisait heurter violemment ses cuisses… J’avais parfois la sensation que son gland allait sortir par ma bouche, quand il se faisait plus brutal, mais en même temps, j’étais traversée par une onde de plaisir incroyable, alors, je souhaitais, j’appelais de tous mes vœux ce choc, ce contact cinglant… J’aimais les mots qu’il me disait, ces mots qui me permettaient de me laisser aller à mes désirs, à mon plaisir, sans crainte du qu’en dira-t-on… Ses mots qui ne m’ont jamais quittée depuis…

Quand il jouit enfin, il me releva, s’agenouilla devant moi pour me remonter la culotte, se redressa et à chaque bouton qu’il rattachait, m’offrait un doux et chaste baiser sur la nuque, dans mon cou. Il m’enlaça, m’embrassa en regrettant de ne pouvoir passer sa main dans mes cheveux. Quand je repris ma place, en face de lui, il me dit :

– Je n’oublierai jamais ce voyage, ce jour où j’ai fait l’amour à une déesse… en garderas-tu un bon souvenir ?

Je lui souris et le rassurai tout à fait.

À Lyon, un couple de vieux s’installa, maugréant contre le manque de tenue de ce jeune homme, qu’ils croyaient ivre, « la bave aux lèvres ! » et nous jetant un regard sévère auquel je répondis par un sourire éclatant de fraîcheur, d’insouciance candide, qui les rassura tout à fait quant à ma respectabilité.

Quand la chaleur d’un été provençal est propice à une sieste estivale